1) DÉTECTION ACTIVE :
Grâce à une modification de ses récepteurs sensoriels, l'algue ne flotte pas au hasard. Elle utilise la chimiotaxie pour remonter la piste des additifs chimiques du plastique.
SOURCE :
Des chercheurs de l'Institut Max Planck ont déjà réussi à modifier des micro-organismes pour qu'ils soient attirés par des gradients chimiques spécifiques (comme les polluants). Cela prouve que l'idée de "diriger" une algue vers sa cible (le plastique) par chimiotaxie est une technique de bio-ingénierie maîtrisée pour le ciblage de médicaments ou la dépollution de précision.
Ensuite c’est ici que l'utilisation d'une algue plus grand qu’une bactérie change tout :
2) LA DIGESTION EXTERNE : L'algue libère ses enzymes PETase et MHETase (d’ailleurs utiliser par l'entreprise française Carbios pour le recyclage industriel), au contact du plastique, ce-dernier se brise en molécules simples (carbone et éthylène glycol).
3) L’ABSORPTION : Contrairement à une bactérie qui dissipe l'énergie, l'algue stocke le carbone issu du plastique sous forme de lipides (graisses comme oméga-3),
Elle devient une "pastille nutritive" pour le plancton, transformant un déchet toxique en nourriture saine.
SOURCE :
Des scientifiques de l'Université d'Édimbourg ont réussi à utiliser une bactérie (E. coli) modifiée pour synthétiser du paracétamol à partir de déchets plastiques.
Ainsi, si on peut transformer du plastique en paracétamol, transformer du plastique en lipides (graisses) via une algue est scientifiquement logique. Le plastique peut devenir une ressource métabolique.