L'évaluation possède deux principales fonctions, soit l'aide à l'apprentissage et la reconnaissance des compétences. Ces deux fonctions sont complémentaires et visent chacune à soutenir l'apprentissage.
L'évaluation des apprentissage repose sur le jugement professionnel de l'enseignant, qui, grâce à une prise d'informations variées, suffisantes et pertinentes, sera en mesure d'analyser et d'interpréter les données recueillies afin de juger des apprentissages faits par l'élève.
En plus de connaître les balises ministérielles, l'enseignant doit préparer et réaliser des séances d’évaluation qui soutiennent l’apprentissage.
Voici les éléments clés afin de prendre des décisions qui faciliteront l'évaluation en classe.
Deux vidéos d'introduction.
Ça résume tout!
Tout dépend de votre intention! Chaque type d'évaluation est utilisée à des moments précis de l'apprentissage...
Pour distinguer les deux sortes d'évaluation
Au début d'une séquence d'apprentissage, au milieu ou à la fin?
Afin d'améliorer la fiabilité et la validité de l'évaluation en cours d'apprentissage, nous vous suggérons de recueillir des traces d'apprentissages provenant de trois sources (observations, productions, conversations). Cette action effectuée sur une période de temps suffisante va vous permettre d'appuyer votre jugement professionnel. Ce procédé a été nommé triangulation.
"Les erreurs sont une part essentielle de l'apprentissage. L'apprentissage implique de prendre des risques et de commettre des erreurs pour ensuite agir autrement. Les erreurs donnent des indications pour l'évaluation formative, fournissant à l'apprenant une rétroaction qui le renseignera sur ce qui doit être évité ou, au contraire, privilégié. Les élèves doivent comprendre que l'erreur est une part essentielle de l'apprentissage.
Quand l'enseignant modélise des erreurs qu'il est possible de commettre, les élèves apprennent à valoriser leur propres erreurs en les percevant comme des éléments d'information utiles à leur apprentissage, et autant de rétroactions leur indiquant ce qu'ils doivent changer dans leur façon de faire."
Anne Davies
Un exemple:
Recueillir tout ce qui peut révéler ce que les élèves sont censés connaître et réaliser en classe...
L'utilisation de modèles pour représenter différents niveaux de qualité correspondant à l'atteinte des objectifs peut non seulement aider les élèves à mieux comprendre les attentes, mais également renforcer le jugement professionnel des enseignants.
Avec des exemples clairs et facilement accessibles, nous disposons de nombreux moyens de réagir au travail de l'élève et de lui donner une rétroaction descriptive. Les élèves peuvent comparer leur travail aux exemples proposés et ajuster ce qui ne fonctionne pas. Les exemples peuvent aussi servir à illustrer les travaux acceptables ou exceptionnels.
L'apprentissage prend du temps! En ralentissant le rythme et en impliquant les élèves dans leurs apprentissages, ceux-ci sont plus susceptibles de savoir ce qu'ils vont apprendre, et les formes que cela pourra prendre. Quand les élèves ont le temps de penser à leurs apprentissages, ils peuvent plus facilement se fixer des objectifs.
La rétroaction permet d’engager le dialogue avec l’élève pour que celui-ci prenne conscience de ses forces.
En plus d’informer l’élève au sujet de sa progression à l’égard d’un contenu d’apprentissage, la rétroaction permet donc d’indiquer à l’élève ce qu’il pourrait faire pour s’améliorer.
Voici un lien vers une vidéo qui explique comment faire de la rétroaction active à l'aide d'outils technologiques.
Une rétroaction ne devrait pas inclure de jugement à propos de l’élève. Par exemple, elle ne devrait pas avoir pour but de signifier à l’élève qu’il est intelligent, ou encore qu’il est bon ou mauvais à telle tâche. Lorsqu’on fait ce type de commentaire à l’élève, on attribue sa réussite à ses qualités personnelles plutôt qu’aux actions spécifiques qu’il a posées pour réaliser la tâche. Selon les propos tenus dans le guide, sans nier le talent naturel des élèves, l’enseignant devrait plutôt mettre l’accent sur ce que l’élève a fait ou ce qu’il n’a pas fait pour atteindre le niveau de performance attendu.
L’idée est de ne pas attribuer le succès ou l’échec à l’intelligence de l’élève, car il pourrait attribuer un échec au fait de ne pas être assez bon, sans pouvoir changer cette situation.
"Vous devez offrir une rétroaction à vos élèves avant, plutôt qu’après l’évaluation sommative. Cela leur donne l’occasion d’apprendre et de s’améliorer avant d’être évalués"