Monique Prélot
Hommage lors de l’AG des Physiologistes du 12 juin 2009
C’est avec émotion que j’évoque aujourd’hui le souvenir du professeur Prélot.
Elle fut un des piliers du laboratoire de Physiologie de la faculté de l’Observatoire qui m’a accueillie, dans les années 1970, comme plusieurs de nos collègues parisiens actuels ! C’est donc avec un petit brin de nostalgie que j’évoquerai sa carrière.
Mademoiselle Prélot, comme nous avions coutume de l’appeler, Monique Prélot comme l’appelait le professeur Yves Raoul, dont certains ont feuilleté les ouvrages pédagogiques en leur temps, et ses collègues de Châtenay les professeurs Aymard et Gounelle, madame Gulat-Marnay et madame Lafitte, chercheurs au CNRS, Mademoiselle Prélot donc, nous a accompagnés dans nos débuts d’enseignants chercheurs ! Quand je dis nous, je parle de Dominique Durand, de Monique Pressac, ou de moi-même sans oublier Dominique Bégué, Françoise Brion, Dominique Martin qui ont depuis déserté notre discipline pour exercer en Droit, en Pharmacie Clinique ou en Biochimie !
Entre 1955 et 1993, dans l’équipe de monsieur Raoul, elle a travaillé, comme beaucoup d’entre nous, sur la vitamine D et le métabolisme phosphocalcique, puis avec Dominique Durand, elle s’est intéressée aux actions et interactions de cette vitamine et des hormones hypophysaires.
Ses activités de recherche à Paris V se sont déroulées conjointement à ses activités d’enseignement à la faculté d’Angers au laboratoire de Physiologie, où lui a succédé mon prédécesseur, notre ancien président Alain Jardel.
Elle fut longtemps trésorière de notre association, dont elle gérait les finances avec son sens habituel de l’économie sous la présidence d’Alexis Gairard !
A défaut de pouvoir me procurer un document relatant son curriculum vitae, j’ai trouvé sur Internet, un entrefilet dans le journal de Saint Hippolyte, son fief dans le Doubs, qui mieux que je ne pourrais le faire illustre son parcours et l’admiration qu’elle suscitait autour d’elle.
Vous pourrez le lire en détail sur l’affiche que j’ai « iconografiée » de quelques souvenirs photographiques de notre cohabitation !
Pour conclure cette évocation de mademoiselle Prélot, je voudrais seulement citer un titre qui m’a fait sourire parmi les publications retrouvées sur Pubmed, relatant ses travaux en 1956 : Il s’agissait de l’« Influence du sexe sur l’hypercalcémie induite chez le lapin » !
Comme quoi … Une demoiselle peut en cacher une autre !!!
Muriel Laromiguière,
Présidente AFEPFP