La plupart de mes tableaux abstraits s'inscrivent dans la formule complexe "Hasard et nécessité". Le hasard parce que je pars de rien, de ce que j'ai par hasard sous la main à un moment donné. Le chemin aléatoire qui s'ensuivra aboutira soit au bac, soit dans ma réserve. La nécessité intervient tôt ou tard dans la composition progressive, le choix de couleurs et de contrastes, l'accentuation d'un détail ou l'autre, l'élimination d'intrus, autrement dit quand une touche logique vient modifier l'impromptu et le rend présentable.
Un second principe de construction, à côté du Hasard et de la Nécessité : "raison, déraison, dérision".
Le bois est un excellent support ! Il se laisse gratter, griffer, poncer, lacérer, maltraiter de toutes les manières... taillable et corvéable à merci.
Un des meilleurs pinceaux : le doigt. Un autre : la chiffonnette tout venant.
Dans l'abstraction... d'abord un brouillard, une incertitude, puis tout à coup un choix de couleurs et d'outils de manière à construire/déconstruire alternativement, jusqu'à ce que surgisse une idée, une impression un sentiment... et qu'il soit éventuellement possible de donner un titre au tableau. 16 janvier 2016
Du papier "armé". : certaines de mes œuvres sur papier ont reçu tellement de couches, de sous-couches et de surcouches que le support papier est devenu aussi épais et aussi résistant que de la toile. Pareil pour les toiles si fines, si fragiles qu'elles ne résistent pas mieux que du papier banal. 4 janvier 2025
"Reculer. pour avancer", en utilisant à bon escient toutes les techniques possibles et imaginables de retour en arrière : gommer, griffer, gratter, scarifier, rogner, poncer, couper, racler, décaper, dissoudre... Juillet 2015
Les fautes, les erreurs, les maladresses sont pardonnées quand un sentiment ou une idée s'imposent d'emblée et retiennent l'attention
ne fût-ce qu'une seconde.
Le format n'a pas d'importance. Il existe, en Belgique ou ailleurs, des timbres postes qui sont de vrais petits chefs-d'oeuvre