Mon ambiance préférée est le silence, qui laisse la place à la musique des idées, des sentiments et des couleurs.
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Ambiguïté et connexion pemanentes entre l'humain, l'animal, le végétal et le minéral
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Même si un titre de tableau ne colle pas a priori à ce que l'on voit, il laisse toujours filtrer ne fût-ce qu'en dose infinitésimale
ce que je pensais ou ressentais en le peignant.
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"Vingt fois sur le émtier remettez votre ouvrage", Boileau dans son Art poétique
Dans bien des cas, il aurait pu dire "Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage", il aurait encore eu raison.
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"Original, interpelant, imagiantif, varié":les mots que j'entends souvent en écho de mes expositions.
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Commentaire d'un visiteur : " quelque chose d'animal, de primitif dans vos tableaux".
L'alcool anesthésie l'embarras, le doute, l'incertitude, le malheur, la douleur physique ou mentale. Momentanément...
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Quand j'ai commencé à peindre, il n'y avait pas à sortir de là, blanc c'était blanc et noir c'était noir. Et bien non, pas du tout.
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Ma plus grande surprise : un couple de touristes néerlandophones sont arrivés quand je décrochais à Cerfontaine fin novembre 2023. J'avais déjà emballé les deux tiers de mes tableaux, j'ai entendu : "Vous devriez exposer à New York".
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La correspondance est un divertissement sérieux, une activité cérébrale, voire un sport neuronal passionnant
qui contrebalance tout ce que la vie a de primaire et de terre à terre.
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Chaque journée
quoi que l'on fasse
quoi que l'on dise
quoi que l'on entende
est une grâce.
Respirer, c'est déjà bien..
Liberté, égalité, fraternité... ils disaient
LIBERTE
provisoire
EGALITE
dérisoire
FRATERNITE
aléatoire
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Certaines réussites sont parfois l'effet de quelques gestes rapides, spontanés, impulsifs,
L'échec est souvent dû à une production longue et laborieuse, trop complexe ou trop ambitieuse.
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"Monsieur Charles", le jour où il m'a acheté un paysage : "C'est pour remplacer un poster de Van Gogh dans mon salon".
"Je pense donc je suis", Descartes (1596-1650)
La pierre ne pense pas, donc elle n'existe pas.
"Quand on considère l'immensité de l'ignorance du plus savant d'entre les hommes,
il et probable que la distance qui sépare la somme de ses connaissances de celle de l'analphabète est négligeable
par rapport à celle qui la sépare de la onnaissace universelle"
Henri Laborit (chirurgien, neurobiologiste, 1914 - 1995
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"Je ne perds jamais,
soit je gagne, soit j'apprends"
Mandela
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Que de loin le tableau ait assez de gueule pour attirer l'attention, et qu'il ne déçoive pas d'un peu plus près.
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Une simplicité calculée ; juste éveiller l'attention, par un flash, un signal, une extravagance, un relief, un contraste...
susceptibles de mener à une idée, un sentiment, une critique, un échange ou l'autre.
Le titre, du tableau, qui pour moi est souvent un point final et jamais un point de départ,
contribue à cet échange, comme un fil conducteur.
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"Le dernier qui s'en va éteint la lumière"
Titre d'un essai de Paul Jorion
2015
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Jouer physiquement avec les matières et les couleurs,
et en même temps travailler mentalement avec les idées, les émotions, les impulsions, les souvenirs.
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"La beauté est une question de millimètre", ai-je entendu un jour à la radio. Du coup j'ai vu des millimètres partout, il me fallait des semaines, des mois, des années pour terminer un tableau qui aurait pu ne me demander que quelques jours voire quelques heures sans ce principe caduc entendu par hasard à la radio... un jour de malheur.
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"Minutes dorées"
2017
Horloge ! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit : » Souviens-toi !
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible,
Le plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse ;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.
Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote : Souviens-toi ! – Rapide, avec sa voix
D’insecte, Maintenant dit : Je suis Autrefois,
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde !
Remember ! Souviens-toi, prodigue ! Esto memor !
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or !
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup ! c’est la loi.
Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi !
Le gouffre a toujours soif ; la clepsydre se vide.
Tantôt sonnera l’heure où le divin Hasard,
Où l’auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le repentir même (oh ! la dernière auberge !),
Où tout te dira : Meurs, vieux lâche ! il est trop tard ! »
Charles Baudelaire, Les fleurs du mal
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La ligne de séparation horizontale, verticale ou oblique,
présente dans beaucoup de mes tableaux, claire et nette ou seulement suggérée,
est une transposition visuelle de mondes distincts mais interactifs :
Mes mondes : l'atelier et la couleur, la littérature et la lecture, le jardin, la famille et la maison.
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"Tantôt sonnera l'heure"
2023
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La plupart de mes abstraits - beaucoup d'autres aussi - s'inscrivent dans la formule complexe "Hasard et nécessité". Je pars de rien, de ce que j'ai dans mon champ de vision : un support quelconque et une ou deux couleurs, l'un ou l'autre outil qui me tombe sous la main. Je ne sais où je vais... jusqu'à ce que la nécessité s'impose tôt ou tard d'intervenir en soulignant un détail, en accentuant un contraste, en donnant du relief, en suggérant une idée ou un sentiment. Il arrive que finalement, un titre me saute aux yeux comme si je le cherchais depuis le début.
Les matières saisies au hasard dans mon capharnaüm - et déposées ou projetées sur ma table en verre - se prêtent à la construction d'une image primitive que je transforme ensuite par un travail à la fois gestuel, physique et mental. Enfin, j'utilise la photo pour saisir les coïncidences survenues après un laps de temps variable, parfois expéditif parfois très long.
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"Selon que vous serez puissant ou misérable..."
Les Animaux malades de la Peste
Un mal qui répand la terreur,
Mal que le ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom),
Capable d’enrichir en un jour l’Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés:
On n’en voyait point d’occupés
A chercher le soutien d’une mourante vie;
Nul mets n’excitait leur envie,
Ni loups ni renards n’épiaient
La douce et l’innocente proie;
Les tourterelles se fuyaient:
Plus d’amour, partant plus de joie.
Le lion tint conseil, et dit: «Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux;
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents
On fait de pareils dévouements:
Ne nous flattons donc point, voyons sans indulgence
L’état de notre conscience
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons,
J’ai dévoré force moutons.
Que m’avaient-ils fait? Nulle offense;
Même il m’est arrivé quelquefois de manger
Le berger.
Je me dévouerai donc, s’il le faut: mais je pense
Qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi:
Car on doit souhaiter, selon toute justice,
Que le plus coupable périsse.
– Sire, dit le renard, vous êtes trop bon roi;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse.
Eh bien! manger moutons, canaille, sotte espèce.
Est-ce un pêché? Non, non. Vous leur fîtes, Seigneur,
En les croquant, beaucoup d’honneur;
Et quant au berger, l’on peut dire
Qu’il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.»
Ainsi dit le renard; et flatteurs d’applaudir.
On n’osa trop approfondir
Du tigre, ni de l’ours, ni des autres puissances
Les moins pardonnables offenses:
Tous les gens querelleurs, jusqu’aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L’âne vint à son tour, et dit: «J’ai souvenance
Qu’en un pré de moines passant,
La faim, l’occasion, l’herbe tendre, et, je pense,
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net.»
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un loup, quelque peu clerc, prouva par sa harangue
Qu’il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout le mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l’herbe d’autrui! quel crime abominable!
Rien que la mort n’était capable
D’expier son forfait: on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
Jean de La Fontaine
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"Festina lente"
"Hâte-toi lentement"
Acrylique sur carton
95cm x 65cm
2019
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Une crainte justifiée : comme je n'ai pas eu la chance, à ma naissance, de disposer d'un œil performant,
des yeux affutés découvriront des tas de défauts sur des tableaux que je croyais finalisés.
Quand, avec un peu de recul, les défauts me crèvent les yeux, il m'arrive de vouloir corriger, effacer, supprimer,
et retravailler plus sérieusement... hélas ! le résultat est souvent pire.
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On évalue l'intérêt suscité chez un interlocuteur, entre autres, à la rapidité de sa réponse ou de sa réaction.
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"Le moment où je parle est déjà loin de moi"
Acrylique sur papier
2015
"Hâtons-nous, le temps fuit et nous traine avec soi,
Le moment où je parle est déjà loin de moi"
Boileau dans son Art poétique
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Après avoir déposé pour la première fois un tableau à encadrer chez un professionnel, je quitte le magasin, je marche sur le parking vers ma voiture et tout à coup j'entends qu'on m'appelle. C'était l'encadreur qui avait oublié un détail fort important : "Dans quel sens faut-il mettre le tableau pour l'accrochage ?". C'était un tableau à la limite entre l'abstrait et le figuratif.
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L'artiste qui pense travailler pour la postérité, qui en a l'intuition, qui se permet un soupçon de réussite posthume,
celui-là n'a pas besoin de se faire remarquer sur les réseaux sociaux,
il ne cherche ni les likes ni les commentaires flatteurs.
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Au départ, chacun de mes yableaux est un chantier sans garantie, sans loi, sans budget.
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La peinture est une reprise de liberté sur toutes les contraintes extérieures.
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Je n'ai jamais trouvé d'intérêt à imiter la nature, elle fait toujours mieux que la main du peintre le plus habile, le plus génial, le plus talentueux.
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Dans mes peintures, j'ai mis du cœur, des sentiments, de l'enthousiasme, de la passion, des souvenirs... et de la couleur.
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