Il ne s'agit pas de créer un robot similaire à ceux existant déjà, ni d'inventer un organisme à partir de rien : nous proposons à la place d'utiliser la biologie synthétique
L'algue Chlamydomonas reinhardtii, plus grande qu’une bactérie. Elle est déjà présente dans les océans, fait de la photosynthèse, et se déplace grâce à deux flagelles (sortes de petites nageoires).
Nous utilisons les bactéries psychrophiles (aimant le froid) découvertes par le WSL en Arctique en 2023. Ces bactéries possèdent des gènes spéciaux qui leur permettent de fabriquer des enzymes capables de fonctionner à 15°C. Sans ces gènes, notre algue ne pourrait rien faire dans l'eau froide de l'océan.
Nous utilisons les gènes des enzymes PETase et MHETase (découvertes chez la bactérie Ideonella sakaiensis connue pour pouvoir dégrader le plastique).
Nous insèrons dans l'ADN de l'algue les gènes des bactéries psychrophiles et Ideonella sakaiensis, cela grâce à Modification Génétique : L'outil CRISPR-Cas9 (Prix Nobel 2020) qui permet d'insérer des gènes de bactéries dans des algues avec précision
L'algue devient capable de "grignoter" le plastique tout en vivant dans une eau entre 4°C et 15°C.