Chaque année en France, 80 à 100 enfants naissent avec une agénésie (malformation) d’un ou plusieurs membres supérieur ou inférieur : bras, avant-bras, main, pied, tibia, péroné ... Les causes de ces malformations sont encore assez mal connues. Très rarement génétiques, elles peuvent venir d’éléments tératogènes (médicaments), d’infections contractées lors de la grossesse ou de raisons non encore élucidées à ce jour. A la naissance, beaucoup de parents expriment leurs inquiétudes sur la difficulté future de l’enfant souffrant d’agénésie à supporter le regard des autres, à réaliser les gestes de la vie quotidienne et à s’insérer dans la vie.
Cependant, ces enfants, adolescents ou adultes présentent de formidables capacités d’adaptation et une très impressionnante détermination à s’intégrer dans notre société. Médicalement, s’il s’agit d’une malformation des membres supérieurs, tout est mis en œuvre pour que l’enfant puisse surmonter son handicap à l’aide d’un appareillage mêlant esthétique et fonctionnel.
L’impression 3D permet de créer des dispositifs et outils de façon plus rapide, mais surtout en ouvrant des possibilités en matière de personnalisation. Celle-ci est particulièrement importante pour les personnes qui souffrent d’un handicap pour lesquelles il est important de trouver une solution adaptée à leurs besoins spécifiques.
E-Nable, association créée aux Etats-Unis par Jen OWEN, a pour but de rassembler des « makers » pour créer un réseau de modèles de prothèses dans le monde qui puissent bien évidemment être imprimées en 3D. L’objectif principal est de “Donner un coup de main” aux personnes qui en ont le plus besoin, leur évitant ainsi de payer le coût assez élevé d’une prothèse traditionnelle. Depuis sa création en 2013, l’association a fait don de prothèses imprimées en 3D à des centaines de personnes dans le monde.
Le français Nicolas HUCHET a commencé le projet Bionico Hand en 2012 et a réussi à créer une prothèse de main myoéléctrique à partir de différentes technologies modernes. La main, imprimée en ABS, comporte des capteurs musculaires ainsi qu’un bracelet Bluetooth, et permet de transmettre la sensation du toucher à son utilisateur. Elle est capable de faire 4 mouvements de base et se personnalise très facilement, le tout à un coût inférieur à 300€.
Vous allez proposer, concevoir et tester une solution de prothèse fonctionnelle pour reproduire des mouvements simples des doigts (motricité dite "globale") : pointer un objet, compter avec les doigts, jouer à Chifumi.
Les tâches principales de ce projet seront :
Définir les éléments du cahier des charges d'une telle prothèse
Vérifier l'adéquation de la main InMoov avec votre cahier des charges
S'organiser en mode projet
Prototypage : imprimer votre doigt puis assembler et tester le "Finger starter"
Réaliser un manchon en silicone (depuis le cahier des charges jusqu'aux finitions)
Programmer les doigts de la main pour effectuer les mouvements simples
Au fur et à mesure des séances, des revues de projet seront organisées en début de séance où vous présenterez en 1m30 votre avancée sur le projet : succès, difficultés et reste à faire.