Voici une hypothèse quant à une version synthétique de la méthode sur laquelle repose le processus de prise de décision des dirigeants dont les résultats me semblent les plus convaincants. Ils ne la rendent pas nécessairement perceptible.
Ils obtiennent, souvent par des voies détournées, une liste des actions préconisées par:
les autres dirigeants
le «terrain», donc ceux qui sont les plus directement impliqués
(en particulier production, marketing/vente et R&D)
Il en discute, surtout mais pas exclusivement avec d'autres dirigeants qui instilleront de la stratégie, des consultants, des partenaires...
Tout se passe comme si, en simplifiant, il tentait d'obtenir ainsi pour chaque élément de la liste son score relatif aux autres éléments, établi par chacun de ses interlocuteurs. Chaque score est d'autant plus élevé que l'action est jugée (dans cet ordre):
motivante
tant durant son exécution que par ses effets
réversible
à quel point, en la menant comme après l'avoir menée, on peut revenir à l'état antérieur
composable
proportionnel à sa durable compatibilité avec les autres éléments de la liste
probablement couronnée de succès
L'élément dont la moyenne harmonique des scores est la plus élevée l'emporte.
L'expert, au sein d'un groupe de professionnels, est la personne dont les autres reconnaissent la meilleure capacité à déterminer à tout moment si mieux vaut commencer par glaner des informations ailleurs, analyser ce dont on dispose, ou bien jouer de l'empirisme.