FIABILITÉ DE LA SOURCE
L'étudiant n'est pas une experte du sujet
Elles utilisent de nombreuses sources qui sont citées tout au long du texte
AUTEURS
Mélissa Baranger
Suite à ses études multidisciplinaires en arts et en sociologie à l'Université de la Sorbonne à Paris, elle est maintenant designer et illustratrice
Ce phénomène s'inscrit dans une idée où la mode revisite des éléments du passé pour les transformer et les adapter au présent.
Ainsi, rendre le vêtement moins associé à un genre ne vise pas à effacer l'histoire passée, où les normes de genre étaient très présentes. Au contraire, elle propose une alternative plus ouverte et libérée de ces anciennes normes. Cette nouvelle approche permet à chacun de disposer pleinement de son propre corps et de s'habiller comme il le souhaite.
La transition vers une mode et une société sans genre : défis et conditions
L'idée d'une mode et d'une société où le genre n'est plus une distinction importante est en train de gagner du terrain. Cependant, elle rencontre certains défis :
Ce changement ne viendra probablement pas des grandes entreprises de mode actuelles, car elles ont un système qui fonctionne bien pour elles.
Pour que ce changement soit possible, il doit être souhaité par un grand nombre de personnes. Ce sont les individus de la société, qui vivent avec le genre et la mode tous les jours, qui peuvent vraiment faire avancer cette idée.
La résistance au changement
Beaucoup de personnes considèrent que la différence entre les sexes est une base importante de la société. Ils ne veulent pas que cette différence disparaisse. Remettre en question cette différence peut être perçu comme une menace à la façon dont ils comprennent le monde. Il est important de ne pas sous-estimer la peur et l'incertitude que peut provoquer un grand changement comme celui-ci.
Selon les fabricants de vêtement
Pour les fabricants de vêtements qui cherche à maximiser les profits, distinguer le féminin et le masculin est un argument publicitaire très efficace et permet de stimuler les ventes.
TYPE DE SOURCE : ARTICLE JOURNALISTIQUE | DATE : 2021
FIABILITÉ DE LA SOURCE
Démarche d'entrevue
AUTEURS
Léa Carrier
Journaliste
En 2021, Jay du Temple, connu pour sa carrière d'humoriste et d'animateur au Québec, lance une ligue de vêtement non genré appelée La vie professionnelle. Dans cet extrait d'article, on présente ce qui l'a amené à lancer cette proposition à la mode québécoise. (Il est à noter que la boutique en ligne est maintenant inaccessible et que la compte Instagram a cessé ses publications depuis 2022.)
Ça y est. Le mystère est levé. Plus d’un mois après l’ouverture de l’intrigant compte Instagram @lavieprofessionnelle, promu par Jay Du Temple et sa bande, on sait enfin de quoi il en retourne. Le duo Du Temple-Wronski lance sa première ligne de prêt-à-porter sous le signe du confort et de l’inclusion.
Ils l’ont présentée au grand public, lundi, lors d’une vente éphémère, à Montréal.
«Mon but, ce n’est pas d’être la marque la plus populaire ou celle qui vend le plus. Je suis déjà vraiment content de voir un couple se déplacer pour acheter des pièces de la collection. Ce projet me fait du bien.» Jay Du Temple
Tout est parti d’un désir de créer le coton ouaté parfait. Sans bande élastique à la taille ni aux poignets, précise l’humoriste. Au printemps 2020, il propose l’idée à Mélodie Wronski, sa styliste depuis la 13e saison d’Occupation double.
Ce ne serait pas la première fois qu’il tourne le dos aux normes vestimentaires. En décembre dernier, il a posé, ongles vernis et chevelure turquoise, en couverture du Elle Québec. La vie professionnelle s’inscrit dans le même esprit, croit la coiffeuse MJ Déziel, qui a coloré les cheveux de l’humoriste pour la campagne promotionnelle.
« Jay fait partie de la nouvelle génération de gars qui poussent l’expression de soi et redéfinissent les codes de genre. [...] »
TYPE DE SOURCE : ARTICLE DE REVUE À POTINS | DATE : 2020
FIABILITÉ DE LA SOURCE
Par la démarche journalistique, la journaliste partage l'opinion
AUTEURS
Annabelle Caillou
Dans le cadre de l'article, la journaliste rapporte les propos de différentes personnes
« De son côté, Alexandre Cholette, un homme homosexuel qui travaille en marketing, parle d’un manque d’« authenticité », de « légitimité » et de « représentation » pour décrire de la couverture du magazine et l’article qui l’accompagne sur Jay Du Temple. Il parle aussi de « privilège », soulignant qu’il a fallu un « homme blanc cisgenre et hétéro » pour amorcer cette minirévolution du genre dans l’espace médiatique.
« On glorifie son geste, sa façon de s’habiller et de casser les codes, mais il n’est pas le premier à le faire. Beaucoup sont passés par là avant lui, des personnes pour qui ce n’est pas un jeu, mais bien l’affirmation d’une identité qui leur a valu d’être critiquées et discriminées. C’est à ces personnes qu’on devrait donner plus de visibilité », dit-il, déçu de n’avoir lu aucune mention des enjeux de la communauté LGBTQ+ dans l’article du magazine.
La situation lui rappelle la récente couverture médiatique de ces garçons du secondaire qui portaient des jupes pour dénoncer le code vestimentaire des filles. « Il a fallu que des garçons portent des jupes pour que la cause soit entendue, alors que des filles se battent pour depuis des années. On vit un peu la même chose », poursuit-il. »
TYPE DE SOURCE : ARTICLE DE BLOG | DATE : 2019
FIABILITÉ DE LA SOURCE
Les auteurs sont des professionnels en communication en France.
L'article s'appuie sur des exemples de publicité, mais les généralisations s'appuient sur peu de source.
Une seule source est citée et provient d'un organisme militant.
AUTEURS
Wild and Slow
Cette agence de communication française se présente comme une agence engagée face aux enjeux sociaux
« La représentation des femmes mûres dans la publicité est marquée par l’invisibilité ou la stigmatisation. Les femmes de plus de 50 ans sont sous-représentées dans les campagnes publicitaires, malgré leur importance démographique. Lorsque les femmes âgées apparaissent, elles sont souvent confinées à des rôles stéréotypés. Par exemple, celui de la grand-mère ou de la femme ménagère ! Ceci perpétue des clichés réducteurs et limite la diversité des représentations. Cette invisibilité transmet l’idée que les femmes perdent leur valeur en vieillissant.
En revanche, les publicités qui mettent en scène des femmes jeunes exercent une forte pression pour maintenir une apparence juvénile. La « jeunesse éternelle » est glorifiée, ce qui pousse donc les femmes à adopter des régimes de beauté et de soins pour répondre à des standards irréalistes. Cette obsession de la jeunesse peut d’ailleurs avoir des conséquences psychologiques néfastes, comme une faible estime de soi et une insatisfaction corporelle. La pression pour rester jeune et belle est omniprésente, alimentée par des industries qui profitent de ces insécurités pour vendre produits et services.
La campagne de 2021 pour Dove Pro-Age nous offre un bel exemple. Bien que l’intention initiale de la campagne soit de célébrer la beauté à tout âge, elle a été critiquée. Pourquoi ? Car elle continue à utiliser des modèles qui répondent toujours à des normes de beauté étroites et idéalisées. Seules certaines formes de vieillissement semblent acceptables. Résultat : peu de place pour une véritable diversité dans la représentation des femmes âgées. »