LA PROFESSION VETERINAIRE
Les vétérinaires
Ils sont avant tout des médecins, et leur profession s’intéresse à la santé animale et aux aspects de santé publique liés à cette dernière. Eux, ils sont les vétérinaires qui depuis bien longtemps montrent le chemin dans certains pays (Européens, Américains…) et cherchent encore à se frayer du chemin dans d’autres (Africains). La profession vétérinaire qui fit la plupart de ses premiers pas en 1761 à Lyon en France sous la houlette de Claude Bourgelat n’a cessé de s’étendre jusque-là dans le monde entier et d’adopter de nouvelles cordes à son arc. C’est d’ailleurs cette situation qui emmène de plus en plus la société à qualifier le vétérinaire de biopolytechnicien. En effet, le champ d’activité du vétérinaire ne cesse de s’étendre jour après jour et on rencontre désormais cet ingénieur de toutes les heures dans les secteurs les plus insoupçonnés du monde professionnel. Le métier du vétérinaire est ainsi en plein essor dans les pays occidentaux et plus encore, cette filière est en phase germinative dans les contrées africaines et particulièrement en Afrique Subsaharienne.
Acteur majeur de la santé animale et de la santé publique vétérinaire, le vétérinaire intervient dans les secteurs ci-après :
1- Santé animale dans des Zoo
Dans le cadre de la préservation de la biodiversité animale, les vétérinaires deviennent alors de acteurs majeurs de l’atteinte de cet objectif du développement durable. Les sont des structures plus ou moins artificielles aménagées par les pour protéger certaines espèces en voie de disparition ou alors pour rapprocher certaines espèces sauvages de l’homme dans un cadre touristique. Le vétérinaire maitrise ici le comportement de ces espèces vivant en captivité, et assure le suivi de leur santé, de leur reproduction et de leur croissance.
2- Santé animale dans des clinique
En clinique vétérinaire, le vétérinaire s’occupe de la santé animale, du conseil aux propriétaires et du consulting d’élevage. Cette activité peut se faire soit au domicile professionnel du vétérinaire ou alors au domicile du client. Pour le cas des éleveurs, le vétérinaire peut faire des descentes sur le terrain lorsque la situation s’y prête.
3- Protection de la biodiversité et développement durable
Les vétérinaires peuvent se regrouper en mouvement associatifs pour défendre les intérêts de cet autre objectif du développement durable. En leur qualité de professionnel de la santé animale, les vétérinaires assurent le suivi des espèces fauniques par des méthodes appropriées (micropuces, vidéosurveillance…) et s’assurent de leur santé reproduction. Production animale
4- Inspection des denrées alimentaire
Les maladies et infections zoonotiques passent également par les denrées alimentaires d’origine animale pour affecter la santé de l’Humain. Les germes zoonotiques comme les E. coli, les salmonelles et bacilles de la tuberculose zoonotique (mycobacterium bovis) sont en général présents dans les viandes en abattoir et il convient d’éviter que ces mêmes viandes se retrouvent sur des comptoirs. D’autres produits comme les produits laitiers, les poissons, les saucissons et autres conserves d’origine animale, les produits charcutiers sont aussi à regarder de près. Et voilà le bien fondé du rôle du vétérinaire.
5- Santé animale dans les armées
L’armée a toujours intégré les animaux dans son système de fonctionnement. La place des chevaux dans les guerres date de plusieurs siècles déjà. De plus le chien est devenu un outil important dans la réalisation de certaines enquêtes et certains processus de surveillance. Le vétérinaire des armées s’occupe de la santé de ces animaux et participe aux programmes de recherche et d’intervention en santé publiques organisés au sein de l’armée avec des professionnels des autres secteurs comme les médecins…
6- Enseignement
La profession vétérinaire a besoin de pérennité dans le temps et dans l’espace. De nouveaux vétérinaires sont sans cesse attendus sur le marché de l’emploi. Des jeunes doivent donc être formés en continue pour renforcer à terme les équipes déjà en place et remplacer le cas échéant ceux qui vont à la retraite ou alors quittent définitivement la scène. C’est à juste titre que certains vétérinaires se consacrent à l’enseignement ou alors exercent l’enseignement en parallèle à leur activité principale en fonction des pays.
7- Pharmacie et firmes pharmaceutiques
Les vétérinaires peuvent être acteurs du développement des médicament à usage animale.
8- Recherche
La recherche fondamentale et la recherche au développement intéresse aussi la médecine vétérinaire. En effet face à la montée de nouvelles maladies dites émergentes et réémergentes et face au besoin sans cesse croissant en protéines animales, de nombreux vétérinaires se sont engagés dans le monde de la recherche afin d’en trouver des solutions. Des vétérinaires chercheurs sont ainsi engagés dans l’amélioration génétique, la pathologie animale, la pharmacie pour ne citer que celles-là.
9- Législation
10- Délégué médical
Il est chargé de présente les nouveaux produits d’une firme aux différents distributeurs afin que ces derniers deviennent des distributeurs.
11- Commercial
Puisqu’il comprend la nutrition animale, le principe de fonctionnement des médicaments, le matériel d’élevage etc…, le vétérinaire est à même d’être un bon commercial pour certaines entreprises spécialisées dans la distribution de ces différents intrants et fournitures.
12- Faune sauvage et NAC
Les animaux de la faune sauvage ont également besoin de soins. Si la nature a généralement tendance de prendre soin naturellement de ces animaux, le vétérinaire doit parfois intervenir des cas révélés dans des réserves fauniques ou alors dans des espaces sauvages naturels.
13- Sapeur-pompier
Il est en général reconnu de façon sarcastique que le vétérinaire n’est pas et ne doit pas être un sapeur-pompier lorsqu’on décide de vanter les mérites de la prévention des maladies. Certains propriétaires d’animaux ne viennent en consultation chez le vétérinaire que lorsque leurs animaux sont presqu’en phase terminale de leur maladie (ce qui fait du vétérinaire un sapeur-pompier, celui qui éteint le feu).
Mais loin de là, le vétérinaire intervient souvent dans le corps des sapeurs-pompiers pour s’occuper une fois encore des animaux de ce corps de sauvetage.
14- Consultant
Le vétérinaire peut également être consultant dans les tribunaux. Et dans des organismes internationaux (OIE, OMS, FAO etc…)
15- Vétérinaires humanitaires
Ceux-ci interviennent dans les ONG et dans les autres associations humanitaires pour la sécurité alimentaire et la santé publique en zones de crises.
©️ Dr Armand Fokeng
Vétérinaire
Bonjour, et bienvenue sur vétérinaire du pays. Si vous aimez les animaux, cette vidéo est faite pour vous ! Si vous les détestez, alors ceci concerne. Dans cette nouvelle vidéo nous allons vous montrer avec des exemples pratiques pourquoi il est très dangereux de vivre sans les animaux. Vous allez aussi découvrir comment la possession d’animaux améliore votre santé à court, moyen et long terme. Avant la fin de cette vidéo, vous aurez compris qu’en fin de compte, nous collaborons tous avec les animaux.
Si vous êtes au chômage, nous vous informons que les animaux sont une source intarissable d’emplois.
Restez donc scotché jusqu’à la fin de cette vidéo car 2 questions de génie vous attendent en dernière minute.
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Intro :
Commençons par une question préliminaire : Que pensez-vous des animaux ?
Les animaux sont ils bizarres / mais pas le fruit d’un simple hasard
Ils sont d’une grande diversité / Et séduisants de qualités.
Ils sont sans pattes, ils ont des pattes / Certains sont carrément milles pattes.
Ils savent entrer dans nos vies / Parfois sans nos invitations.
Ils sont fidèles à tout instant / Et se refusent de juger.
On les appelle les « animaux » / Parce qu’on se sent tous supérieurs
On les appelle des « compagnons » / Parce qu’on peut bien se sentir seul.
On peut les appeler des bêtes / Alors qu’on voudrait les manger.
Bien ! Maintenant ca suffit ! On va se taire, on va se concentrer et on va découvrir tous ensemble la place des animaux dans nos vies.
1. Les animaux dans l’Economie
L’importance économique des animaux domestiques s’est accrue au fil du temps avec le développement de des productions animales. L’élevage représente en effet le pan principal du secteur primaire de l’économie agroalimentaire. Les produits et sous produits d’élevage peuvent être utilisés à diverses fins que l’on soit dans l’élevage de rente ou celui de subsistance. Le lait, la viande et les œufs sont les principaux produits de l’élevage à valeur marchande élevée. Toutefois, l’animal peut être vendu vif ; exemple du chien qui servira de compagnon ou à assurer le gardiennage. En effet la commercialisation des animaux de compagnie contribue de manière significative à l’économie mondiale chaque année. Il est estimé que l'industrie des animaux de compagnie apporte environ 55 milliards de dollars US à l'économie Américaine chaque année.
Le bétail constitue en milieu rural une banque pour le paysan et donc un moyen de gérer des situations d’urgence financières. Dans les régions tropicales de certains pays en développement, les animaux sont utilisés pour le travail agricole (Traction, labour, et transport). L’élevage présente également une variété de produits qui subissent une certaine transformation (industrie) pour des usages divers. On distingue ainsi :
- Dans l’artisanat, le cuir, les cornes, les sabots, la laine, la peau sont utilisés pour la fabrication de vêtements, de tapis et de tambours ;
- Dans l’industrie énergétique la bouse est utilisée pour la production de biogaz et dans l’industrie agricole pour la fertilisation du sol.
Les maladies mentales sont en pleine croissance dans le monde entier. Les animaux seraient-ils la solution ?
L’importance psychoaffective des animaux domestiques est fortement liée à la compagnie qu’ils procurent aux humains, les aidant ainsi à combler le vide émotionnel causé par la solitude. S’occuper d’un chien ou d’un chat s’avère ainsi bénéfique pour la santé mentale. Dans les pays occidentaux, les camps pour personnes âgées sont toujours agrémentés par des animaux de compagnies qui permettent donc à ces personnes de vivre une vieillesse relativement heureuse.
Les animaux de compagnie, en particulier les chiens et chats, facilitent également les relations sociales avec la famille et les amis, ainsi que les conversations avec des personnes extérieures au cercle de la famille immédiate et des amis.
Une étude réalisée auprès de personnes promenant leurs chiens dans un parc a montré que ces personnes recevaient plus d’approches et de salutations que les personnes sans chiens, ou des personnes portant des jeunes enfants. Le chien serait ainsi plus convivial qu’un enfant ?
3. Culturelle
Des animaux dans la symbolique et la dynamique culturelle ?
Les animaux sont présents dans toutes les cultures du monde. Si dans les pays développés la valeur psychoaffective des animaux de compagnie est largement étudiée, l’importance des animaux domestiques reste élevée dans les autres cultures et religion du monde.
3.1. Animisme
Les sacrifices d’animaux sont des éléments culturels de la religion traditionnelle africaine. En pays bamiléké (au Cameroun), des personnes initiées ou non font souvent des sacrifices à la demande pour demander le pardon et la bénédiction ou la protection des ancêtres.
3.2. Christianisme
Le christianisme est l’une des religions les plus peuplées du monde et accorde une place de choix aux animaux.
- Dans la bible, le mouton est présenté comme l’animal du sacrifice pour la purification des péchés. De plus, Jésus-Christ est qualifié d’«Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde».
- Certains chrétiens ne consomment pas de porc notamment les catholiques éthiopiens et Adventistes du septième jour.
- Faisons un peu d’histoire : Au Moyen Âge, les chats étaient considérés par les autorités chrétiennes comme des êtres liées au mal et à la sorcellerie. En réponse à une prétendue hausse de sorcellerie et de l’hérésie en Allemagne, le Pape Innocent VII a publié une bulle papale sur la sorcellerie. On pense que cela est associé à la politique au sein de l'Église catholique ainsi qu'à la misogynie avec une peur des femmes et de leurs chats. Le pape Innocent VIII aurait déclaré au 15è siècle que « le chat était l'animal préféré du diable et idole de toutes les sorcières » un contraste avec le prophète dans l’Islam.
3.3. Islam : Musulmans
Le Mouton est utilisé pour la fête de la tabaski. Chaque année, des millions de moutons sont sacrifiés pour commémorer la fête du sacrifice par les musulmans de par le monde.
La consommation de porc est expressément interdite aux musulmans. « Interdit à vous (pour nourriture) sont : la viande morte, le sang, la chair de porc, et celui sur lequel a été invoqué le nom d'autre qu'Allah » Des chercheurs ont soutenu que l'interdiction de la consommation de porc peut aussi se justifier sur la santé : les parasites et les maladies zoonotiques.
Les chiens sont considérés comme impurs par les musulmans. Le prophète Mahomet aurait en effet déclaré que « les anges n'entrent pas dans une maison possédant un chien ou son image » Boukhari 4:448. Par contre, on pense du prophète Mahomet qu'il aimait les chats. Son chat, réputé pour l'avoir sauvé d'un serpent. Le chat est considéré comme un animal pur et le prophète aurait déclaré que les chats doivent être traités comme des membres de la famille ;
Enfin, de même que les Hindous qui interdisent les produits bovins, les musulmans évitent les produits porcins.
3.4. Traditions africaines
Dans pratiquement toutes les traditions africaines, l’animal est au centre de certaines cérémonies traditionnelles. Si vous avez déjà pris part à une dot, alors vous savez la place des animaux dans cette cérémonie. Ici, le nombre d’animaux (Porcs, chèvres, poules, bœufs…) demandé au fiancé est en général fonction des capacités financières de ce dernier et de la valeur que la famille de la fiancée accorde à cette dernière ;
(Dons) : Les animaux sont également utilisés pour faire des dons en signe de remerciement à des bienfaiteurs ;
(Totems) : Dans les chefferies traditionnelles de plusieurs pays africains, certains animaux (tigres, lions…) sont considérés comme des totems pour des clans.
(Démonstration de force) : Dans la région septentrionale du Cameroun, la taille du cheptel bovin ou ovin par personne est une démonstration de force, un symbole de richesse et de pouvoir.
4. Alimentaire (DAOA)
Le besoin mondial en protéines animales, augmente en fonction de l’accroissement géographique. Selon la FAO, la consommation mondiale en viande par habitant était de 42,2kg en 2011 et elle passera à 36,3kg en 2023. Grace à l’élevage des animaux domestiques, ces besoins sont comblés dans certains pays. Les denrées alimentaires d’origine animales sont nombreuses et variées : viande crue, lait, œufs, saucisson etc…
Les animaux sont impliqués dans la transmission de nombreuses maladies appelées zoonoses. En effet, les statistiques rapportent que 75% des maladies infectieuses sont émergentes (MIE) et 60% des agents pathogènes humains ont une origine animale. Approche « une santé » nous y reviendrons. Ceci pourrait vous à l’idée de posséder des animaux mais ne craignez rien, une bonne collaboration avec votre vétérinaire est la solution.
Les avantages de la possession d’animaux de compagnie sur la santé sont assez étudiés dans le monde. Des chercheurs ont en effet signalé une association positive entre la possession d'animaux de compagnie et la santé des propriétaires. Par exemple, des études scientifiques ont montré que comparativement au commun des mortels, les propriétaires de chiens ou de chats font moins de visites annuelles chez le médecin, sont moins susceptibles de prendre des médicaments pour des problèmes cardiaques et des troubles du sommeil, et subissent une réduction des troubles physiologiques liés au stress, comme l'hypertension artérielle. Sacrés animaux de compagnie !
Sports et activités récréatives
La vie nécessite également une bonne dose de divertissement, les animaux nous la donne.
Les chevaux sont utilisés pour les courses hippiques pendant lesquelles des paris sont effectués, les cerfs dans la symbolique de noël.
Enfin, Certains animaux comme les chevaux sont impliqués dans la fantasia, une sorte de simulation d’assaut militaire pratiquée en Afrique du Nord et au delà.
Question : Au vu de ce que vous avez appris dans cette vidéo (1) Quel animal de compagnie avez-vous décidé d’adopter ? (2) Quel business allez-vous lancer avec les animaux ?
©️ Dr Armand Fokeng
Vétérinaire
« 𝗢𝗡𝗘 𝗛𝗘𝗔𝗟𝗧𝗛 », 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗮𝗽𝗽𝗿𝗼𝗰𝗵𝗲 𝘀𝗲𝘅𝘆 𝗮𝘂 𝘀𝗲𝗿𝘃𝗶𝗰𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗮𝗻𝘁𝗲́ 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲.
𝐵𝑜𝑛𝑗𝑜𝑢𝑟 𝑒𝑡 𝑏𝑖𝑒𝑛𝑣𝑒𝑛𝑢𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑣𝑒́𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑛𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑢 𝑃𝑎𝑦𝑠. 𝐷𝑎𝑛𝑠 𝑐𝑒𝑡 𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑙𝑒, 𝑗𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑢𝑛𝑒 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 𝑠𝑒𝑥𝑦 𝑎𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑢𝑡𝑖𝑙𝑖𝑠𝑒́𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑟𝑒́𝑠𝑜𝑢𝑑𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑏𝑙𝑒̀𝑚𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒́ 𝑝𝑢𝑏𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒.
𝑉𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑙𝑙𝑒𝑧 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑎𝑑ℎ𝑒́𝑟𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑐𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑒𝑝𝑡 𝑞𝑢𝑖 𝑠𝑒́𝑑𝑢𝑖𝑡 𝑝𝑎𝑟 𝑠𝑜𝑛 𝑠𝑖𝑙𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑒𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑎𝑖𝑛𝑐 𝑝𝑎𝑟 𝑠𝑜𝑛 𝑒𝑓𝑓𝑖𝑐𝑎𝑐𝑖𝑡𝑒́. 𝑆𝑖 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑑𝑒𝑚𝑎𝑛𝑑𝑒𝑧 𝑑𝑒́𝑗𝑎̀ 𝑑𝑒 𝑞𝑢𝑜𝑖 𝑖𝑙 𝑠’𝑎𝑔𝑖𝑡, 𝑛𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑖𝑛𝑞𝑢𝑖𝑒́𝑡𝑒𝑧 𝑝𝑎𝑠, 𝑣𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑠𝑜𝑖𝑓 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑛𝑎𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑎 𝑒́𝑡𝑎𝑛𝑐ℎ𝑒́𝑒.
𝐿𝑖𝑠𝑒𝑧 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑙𝑖𝑔𝑛𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑡 𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑑𝑒́𝑐𝑜𝑢𝑣𝑟𝑖𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑢𝑙𝑡𝑖𝑝𝑙𝑒𝑠 𝑓𝑎𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙’𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 « 𝑈𝑛𝑒 𝑆𝑎𝑛𝑡𝑒́ » 𝑎𝑓𝑓𝑒𝑐𝑡𝑢𝑒𝑢𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑎𝑙𝑖𝑓𝑖𝑒́𝑒 𝑑’𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 « 𝑂𝑛𝑒 𝐻𝑒𝑎𝑙𝑡ℎ » 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑛𝑔𝑙𝑜-𝑠𝑎𝑥𝑜𝑛𝑠.
𝗢𝗻 𝗽𝗹𝗮𝗻𝘁𝗲 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗰𝗼𝗿
L’approche « One Health », comme vous pouvez l’imaginer est une valeur ajoutée en termes de santé humaine et animale, ou de services environnementaux obtenue par la coopération harmonieuse entre médecine humaine et vétérinaire par rapport aux notions d’approches de deux médecines avec un fonctionnement séparé.
L’approche « One Health » éclaire inévitablement la relation et le lien entre l’homme et l’animal dans leur environnement commun. Elle reflète les valeurs de la relation homme - animal en privilégiant l’amélioration de la protection et du bien-être dans un contexte interculturel.
En effet, améliorer le bien-être animal demeure un défi permanent pour toute tentative et toute aspiration éthique de l’approche « One Health ».
𝗟𝗮 𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗲 𝗵𝗶𝘀𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲
Rudolf Virchow et Calvin Schwabe ont été parmi les premiers à énoncer les points clés qui ont motivé la création des prémisses de l’approche « One Health ».
Chargé de la lutte contre la tuberculose bovine lors d’une audience au Sénat prussien, Rudolf Virchow a déclaré qu’il n’y a aucune barrière scientifique entre médecine vétérinaire et médecine humaine, et il ne devrait pas y en avoir. Les expériences de l’une doivent être utilisées pour le développement de l’autre.
De même, influencé par son expérience de travail avec des pasteurs Dinka au Soudan, Calvin Schwabe a inventé le terme « One Medicine » pour faire remarquer l’absence totale d’une différence de paradigme entre médecine humaine et médecine vétérinaire.
Les deux sciences partagent un corpus commun de connaissances en anatomie, physiologie, pathologie et sur les origines des maladies chez toutes les espèces.
𝗩𝗲𝗻𝗼𝗻𝘀-𝗲𝗻 𝗮𝘂𝘅 𝘁𝗿𝗼𝗶𝘀 𝗽𝗶𝗹𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗮𝗽𝗽𝗿𝗼𝗰𝗵𝗲 « 𝗢𝗻𝗲 𝗵𝗲𝗮𝗹𝘁𝗵 » : 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻, 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗮𝗯𝗼𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻, 𝗰𝗼𝗼𝗿𝗱𝗶𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻
1. 𝙇𝙖 𝙘𝙤𝙢𝙢𝙪𝙣𝙞𝙘𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣
La plupart des interventions medicales en médecine humaine ont été développées et testées chez l’animal. Sous l’influence croissante de la spécialisation, cependant, la médecine humaine et la médecine vétérinaire ont divergé et, trop souvent, échouent à communiquer, même lorsqu’elles partagent les mêmes intérêts pour la même maladie. D’où l'extrême nécessité de la communication « One Health ».
2. 𝙇𝙖 𝙘𝙤𝙡𝙡𝙖𝙗𝙤𝙧𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣
« 𝑶𝒏𝒆 𝑯𝒆𝒂𝒍𝒕𝒉 » 𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒂𝒑𝒑𝒓𝒐𝒄𝒉𝒆 𝒎𝒖𝒍𝒕𝒊𝒔𝒆𝒄𝒕𝒐𝒓𝒊𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒆𝒕 𝒎𝒖𝒍𝒕𝒊𝒅𝒊𝒔𝒄𝒊𝒑𝒍𝒊𝒏𝒂𝒊𝒓𝒆
La collaboration entre vétérinaires, médecins et autres secteurs, génère en principe des avantages qui sont bien plus que simplement additifs.
Les bienfaits de cette collaboration se retrouvent dans des résultats positifs directs en termes de réduction des risques et d’amélioration de la santé et du bien-être animal et humain.
Ces avantages s’expriment également en termes d’économies financières, de réduction du temps à détecter les foyers de pandémies en vue d’une meilleure réponse, etc. Ceci donne toute son importance à la collaboration « One Health ».
3. 𝘾𝙤𝙤𝙧𝙙𝙞𝙣𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣
L’approche « One Health » est une vague qui a pour origine la gestion des risques de maladies chez l’homme et les animaux.
Aujourd’hui, cette approche est devenue un vaste mouvement international soutenu par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OMSA), l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).
Pour se faire une idée de la prise en compte de ces aspects de coordination, il importe de noter que c’est en 2010 que la Banque mondiale a publié le premier rapport sur les aspects économiques de l’approche « One Health ».
𝗗𝗲 𝗹’𝗮𝗽𝗽𝗿𝗼𝗰𝗵𝗲 « 𝗢𝗻𝗲 𝗛𝗲𝗮𝗹𝘁𝗵 » 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗿𝗲𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗛𝘂𝗺𝗮𝗶𝗻 – 𝗔𝗻𝗶𝗺𝗮𝗹
Tout comme la relation d’humain à humain, la relation d’humain à animal est régie par des normes et des valeurs déterminées par la culture et la religion.
Les animaux sont considérés comme des compagnons intimes à forte valeur émotionnelle ou comme de simples proies à valeur monétaire pour leur viande.
Bien plus, dans certaines circonstances, l’homme est également une proie pour les animaux. C’est certainement l’une des raisons qui justifient les craintes profondes suscitées par la faune sauvage et qui ont conduit à l’extinction ou à la menace d’extinction des prédateurs dans de nombreuses régions du monde.
Actuellement, la mondialisation de la production animale accroît les profits sans tenir compte des standards humains envers les animaux. Mais que faire, lorsqu’on sait qu’une augmentation, même modérée de la production animale est une échappatoire au piège de la pauvreté qui menace des millions de petits exploitants agricoles de par le monde ?
D’un autre côté, on a constaté que l’homme a des relations très proches avec les animaux de compagnie au point de les humaniser et de les considérer comme des membres de la famille.
Ainsi, la relation Homme – Animal est de plus en plus complexe et peut même varier d’un individu à l’autre.
Il devient alors impératif dans l’étude de cette interaction, de définir le contexte culturel/religieux ou personnel qui anime la relation animal-humain.
Il est en effet connu que l’attitude d’un individu envers les animaux influence la façon dont il valorise la vie animale tant sur le plan économique que sur le plan émotionnel.
« 𝗢𝗻𝗲 𝗛𝗲𝗮𝗹𝘁𝗵 », 𝘂𝗻 𝗶𝗺𝗽𝗲́𝗿𝗮𝘁𝗶𝗳 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝘀𝗮𝗻𝘁𝗲́
Les connaissances en science et médecine vétérinaire ne cessent de croître, avec pour conséquence que nous en savons de plus en plus sur des sujets de plus en plus pointus.
Une fragmentation continue et accélérée entre les sciences vétérinaires et les sciences médicales ne semble pas propice à la résolution de problèmes complexes de santé et nous sommes confrontés à un risque croissant de mauvaise interprétation, par exemple au niveau du diagnostic comparatif et de la pathologie.
C’est ainsi que la recherche réductionniste traditionnelle a échoué en cherchant à expliquer les phénomènes à une échelle toujours plus réduite.
Voilà pourquoi, les grands défis actuels, comme le développement de la résistance antimicrobienne et des zoonoses dans un environnement complexe, appellent à reconsidérer la théorie moderne de santé animale et humaine : 𝑡𝑜𝑢𝑡𝑒 𝑙𝑎 𝑛𝑒́𝑐𝑒𝑠𝑠𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑢𝑛 𝑐𝑙𝑖𝑛 𝑑’œ𝑖𝑙 ℎ𝑎𝑢𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑒́𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑎̀ 𝑙’𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 « 𝑂𝑛𝑒 𝐻𝑒𝑎𝑙𝑡ℎ » 𝑠𝑎𝑙𝑣𝑎𝑡𝑟𝑖𝑐𝑒.
« 𝗢𝗻𝗲 𝗛𝗲𝗮𝗹𝘁𝗵 » : 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗿𝗲𝗻𝘁𝗿𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗲́𝗰𝗼𝘀𝘆𝘀𝘁𝗲̀𝗺𝗲𝘀
Il a été prouvé qu’il existe des liens forts entre le changement environnemental et les maladies infectieuses et non-transmissibles chez l’homme, chez les animaux, et les plantes.
La santé de la faune (animaux) et de la flore (végétaux) est ainsi influencée par l’environnement dans lequel elles existent, par le biais d’effets directs et indirects.
𝙀𝙛𝙛𝙚𝙩𝙨 𝙙𝙞𝙧𝙚𝙘𝙩𝙨
Les effets directs font référence aux contacts entre les organismes et les pathogènes ; leur fréquence et leur intensité peuvent être influencées par des changements dans les environnements.
Par exemple, les facteurs environnementaux tels que les polluants cancérigènes (comme les pesticides), les perturbateurs endocriniens et les variables géochimiques peuvent avoir des conséquences directes sur la santé des animaux, des plantes et des personnes.
𝙀𝙛𝙛𝙚𝙩𝙨 𝙞𝙣𝙙𝙞𝙧𝙚𝙘𝙩𝙨
Les effets indirects font référence à ceux qui influencent des aspects de transmission d’agents pathogènes qui ne sont pas directement liés à la population cible (hôte, réservoir). Le défrichage agricole peut par exemple favoriser l’apparition de moustiques et ainsi donner lieu à une augmentation des cas de paludisme chez l’être humain.
« 𝗢𝗻𝗲 𝗛𝗲𝗮𝗹𝘁𝗵 » : 𝗼𝗻 𝗽𝗹𝗮𝗶𝗱𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗯𝗶𝗼𝗱𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝘁𝗲́
La science a souvent attiré l’attention sur la plus grande fréquence de l’apparition de foyers de parasites et de maladies au sein de systèmes écologiques simplifiés tels que les champs de cultures, les vergers et les plantations, contrairement aux forêts tropicales avec leur grande diversité structurelle d’espèces où il est rare que des foyers apparaissent.
La relation entre la diversité des hôtes et le risque d’infection chez les êtres humains a été étudiée de manière intensive avec le cas de la maladie de Lyme, qui est une infection transmise par une tique ixode et causée par le spirochète 𝘉𝘰𝘳𝘳𝘦𝘭𝘪𝘢 𝘣𝘶𝘳𝘨𝘥𝘰𝘳𝘧𝘦𝘳𝘪.
De cette étude, on a constaté qu’une plus grande diversité des hôtes pourrait réduire les risques pour les êtres humains. On en conclut qu’une perte de la biodiversité résulterait probablement en une augmentation de la transmission de maladies infectieuses chez les êtres humains.
« 𝗢𝗻𝗲 𝗛𝗲𝗮𝗹𝘁𝗵 » : 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹’𝘂𝗻𝗶𝘃𝗲𝗿𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝘀𝗰𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹𝗲𝘀
« 𝑂𝑁𝐸 𝐻𝐸𝐴𝐿𝑇𝐻 » 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 𝑖𝑛𝑐𝑙𝑢𝑠𝑖𝑣𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑚𝑒𝑡 𝑙𝑒 𝑐𝑖𝑡𝑜𝑦𝑒𝑛 𝑎𝑢 𝑐œ𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒́.
L’approche « One Health » réunit également une grande variété de disciplines en sciences sociales pour examiner des questions, ainsi que des innovations théoriques et intégratives dans la compréhension de la culture, de l’économie, du genre, de l’écologie, des comportements, des contextes politiques et des savoirs autochtones.
Avez-vous des doutes ? lisez plutôt :
Les comportements humains peuvent provoquer des changements environnementaux qui affectent le contact entre l’animal et l’homme ;
Les comportements et attitudes de l’homme envers les animaux peuvent se manifester en tant qu’animaux de compagnie, producteurs d’aliments, générateur de travail agricole, etc ;
Les comportements humains et certaines croyances concernant la valeur et la signification des animaux, tant sur le plan culturel que religieux, influent sur la relation homme - animal.
« 𝗢𝗻𝗲 𝗛𝗲𝗮𝗹𝘁𝗵 » : 𝗮𝘂 𝗰œ𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗹’𝗲𝘃𝗶𝗱𝗲𝗻𝗰𝗲-𝗯𝗮𝘀𝗲𝗱 𝗺𝗲𝗱𝗶𝗰𝗶𝗻𝗲
Il est difficile de tirer des conclusions cohérentes sur les liens entre la santé humaine et animale à partir d’études séparées.
Pour une maladie zoonotique comme la brucellose, On peut difficilement répondre à des questions telles que : « Quelle est l’espèce animale la plus répandue impliquée dans la transmission de la brucellose à l’homme dans une région donnée ? »
Les associations épidémiologiques entre les cas humains positifs et les cas de bétail positifs dans diverses espèces animales sont mieux évaluées dans des études simultanées sur les humains et les animaux.
Ici, l’accent doit être mis sur l’identification des espèces animales qui servent de réservoir pour l’agent pathogène, 𝘉𝘳𝘶𝘤𝘦𝘭𝘭𝘢 𝘴𝘱𝘱.
Il est donc important de connaître la source principale de l’infection humaine pour obtenir le niveau le plus élevé de diminution des infections humaines.
𝐿’𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 « 𝑂𝑛𝑒 𝐻𝑒𝑎𝑙𝑡ℎ » 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑎𝑣𝑎𝑛𝑡𝑎𝑔𝑒𝑢𝑠𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑑𝑜𝑚𝑎𝑖𝑛𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑟𝑒𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒.
« 𝗢𝗻𝗲 𝗛𝗲𝗮𝗹𝘁𝗵 » : 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝘂𝗯𝗮𝗶𝗻𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲𝘂𝗿
Des études simultanées sur la santé humaine et animale permettent de mieux évaluer les liens épidémiologiques des zoonoses, y compris les agents pathogènes d’origine alimentaire et les résistances aux antibiotiques qui, sans cela, ne pourraient être observés.
De plus, la recherche commune sur le terrain par des équipes mixtes peut servir de noyau à une collaboration intersectorielle et à un meilleur partage de l’information dans un pays ou une région. C’est sans doute pour cette raison que la perspective « One Health » améliore la surveillance et la communication intersectorielles.
Ainsi par exemple, la surveillance conjointe d’une intervention sur la brucellose, peut indiquer si des mesures correctives sont à appliquer dans la mise en œuvre de l’intervention sur le bétail et si une diminution du nombre de cas de brucellose humaine au fil du temps peut être le résultat le plus probant d’une vaccination réussie du bétail.
« 𝗢𝗻𝗲 𝗛𝗲𝗮𝗹𝘁𝗵 » : 𝗻𝗼𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗼𝗻𝘀 𝗮̀ 𝗾𝘂𝗮𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗮𝘁𝘁𝗲𝘀 𝘀’𝗲𝗻 𝗲𝗻𝘁𝗵𝗼𝘂𝘀𝗶𝗮𝘀𝗺𝗲𝗻𝘁
Les animaux de compagnie sont désormais plus que de simples compagnons, car ils contribuent également de manière significative à notre santé : ils sont des Antidépresseurs, des Aides au diagnostic de maladies, des Anti-obésité et des Antistress.
La relation homme - animal est en fait un sujet idéal pour illustrer la valeur ajoutée de l’approche « One Health ». Cela affecte non seulement la santé publique, mais également la santé des personnes ayant une déficience individuelle par le biais d’interventions assistées par des animaux, sur lesquelles se concentrent aujourd’hui de nombreuses organisations internationales.
Toutefois, nous devons d’abord veiller à la bonne santé de nos animaux avant de pouvoir bénéficier de leur compagnie, que ce soit en privé, dans des environnements spécialisés tels que les hôpitaux, les centres de rééducation, les écoles, ou dans la société publique. 𝐼𝑙 𝑠’𝑎𝑔𝑖𝑡-𝑙𝑎̀ 𝑑’𝑢𝑛𝑒 𝑣𝑒́𝑟𝑖𝑡𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑖𝑛𝑐𝑎𝑟𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙’𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 « 𝑂𝑛𝑒 𝐻𝑒𝑎𝑙𝑡ℎ ».
« 𝗢𝗻𝗲 𝗛𝗲𝗮𝗹𝘁𝗵 » 𝗱𝗲́𝗳𝗶 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝗳𝗶𝗻𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 𝘁𝗿𝗮𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗮𝗻𝘁𝗲́
Connue selon l’OMS comme l’état complet de bien-être physique, social, mental et ne consiste pas seulement en l’absence de maladie de ou d’infirmité, la santé traditionnellement limite mais et l’approche « One Health » innove.
« One Health » relève expressément l’aspect spirituel de la santé qui est d’importance capitale.
𝑴𝒂𝒊𝒔 𝒂𝒍𝒐𝒓𝒔, 𝒒𝒖𝒆 𝒔𝒊𝒈𝒏𝒊𝒇𝒊𝒆 𝒆̂𝒕𝒓𝒆 𝒆𝒏 𝒃𝒐𝒏𝒏𝒆 𝒔𝒂𝒏𝒕𝒆́ 𝒔𝒑𝒊𝒓𝒊𝒕𝒖𝒆𝒍𝒍𝒆 ?
Un individu spirituellement sain est une personne qui est en paix avec elle-même et en bonne relation avec les autres, Dieu et la création.
Cette paix englobe l’équilibre entre la réalisation de soi et le don de soi, entre l’autonomie et la dépendance, ainsi que le contact avec les différentes parties de son identité et l’interaction avec son tissu social.
Une telle approche holistique de la santé est le fondement d’une perspective spirituelle qui inclut non seulement le respect et le soin des personnes et des créatures, mais aussi de la création.
𝑁’𝑒𝑠𝑡-𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑏𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑙’𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 « 𝑂𝑛𝑒 𝐻𝑒𝑎𝑙𝑡ℎ »?
𝗨𝗻 𝗿𝗲𝗴𝗮𝗿𝗱 𝘃𝗲𝗿𝘀 𝗹’𝗮𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿
Une analyse de l’approche « One Health » en tant qu’objet de recherche scientifique et en tant que concept et stratégie en santé publique permet de comprendre en profondeur les relations entre l’être humain et l’animal dans des environnements distincts.
Nous reconnaissons un lien inextricable et appliquons également la métaphore de la santé aux êtres non vivants tels que les écosystèmes.
La santé concerne de la même manière le début et la fin de la vie. La mort peut être qualifiée de manière normative de « bonne mort » survenant au terme d’une vie accomplie, par opposition à une « mauvaise mort » survenant de façon prématurée en raison d’une maladie, d’un acte de violence, de la pauvreté et des inégalités sociales.
𝗟𝗮 𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗿𝘁𝗶𝗲
Il est clair qu’aucune discipline, ni aucun secteur de la société ne dispose de suffisamment de connaissances et de ressources pour prévenir l’émergence ou la résurgence des maladies dans un univers mondialisé.
Aucune nation ne peut inverser les schémas de perte d’habitat et d’extinction qui peuvent compromettre et compromettent effectivement la santé humaine et animale.
C’est seulement en faisant tomber les barrières entre les agences, les personnes, les spécialités et les secteurs que nous pourrons favoriser l’innovation et l’expertise nécessaires pour relever les nombreux et importants défis relatifs à la santé des personnes, des animaux domestiques et de la faune sauvage dans l’intégrité des écosystèmes.
Venir à bout des menaces actuelles et trouver une solution pour les problèmes à venir nécessitent d’abandonner les approches du passé.
𝑁’𝑒𝑠𝑡-𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑏𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑙’𝑎𝑝𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 « 𝑂𝑛𝑒 𝐻𝑒𝑎𝑙𝑡ℎ »?
©️ Dr 𝐀𝐫𝐦𝐚𝐧𝐝 𝐅𝐎𝐊𝐄𝐍𝐆
Vétérinaire
𝗥𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀
1. Zinsstag J, Schelling E, Maltner-Toews D, Whittaker MA, Tanner M, Coord. One health, Une santé: théorie et pratique des approches intégrées de la santé. Quae. Suisse: Editions Quae; 2020. 585 p.
𝗭𝗢𝗢𝗡𝗢𝗦𝗘𝗦, 𝗰𝗲𝘀 𝗺𝗮𝗹𝗮𝗱𝗶𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝗳𝗼𝗻𝘁 𝗮𝗶𝘀𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝗹𝗹𝗲𝗿𝘀-𝗿𝗲𝘁𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗵𝘂𝗺𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗮𝗻𝗶𝗺𝗮𝘂𝘅.
𝐵𝑜𝑛𝑗𝑜𝑢𝑟 𝑒𝑡 𝑏𝑖𝑒𝑛𝑣𝑒𝑛𝑢𝑒 𝑠𝑢𝑟 𝑽𝒆́𝒕𝒆́𝒓𝒊𝒏𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔 𝒅𝒖 𝑷𝒂𝒚𝒔, 𝑙𝑒 𝑟𝑒𝑛𝑑𝑒𝑧-𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑎 𝒔𝒂𝒏𝒕𝒆́ 𝒉𝒖𝒎𝒂𝒊𝒏𝒆 , 𝑙𝑎 𝒔𝒂𝒏𝒕𝒆́ 𝒂𝒏𝒊𝒎𝒂𝒍𝒆, 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝒔𝒂𝒏𝒕𝒆́ 𝒅𝒆 𝒍'𝒆𝒏𝒗𝒊𝒓𝒐𝒏𝒏𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 .
𝐷𝑎𝑛𝑠 𝑐𝑒𝑡 𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑙𝑒, 𝑗𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑎𝑛𝑡𝑒́ 𝑝𝑢𝑏𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑧𝑜𝑜𝑛𝑜𝑠𝑒𝑠, 𝑐𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑙𝑎𝑑𝑖𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑓𝑜𝑛𝑡 𝑎𝑖𝑠𝑒́𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑎𝑙𝑙𝑒𝑟𝑠-𝑟𝑒𝑡𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 ℎ𝑢𝑚𝑎𝑖𝑛𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑛𝑖𝑚𝑎𝑢𝑥. 𝐿𝑒 𝑚𝑎𝑡𝑐ℎ 𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 𝑛𝑢𝑙 𝑛’𝑒𝑠𝑡-𝑐𝑒 𝑝𝑎𝑠 ? 𝐽𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑒𝑛 𝑝𝑎𝑟𝑙𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑐𝑒𝑡 𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑙𝑒.
𝗭𝗼𝗼𝗻𝗼𝘀𝗲𝘀, 𝗼𝗻 𝗲𝗻 𝗽𝗮𝗿𝗹𝗲
Les 𝐳𝐨𝐨𝐧𝐨𝐬𝐞𝐬 sont des maladies transmissibles des animaux vertébrés à l’Homme (𝘦𝘵 𝘷𝘪𝘤𝘦 𝘷𝘦𝘳𝘴𝘢), compromettant ainsi la santé des personnes contaminées et menaçant leurs moyens de subsistance du fait qu’elles touchent le cheptel d’animaux domestiques.
Plusieurs de ces maladies sévissent dans les pays en développement et affectent les 𝒈𝒓𝒐𝒖𝒑𝒆𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒑𝒂𝒖𝒗𝒓𝒆𝒔 de la société humaine [1,2].
Lorsqu’on parle de zoonoses et qu’on se souvient du 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧, des 𝘴𝘶𝘦𝘶𝘳𝘴 𝘧𝘳𝘰𝘪𝘥𝘦𝘴 et de 𝘭’𝘦́𝘵𝘰𝘯𝘯𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 peuvent se succéder dans nos esprits.
En effet, comment comprendre qu’un pays appartenant au 𝐁𝐚𝐬𝐬𝐢𝐧 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐧𝐠𝐨, site d’émergence régulière de zoonoses puisse se vanter d’être encore 𝒊𝒏𝒅𝒆𝒎𝒏𝒆 𝒅'𝒆́𝒑𝒊𝒅𝒆́𝒎𝒊𝒆 𝒎𝒂𝒋𝒆𝒖𝒓𝒆 ? Nous y reviendrons en détail tout au long de cet article !
𝗗𝗲 𝗹'𝗶𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗭𝗼𝗼𝗻𝗼𝘀𝗲𝘀
𝟏. 𝙕𝙤𝙤𝙣𝙤𝙨𝙚𝙨, 𝙥𝙧𝙤𝙗𝙡𝙚̀𝙢𝙚 𝙢𝙖𝙟𝙚𝙪𝙧 𝙙𝙚 𝙨𝙖𝙣𝙩𝙚́ 𝙥𝙪𝙗𝙡𝙞𝙦𝙪𝙚
Les zoonoses sont un problème de santé publique à cause de leur diversité, de leur fréquence et de leur impact sur la santé humaine.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, il existe plus de 𝟮𝟱𝟬 𝘇𝗼𝗼𝗻𝗼𝘀𝗲𝘀. De plus, une analyse des agents pathogènes humains a révélé que 𝟱𝟴 % 𝗱𝗲𝘀 𝗲𝘀𝗽𝗲̀𝗰𝗲𝘀 étaient zoonotiques.
Actuellement, presque tous les animaux vertébrés sont impliqués dans la 𝐝𝐲𝐧𝐚𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 d’au moins une zoonose [3,4].
Lorsqu’une infection zoonotique (rage, tuberculose) 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐢𝐬𝐭𝐞 chez les animaux , cela accroit le 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 de transmission à l’humain.
C’est sans doute pour cette raison que la fréquence des zoonoses varie pour chaque maladie et dépend de la 𝙧𝙚́𝙥𝙖𝙧𝙩𝙞𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙜𝙚́𝙤𝙜𝙧𝙖𝙥𝙝𝙞𝙦𝙪𝙚 des réservoirs animaux, des agents infectieux et de la densité des populations humaine et animale [5,6].
La 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐥𝐞 de la maladie rend compte de l'impact des zoonoses sur la santé humaine en termes 𝐝'𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐞 𝐚𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞́𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥'𝐢𝐧𝐜𝐚𝐩𝐚𝐜𝐢𝐭𝐞́ (𝐀𝐕𝐀𝐈).
Pour se faire une image claire de cet 𝐢𝐦𝐩𝐚𝐜𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐳𝐨𝐨𝐧𝐨𝐬𝐞𝐬 dans les pays en développement à l’instar du Cameroun, il importe de préciser que ces dernières représentent environ 𝟐𝟔 % 𝐝𝐞𝐬 𝐀𝐕𝐀𝐈 𝐩𝐞𝐫𝐝𝐮𝐞𝐬 à cause des maladies infectieuses contrairement à seulement 𝟏 % 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐬 𝐀𝐕𝐀𝐈 dans les pays développés [1,3].
𝟐. 𝙕𝙤𝙤𝙣𝙤𝙨𝙚𝙨, 𝙡'𝙚́𝙘𝙤𝙣𝙤𝙢𝙞𝙚 𝙖𝙜𝙧𝙤𝙥𝙖𝙨𝙩𝙤𝙧𝙖𝙡𝙚 𝙢𝙚𝙣𝙖𝙘𝙚́𝙚
Les zoonoses sont également 𝐮𝐧 𝐟𝐚𝐫𝐝𝐞𝐚𝐮 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥'𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐥𝐞 en raison des pertes d'animaux malades et de production agropastorale.
De plus, les coûts liés à la 𝐩𝐫𝐞́𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 et au 𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 d'une part, ainsi que la 𝐩𝐞𝐫𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐯𝐢𝐭𝐞́ pour les humains d'autre part, contribuent à alourdir cette situation [7].
Même s’il est difficile d'évaluer de tels coûts avec précision, certaines estimations ont été publiées et illustrent l'impact économique des zoonoses.
Ainsi, les coûts directs des épisodes de maladies zoonotiques au cours de la dernière décennie ont été estimés à plus de 𝟐𝟐𝟎 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐔𝐒𝐃 pour l'ensemble des économies touchées [8].
Pour exemple, la charge monétaire mondiale de 𝐥'𝐞́𝐜𝐡𝐢𝐧𝐨𝐜𝐨𝐜𝐜𝐨𝐬𝐞 𝐤𝐲𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 et de 𝐥𝐚 𝐫𝐚𝐠𝐞 a été estimée à environ 𝟒 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐔𝐒𝐃 pour chacune des deux maladies [9].
Dans la même veine, 𝐥𝐚 𝐛𝐫𝐮𝐜𝐞𝐥𝐥𝐨𝐬𝐞 qui touche environ un bétail sur huit dans les pays en développement comme le Cameroun, réduit non seulement la 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐥𝐚𝐢𝐭𝐢𝐞̀𝐫𝐞, mais également celle de la 𝐯𝐢𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐛𝐨𝐯𝐢𝐧𝐞 de plus de 𝟖 % [1].
𝗭𝗼𝗼𝗻𝗼𝘀𝗲𝘀 𝗮𝘂 𝗖𝗮𝗺𝗲𝗿𝗼𝘂𝗻, 𝗽𝗮𝗿𝗹𝗼𝗻𝘀-𝗲𝗻
Comme mentionné en début de cet article, le Cameroun est un 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐚𝐭𝐲𝐩𝐢𝐪𝐮𝐞 en matière de 𝐩𝐨𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥 𝐳𝐨𝐨𝐧𝐨𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞.
Conscient sa situation géographique particulièrement 𝒂̀ 𝒓𝒊𝒔𝒒𝒖𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍’𝒆́𝒎𝒆𝒓𝒈𝒆𝒏𝒄𝒆 𝒅𝒆 𝒛𝒐𝒐𝒏𝒐𝒔𝒆𝒔, ce pays a développé des stratégies fortes pour 𝒕𝒐𝒓𝒅𝒓𝒆 𝒍𝒆 𝒄𝒐𝒖 à la menace zoonotique.
En effet, pour 𝐬𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐦𝐮𝐧𝐢𝐫 contre les zoonoses et se préparer à la 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐞́𝐯𝐞𝐧𝐭𝐮𝐞𝐥𝐬 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐬𝐚𝐧𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 liés aux zoonoses, le Cameroun a développé plusieurs 𝐩𝐫𝐨𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐮𝐱 avec pour dénominateur commun, la place de choix accordée aux 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐫𝐮𝐫𝐚𝐥𝐞𝐬.
C’est ainsi que la 𝑺𝒕𝒓𝒂𝒕𝒆́𝒈𝒊𝒆 𝑵𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍𝒆 « 𝑼𝒏𝒆 𝑺𝒂𝒏𝒕𝒆́ » [10], le 𝑷𝒓𝒐𝒈𝒓𝒂𝒎𝒎𝒆 𝑵𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍 𝒅𝒆 𝑷𝒓𝒆́𝒗𝒆𝒏𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝑳𝒖𝒕𝒕𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒁𝒐𝒐𝒏𝒐𝒔𝒆𝒔 𝑬́𝒎𝒆𝒓𝒈𝒆𝒏𝒕𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝑹𝒆-𝒆́𝒎𝒆𝒓𝒈𝒆𝒏𝒕𝒆𝒔 (𝑷𝑵𝑷𝑳𝒁𝑬𝑹) [11], le 𝑹𝒆́𝒔𝒆𝒂𝒖 𝒅’𝑬́𝒑𝒊𝒅𝒆́𝒎𝒊𝒐-𝑺𝒖𝒓𝒗𝒆𝒊𝒍𝒍𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝑴𝒂𝒍𝒂𝒅𝒊𝒆𝒔 𝑨𝒏𝒊𝒎𝒂𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒖 𝑪𝒂𝒎𝒆𝒓𝒐𝒖𝒏 (𝑹𝑬𝑺𝑪𝑨𝑴) [12], et la 𝑷𝒓𝒊𝒐𝒓𝒊𝒔𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆𝒔 𝒁𝒐𝒐𝒏𝒐𝒔𝒆𝒔 𝒂𝒖 𝑪𝒂𝒎𝒆𝒓𝒐𝒖𝒏 [13] ont vu le jour.
𝟏. 𝐒𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐞 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 « 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐭𝐞́ » [10]
La stratégie nationale « une santé » a pour ambition de redonner un nouveau visage au 𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐭𝐞́ camerounais avec une approche multisectorielle.
Elle valorise la 𝐜𝐨𝐨𝐫𝐝𝐢𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧, la 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 et la 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐚𝐛𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 entre la santé humaine, la santé animale, l’environnement et toutes les autres disciplines impliquées dans le domaine de la santé.
𝟐. 𝐏𝐫𝐨𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐏𝐫𝐞́𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐋𝐮𝐭𝐭𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐙𝐨𝐨𝐧𝐨𝐬𝐞𝐬 𝐄́𝐦𝐞𝐫𝐠𝐞𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐑𝐞-𝐞́𝐦𝐞𝐫𝐠𝐞𝐧𝐭𝐞𝐬 (𝐏𝐍𝐏𝐋𝐙𝐄𝐑) [11]
Le PNPLZER a été adopté en 2012 (et fonctionnel depuis 2014) avec pour ambition de 𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒖 𝑪𝒂𝒎𝒆𝒓𝒐𝒖𝒏 𝒂̀ 𝒍’𝒉𝒐𝒓𝒊𝒛𝒐𝒏 𝟐𝟎𝟑𝟓 𝒖𝒏𝒆 𝒓𝒆́𝒇𝒆́𝒓𝒆𝒏𝒄𝒆 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍𝒆 𝒆𝒏 𝒎𝒂𝒕𝒊𝒆̀𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒖𝒕𝒕𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒛𝒐𝒐𝒏𝒐𝒔𝒆𝒔 𝒆́𝒎𝒆𝒓𝒈𝒆𝒏𝒕𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒓𝒆-𝒆́𝒎𝒆𝒓𝒈𝒆𝒏𝒕𝒆𝒔.
Partant du constat que la recherche actuelle sur les zoonoses n’est pas faite dans un 𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐝𝐢𝐬𝐜𝐢𝐩𝐥𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞, le Programme Zoonoses se positionne comme l’outil par excellence de mise en œuvre de 𝐥’𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞 « 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐭𝐞́ ».
De plus, le Cameroun de par sa position géographique au niveau de la région du 𝐆𝐨𝐥𝐟𝐞 𝐝𝐞 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞, est dans un bassin à risque zoonotique permanent.
Ce pays a une population d’environ 𝟐𝟕 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝’𝐡𝐚𝐛𝐢𝐭𝐚𝐧𝐭𝐬 dont 𝟒𝟖% vivent en zone rurale où certaines pratiques socioculturelles, comportementales et socioprofessionnelles peuvent contribuer à la transmission des zoonoses.
C’est pourquoi, le PNPLZER a considéré les 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐫𝐮𝐫𝐚𝐥𝐞𝐬 comme l’un des bénéficiaires majeurs de ses activités parmi lesquelles la sensibilisation et la recherche en milieu rural occupent une place majeure.
𝟑. 𝐏𝐫𝐢𝐨𝐫𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐳𝐨𝐨𝐧𝐨𝐬𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐂𝐚𝐦𝐞𝐫𝐨𝐮𝐧 [13]
La première 𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐳𝐨𝐨𝐧𝐨𝐬𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐨𝐫𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 au Cameroun est issue de l’atelier de priorisation des maladies zoonotiques organisé en 2016 à Yaoundé.
Partant d’une liste initiale de 41 zoonoses déjà rapportées au Cameroun ou dans ses pays voisins, l’opération de priorisation a permis de ne retenir que 𝐜𝐢𝐧𝐪 (𝟎𝟓) 𝐦𝐚𝐥𝐚𝐝𝐢𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐨𝐫𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 sur la liste finale.
Il s’agissait par ordre de priorité de 𝒍𝒂 𝒓𝒂𝒈𝒆, 𝒍’𝒂𝒏𝒕𝒉𝒓𝒂𝒙, 𝒍𝒂 𝒈𝒓𝒊𝒑𝒑𝒆 𝒂𝒗𝒊𝒂𝒊𝒓𝒆, 𝒍𝒂 𝒇𝒊𝒆̀𝒗𝒓𝒆 𝒉𝒆́𝒎𝒐𝒓𝒓𝒂𝒈𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒂̀ 𝒗𝒊𝒓𝒖𝒔 𝑬𝒃𝒐𝒍𝒂/𝑴𝒂𝒓𝒃𝒖𝒓𝒈 et 𝒍𝒂 𝒕𝒖𝒃𝒆𝒓𝒄𝒖𝒍𝒐𝒔𝒆 𝒃𝒐𝒗𝒊𝒏𝒆.
Un atelier ultérieur a complété cette liste avec 05 nouvelles zoonoses (𝒔𝒂𝒍𝒎𝒐𝒏𝒆𝒍𝒍𝒐𝒔𝒆, 𝒃𝒓𝒖𝒄𝒆𝒍𝒍𝒐𝒔𝒆, 𝑴𝒐𝒏𝒌𝒆𝒚𝒑𝒐𝒙, 𝒇𝒊𝒆̀𝒗𝒓𝒆 𝑳𝒂𝒔𝒔𝒂 𝒆𝒕 𝒕𝒓𝒚𝒑𝒂𝒏𝒐𝒔𝒐𝒔𝒎𝒐𝒔𝒆), portant ainsi à 𝐝𝐢𝐱 (𝟏𝟎) le nombre total de zoonoses prioritaires au Cameroun.
Ces maladies avaient obtenus les meilleurs scores pondérés pour les cinq (05) critères de priorités retenus à l’occasion de l’atelier de priorisation comme suit :
𝐂𝐫𝐢𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝟏
𝑬𝒕𝒂𝒕 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒎𝒂𝒍𝒂𝒅𝒊𝒆 𝒄𝒉𝒆𝒛 𝒍𝒆𝒔 𝒉𝒖𝒎𝒂𝒊𝒏𝒔, 𝒍𝒆𝒔 𝒂𝒏𝒊𝒎𝒂𝒖𝒙 𝒅𝒐𝒎𝒆𝒔𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒍𝒂 𝒇𝒂𝒖𝒏𝒆 𝒔𝒂𝒖𝒗𝒂𝒈𝒆 𝒂𝒖 𝑪𝒂𝒎𝒆𝒓𝒐𝒖𝒏
Il s’agissait du risque potentiel de la maladie à entraîner des épidémies, l’existence des épidémies signalées chez l’humain ou chez les animaux.
𝐂𝐫𝐢𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝟐
𝑴𝒐𝒓𝒕𝒂𝒍𝒊𝒕𝒆́, 𝒎𝒐𝒓𝒃𝒊𝒅𝒊𝒕𝒆́ 𝒆𝒕 𝒉𝒂𝒏𝒅𝒊𝒄𝒂𝒑 𝒄𝒉𝒆𝒛 𝒍’𝒉𝒐𝒎𝒎𝒆
Il s’agissait bien évidemment d’évaluer les retombées négatives de la maladie sur la population humaine.
𝐂𝐫𝐢𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝟑
𝑷𝒐𝒕𝒆𝒏𝒕𝒊𝒆𝒍 𝒅𝒆 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒂𝒈𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒓𝒂𝒑𝒊𝒅𝒆 𝒑𝒂𝒓𝒎𝒊 𝒍𝒆𝒔 𝒂𝒏𝒊𝒎𝒂𝒖𝒙 𝒆𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝒉𝒖𝒎𝒂𝒊𝒏𝒔
Ici, était prise en considération la vitesse avec laquelle la maladie se transmet d’humain à humain et d’animal à humain.
𝐂𝐫𝐢𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝟒
𝑰𝒎𝒑𝒂𝒄𝒕 𝒔𝒐𝒄𝒊𝒐-𝒆𝒏𝒗𝒊𝒓𝒐𝒏𝒏𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕𝒂𝒍 𝒆𝒕 𝒆́𝒄𝒐𝒏𝒐𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒎𝒂𝒍𝒂𝒅𝒊𝒆
Ce critère était en rapport étroit avec le poids de la maladie ou des mesures prises pour son contrôle pouvant entraîner des stigmatisations et des perturbations économiques et communautaires.
𝐂𝐫𝐢𝐭𝐞̀𝐫𝐞 𝟓
𝑪𝒂𝒑𝒂𝒄𝒊𝒕𝒆́ 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒅𝒆́𝒕𝒆𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒍𝒂 𝒑𝒓𝒆́𝒗𝒆𝒏𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒆𝒕 𝒍𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒐̂𝒍𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒎𝒂𝒍𝒂𝒅𝒊𝒆𝒔 𝒛𝒐𝒐𝒏𝒐𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆 𝒑𝒂𝒚𝒔
Il s’agissait ici de mesurer la capacité du pays à détecter et à contrôler la maladie.
Notons pour conclure que la 𝑹𝒆́𝒔𝒆𝒂𝒖 𝒅’𝑬́𝒑𝒊𝒅𝒆́𝒎𝒊𝒐-𝑺𝒖𝒓𝒗𝒆𝒊𝒍𝒍𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝑴𝒂𝒍𝒂𝒅𝒊𝒆𝒔 𝑨𝒏𝒊𝒎𝒂𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒖 𝑪𝒂𝒎𝒆𝒓𝒐𝒖𝒏 (𝑹𝑬𝑺𝑪𝑨𝑴) [12], qui est l’organe du Ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA) chargé de la surveillance des maladies animales y compris les zoonoses a également choisi 10 maladies prioritaires dont 𝐬𝐞𝐩𝐭 (𝟎𝟕) 𝐳𝐨𝐨𝐧𝐨𝐬𝐞𝐬.
Il s’agit de la maladie de Newcastle, la grippe aviaire, la rage, la tuberculose bovine, la fièvre hémorragique à virus Ebola, la brucellose et l’anthrax [12].
𝗟𝗮 𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗿𝘁𝗶𝗲
Au Cameroun, les zoonoses constituent pour la santé humaine et la santé animale, une charge importante dont l’ampleur exacte reste encore méconnue.
Au niveau mondial, les premières tentatives visant à les chiffrer l’impact des zoonoses montrent que l’incidence de certaines zoonoses est probablement 10 à 100 fois plus élevée que les valeurs annoncées. Le risque d’extension de ces maladies est donc réel.
Il faut pour les combattre une collaboration efficace entre le secteur de la santé humaine et celui de la santé animale dans l’environnement qui les abrite.
©️ Dr 𝑨𝒓𝒎𝒂𝒏𝒅 𝑭𝑶𝑲𝑬𝑵𝑮
Vétérinaire
𝐑𝐞́𝐟𝐞́𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬
1. Acha PN, Szyfres B. Zoonoses and communicable diseases common to man and animals. Washington, DC: Pan American Health Organization; 2001. (Scientific and technical publication / Pan American Health Organization).
2. Shears P. Communicable disease surveillance with limited resources: the scope to link human and veterinary programmes. Acta Trop. 21 juill 2000 ;76(1):3‑7.
3. UNEP. Preventing the next pandemic: Zoonotic diseases and how to break the chain of transmission [Internet]. UNEP. P. O. Box 30552, Nairobi 00100, Kenya.; 2020. 82 p. Disponible sur: www.unep.org.
4. UNEP. Zoonoses: Blurred Lines of Emergent Disease and Ecosystem Health. 2016. 14 p.
5. Fèvre EM, Glanville WA, Thomas LF, Cook EAJ, Kariuki S, Wamae CN. An integrated study of human and animal infectious disease in the Lake Victoria crescent small-holder crop-livestock production system, Kenya. BMC Infect Dis. 2017;17(457):14.
6. Hammen VC, Settele J. Biodiversity and the Loss of Biodiversity Affecting Human Health☆. In: Nriagu J, éditeur. Encyclopedia of Environmental Health (Second Edition) [Internet]. Oxford: Elsevier; 2019 [cité 3 juin 2021]. p. 340‑50. Disponible sur: https://www.sciencedirect.com/.../pii/B9780124095489115854.
7. Grace D. Infectious Diseases and Agriculture. In: Ferranti P, Berry EM, Anderson JR, éditeurs. Encyclopedia of Food Security and Sustainability [Internet]. Oxford: Elsevier; 2019 [cité 3 juin 2021]. p. 439‑47. Disponible sur: https://www.sciencedirect.com/.../pii/B9780081005965215709.
8. Todd ECD. Challenges to global surveillance of disease patterns. Mar Pollut Bull. 1 janv 2006 ;53(10):569‑78.
9. Anderson BD, Gray GC. Emerging and Reemerging Infectious Diseases. In: Schmidt TM, éditeur. Encyclopedia of Microbiology (Fourth Edition) [Internet]. Oxford: Academic Press; 2014 [cité 3 juin 2021]. p. 112‑22. Disponible sur: https://www.sciencedirect.com/.../pii/B9780128012383001653.
10. Zambou. Stratégie Nationale Une Santé du Cameroun. Cameroun; 2012. 12 p.
11. MINSANTE. Programme national de prévention et de lutte contre les zoonoses émergentes et re-émergentes. Cameroun; 2012. 83 p.
12. MINEPIA. Evaluation du dispositif national de surveillance des maladies animales. Yaoundé: MINEPIA, OIE, FAO, USAID; 2018 p. 97. Report No.: 1.
13. MINSANTE. Priorisation des maladies zoonotiques pour l’engagement intersectoriel au Cameroun. 2016;15.
Bonjour et bienvenue sur vétérinaires du pays. Suite à vos multiples demandes nous avons cédé. Dans ce nouvel article, réalisée pour les passionnés d’animaux et de santé animale vous allez découvrir le merveilleux chemin à parcourir pour être qualifié à terme de docteur vétérinaire.Vous allez aussi voir et comprendre les défis auxquels cette formation fait appel et surtout ce qui vous attend au bout du tunnel. Si donc vous voulez être vétérinaire et vous demandez par où commencer, alors vous êtes au bon endroit. Lisez jusqu’à la fin de cette vidéo car nous allons vous présenter quelques grandes écoles vétérinaires prestigieuses dans le monde francophone. Aussi, ne vous inquiétez pas, Votre question du jour sera à l’ordre du jour
Avant d’engager ce voyage, avez-vous idée de la destination. Et en plus clair, Avez-vous déjà entendu parler de vétérinaire ? Si oui Ecoutez ca ! Sinon,ecoutez également ca
Le vétérinaire n’est pas que le médecin des animaux. Il est au carrefour de trois santés : la santé animale, la santé humaine et la de l’environnement.(Approche une santé, nous y reviendrons)
Ayant de solides compétences sur les maladies transmissibles des animaux aux humains, le vétérinaire soigne les animaux et en les empêchant de tomber malades, il contribuer à protéger la santé de l’humanité.
De plus, en réduisant l’utilisation des antibiotiques chez les animaux, le vétérinaire devient un un maillon central de la lutte contre résistance antimicrobienne.
De même, en contrôlant la qualité des denrées alimentaires d’origine animale, le vétérinaire agit pour la santé les consommateurs.
De par sa formation, il est expert dans les questions d’environnement, de biodiversité et de faune sauvage.
Mais alors comment devient-on Vétérinaire en Europe ou en Afrique ? nous en reparlons dans quelques instants
Devenir Vétérinaire
1- Les qualités requises pour aspirer à cette profession
- Aimer sincèrement les animaux : Par essence, le vétérinaire doit être passionné par les animaux, que ce soit les animaux de compagnie(chiens, les chats) ou les animaux de rente (vaches, mouton/chèvres, porcs) et même de la faune sauvage (les serpents, lions, gorilles).
- Avoir du courage et un bon sens de l’observation : Le vétérinaire doit être capable de manipuler différentes espèces animales sans crainte et avec assurance. Il doit etre doté d’un sens élévé de l'observation car ses patients ne parlent pas le langage des humains
- Avoir de la rigueur, de la discipline et de bonnes aptitudes physiques. le vétérinaire doit être rapide, rigoureux et habile. Il doit être très concentré lors de ses prestations car il manipule des animaux qui sont en général dangereux. Ses bonnes performances physiques sont necessaires surtout lorsqu’il intervient sur les animaux de rente ou sur les animaux sauvages.
- Avoir le sens aiguisé de la communication : le vétérinaire qui soigne un animal soigne indirectement son propriétaire. Il doit trouver les mots justes pour expliquer la situation de l’animal à son maître en faisant preuve d’une finesse digne d’un excellent Psychologue.
- Etre suffisamment disponible : le vétérinaire doit être prêt à gérér des urgences à des heures les plus incoupconnées² et même pendant les weekends et les jours fériés.
Si donc vous pensez être fait pour la médecine vétérinaire, nous vous présentons le parcours de formation dans quelques instant.
NB : Relevons premièrement ici que, Malgré les dérives observées sur le terrain, Le doctorat vétérinaire est le seul diplôme permettant d’exercer la médecine et la chirurgie des animaux
EN AFRIQUE francophone
La formation dans la plupart desd écoles vétérinaires dure 6 ans sans années préparatoires.
L’idée de la création d’une faculté vétérinaire inter-africaine d’expression française fut émise en 1961 à Dakar. En 1971, la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’OCAM adopte la convention créant l’EISMV. Elle dessert 15 États et ses domaines de compétences sont très vastes. Sa mission est de renforcer les capacités en matière de santé et productions animales pour contribuer au développement économique et social de l’Afrique à travers une formation de qualité. Sa vision est d’être un pôle régional compétitif et d’excellence pour une Afrique où la chaîne de valeur de l’élevage exprime son potentiel pour nourrir le continent et pour contribuer à sa prospérité.
Cette Ecole a une double vocation d’enseignement et de recherche et forme des vétérinaires et ingénieur des productions animales’. L’enseignement porte sur l’ensemble des connaissances indispensables à tous les vétérinaires ainsi que sur le contrôle et l’utilisation des produits d’origine animale, y compris les produits de la pêche.
L’Entrée se fait sur concours et la formation dure : 6 ans
AU CAMEROUN
Il existe une Ecole vétérinaire Privée à l’université des Montagnes de Bangangté dans laquelle vous accédez par concours ou sur étude de dossier et 2 écoles vétérinaires publiques ou d’Etat : Il s’adit de la Faculté d’agriculture et de Médecine vétérinaire de l’Université de Buéa et de l’Ecole des sciences et de médecine vétérinaire de l’université de Ngaoundéré
Création : L'Ecole des Sciences et de Médecine vétérinaire (ESMV) est un établissement créé en 1993 par décret présidentiel n° 93/028 du 19 janvier 1993, portant sur l'organisation administrative et académique de l'Université de Ngaoundéré.
Elle a été ouverte par arrêté ministériel le 30 octobre 2007, avec pour but de former des hauts cadres de santé et de productions animales.
L'admission se fait par deux voies :
1- Par voie de concours, niveau Baccalauréat scientifique. Ce concours est donc ouvert aux Camerounais des deux genres, âgés d’au plus 26 ans et titulaires d'un Baccalauréat série C ou D, ou d'un General Certificate of Education Advanced Level (GCE "A" Level) 2 matières scientifiques y compris la biologie.
2- Par voie d’étude de dossiers pour les candidats camerounais, des pays de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale ou étrangers dans la limite des places disponibles. De même, pour les candidats admis sur étude de dossiers, le coût de la formation est légèrement plus élevé.
NB. Notons toutefois que les candidats ressortissants des pays membres de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC) ayant ratifié les textes relatifs au traitement national des étudiants et justifiant des qualifications requises sont admis à composer dans les mêmes conditions que leurs homologues camerounais.
L’Ecole est placée sous l’autorité d’un Directeur, la formation théorique et pratique et clinique dure 6 ans en un cycle unique sanctionné par le diplôme professionnel de Doctorat en Médecine Vétérinaire, le saint graal.
Question du jour
Pensez-vous être fait pour la médecine vétérinaire ?
Si oui, dans quelle école souhaitez-vous vous former ?
Réponses en commentaire.
©️ Dr Armand Fokeng
Vétérinaire
Facteurs de réussite d’un traitement
Dans la philosophie d’un traitement médicamenteux, vous pouvez obtenir votre miracle : la guérison car la guérison en elle-même est un miracle ; Dans un autre cas, l’équation peut dépasser votre organisme et tout l’environnement dans lequel vous vous trouvez ; c’est alors que vous passez à côté du miracle (issue funeste). J’espère de ce fait que cela ne soit plus une bêtise verbale à vos oreilles si je me proposais de parler avec vous des facteurs favorisant le succès ou l’échec d’un traitement. Ne m’insultez surtout pas car je suis très sensible aux propos orduriers.
Facteurs endogènes (liés à l’animal) qui répond à la question QUI
Age : les nouveaux-nés ou alors les vieux sont des risques vis-à-vis de certains anesthésiques et de certaines molécules ;
Stade physiologique : ne pas utiliser certains médicaments chez les femelles gestantes corticoïdes, certains vermifuge…
Sensibilité (allergie) : certains animaux sont sensibles à certains produits : aspirine, ivermectine chez chat et chien ;
Race : certaines races de chien sont naturellement plus sensibles que d’autres (ex : cane corso par rapport au berger Allemand en contexte africain)
Sexe :
Poids : influe directement sur la dose du médicament
Comorbidité ou antécédents : glucosé chez le chien diabétique ?
Facteurs exogènes (non liés à l’animal)
Le médicament (Contrefait, Périmé, inadéquat, mal conservé en rapport avec les prescriptions du fabriquant, la forme galénique : un animal anorexique ne mangera pas votre médicament que vous mettez dans la viande même si vous voulez son bien, vous devez alors injecter…)
Le propriétaire : c’est le propriétaire qui vous donne la plupart des informations sur l’animal (antécédents, race, environnement, nutrition…) et l’évolution de sa maladie, c’est le propriétaire qui assure l’observance du traitement, c’est le propriétaire qui doit acheter les médicaments et payer tous les frais des traitement et suivi de son animal (« Vous ne pouvez pas vouloir le résultat Allemand au prix chinois » Dr. HERZ). Le propriétaire est donc la personne centrale dans la réussite ou l’échec d’un traitement. C’est lui qui alerte en cas de perturbation inhabituelle.
Le praticien (compétence) : plateau technique du cabinet, compétence du praticien, Bien expliquer les différents aspects de la maladie au propriétaire en insistant sur l’approche thérapeutique, le pronostic et la durée probable du traitement.
L’environnement : pas de labo pour pousser le diagnostic plus loin, consultation inadéquate, mauvais diagnostic
Observance du traitement : c’est la responsabilité du propriétaire sur le contrôle plus ou moins étroit du vétérinaire ;
Épidémiologie de la zone : (vacciner dans une zone endémique pour une maladie nécessite certaines précautions, idem pour le traitement avant consultation minutieuse)
La saison :
Maladie : certaines maladies présentent des signes ou symptômes disparaissent à des stades assez précoces de la maladie. L’hyperthermie qui disparaitrait assez tôt dans la babésiose ou encore la mortalité qui chute dans la bursite infectieuse (Ma ladie de Gumboro).
©️ Dr Armand Fokeng
Vétérinaire