🤩 TRANSFORMATION DE VALÉRIE :
De l'hyperphagie boulimique à une nouvelle vie qui la nourrit 🥰
Fin septembre 2025, Valérie assiste pour la première fois à une séance du groupe de parole.
Elle semble porter le poids du monde sur ses épaules.
Son émotion est palpable. La nôtre aussi.
ValĂ©rie, c’est 46 annĂ©es de lutte contre les TCA —Â
les Troubles des Conduites Alimentaires : principalement la boulimie et l'hyperphagie.
46 années de souffrance silencieuse.
Et pourtant, ce jour-lĂ , une chose est claire :
👉 Elle ne veut plus de cette vie.
👉 Elle veut guérir de cette addiction
👉 Elle veut la comprendre et s'en libérer
Nous l’accueillons.
Dès les premières minutes, je crois profondément en elle. Je lui dis qu'elle va y arriver.
Si j'en suis sortie, je ne vois aucune raison pour que les autres n'y arrivent pas.
Et avec un tel désir de sa part, j'entrevois une volonté féroce et, déjà , sa future victoire.
🌿 Valérie revient.
Chaque semaine. Sans exception.
Avec une rĂ©gularitĂ© non nĂ©gociable, qui ne laisse aucune place au hasard.Â
Elle s'organise. Le groupe de parole devient son moment, une de ses priorités.
Elle investit en elle. De son temps et de son énergie.
Quelques mois plus tard, lorsque le stress vient réveiller d’anciennes peurs liées à son burn-out,
nous travaillons ensemble en séance individuelle.
Elle participe aussi Ă des ateliers, dont un de trois heures,
où elle ose revisiter des événements douloureux de son passé.
Mais surtout… elle ne reste pas seule.
> Elle échange avec les femmes du groupe.
> Elle encourage. Elle est soutenue.
Petit Ă petit, quelque chose change.
> Elle poursuit son suivi médical.
> Elle met en place de nouvelles habitudes.
> Elle reprend confiance.
La confusion et les doutes laissent place à la clarté et aux certitudes.
Elle avance.
Elle nourrit de nouvelles relations.
Elle en guérit d’autres.
Et surtout…
👉 elle se choisit.
Elle s’écoute.
Mieux encore : elle s’honore.
Aujourd’hui ?
đź’› Une autre femme.
đź’› En quelques mois seulement.
Plus de crises d’hyperphagie boulimique.
Mais une immense appétence… pour la vie.
Non, il n’y a pas de miracle.
âś… Il y a des choix.
âś… Des actions.
✅ Des petits pas répétés, encore et encore.
Valérie est sortie du mode "survie".
Elle a été accompagnée, oui.
Mais rien n’aurait été possible sans son engagement total.
Son implication. Sa constance.
🏆 Et ça a payé.
🎥 Je suis très heureuse de vous partager aujourd’hui son témoignage.
Dans cet entretien, elle vous transmet, avec une énergie communicative et un sourire lumineux, tout ce qui l’a réellement aidée.
> Pour vous inspirer.
> Pour vous redonner espoir.
> Pour vous rappeler que c’est possible.
👉 Demander de l’aide, ce n’est pas un échec.
C’est un acte de courage.
Quand on cherche… on trouve.
C’est simple. Mais c’est vrai.
🌿 Vous aussi, vous pouvez reprendre votre pouvoir.
🌿 Vous aussi, vous pouvez créer une vie qui vous ressemble.
Rien n’est figé.
Tout peut recommencer.
N’abandonnez pas. ❤️
Merci Valérie pour ton authenticité et ta confiance.
Ton témoignage va toucher, j’en suis certaine, bien plus de personnes que tu ne l’imagines. ✨
Témoignage d'une participante du groupe de parole
L’anorexie et le trouble du spectre autistique
sans déficience intellectuelle (TSA, asperger)
La vie d’une femme ayant TCA/TSA depuis toujours
L’anorexie est très présente dans ma vie, depuis très longtemps, depuis que je suis adolescente.
Aujourd’hui, à 42 ans, c’est moi qui me lâche, qui laisse le vide prendre toute la place dans ma vie.
L’anorexie, les restrictions alimentaires sont plus fortes aujourd’hui, car je refuse la vie, les plaisirs, de
répondre à mes besoins, ou même d’en éprouver. L’anorexie, est le synonyme de rien, de néant, avec la
volonté de disparaître, de m’effacer peu à peu, de quitter la vie sans éclat, sans fracas. Silencieusement, je
perds l’espoir de guérir un jour. Je baisse les bras, à me dire à quoi bon continuer le combat, commencé il
y a si longtemps, avec si peu de résultats actuellement ? Usée, découragée, j’ai failli stopper la lutte, dire
stop à tous les suivis, à toutes démarches thérapeutiques. Plus facile de lâcher, de me dire, que je suis
nulle, incapable. Un discours amplifié par le tsa. Cette différence invisible qui fait si mal en dedans, alors
que d’extérieur, rien n’est flagrant.
Mais, j’ai quand même tenu à répondre à une question que l’on m’a posée (sur les termes vide, rien,
alimentation, maman, anorexie, besoin, plaisir et vie).
Pourquoi l’anorexie est si forte ? Parce que je suis prisonnière de ma mère qui prend toute la place dans
mon esprit. Elle a une telle emprise sur moi, que je me sens pleine, d’elle, de ses envies, de ses besoins, de
ses émotions. Pas de place pour autre chose. Du coup, c’est une alimentation quasi nulle, parce que je suis
déjà remplie à l’intérieur. Aujourd’hui, je suis en colère contre moi, contre ma mère, de m’être laissée
ainsi emprisonnĂ©e. Les Ă©motions sont si fortes, que je n’arrive plus Ă les contenir, Ă les retenir, Ă les nier, Ă
les nier. Alors, je me laisse aller, portée par cette vague émotionnelle sans savoir où elle va me porter.
Secouée, chahutée, car je réalise alors que l’anorexie, le vide alimentaire, c’est recherché à disparaître,
s’effacer, s’oublier. L’anorexie s’aggrave, le moral chute. Mais, je suis aussi une nageuse de compétition,
depuis que je suis jeune, donc j’ai appris à surmonter les difficultés. Alors, ma détresse s’est transformée
en « j’ai besoin de dire stop à la toute puissance de ma mère. Je veux dire « stop maman ! Arrête de me
manipuler, de me faire douter, de me mettre des tas de barrières, de vouloir me surprotéger tout en
m’enfonçant encore plus. Maman, laisse moi faire mes propres expériences, réussir, échouer, tomber,
rebondir. Enlève moi ce filet qui me donne à tord le sentiment d’être en sécurité. Une fausse bonne
intention, tu me manipules pour que je coule, que pour tu sois alors mon sauveur. Me faire mal pour que
tu ailles bien. Aujourd’hui, j’étouffe tellement dans cette cage dorée, que je ne vois plus personne, même
plus moi même. Avec le temps, j’ai fini par me résigner à accepter de vivre ainsi, isolée, seule,
malheureuse. Avec toi, comme seul horizon, toi pour gouverner ma vie, décider ce qui est bon pour moi,
finalement, tu as réussi à me convaincre que je n’étais rien, vide, nulle, incapable. Aujourd’hui, je dis stop
à ce discours, à tes paroles, trop entendues par le passé, un peu sous entendues, perverses. Maman, laisse
moi vivre ! Pour te plaire, répondre à tes attentes, tes envies, je me suis effacée peu à peu pour que tu sois
plus dans la lumière. Aujourd’hui, je n’en peux plus de tricher, de mentir, de douter de moi alors que je
suis quelqu’un, une vraie personne de bien, ayant des capacités réelles. Stop maman ! Arrête de me
donner des injonctions, de guider ma vie comme si j’étais encore qu’une petite fille. Et si tu me laissais
enfin avoir 42 passés, adulte responsable, la tête sur les épaules. Plus facile de dire stop à la vie, lorsque je
me sens prisonnière dans une prison dorée, une peine à perpétuité. Et si, je me rebellais enfin contre toi,
maman, et non contre le reste, contre moi ?
Et si j’avais enfin le dos assez solide pour dire « maman, laisse moi vivre ». Et si maman, je dois prendre
de la distance avec toi pour retrouver un souffle de vie. Et si en quinze jours de temps, de douleurs, de
détresse, j’ai enfin compris que je dois déconstruire tout un schéma de pensées, de croyances pour tout
refaire à ma façon. Et si, je m’accordais le luxe d’être moi, tout simplement, et non un pantin. Et si
j’arrivais à croire en la vie, au bonheur, d’aller juste bien. L’espoir, l’envie d’aller bien, de m’en donner
les moyens. Comprenant alors que je suis capable d’y arriver, j’en ai les ressources. Je me bride toute
seule. Cherchant alors quelque chose dont je suis la seule à avoir les clés. J’ai touché le fond ces derniers
jours, pour mieux rebondir plus haut. Avec l’idée derrière que les progrès se feront pas à pas, et non avec
la volonté, et la croyance que je vais gravir l’Everest d’un coup. En ayant compris qu’aller bien, ce n’est
pas être au top tout le temps, des moments de fatigue, de ras le bol, de tristesse, j’en aurai encore. Et c’est
normal. Aujourd’hui, j’ai retrouvé le chemin de ma gourde, de boire régulièrement, d’accepter de
m’hydrater, l’eau c’est la vie.
Nageuse de club, j’ai senti la différence d’état d’esprit à l’entraînement, j’avais une pêche importante,
comme si je nageais avec des palmes mentales alors que je nageais alors avec un parachute. Une
libération d’avoir enfin réussi à dire « je », sans censure. Pour le moment, je ne l’ai fait que par écrit, mais
un écrit tellement libérateur.
J’étais dans la destruction, dans la privation alimentaire. Le point sensible : être pleine de ma mère.
Contenir, être dans l’hyperadaptabilité, partout, tout le temps. J’ai enfin pu exprimer avec authenticité,
mes émotions, mes ressentis, sans avoir peur de dire « je ». Aujourd’hui, je suis de nouveau au coeur de
l’équation, avec le sentiment d’avoir trouvé la pièce du puzzle manquante à mon parcours de vie. J’ai fait
un bond de géant, à consolider. J’ai pour cela tous les outils de vingt cinq ans de thérapie, ce que je
ressens aujourd’hui, n’est pas lié à l’orage d’hier. Effectivement, le ciel était plein d’éclairs, et le tonnerre
rugissait. Mais, ce déclic s’est appuyé sur des années de travail, d’observations, d’échecs, de retours en
arrière, de compréhensions progressives. Je fais le parallèle avec la natation. J’ai réalisé enfin le geste
technique, il n’est pas tombé du ciel, par miracle, mais car il a été préparé par des milliers de longueurs.
Encore et encore à tourner dans la piscine, à compter le nombre de carrés de carrelage, à chercher mes
appuis, travailler le souffle en faisant des exercices respiratoires, rentrer la tête, bras en fusées, lors des
coulées et un maximum d’ondulations. Alors, oui, il y a des contre performances, des moments où on boit
la tasse, où on crampe. Mais, on remonte sur le plot de départ, et on replonge pour continuer de s’exercer.
Aujourd’hui, ce n’est pas une séance thérapeutique, qui a eu cet effet, mais de nombreuses années de
travail sur moi, accompagnée par des professionnelles de santé. Il y a encore deux jours, je cherchais
quelqu’un qui me sorte d’une impasse. Aujourd’hui, je cherche plus à savoir comment utiliser ce que j’ai
déjà construit. Et demain ?
Demain, si je ne cherchais à plus vouloir perdre du poids physique dans le but de m’alléger moralement ?
Et si, j’acceptais enfin de lâcher ce sac à dos trop lourd pour mes épaules, ce poids psychologique, et je
réussissais à donner à mon corps ce dont il a besoin. Si je répondais alors à nos besoins, physiologiques, et
physiques ? La balance, alliée depuis toujours est devenue alors en quelques jours, mon pire ennemi. Elle
guide mes émotions, mes comportements, si je n’en voulais plus ? Être libre de manger quand j’en ai
besoin, de laisser alors mon corps me montrer quand il a faim, soif ?
J’écris pour dire que la guérison n’est jamais linéaire, elle n’est jamais acquise, mais elle n’est jamais
inaccessible non plus. Je suis la preuve vivante, que j’ai réussi à trouver le grain de sable qui bloquait
toute la machine. Maintenant, il faut qu’elle redémarre, que je prenne le temps, pas à pas. Que j’accepte
que mon corps soit déboussolé après tant d’années de privations. Etre patiente, tolérante, indulgente.
Aimer mon corps, tant repoussé, ignoré. Apprendre à nous faire confiance, réconcilier mon corps et mon
esprit. Faire la paix après tant d’années de galères.
Mais, rien n’est jamais foutu, même dans les pires moments de désespoir, il y a toujours une lumière
quelque part. On peut ne pas la trouver tout de suite, mais j’ai envie de dire qu’il faut toujours y croire car
le déclic, peut venir même quand on s’y attend le moins. Un message d’espoir d’une patiente ayant un
long passé d’anorexie derrière elle, qui se surprend à y croire encore malgré un parcours chaotique. Rien
n’est jamais perdu. L’espoir est toujours présent, même caché très loin.
Cricri
10 juin 2026