1. Le rite des fiançailles
a) L’entrée
« Réjouis-toi, ô Reine, glorieuse Vierge et Mère. Quel rhéteur assez riche d’éloquence trouverait le ton qui convient, tournant élégamment un éloge digne de toi ? Car tout esprit chancelle devant le mystère de ton enfantement divin. Aussi nous unissons nos voix pour te magnifier. »
السلامُ عليكِ أيّتها الملكة فخرُ العذارى والأُمّهات. لأنَّ كلَّ فمٍ من ذوي الفصاحة والبلاغة لا يقدِرُ أنْ يمدحَكِ بحسب الواجب، وكلَّ عقلٍ حصيف إذا رام أن يعقل سرّ مولدِك، فيصير ناقصًا متحيّرًا. فَلذلك باتِّفاقِ الأصوات نُمَجِّدكِ.
Prêtre : Béni soit notre Dieu, en tout temps, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.
Chœur : Amen.
الكاهن: تبارك إلهنا كلّ حين الآن وكلّ أوان وإلى دهر الداهرين.
الخورس: آمين.
b) L’échange des alliances
Prêtre :
Seigneur, notre Dieu, Toi qui t’es choisi l’Église comme épouse pure et immaculée parmi toutes les nations, bénis (†) ces fiançailles ; unis tes serviteurs N. et N., et garde-les dans la paix et la concorde.
Car c’est à Toi qu’appartiennent toute gloire, honneur et adoration, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles
Chœur : Amen.
الكاهن: يا من سبق فخطب لذاته الكنيسة التي من الأمم عذراء نقيّة، بارك هذه الخطبة واجمع عبدَيك هذين واحفظهما في السلام والوفاق
لأنّه لك ينبغي كلّ مجد وإكرام وسجود أيّها الآب والابن والروح القدس الآن وكلّ أوان وإلى دهر الداهرين
الخورس: آمين
Le Prêtre prend les anneaux. Avec l’anneau (d’or) il trace un triple signe de croix sur la tête du fiancé, disant chaque fois :
Le serviteur de Dieu N. prend pour fiancée la servante de Dieu N., au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.
الكاهن: يُعَربَن عبد الله (فلان) على أمة الله (فلانة) باسم الآب والابن والروح القدس.
الخورس: آمين.
Il donne l’anneau au fiancé, le lui mettant au doigt de la main droite, sans l’enfoncer. Puis, avec l’anneau d’argent, il trace un triple signe de croix sur la tête de la fiancée, disant chaque fois :
La servante de Dieu N. prend pour fiancé le serviteur de Dieu N., au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.
الكاهن: تُعَربَن أمة الله (فلانة) على عبد الله (فلان) باسم الآب والابن والروح القدس.
الخورس: آمين.
Il donne l’anneau d’argent à la fiancée, le lui mettant au doigt de la main droite, sans l’enfoncer.
Le prêtre échange les alliances pour la dernière fois en les mettant à leur place
Le serviteur de Dieu N. prend pour fiancée la servante de Dieu N., au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.
الكاهن: يُعَربَن عبد الله (فلان) على أمة الله (فلانة) باسم الآب والابن والروح القدس.
الخورس: آمين.
2. Le rite du couronnement
a) Les prières
Psaume 127
Bienheureux tous ceux qui craignent le Seigneur et marchent dans ses voies.
Du labeur de tes mains tu te nourriras, heur et bonheur pour toi !
Ton épouse est comme une vigne féconde dans l’enclos de ta maison, tes fils comme de jeunes plants d’olivier autour de ta table.
Voilà de quels biens sera béni l’homme qui craint le Seigneur.
Puisses-tu voir Jérusalem dans le bonheur tous les jours de ta vie, et voir les fils de tes fils !
الكاهن: طوبى لجميع الذين يتَّقون الرب، السالِكين في طرُقِه
إنّكَ تأكُلُ من تعَبِ يَدَيك، فلكَ الطوبى والخير
امرأتُكَ مثلُ كرمةٍ مُخصبةٍ في جوانب بيتكِ. بنُوك كفروعِ الزَّيتون حولَ مائدتك
هكذا يباركُ الإنسانُ الذي يتّقي الربّ
Chœur : المجدُ لك يا إلهنا، المجدُ لك
Gloire à Toi, notre Dieu, gloire à Toi !
Δόξα σοι, ο Θεός ημων, δόξα σοι (Doxa si o Theos imon, doxa si)
Prêtre : Mon fils (untel), veux-tu, en pleines conscience et liberté, prendre (unetelle) comme légitime épouse, selon les lois de la Sainte Église ?
يا ابني (فلان)، هل تريد برضاك واختيارك أن تتّخذ ابنتَنا (فلانة) زوجةً شرعيّة لك بحسب قوانين الكنيسة المقدّسة؟
Fiancé : Oui ! نعم
Prêtre : Ma fille (unetelle), veux-tu, en pleines conscience et liberté, prendre (untel) comme légitime époux, selon les lois de la Sainte Église ?
Fiancée : Oui !
Diacre : Bénis, Père.
Prêtre : Béni soit le règne du Père et du Fils et du Saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.
Chœur : Amen.
يرسم الكاهن بالإنجيل إشارة الصليب كما في بدء القدّاس
الكاهن: مُباركةٌ مملكة الآب والابن والروح القدس، الآنَ وكلَّ أوانٍ وإلى دهرِ الداهرين
الخورس: آمين
Le Diacre dit la grande litanie de paix. À chaque demande, le Chœur répond : Kyrie eleison.
En paix prions le Seigneur.
Pour la paix qui vient d’en haut et pour le salut de nos âmes, prions le Seigneur.
Pour la paix du monde entier, la prospérité des saintes Églises de Dieu et pour l’union de tous, prions le Seigneur.
Pour cette sainte maison, et pour ceux qui y pénètrent avec foi, respect et crainte de Dieu, prions le Seigneur.
Pour notre bienheureux patriarche (ou évêque) N., l’honorable ordre des prêtres, pour les diacres qui servent dans le Christ, pour tout le clergé et le peuple, prions le Seigneur.
Pour le serviteur de Dieu N. et la servante de Dieu N, qui maintenant s’unissent l’un à l’autre pour la vie commune dans le mariage, et pour leur salut prions le Seigneur.
Pour que ce mariage soit béni comme celui de Cana en Galilée, prions le Seigneur.
Pour que leur soient accordées la tempérance et une heureuse postérité, prions le Seigneur.
Pour qu’ils se réjouissent à la vue de leurs fils et de leurs filles, prions le Seigneur.
Pour qu’ils bénéficient d’une descendance nombreuse et d’une vie sans tâche, prions le Seigneur.
Pour que leur soit accordé, ainsi qu’à nous, tout ce qu’on peut demander en vue du salut, prions le Seigneur.
Pour que leur soient épargnés, ainsi qu’à nous-mêmes, affliction, colère, péril et nécessité, prions le Seigneur.
Protège-nous, sauve-nous, aie pitié de nous et garde-nous, ô Dieu, par ta grâce.
Faisant mémoire de Notre Dame, la toute sainte, immaculée, bénie par-dessus tout, glorieuse Mère de Dieu et toujours Vierge Marie (†), ainsi que de tous les saints, confions-nous nous-mêmes, confions-nous les uns les autres, et confions toute notre vie, au Christ (†) notre Dieu.
Chœur : À toi, Seigneur.
Prêtre :
Car c’est à Toi qu’appartiennent toute gloire, honneur et adoration, Père (†), Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles de siècles.
Chœur : Amen.
الكاهن: بسلام إلى الربّ نطلب
الخورس: يا ربّ ارحم
وكذلك بعد كل من الطلبات التالية
الكاهن: لأجل السلام العلويّ وخلاص نفوسنا، إلى الربّ نطلب
لأجل سلام العالم أجمع، وثبات كنائس الله المقدّسة، واتّحاد الجميع، إلى الربّ نطلب
لأجل هذا البيت المقدّس، والداخلين إليه بإيمان وورع ومخافة الله، إلى الربّ نطلب
لأجل رئيس كهنتنا (فلان) الموقَّر، وكهنته المكرَّمين، والشمامسة الخدام بالمسيح، وجميع الإكليروس والشعب، إلى الربّ نطلب
لأجل عبد الله (فلان) وأمة الله (فلانة) اللذين يقترنان الآن لشركة الزواج، ولأجل خلاصِهما، إلى الربّ نطلب
لأجل أن يُبارك هذا العرس، كما بورِك عرسُ قانا الجليل، إلى الربّ نطلب
لأجل أن يُمْنحا العفّة وثمرَ الحشى لخيرهما، إلى الربّ نطلب
لأجل أن يَبتَهجا بمعاينة بنينَ وبناتٍ، إلى الربّ نطلب
لأجل أن يُمنحا التمتُّع بكثرةِ الأولاد، وعيشةً لا عيبَ فيها، إلى الربّ نطلب
لأجل أن تُوهَبَ لهما ولنا جميع الطلبات الآئلة إلى الخلاص، إلى الربّ نطلب
لأجل نجاتهما ونجاتنا من كلّ ضيق وغضب وخطر وشدّة إلى الربّ نطلب
أعضدنا وخلصنا وارحمنا واحفظنا، يا الله، بنعمتك
لنذكر سيدتنا الكاملة القداسة، الطهارة الفائقة البركات المجيدة، والدة الإله الدائمة البتولية مريم، وجميع القديسين، ولنودع الإله ذواتنا وبعضنا بعضًا وحياتنا كلها
الخورس: لك يا ربّ
الكاهن: لأنّه لك ينبغي كلّ مجد وإكرام وسجود، أيُّها الآب والابن والروح القدس، الآن وكلّ أوان وإلى دهر الداهرين
الخورس: آمين
Diacre : Prions le Seigneur.
Chœur : Kyrie eleison.
Prêtre :
Béni es-tu Seigneur notre Dieu, qui accomplis le mariage mystique et pur, et institues le mariage corporel. Toi qui sauvegardes la pureté et réglementes la vie ordinaire ;
Toi-même maintenant aussi, Maître, qui au commencement as formé l’homme et l’as établi roi de la création. Toi qui déclaras : « il n’est pas bon pour l’homme de demeurer seul sur la terre, faisons-lui une aide semblable à lui » et qui, ayant pris une de ses côtes, as formé la femme dont Adam dit en la voyant : « ceci est os de mes os et chair de ma chair ». Toi qui as dit : « elle sera appelée femme parce qu’elle a été tirée de son époux, et pour cela l’homme délaissera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils ne formeront plus qu’une seule chair » ;
Toi qui as dit : « que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni »,
Toi-même maintenant aussi, Maître, Seigneur notre Dieu, envoie ta grâce céleste sur tes serviteurs que voici, N. et N. ; afin qu’ils vivent selon ta volonté
[17]donne à cette jeune fille d’être soumise en toutes choses à son mari
et à ton serviteur que voici d’être le chef de sa femme, pour qu’ils vivent selon ta volonté.
Bénis-les, Seigneur notre Dieu, comme tu as béni Abraham et Sarah ;
bénis-les, Seigneur notre Dieu, comme tu as béni Isaac et Rébecca ;
bénis-les, Seigneur notre Dieu, comme tu as béni Jacob et tous les patriarches ;
bénis-les, Seigneur notre Dieu, comme tu as béni Joseph et Asneth ;
bénis-les, Seigneur notre Dieu, comme tu as béni Moïse et Séphora ;
bénis-les, Seigneur notre Dieu, comme tu as béni Joachim et Anne ;
bénis-les, Seigneur notre Dieu, comme tu as béni Zacharie et Élisabeth.
Préserve-les, Seigneur notre Dieu, comme tu as préservé Noé dans l’arche ;
préserve-les, Seigneur notre Dieu, comme tu as préservé Jonas dans les entrailles du poisson ;
préserve-les, Seigneur notre Dieu, comme tu as préservé du feu les trois saints Jeunes Gens, en faisant descendre sur eux la rosée du ciel.
Que vienne en leur cœur cette joie qu’éprouva la bienheureuse Hélène, lorsqu’elle découvrit la précieuse Croix !
Souviens-toi d’eux, Seigneur notre Dieu, comme tu t’es souvenu d’Énoch, de Sem et d’Élie[18] ;
souviens-toi d’eux, Seigneur notre Dieu, comme tu t’es souvenu des quarante saints martyrs lorsque tu leur as envoyé du ciel leurs couronnes[19] ;
souviens-toi aussi, Seigneur, des parents qui les ont élevés, car les prières des parents affermissent les fondements des maisons.
Souviens-Toi, Seigneur notre Dieu, de tes serviteurs, les témoins, réunis pour prendre part à cette joie ;
Souviens-Toi, Seigneur, de ton serviteur N. et de ta servante N.
Bénis-les, donne-leur de beaux enfants ainsi que l’accord de leurs âmes et de leurs corps.
Exalte-les comme les cèdres du Liban, comme une vigne aux vigoureux sarments.
Donne-leur d’abondantes moissons, pour qu’ayant tout en suffisance, ils abondent en toute bonne action, te soient agréables et voient les fils de leurs fils comme de jeunes plants d’olivier autour de leur table.
Et pour que trouvant grâce à tes yeux, ils brillent comme des astres dans le ciel, en Toi notre Seigneur, qui, avec ton Père éternel (†) et ton Esprit vivifiant, possèdes gloire, puissance et adoration, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles
Chœur : Amen.
الكاهن: إلى الربّ نطلب
الخورس: يا رب ارحم
الكاهن: مُباركٌ أنت أيّها الربُّ إلهُنا، مُكمِّلُ العرُس السرّي الطّاهر، ومُشترِعُ العرس الجسديّ، حارسُ النقاوةِ والمدبّر الصّالحُ لأمور الحياة، يا مَن جَبَلَ الإنسان في البدءِ وأقامَهُ بمنزلةِ ملكٍ على الخليقة، وقال: ليس حسناً أن يبقى الإنسانُ وحدَهُ على الأرض، فلنَصْنعنَّ له مُعينًا على شِبههِ، فأخذ ضِلعاً من أضلاعه وجبَلَها امرأةً؛ فلمّا رآها آدم قال: هذهِ الآن عضو من أعضائي وبِضعَةٌ من لحمي، هذهِ تُدعى امرأةً لأنها من المرءِ أُخذت؛ لأجل ذلك يترُكُ الرَّجلُ أباهُ وأمَّهُ ويلزَم امرأتَهُ، فيصران كلاهما جسداً واحداً، ومَن زوَّجَهُما الله فلا يُفَرِّقهُما إنسان. أنتَ أيُّها السيّد الربّ إلهُنا، أرسل الآن أيضاً نِعمتَكَ السمّاوية على عَبدَيك (فلان وفلانة) وَهَبْ لهذهِ الفتاة أن تَخضع لرجلُها في جميع الأمور، ولعَبدكَ هذا أن يُصبح رأسًا لامرأتهِ ليعيشا بحسب مَشيئتكَ
باركهما أيّها الربّ إلهنا، كما باركت إبراهيم وسارة
باركهما أيُّها الربّ إلهُنا، كما باركت يُواكيم وحنَّة
باركهما أيُّها الربّ إلهنا، كما باركت زخريَّا وأليصابات
أُذكُرهما أيُّها الربّ إلهنا، كما ذكرتَ قدّيسيك الأربعين شهيدًا، إذْ أنزَلتَ عليهم الأكاليل من السماء
أُذكر أيها الرب الإله والدَيهما اللذَّين ربّياهما، لأنّ صلواتِ الوالدَين تُثّبِّتُ آساسَ البيوت
أُذكر أيّها الربّ إلهنا عَبدَيك الإشبينين اللذّين اجتمعا في هذا الفرح
أُذكر أيّها الرب إلهنا عبدكَ (فلانًا) وأمتكَ (فلانة) وباركهما. أعطهما ثمر الحشى وجمال النَّسل، واتّفاق النفس والجسد. ارفعهُما مثل أرز لبنان ومثل كرمة خصيبة، أُرزقهما غلالًا وافرة ليكتفيا من كلّ شيءٍ، فينموا في كلّ عملٍ صالح مرْضيٍّ لديك، وينظُرا بني بنيهما مثل غروس الزّيتون حول مائدتهما، وبعد أن يحسُنا في عينيك يُشرقان مثل الكواكب في السماء
بكَ يا ربّنا، الذي له المجد والعزّة والإكرام والسّجود، ولأبيه الأزليّ وروحه المحيي، الآن وكلّ أوانٍ إلى دهر الداهرين
الخورس: آمين
Diacre : Prions le Seigneur.
Chœur : Kyrie eleison.
Prêtre : Dieu Saint qui as façonné l’homme avec de la boue et qui de son côté as formé la femme et la lui as jointe comme son aide, montrant par là qu’il plaisait à ta magnanimité que l’homme ne soit pas seul sur la terre.
Toi-même aussi maintenant, Maître, étends ta main de ta sainte demeure et unis[20] ton serviteur N. et ta servante N., car c’est Toi qui unis la femme à l’homme.
Joins-les dans la concorde ;
couronne-les dans l’amour ;
unis-les en une seule chair ;
accorde-leur la fécondité, et que leur conduite soit irréprochable.
Car à toi appartiennent la puissance, le règne, la force et la gloire, Père (†), Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
Chœur : Amen.
الكاهن: إلى الربّ نطلب
الخورس: يا ربّ ارحم
الكاهن: أيّها الإله القدّوس، يا مَن جَبَلَ الإنسان من تُرابٍ وبَنى من جَنبهِ امرأةً على شبههِ لتكون له عونًا وزوَّجهُ بها. لأنه هكذا حَسُنَ لدى عَظمتِك أن لا يكون الإنسان وحده على الأرض، فأنت الآن أيّها السيّد، أرسل يدكَ من مسكنكَ المقدّس، واقرن[21] عبدَكَ (فلاناً) وأمتكَ (فلانة). لأن منك اقتران الرَّجلِ والمرأة. اجمعهما بالاتّفاق، كلِّلهما بالمحبة، وحِّدهما ليَصيرا جسدًا واحدًا. أنعم عليهما بثمرة الحشى، والتّمتع بأولادٍ أصحّاء، وبسيرةٍ غير ملومة
لأنّ لك العزَّة ولك الملك والقدرة والمجد، أيّها الآب والابن والروح القدس، الآن وكلَّ أوانٍ وإلى دهر الداهرين
الخورس: آمين
b) Le couronnement
(Echange des consentements ??)
Prenant alors les couronnes, le Prêtre couronne d’abord le marié en disant :
Le serviteur de Dieu N. reçoit pour couronne la servante de Dieu N., au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.
Puis il couronne la mariée en disant :
La servante de Dieu N. reçoit pour couronne le serviteur de Dieu N., au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.
Puis il échange les couronnes en les reposant comme elles étaient en disant :
Le serviteur de Dieu N. reçoit pour couronne la servante de Dieu N., au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.
Et il les bénit trois fois, disant (chantant ou faisant chanter) chaque fois :
Seigneur notre Dieu, * de gloire et d’honneur * couronne-les tous deux, et rends-les maîtres des œuvres de tes mains (3 fois)
حينئذ يتناول الكاهن الإكليلين، ويكلّل العريس بإكليله والعروس بإكليلها، راسماً على رأسيهما شكل صليب[22]، فيقول
الكاهن: يُكلَّل عبدُ الله (فلان) على أمة الله (فلانة)، باسم الآب والابن والروح القدس
الخورس: آمين
ثم يبدّل الإكليلين، واضعاً على رأس العروس إكليل العريس، وعلى رأس العريس إكليل العروس، ويباركهما راسماً على رأسيهما شكل صليب، فيقول
الكاهن: تُكلَّل أمةُ الله (فلانة) على عبدِ الله (فلان)، باسم الآب والابن والروح القدس
الخورس: آمين
ثم يعيد الإكليلين إلى وضعهما الأول، واضعاً على رأس العريس إكليله وعلى رأس العروس إكليلها، ويباركهما راسماً على رأسيهما شكل صليب، فيقول
الكاهن: يُكلَّل عبد الله (فلان) على أمة الله (فلانة)، باسم الآب والابن والروح القدس
الخورس: آمين
وفي الحال ينشد الحاضرون جميعاً النشيد التالي، على اللحن السابع
أيّها الرب إلهُنا بالمجد والكرامة كلِّلهما، وعلى أعمال يديك سلِّطهما (ثلاثًا)
c) Les lectures
Diacre : Soyons attentifs !
Lecteur : Prokimenon, t. 8 :
Tu as mis sur leur tête * une couronne aux fins joyaux.
Verset : Ils te demandent la vie, et tu la leur donnes.
Diacre : Sagesse !
Lecteur : Lecture de l’épître du saint apôtre Paul aux Éphésiens (5, 20-33)
Diacre : Soyons attentifs !
Lecteur :
Frères, en tout temps et pour toutes choses, rendez grâces à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus Christ.
Soyez soumis les uns aux autres, dans la crainte de Dieu.
Que les femmes soient soumises à leurs maris, comme au Seigneur,
car le mari est chef de la femme, comme le Christ est chef de l’Église, ce corps dont il est le sauveur.
Et, comme l’Église est soumise au Christ, les femmes le soient aussi en tout à leurs maris !
Que les maris aiment leurs femmes, comme le Christ a aimé l’Église : il s’est livré pour elle, afin de la sanctifier.
Lui faisant prendre un bain, il l’a purifiée par l’eau et la parole, afin de se la présenter à lui-même toute resplendissante, sans tache ni ride ni rien de tel, mais sainte et immaculée. De même les maris doivent aimer leurs femmes, comme leurs propres corps.
Aimer sa femme, n’est-ce pas s’aimer soi-même ? Or nul n’a jamais haï sa propre chair : on la nourrit au contraire, on en prend soin.
Et c’est ainsi que fait le Christ pour son Église, car nous sommes les membres de son corps, formés de sa chair et de ses os.
C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, pour s’attacher à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’une seule chair.
Ce mystère est de grande portée, je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Église.
Bref, que chacun de vous aime sa femme comme soi-même et que la femme respecte son mari.
Prêtre : Paix à toi lecteur.
Chœur : Alléluia, alléluia, alléluia.
الكاهن: فلنصغ
القارئ: (يتلو مقدّمة الرسالة): جعلت على رأسيهما إكليلًا من حجرٍ كريم
حياةً سألاكَ فأعطَيتهما طول الأيام
الكاهن: الحكمة
القارئ: فصل من رسالة القدّيس بولس الرسول إلى أهل أفسس
الكاهن: فلنصغ
القارئ: يا إخوة، اشكروا الله الآب كل حينٍ على كلّ شيء، باسم ربّنا يسوع المسيح، خاضعين بعضكم لبعضٍ بمخافة الله، أيّها النساء، اخضعن لرجالِكُنّ كما للربّ، لأن الرّجل هو رأس المرأة، كما أن المسيح هو رأس الكنيسة، وهو نفسه مُخلِّص الجسد، فكما تخضع الكنيسة للمسيح، كذلك فلتخضع النساء لرجالهنَّ في كل شيء. أيّها الرجال، أحبّوا نساءكم كما أحبّ المسيح أيضاً الكنيسة، وبذل نفسه لأجلها، ليُقدّسها مُطهِّراً إيّاها بغَسل الماء بالكلمة، ليُقدّمها لنفسه كنيسةً مجيدة، لا كلَف فيها ولا غَضْن ولا شيء مثل ذلك، بل تكون مقدّسةً وبلا عيب، فكذلك يجب على الرّجال أن يحبّوا نساءهم كأجسادهم. من أحبّ امرأته أحبّ نفسه، فإنّه لم يُبغض أحدٌ جسده قط، بل يُغذّيه ويُربّيه كما يعامل المسيح أيضًا الكنيسة، فإنّا أعضاء جسده، من لحمه ومن عظامه، لذلك يترك الرّجل أباه وأمّه ويلزم امرأته، فيصيران كلاهما جسدًا واحدًا. إنّ هذا السرّ لعظيم. وأنا أقول هذا بالنسبة إلى المسيح والكنيسة. وأنتم أيضاً، فليُجبب كلّ واحدٍ منكم امرأته كنفسه. ولتَهَبِ المرأة رَجُلها.
الكاهن: السلام لك، أيّها القارئ
Diacre : Sagesse ! debout ! écoutons le saint Évangile.
Prêtre : Paix à vous tous.
Chœur : Et à votre esprit.
Prêtre : Lecture de l’Évangile selon saint Jean (2, 1-11).
Chœur : Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi.
Diacre : Soyons attentifs.
Prêtre :
En ce temps-là, il y eut des noces à Cana de Galilée ;
et la mère de Jésus y était. Jésus aussi fut invité aux noces avec ses disciples.
Et, lorsque le vin fut épuisé,
la mère de Jésus lui dit : Ils n’ont plus de vin !
Jésus lui répondit : Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue !
Sa mère dit aux serviteurs : Tout ce qu’il vous dira, faites-le !
Il y avait là six jarres de pierre destinées aux ablutions rituelles des Juifs : elles contenaient chacune deux ou trois mesures (c'est-à-dire environ cent litres).
Jésus dit aux serviteurs : Remplissez les jarres avec de l’eau !
Et ils les remplirent jusqu’au bord.
Ensuite il leur dit : Puisez maintenant et portez-en au maître du repas !
Ils lui en portèrent ; et, lorsque le maître du repas eut goûté l’eau changée en vin, ne sachant d’où il venait - tandis que les serviteurs le savaient bien, ayant eux-mêmes puisé l’eau - il appela le marié et lui dit : Tout homme sert d’abord le bon vin et, quand les gens sont gais, le moins bon ;
mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent !
Tel fut, à Cana de Galilée, le premier des miracles que fit Jésus.
Il rendit manifeste sa gloire, et ses disciples crurent en lui.
Chœur : Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi.
الكاهن: في ذلك الزمان، كان عرسٌ في قانا الجليل وكانت أم يسوع هناك، فدُعي أيضًا يسوع وتلاميذه إلى العُرس، وإذ فرغت الخمرُ قالت أمّ يسوع له: ليس عندهم خمر، فقال لها يسوع: ما لي ولكِ يا امرأة. لم تأتِ ساعتي بعد، فقالت أمّه للخُدّام: مهما قال لكم فافعلوه، وكان هناك ستُّ أجاجين من حجرٍ موضوعةٍ بحسب تطهير اليهود. تسعُ كلّ واحدةٍ منها مطرين أو ثلاثة (أي حوالي مئة لتر)، فقال لهم يسوع: املأوا الأجاجين ماءً. فملأوُها إلى فوق، فقال لهم: استقوا الآن وقدِّموا لرئيس المتّكإ. فقدّموا، فلمّا ذاق رئيس المتكإ الماء المحوّل خمرًا، ولم يكن يعلم من أين هي، أمّا الخُدّام الذين استقوا الماء فكانوا يعلمون، دعا رئيس المتّكإ العريس، وقال له: كلّ إنسان إنّما يأتي بالخمر الجيدة أوّلًا. فإذا سكروا فحينئذٍ يأتي بالدّون. أمّا أنت فقد أبقيت الخمر الجيّدة إلى الآن، هذه الآية الأولى فعلها يسوع في قانا الجليل. وأظهر مجده فآمن به تلاميذه
الخورس: المجد لك، يا ربّ، المجد لك
Homélie
Prêtre (à haute voix) :
Et rends-nous dignes, Maître, d’oser, en toute assurance et sans encourir de condamnation, t’appeler Père, Toi le Dieu céleste et te dire :
Chœur ou Assemblée :
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour, pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ; et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Prêtre : Car à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.
Chœur : Amen.
الكاهن: وأهّلنا، أيّها السيّد، لأن نجسر بدالّة وبلا دينونة على أن ندعوك أبًا، أنت الإله السماويّ ونقول
الشعب: أبانا الذي في السماوات
الكاهن: لأنّ لك الملك والقدرة والمجد، أيها الآب والابن والروح القدس، الآن وكل أوانٍ وإلى دهر الداهرين
الخورس: آمين
d) La messe et la coupe
Prenant en main la coupe, le prêtre en donne à boire, par trois fois, d’abord au marié, puis à la mariée[24].
Prêtre : Paix à vous tous.
Chœur : Et à votre esprit.
Diacre : Inclinons la tête devant le Seigneur.
Chœur : A toi, Seigneur.
Le Prêtre, bénissant la coupe, dit cette prière :
Ô Dieu, Toi qui par ta puissance as créé toutes choses et affermi l’univers,
Toi qui as orné la couronne de toute ton œuvre,
bénis d’une bénédiction spirituelle cette coupe commune, présentée à tous ceux qui se sont unis pour la vie commune dans le mariage,
car Ton Nom est béni et Ton règne est glorifié, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles
Chœur : Amen.
J'élèverai la coupe du salut, j'invoquerai le nom du Seigneur.
الكاهن: السلام لجميعكم
الخورس: ولروحك
الكاهن: فلنحن رؤوسنا للربّ
الخورس: لك يا ربّ
حينئذٍ يؤتى بكأس الشركة، فيباركها الكاهن قائلًا عليها
الكاهن: اللهمّ، يا صانع كلِّ الموجودات بقدرتك، وموطّد المسكونة بقوّتك، ومزّين إكليل جميع مصنوعاتك، بارك أيضًا بركةً روحيّةً هذه الكأس المشتركة، المقدّمة لجميع المقترنين بشركة الزواج، لأنّه قد تبارك اسمك وتمجّد مُلكك، أيّها الآب والابن والروح القدس، الآن وكلّ أوانٍ وإلى دهر الداهرين
الخورس: آمين
حينئذٍ يتناول الكاهن الكأس بيده ويسقي منها العريس، فالعروس، فالإشبين، فالإشبينة، فيما الخورس ينشد
الخورس: كأسَ الخلاص أقبلُ، واسمَ الربّ أدعو
e) La procession
Le clergé ou le chœur chante les tropaires suivants :
(t.5) Isaïe, danse d’allégresse, * car la Vierge a mis au monde un fils, * de son sein est né l’Emmanuel, * parmi nous Dieu se fait homme, * il a pour nom Soleil levant, * et nous qui le glorifions, * Vierge, nous te disons bienheureuse.
(t.7) Saints martyrs qui avez combattu noblement * et dans le ciel avez été couronnés, * intercédez auprès du Seigneur, * pour qu’il sauve nos âmes.
Gloire à toi, ô Christ notre Dieu, * fierté des Apôtres * et allégresse des martyrs * qui ont proclamé la consubstantielle Trinité.
بعد ذلك يدور الكاهن ثلاثًا حول المائدة الصغيرة، ويتبعه الإشبين، فالعريس، فالعروس، فالإشبينة، فيما الخورس ينشد، على اللحن الخامس
الخورس: يا أشعيا اطرب فرحاً. فإنَّ البتول قد حَمَلتْ وولدت ابناً هو عمَّانوئيل، إلهاً وإنساناً معًا، واسمهُ المشرق. فإيّاه نُعظّم، مغبّطين العذراء
وعلى اللحن السابع
أيّها الشهداء القدّيسون، الذين جاهدوا حسنًا وتكلّلوا، تشفعّوا إلى الربّ أن يرحم نفوسنا
المجد لك أيّها المسيح الإله، فخر الرّسل وبهجة الشهداء، الذين كرزوا بالثالوث الواحد في الجوهر
d) Déposition des couronnes
Puis le prêtre enlève les couronnes. Enlevant la couronne du marié, le prêtre dit :
Que le Seigneur te magnifie, ô époux, comme Abraham,
te bénisse comme Isaac,
et te multiplie comme Jacob,
marche dans la paix et accomplis dans la justice les commandements de Dieu.
Chœur : Amen.
عظّمكَ الله، أيّها العريس، مثلَ إبراهيم، وبارككَ مثلَ إسحق، وكثَّرَك مثل يعقوب. سِر في السلام واحفظْ بالبر وصايا الله.
Enlevant la couronne de la mariée, il dit :
Prêtre : Toi aussi, ô épouse, que le Seigneur te magnifie[26] comme Sarah,
te comble de joie[27] comme Rébecca,
et te multiplie[28] comme Rachel !
Sois heureuse dans ton époux, et garde les prescriptions de la Loi car c’est ce qui a plu à Dieu.
Chœur : Amen.
وأنت أيّتها العروس، عظّمكِ الله مثلَ سارة، وأبهجك مثلَ رِفقة، وكثَّرَكِ مثل راحيل. إهنإي برجُلِكِ، حفظة حدود الناموس، لأنّه هكذا حسُن لدى الله.
Prêtre :
Seigneur notre Dieu,
qui as béni la couronne de l’année
et qui as institué l’imposition de ces couronnes à ceux qui s’unissent par la loi du mariage, en signe de récompense de leur chasteté,
car c’est dans la pureté qu’ils se sont unis en vue du mariage dont les lois ont été instituées par Toi ;
Toi-même, maintenant que leur couronne est déposée[29],
bénis (†) tes serviteurs unis par le mariage,
préserve leur union afin que sans cesse ils rendent grâce à ton saint Nom, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
Chœur : Amen
Prêtre : Prions le Seigneur.
Chœur : Seigneur, air pitié
الكاهن: إلى الربّ نطلب
الخورس: يا ربّ ارحم
الكاهن: أيّها الربّ إلهنا، يا من بارك إكليل السنة، ورتّب أن يوضع هذان الإكليلان على من جمعتهما سُنّة الزواج، واهباً لهما ذلك بمثابة مكافأةٍ على عفّتهما، إذ قد تقدّما طاهرَين للاقتران بالزواج الذي اشترعته؛ أنت بارك، في رفع هذين الإكليلين[30]، عبدَيك المقترنَين، واحفظ اقترانهما بغير افتراق، لكي يشكرا دائمًا لاسمك القدّوس، أيّها الآب والابن والروح القدس، الآن وكلّ أوان وإلى دهر الداهرين
الخورس: آمين
Prêtre :
Maintenant, Seigneur, que moi[31], ton serviteur, suis parvenu à sceller cette union harmonieuse,
à accomplir la célébration du mariage comme à Cana de Galilée,
et à en manifester les symboles,
je te rends gloire, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
إذ قد اتّصلنا نحن عبيدَك يا ربّ، إلى عقد هذا الوفاق الملائم، وكمّلنا خدمة العرس مثلما جرى في قانا الجليل، وأظهرنا ما له من الرموز، نرفع إليك المجد، أيّها الآب والابن والروح القدس، الآن وكل أوانٍ وإلى دهر الداهرين. آمين
e) Bénédiction finale
Prêtre :
Gloire à Toi, Christ Dieu, notre espérance, gloire à Toi !
Que le Christ, notre vrai Dieu, qui a montré la dignité du mariage par sa présence aux noces de Cana,
par l’intercession de sa Mère toute pure,
par les prières des saints glorieux et illustres Apôtres,
des deux saints rois couronnés par Dieu et semblables aux Apôtres, Constantin et Hélène,
du saint et grand martyr Procope,
et de tous les saints,
ait pitié de nous et nous sauve, Lui qui est bon et ami des hommes.
Assemblée :
Par les prières de nos saints pères, Seigneur Jésus-Christ, Notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
الكاهن: المجد لك أيها المسيح الإله رجاؤنا، المجد لك
ليرحمنا المسيح إلهنا الحقيقيّ، الذي أظهر الزواج شريفًا بحضوره في قانا الجليل، ويخلّصنا بشفاعة أمِّه الكاملة الطهارة، والقدّيسين المجدين الرسل الجديرين بكلّ مديح، والقدّيسين الملكَين المتوّجَين من الله، معادلَي الرسل قسطنطين وهيلانة، والقدّيس العظيم في الشهداء بروكوبيوس وجميع القدّيسين، بما أنّه صالحٌ ومحبٌّ للبشر.
بصلوات آبائنا القدّيسين، أيّها الربّ يسوع المسيح إلهنا، ارحمنا
الخورس: آمين
Signature du registre
Sortie : Musique
La célébration de mariage byzantin se déroule en deux étapes principales : les fiançailles et le couronnement. Les fiançailles n’ont pas de valeur canonique, ce n’est pas un demi mariage mais une bénédiction louable.
On dépose la croix manuelle, l’évangile et un cierge sur une table préparée au milieu de la nef. Là se trouvent déjà les couronnes de mariage et une coupe remplie de vin.
Dans l’Eglise melkite catholique, les anneaux sont aussi mis sur la table devant l’iconostase car l’échange se fait devant l’iconostase et plus dans le narthex (le vestibule) de l’église, comme chez les autres byzantins. Les anneaux sont placés sur le côté droit de la table sainte, l’un près de l’autre, celui de la femme à droite de celui de l’homme.
Le prêtre se rend à la porte de l’église pour accueillir les fiancés.
A l’origine, encore au narthex, avant l’entrée, le prêtre demande aux fiancés si c’est en toute liberté qu’ils veulent être unis ; après s’être enquis de leur consentement, il leur fait trois fois le signe de croix sur la tête et leur remet à chacun un cierge allumé ; quand il les a introduits dans la nef, il encense l’Évangéliaire en forme de croix.
Il peut se faire, toutefois, que les fiançailles soient célébrées l’après-midi ou le soir, c’est-à-dire sans lien avec la Divine Liturgie. En ce cas, le prêtre porte seulement l’étole et la chasuble sur ses vêtements de chœur. En outre, il peut se faire que les fiançailles et le mariage soient célébrés au cours de la Divine Liturgie, selon l’usage du pontifical grec ou Arkhiératikon.
Chez les Melkites catholiques, les fiancés s’avancent dans la nef, l’homme à droite, la femme à gauche, avec leur cierge allumé. Le prêtre les précède avec l’encens. Chez les autres byzantins, on réserve cette entrée avec lumière et encens à la seule entrée du couronnement.
1. Le rite des fiançailles
Juste avant le sacrement du mariage devra se dérouler les fiançailles des mariés symbolisés par l’échange des anneaux.
a) L’entrée
Comme à la messe il y a deux parties qui se complètent car liées avec deux entrées, l’une avec l’évangéliaire et l’autre avec l’offrande eucharistique, de même au mariage il y a actuellement deux parties qui peuvent être célébrées à des temps différents, celle des fiançailles et celle du couronnement, introduites, chacune par un chant. A l’origine, le 1er chant a sa place à la fin des fiançailles pour l’entrée des époux, mais il est actuellement mis au début car, de nos jours, les fiançailles précèdent directement le couronnement et ne se font plus à l’entrée de l’église.
Dans le rite romain, l’entrée des époux est développée : le fiancé entre avec sa maman, suivi d’une suite qui varie comme un accordéon, selon le désir des fiancés, entre les autres membres des deux familles jusqu’à les témoins qui pourraient être très nombreux[1], la suite et les enfants d’honneur. La fiancée entre en dernier lieu avec son papa ou qui lui tient lieu. Il est possible, dans le cas où le couple est ensemble depuis longtemps et qu’ils ont des enfants qu’ils entrent ensemble.
Dans le rite melkite, les mariés entrent ensemble, portant, eux ou leurs témoins, des cierges. Ces cierges rappellent le cierge de baptême. Comme le baptême est la Pâques, célébrée personnellement pour l’enfant, ainsi le sacrement de mariage est la Pâques des époux : ils traversent une mort vers une nouvelle vie avec le Christ. Il n’est pas rare que les couples, avant le jour de leur mariage, fassent la fête avec leurs amis, qu’ils appellent « enterrement de la vie de jeune fille/garçon ». Si le couple les ont encore, qu’ils portent leurs cierges de baptême, surtout si l’un d’eux est de rite romain.
Le couple entre avec un chant adressé à la Vierge Marie pour la magnifier. Le chant est d’un style appelé « le mégalynaire ».
Le chant à la Vierge Marie est normalement chanté à l’entrée de l’évêque ordinaire dans l’église. Là où est l’évêque, est l’Eglise. L’évêque représente l’Eglise, qui a pour modèle et prototype la Vierge Marie. En procédant de la même façon à l’entrée du couple, nous signifions que les fiancés sont « les évêques » ordinaires du sacrement de mariage. Ils sont cette « Eglise domestique » qui assure la pérennité de l’Eglise à qui Jésus a promis la victoire sur la mort.
La célébration commence, comme à la messe, par la Litanie de paix, mais précédée d’une ouverture qui rappelle les Heures ou encore mieux la remise des restes de Dons consacrés sur l’autel de la prothèse.
Nous, Melkites catholiques, pour éviter les répétitions, omettons cette 1ère litanie sans complexe, puisqu’elle est reprise dans la 2e partie, celle du couronnement. Cependant, au cas où les fiançailles sont célébrées seules sans couronnement, il est bon de reprendre cette litanie.
Prêtre (à haute voix) :Dieu éternel, qui rassembles dans l’unité ce qui est séparé et rends indestructible le lien du contrat, toi qui as béni Isaac et Rébecca et fis d’eux les héritiers de ta promesse, toi-même, bénis également tes serviteurs que voici et dirige-les en toute œuvre de bien.Car tu es un Dieu de miséricorde, plein d’amour pour les hommes, et nous te rendons gloire, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.Chœur : Amen.Prêtre : Paix à tous.Chœur : Et à votre esprit.Diacre : Inclinez la tête devant le Seigneur.Chœur : A toi, Seigneur.
Cette séquence aussi tombe chez les Melkites catholiques.
b) L’échange des alliances
On procède alors à la bénédiction et l'échange des anneaux. Le prêtre donne sa bénédiction au couple et aux fiançailles.
Chez les Russes, les parents des fiancés choisissent une icône : symbole de la sagesse qu'ils souhaitent transmettre à leurs enfants. Le prêtre remet un anneau en or au doigt du fiancé et un en argent au doigt de la fiancée. Il tient les alliances dans sa main droite, en faisant le signe de la croix au-dessus des têtes des fiancés. Chez les Melkites, les deux alliances sont du même métal et le prêtre ne fait pas ce geste.
Puis, toujours chez les Russes, le prêtre place les alliances sur la main droite des fiancés, en référence à Dieu qui bénit de la main droite.
Il répète trois fois : « Le serviteur de Dieu X prend pour fiancée la servante du Seigneur Y, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ».
Il faut échanger trois fois entre le marié et la mariée, dans un sens bien défini, pour signifier que dans la vie maritale, la faiblesse d’un des membres du couple sera compensée par la force de l'autre. Individuellement, les nouveaux fiancés sont incomplets, mais réunis, ils deviennent parfaits. La forme ronde des alliances aide à donner ce sens : pas de début au cercle et pas de fin. N’est-ce pas aussi la forme de l’hostie en rite romain ? Nous rappelons ici ce qui était dit au sujet du lien entre les 3 fois et la Trinité sainte.
Les anneaux s’appellent en français « alliances ». Ce ne sont plus de simples bagues d’ornementation, de la simple bijouterie. C’est le symbole de cet accord entre deux adultes qui disent et respectent leur parole. Ils se lient, et la marque de leur lien est sur eux, à la vue de ceux qu’ils rencontrent. Lorsque l’un des conjoints enlève avec énervement ce symbole, c’est une marque grave que l’alliance ou l’accord entre les deux souffre et risque de s’évanouir.
L’alliance s’appelle en arabe خاتم qui signifie « sceau ». Elle dit que chacun des conjoints donne à l’autre la permission de parler au nom du couple, même en son absence. Elle rappelle le sceau d’appartenance à l’autre. Autrefois, on ne signait pas par un paraphe, mais avec un sceau qui porte les insignes ou le nom de la famille (comme dans le récit du fils prodigue). Je lègue et cède à mon conjoint tous mes pouvoirs, je lui donne prise sur moi, sur mon corps, je lui appartiens. C’est un peu comme le tatouage indélébile. Elle nous rappelle, elle aussi, le baptême spécialement l’onction du saint-chrême, la confirmation : « reçois la marque de l’Esprit Saint, le don de Dieu ». Au baptême, nous disons en arabe ختم موهبة الروح القدس, « sceau du don de l’Esprit Saint ». L’alliance signifie la fidélité. Dans le rite romain, les époux, suite à leurs vœux, se promettent amour et fidélité en s’échangeant les alliances. Cela nous rappelle le verset du Cantique des cantiques : « Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, Comme un sceau sur ton bras ; Car l'amour est fort comme la mort, La jalousie est inflexible comme le séjour des morts ; Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, Une flamme de l'Eternel. » (Ct 8, 6). Cette appartenance au conjoint n’est pas un esclavage ni un emprisonnement, mais l’expression d’une abstinence, une réserve de ma part au profit du conjoint. En arabe, nous n’hésitons pas à l’appeler محبَس. Le terme ressemblerait plutôt à l’ermitage (محبسة) du moine qui se voue au service de l’Un au lieu de s’éparpiller, que la prison (حَبْس).
Dans le rite byzantin, Nous traduisons en français par « prend pour fiancé(e) ». Le terme de « fiançailles » est de la même famille que les mots « foi », « confiance » et « fidélité ». Nous rejoignons la terminologie romaine. L’alliance signifie aussi le gage, l’en-gagement. Le prêtre emploie en arabe le verbe « يُعربَن » qui vient de « عُربون », en dialecte libano-syrien nous disons « رَعبون » pour l’acompte à payer. Je n’engage pas l’autre, mais je m’engage moi-même, je dis à mon élu(e) je serai à ta disposition comme une bague dans ton doigt. Dieu dit : « Je suis vivant ! dit l'Eternel, Quand Jeconia, fils de Jojakim, roi de Juda, serait Un anneau à ma main droite, Je t'arracherais de là. » (Jr 22, 24).
Chez les Russes, un ami des fiancés ou « paranymphe » (témoin ou parrain) échange les anneaux. Il rappelle Jean le Baptiste qui exprime son rôle de second par rapport à Jésus en disant : « Celui à qui appartient l'épouse, c'est l'époux ; mais l'ami de l'époux, qui se tient là et qui l'entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l'époux : aussi cette joie, qui est la mienne, est parfaite » (Jn 3, 29).
Les Melkites gardent ce rôle au prêtre qui reprend la 1ère phrase et échange les alliances en donnant à chaque fiancé son alliance.
Ce rite s'achève avec le prêtre priant pour la fermeté des fiançailles : preuve de foi, d’harmonie et d'amour véritable. La prière rappelle les différents sens de l’alliance : engagement (comme pour la parole d’engagement d’Isaac et Rebecca), autorité (comme la bague pharaonique donnée à Joseph, etc), expression de confiance en le conjoint (la droite de Moïse qui a ouvert la mer Rouge, etc). Dieu donne sa puissance à l’homme, un gage de sa déification pour les hommes.
Diacre : Prions le Seigneur.Chœur : Kyrie eleison.Prêtre : Seigneur notre Dieu, qui as accompagné en Mésopotamie le serviteur du patriarche Abraham envoyé à la recherche d’une épouse pour son maître Isaac et la lui fis reconnaître en Rébecca puisant de l’eau, bénis toi-même les fiançailles de tes serviteurs N. et N., et confirme la parole qu’ils se sont donnée ;affermis-les dans l’union sainte dont tu es l’auteur.C’est toi, en effet, qui au commencement créas l’homme et la femme et fis en sorte que la femme convînt à l’homme, pour l’aider et perpétuer le genre humain.Toi-même, Seigneur notre Dieu, qui t’es montré fidèle envers ton héritage et qui as tenu promesse envers tes serviteurs nos Pères, tes élus de génération en génération, penche ton regard sur ton serviteur N. et ta servante N., et confirme leurs fiançailles dans la foi, la concorde, l’amour et la fidélité.Car c’est toi, Seigneur, qui as enseigné à donner un gage et à s’y tenir sans jamais déroger.C’est par l’anneau que fut donné le pouvoir à Joseph[2] en Égypte ;par l’anneau que fut glorifié Daniel[3] au pays de Babylone ;par l’anneau que notre Père céleste montra sa compassion envers son fils prodigue : « Mettez, disait-il, un anneau à sa main droite et, immolant le veau gras festoyons joyeusement ! »Ta droite, Seigneur, fit passer la mer Rouge à Moïse.Par ta parole et ta fidélité les cieux sont affermis et la terre repose sur ses bases.Ainsi la droite de tes serviteurs sera bénie par ton Verbe puissant et ton bras élevé.Toi-même, Seigneur, bénis à présent cette remise des anneaux par ta céleste bénédiction.Et qu’un ange du Seigneur les précède en chemin tous les jours de leur vie.Car c’est toi qui bénis et sanctifies toutes choses, et nous te rendons gloire, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.Chœur : Amen.
Cette longue prière est omise aussi chez les Melkites catholiques. Comme il était dit pour la litanie de paix, il est bon de remettre en évidence le sens des alliances en reprenant cette prière lorsque les fiançailles seules sont célébrées[4].
2. Le rite du couronnement
Dans le cas où l’échange des alliances se fait dans le narthex, le prêtre poursuit, avec le chant adressé à la Vierge Marie, en conduisant les futurs mariés jusqu’à l’autel pour procéder à leur couronnement. Sinon, comme chez les Melkites, il poursuit le service devant l’iconostase.
Cette étape est composée de plusieurs rituels : les prières, le couronnement en lui-même, la lecture des Saintes Écritures, l'offrande, la coupe commune, la marche nuptiale.
a) Les prières
Le deuxième chant n’est que le psaume 126 (127), le psaume chanté dans tous les rites chrétiens d’origine apostolique à la célébration du mariage.
Le prêtre chante le Psaume. À chaque verset, le chœur répète ce refrain : Gloire à toi, notre Dieu, gloire à toi. En arabe, le chœur chante pratiquement tout le psaume.
Le psaume parle de la gloire de Dieu et de la gloire de l’homme, comme si le rite insinuait que l’épouse est la gloire de l’époux et vice-versa. L’un est pour l’autre la bénédiction propre de Dieu.
La question des consentements est posée normalement avant les fiançailles à l’entrée de l’église. Les Melkites catholiques, probablement influencés par l’Eglise romaine, ajoutent ici les consentements du couple : leur « oui » est important pour le sacrement. Parfois, Les églises orthodoxes ne posent même pas la question au couple.
Suit la Litanie de la paix. Semblable à celle des fiançailles, mais elle commence exactement comme à la messe : « Béni soit le Règne du Père… », probablement en réminiscence de la messe célébrée au couronnement, surtout que le prêtre fait le signe de la croix avec l’évangéliaire, comme à la messe. Elle développe l’accent sur la naissance des enfants, bien que, étonnamment, la première ne l’exclue pas.
Puis le prêtre dit une longue prière de bénédiction et d’anamnèse qui ressemble à la 1ère bénédiction nuptiale dans le rite romain, qui reprend des épisodes des bénédictions divines aux couples, surtout dans l’Ancien Testament et des caractéristiques du mariage chrétien comme la fertilité et l’harmonie paisible dans la vie conjugale.
Diacre : Prions le Seigneur.Chœur : Kyrie eleison.Prêtre (à haute voix) :(a-Anamnèse)Dieu très-pur, auteur de toute la création[5], qui dans ton amour pour les hommes as transformé en une femme la côte d’Adam[6], notre premier père, et qui les as bénis en disant : "Croissez et multipliez, emplissez la terre et soumettez-la"[7] ;toi qui as fait de tous deux un seul corps par le fait de leur union, ajoutant : "C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, pour s’attacher à sa femme, et tous deux ne formeront plus qu’une seule chair", et : "Que l’homme ne sépare pas ceux que Dieu a unis"[8] ;toi qui as béni ton serviteur Abraham[9] en ouvrant le sein[10] de Sarah et fis de lui le père d’une multitude de nations ;toi qui as donné Isaac[11] à Rébecca et béni son enfantement ;toi qui as uni Jacob[12] à Rachel et de lui fis sortir les douze patriarches ;toi qui as marié Joseph[13] et Asneth et leur donnas pour fils Éphraïm et Manassé ;toi qui as exaucé Zacharie[14] et Élisabeth et fis de leur enfant ton Précurseur ;toi qui de la racine de Jessé[15] fis croître selon la chair la fleur d’éternelle virginité et, prenant chair de son sein, fus enfanté pour le salut du genre humain ;toi qui, par ineffable largesse et immense bonté, fus présent aux noces de Cana[16] en Galilée et bénis ce mariage pour bien montrer que l’union légitime et l’enfantement qui en résulte sont en accord avec ta volonté même, (b-Vie du couple : matériellement et spirituellement, caractéristique du mariage chrétien)Seigneur très-saint, reçois notre prière et notre supplication, puisque invisiblement tu es ici présent comme tu le fus à Cana ;bénis ce mariage et accorde à tes serviteurs N. et N. une vie paisible et des jours nombreux, la tempérance et l’amour mutuel dans le lien de la paix, une postérité qui vive longuement, la tendresse pour les enfants, une couronne de gloire qui ne se puisse flétrir.Permets-leur de voir les enfants de leurs enfants, protège leur union de toute mauvaise influence, fais descendre sur eux la rosée du ciel et donne-leur l’abondance de la terre ;remplis leur demeure de froment, de vin et d’huile et de toutes sortes de biens, pour qu’ils en fassent profiter ceux qui sont dans le besoin.Et donne également à ceux qui sont ici avec eux tout ce qu’on peut demander en vue du salut.Car tu es un Dieu de miséricorde et de tendresse, plein d’amour pour les hommes, et nous te rendons gloire, ainsi qu’à ton Père éternel et à ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.Chœur : Amen.
Cette bénédiction est actuellement omise chez les Melkites catholiques. Mais elle est suivie d’une autre semblable et plus développée : 7 bénédictions, 3 invocations pour les garder et 5 pour s’en souvenir eux ainsi que leurs parents et témoins puis détaille en prière le psaume d’entrée.
Les Melkites retiennent aussi la 3e prière (qui devient la 2e) qui reprend des éléments priés mais ne mentionne que les époux. Quand le prêtre y arrive à la demande de « lier » les époux, le prêtre joint les mains de la mariée et du marié. Les futurs mariés garderont les mains jointes jusqu'à la fin de la célébration : ceci symbolise l'unité du couple.
b) Le couronnement
Dans la tradition russe, les couronnes de mariage sont en or ou argent tandis que dans la tradition grecque ce sont des diadèmes tressés de feuilles ou de perles. Les couronnes de mariage sont appelées « stefana », du grec singulier στέφανος c.-à-d. couronne. Les Russes les joignent par un ruban symbolisant l’unité du couple. Elles symbolisent la gloire et l'honneur avec lesquels Dieu couronne les mariés.
Le couronnement signifie que les époux deviennent roi et reine de leur foyer. La couronne est un symbole royal, un signe d’autorité royale. Dans la théologie chrétienne, l’homme, dernier créé, est le roi de la créature, investi de cette dignité par Dieu. Saint Paul le rappelle : « Tu l'as un moment abaissé au-dessous des anges. Tu l'as couronné de gloire et d'honneur » (He 2, 7). L’apôtre s’appuyait sur la spiritualité juive concernant l’homme « Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l'homme, pour que tu prennes garde à lui ? Tu l'as fait de peu inférieur à Dieu, Et tu l'as couronné de gloire et de magnificence. Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains, tu as tout mis sous ses pieds » (Ps 8, 4-6), pour distinguer la dignité extrême du Christ Jésus. L’assemblée le chantera lors de leur 1ère ‘danse’ dans l’église « de gloire et d’honneur couronne-les, et rends-les maîtres des œuvres de tes mains » !
Ce rituel est un rappel du baptême. L’Eglise syriaque maintient encore la tradition de couronner le baptisé. A son onction avec le saint-chrême, il devient à l’instar du Christ Jésus : prêtre, prophète et roi.
C’est la marque de l’achèvement de quelque chose de grandiose, l’aboutissement d’un effort, et dans ce cas de se préserver pour l’autre comme le bon vin de Cana. Les fiancés sont spirituellement, psychologiquement et physiquement mûrs pour s’atteler la vocation spirituelle du mariage.
C’est le signe de la victoire de la vie sur la mort inaugurée par la résurrection de Jésus et qui continue à travers le couronnement des baptisés (1 Co 9, 25) qui accomplissent la justice (2 Tim 4, 7).
Certains y voient aussi une référence aux couronnes du martyre. Ce rituel de la couronne évoque également le calvaire du Christ, reconnu roi sur la croix, et la notion de sacrifice par amour. Les époux sont les témoins fidèles jusqu’à la mort (Ap 2, 10).
Mieux encore, le texte dit que l’un devient couronne pour l’autre, c.-à-d. sa seule dignité et sa seule gloire. D’aucunes se crispent devant l’expression « machiste » de Paul que l’homme est le chef (la tête) de sa femme. Cette expression n’est que l’écho d’une autre de l’Ancien Testament, qui était encore plus machiste et patriarcal « Une femme vertueuse est la couronne de son mari » (Pr 12, 4). Jésus, le Christ, s’est livré lui-même par amour et a soumis sa volonté à son Père. C’est pourquoi il est appelé tête de l’Eglise. L’Eglise aussi se soumet à son Messie. Dans ce sens, le mari se livre pour sa femme et la femme est obéissante à son mari. Elle ne peut qu’admirer son dévouement totale, jusqu’à l’extrême pour elle, alors elle met en lui toute sa confiance. Lorsque mon conjoint est heureux et épanoui j’accompli ma mission de chrétien dans ce monde. Il est ma couronne et je suis la sienne.
Le couronnement est le sommet de la célébration dans le rite melkite et donne son nom au mariage. Il correspond à l’échange des consentements dans le rite romain. Il y a moyen de joindre les deux ici, surtout dans le mariage mixte. Sinon, le couple échange les consentements après le Ps 127.
Le prêtre prend les couronnes et bénit les mariés et les pose sur eux, d’une façon trinitaire aussi, comme pour les alliances.
L’assemblée ratifie l’action du prêtre en chantant.
c) Les lectures
Les catholiques et les orthodoxes voient dans le mariage, contrairement aux protestants, un sacrement, c.-à-d. un lieu de la présence divine. Ils se basent sur les textes bibliques, alors que les protestants ne voient pas dans la Bible une parole claire de Jésus faisant du mariage un sacrement.
Dans le rite romain, la célébration d’un sacrement, et par conséquent le mariage, suit la trame d’une messe : d’abord les lectures puis le sacrement.
Dans le rite melkite, les lectures suivant le sacrement ou les sacramentaux, sauf pour le sacrement de l’huile sainte donnée aux infirmes. Pourtant, il est clair que les sacrements sont fort liés à la Divine liturgie. Probablement les Melkites célébraient la messe, dont les lectures, à la fin du sacrement, et non le sacrement pendant l’eucharistie, comme fait encore l’Eglise romaine. Le fidèle participait alors à la liturgie ayant reçu le sacrement (baptême ou mariage, etc) pour pouvoir communier.
Le rite du couronnement est suivi donc des lectures. Il y en a deux qui sont proposées : une épître et un évangile. L’Eglise byzantine ne lit pas de l’Ancien Testament au mariage. Serait-ce une réminiscence de la divine liturgie où on ne lit que du Nouveau Testament ?
L’épître est susmentionnée : (Éph 5, 22-32). Elle signifie, selon une échelle de degré, que :
1) nous pouvons entrevoir concrètement cet amour du Christ pour l'Église d'après notre expérience de la vie conjugale
2) mais surtout notre amour conjugal doit être compris à la mesure de l'amour du Christ et doit le prendre comme modèle
3) tout amour, s'il veut se réaliser, demeurer véridique, doit s'enraciner, prendre source dans l'amour du Christ.
Le monde, restauré dans l'Église, est destiné à devenir l'épouse de Dieu ; restauration permise et devenue possible par Marie, la Mère de Dieu. La vocation du mariage concerne le monde et l'Église, car elle concerne la vocation du monde et de l'Église, de tout chrétien : suivre le Christ.
Le texte de cette épître est lu lors de la célébration dans le rite byzantin pour rappeler cette spiritualité fondamentale. L’amour pour l’Eglise n’est pas un simple sentiment, c’est une vocation, une mission salvifique opérée par le Christ. Tout homme sur terre est appelé à faire de même : aimer jusqu’à l’extrême.
Plusieurs femmes, surtout belges, esquivent ce texte parce qu’il dit que l’homme est le chef (tête) de sa femme, ce qui reflète, pour elles, l’esprit machiste de Paul. Cependant, si on comprend que la primauté du Christ sur l’Eglise lui vient de son don de soi, de son amour et son sacrifice et que l’homme devrait se comporter ainsi envers sa femme sa femme n’hésiterait pas à recevoir son sacrifice et écouter sa parole en la célébrant comme fait l’Eglise qui célèbre en la consécration, obéissante à la parole du Christ « vous ferez cela en mémoire de moi », sa présence du Christ en elle.
Quant à l’évangile, il y a le choix entre l’épisode des Noces de Cana (Jn 2, 1-11) et l’épisode de la discussion de Jésus avec les pharisiens sur la répudiation des femmes (Mc 10, 2-9)[23].
La présence du Christ aux Noces, où il fit son premier miracle, dans l'Évangile selon saint Jean, est interprétée comme le signe manifeste, d'une bénédiction spéciale de la part de Dieu. D’autant plus, tous les Pères de l’Eglise, lisant l’épisode de la purification du Temple en diptyque avec Cana, voient en Jésus l’Epoux par excellence de l’Eglise pour qui il donne sa vie et répand le vin, Son sang, à flots.
Jésus a converti l'eau en vin et l’a donné aux mariés. Le changement de l'eau en vin symbolise un changement du vieux vers le nouveau, un passage de la mort vers la vie. Cela rappelle la mort de Jésus et son don de soi à toute l’humanité pour son salut et le salut de la création toute entière.
Oui, la coupe de l’amour pourrait se vider assez vite et sera remplacée par la coupe de la croix. Oui, le Christ est le modèle de l’amour qui n’hésite nullement à se sacrifier pour sauver et renouveler sa bien-aimée. Oui, dans e mariage sacramentel chrétien, le Christ dit aussi son oui et son engagement et non seulement les époux.
Les Melkites catholiques omettent deux litanies intercalées par une prière : les litanies ressemblent à celle qui suit l’évangile à la messe et exactement à celle qui introduit le « Notre Père ». La prière intercalaire répète la demande d’une vie conjugale fidèle pour le couple.
Puis le Diacre dit la litanie du triple Kyrie eleison.Disons tous, de toute notre âme et de tout notre esprit, disons.Seigneur tout-puissant, Dieu de nos Pères, nous t’en prions, écoute et prends pitié.Aie pitié de nous, ô Dieu, en ta grande miséricorde, nous t’en prions, écoute et prends pitié.Nous te prions encore pour qu’obtiennent merci, longue et paisible vie, santé de l’âme et du corps tes serviteurs N. et N., qui sont unis à présent pour la vie commune du mariage.Le Diacre mentionne encore ceux dont il désire faire mémoire. Puis le Prêtre dit à haute voix :Car tu es un Dieu de miséricorde, plein d’amour pour les hommes, et nous te rendons gloire, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.Chœur : Amen.Diacre : Prions le Seigneur.Chœur : Kyrie eleison.Prêtre :Seigneur notre Dieu, qui dans ton œuvre de salut as voulu nous montrer la dignité du mariage par ta présence à Cana de Galilée, garde aussi à présent dans la concorde et la paix tes serviteurs N. et N., qu’il t’a plu d’unir l’un à l’autre ; accorde-leur la dignité dans le mariage et la pureté de leur union ; fais que leur vie commune demeure immaculée et que, dans la pureté de leur cœur et l’observance de tes commandements, ils atteignent la vieillesse dans l’opulence.Car tu es notre Dieu, un Dieu qui a pitié et qui sauve, et nous te rendons gloire, ainsi qu’à ton Père éternel et à ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.Chœur : Amen.Le Diacre dit la litanie de demandes :Protège-nous, sauve-nous, aie pitié de nous et garde-nous, ô Dieu, par ta grâce.Chœur : Kyrie eleison.Demandons au Seigneur que tout entier ce jour (ou ce soir) soit saint, parfait, paisible et sans péché.Chœur : Accorde, Seigneur (et ainsi aux demandes suivantes).Demandons au Seigneur un ange de paix, guide fidèle et gardien de nos âmes et de nos corps.Demandons au Seigneur le pardon et la rémission de nos péchés et de nos fautes.Demandons au Seigneur ce qui est bon et utile à nos âmes et la paix pour le monde.Demandons au Seigneur de passer le reste de nos jours dans la paix et la conversion.Demandons au Seigneur une fin chrétienne de notre vie, paisible, sans douleur et sans reproche, et notre justification devant le redoutable tribunal du Christ.Invoquant notre Dame, la très-sainte, très-pure, toute bénie et glorieuse Mère de Dieu et toujours-vierge Marie ainsi que de tous les saints, confions-nous nous-mêmes, les uns les autres et toute notre vie au Christ notre Dieu.Chœur : À toi, Seigneur.
d) La messe et la coupe
En Belgique, le couple chrétien pratiquant célèbre souvent son mariage avec eucharistie. C’est ainsi que faisaient aussi les Orientaux. Les Byzantins arabophones ont trouvé plus tard qu’il fallait garder au sacrement de mariage sa spécificité, et ils l’ont distingué de la messe.
Néanmoins, après la lecture de l’évangile de Cana, l’assemblée prie le « Notre Père », le prêtre bénit une coupe de vin (non consacré) que le couple partage pour symboliser leur future vie commune. Ils partageront désormais tous les événements heureux comme malheureux de leur vie. Ils ne sont pas seuls, leurs parrains, c.-à-d. les témoins, les accompagnent et les guident au nom de l’Eglise. Les témoins boivent aussi à la coupe.
Cette coupe partagée ne remplace pas celle de la Divine liturgie. Les couples ont l’habitude de participer à la messe au 1er dimanche qui suit le mariage. Ils y participent pour la 1ère fois comme époux. Il n’est toutefois pas interdit de célébrer la Divine liturgie pour un mariage. Le don de Jésus dans l’eucharistie devient le modèle que devront suivre les époux.
e) La procession
Pour clôturer la célébration, les époux réalisent la marche nuptiale. A chaque fête il y a une danse. La danse dans l’Eglise s’appelle procession. Elle signifie une démarche intérieure, une conduite de l’âme exprimée par une marche de l’assemblée des fidèles ou de ceux qui reçoivent le sacrement.
Pour les époux couronnés, c’est aussi le cortège victorieux des conquérants. Depuis quelque temps est revenue au Liban l’habitude de faire une « zaffé » pour les époux à leur entrée dans la salle de fête ou même à la sortie de la mariée de la maison parentale. J’ose dire que la procession dans l’église est encore mieux placée que la zaffé.
La procession est circulaire, autour de l’autel. Elle rappelle la forme ronde des alliances et des couronnes pour signifier la perfection divine et l’éternité de ce mariage, mais elle rappelle aussi le tour de Jéricho par les Israélites à leur entrée en Canaan (Jos 6, 1-6). Les époux couronnés, eux, entrent dans le paradis, symbolisé par l’autel. Ils entrent en terre promise, le ciel, le cœur de Dieu.
La ‘1ère danse’ des époux ne signifie pas que la joie. Elle vise aussi les difficultés de la vie conjugale. Dans les anciens rites sacrificiels, le prêtre présentait l’animal sacrifié en tournant d’abord autour de l’autel. L’Eglise accomplit ce tour avec l’enfant baptisé, le prêtre ordonné et les époux. Le sacrement de mariage, comme le baptême et l’ordination, est donné une fois pour toutes ; car une fois on est ressuscité on ne meurt plus « Or, si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui, sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n'a plus de pouvoir sur lui » (Rm 6, 8-9). Les époux sont invités à témoigner, à travers les sacrifices et les pardons, jusqu’au bout, de leur nouvelle vie, au-delà des difficultés. Ils sont des témoins (en français), des ‘martyrs’ (en grec) de la nouvelle vie.
Au cours de la marche nuptiale, deux hymnes sont chantés, l’un qui rappelle la prophétie d’Isaïe concernant l’Emmanuel (Is 7, 14). A travers le sacrement de mariage, Dieu est avec nous. L’autre, dédoublé, est adressé aux Saints Martyrs. Les époux sont les témoins (martyrs, en grec) de la gloire du Christ et de l’amour trinitaire dans notre monde.
Les jeunes mariés font trois fois le tour de l'autel, main dans la main, avec l'évangile, embrassent 3 fois la croix tenue par le prêtre. Les témoins suivent derrière, tenant, chez les Russes, les couronnes au-dessus de la tête des mariés. Chez les Melkites catholiques, c’est le prêtre qui porte l’évangéliaire et précède le couple en encensant, le couple portant les couronnes le suivent, ainsi que les témoins.
Les mariés font leurs premiers pas en tant que couple unis, et l'Église les guide sur le chemin à emprunter chaque jour. La vie conjugale est un pèlerinage vers le conjoint et vers Dieu. C’est un chemin de sainteté, c’est une avancée, une progression, un effort qui se fait chaque jour. Il n’est pas sans nous appeler la procession lors de l’assaut du matin de Pâques ou la procession du baptême ou pour recevoir la communion pendant la sainte messe. Chacun des conjoints prend le risque d’avancer vers la communion de vie avec le conjoint et avec le Seigneur lui-même.
Ensuite le Prêtre les prend tous deux par la main et leur fait faire trois fois le tour de la table[25]. Le paranymphe les suit ; si c’est nécessaire, il tient les couronnes au-dessus de leur tête.
Chez les Melkites, il y a deux témoins, un homme et une femme, qui suivent les époux qui portent encore les couronnes.
d) Déposition des couronnes
Le prêtre enlève les couronnes en magnifiant chacun des époux puis sollicite Dieu de leur accorder une longue et fructueuse vie commune.
Suivent des prières qui reprennent des éléments déjà vus. Les Melkites les omettent.
Diacre : Prions le Seigneur.Chœur : Kyrie eleison.Prêtre :Seigneur notre Dieu, qui fus présent à Cana de Galilée et bénis le mariage qu’on y célébrait, bénis aussi tes serviteurs qui, selon ta providence, se sont unis pour la vie commune du mariage ; bénis leurs démarches et leurs entreprises, fais croître leur bonheur tout au long de leur vie, reçois leurs couronnes dans ton royaume, les conservant à l’abri de tout ce qui pourrait ternir leur éclat, dans les siècles des siècles.Chœur : Amen.Prêtre : Paix à tous.Chœur : Et à votre esprit.Diacre : Inclinons la tête devant le Seigneur.Chœur : A toi, Seigneur.Prêtre :Que le Père, le Fils et le Saint Esprit, très-sainte, consubstantielle et vivifiante Trinité, unique divinité, unique royauté, vous bénisse et vous accorde longue vie et fécondité, succès dans la vie et progrès dans la foi, vous comblant de tous les biens de la terre et vous donnant accès à la jouissance des biens promis ; par l’intercession de la sainte Mère de Dieu et de tous les saints.Chœur : Amen.
Puis il rend grâce au Seigneur et termine par la bénédiction finale adaptée au mariage en mentionnant le roi Constantin et sa mère Hélène mais aussi saint martyr Procope (+303). Ce dernier citait à ses bourreaux qui le martyrisaient, non sans humour, une parole d’Homère : « il n’est pas bon qu'il y ait plusieurs chefs (plusieurs têtes). Qu'il y ait donc un seul chef, un seul roi." Et il ajouta : "le Christ." Il fut décapité ! Ainsi l’Eglise fait un dernier rappel que dans la vie de couple, peu importe qui président entre les conjoints, tant que le Christ est la tête.
e) Bénédiction finale
Le Prêtre conduit les nouveaux mariés vers les icônes du Christ et de la Mère de Dieu ; après les avoir vénérées, ils s’embrassent l’un l’autre et reçoivent les félicitations de l’assemblée. Puis le Prêtre conclut :
[1] J’ai connu un mariage où il y en avait 14 par conjoint !
[2] Gn 41, 42
[3] Dn 6, 17
[4] Les Russes ajoutent la petite litanie et clôturent la célébration par une petite bénédiction
Le Diacre dit la litanie ; à chaque demande le Chœur répond par un triple Kyrie eleison.
Aie pitié de nous, ô Dieu, en ta grande miséricorde, nous t’en prions, écoute et prends pitié.
Nous te prions encore pour tous les chrétiens fidèles et orthodoxes.
Nous te prions encore pour tes serviteurs N. et N., qui l’un à l’autre sont fiancés maintenant.
Prêtre : Car tu es un Dieu de miséricorde, plein d’amour pour les hommes, et nous te rendons gloire, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles.
Chœur : Amen.
Si l’office du couronnement ne doit pas suivre immédiatement, le prêtre conclut par la formule habituelle du Congé :
Que (celui qui est ressuscité des morts) le Christ notre vrai Dieu, par l’intercession de sa Mère toute pure et immaculée, des saints et justes aïeux du Seigneur, Joachim et Anne, et de tous les saints, ait pitié de nous et nous sauve, lui qui est bon et ami les hommes.
[5] Gn 1, 1-25
[6] Gn 2, 21
[7] Gn 1, 28
[8] Mc 10, 9
[9] Gn 21, 1
[10] Les femmes citées ; sauf Asneth ; étaient stériles et ont enfanté par intervention divine et dans la supplication.
[11] Gn 24, 48
[12] Gn 29
[13] Gn 41, 48
[14] Lc 1, 30
[15] Is 11, 1
[16] Jn 2, 1-11
[17] Je suggère d’omettre ces deux phrases parce qu’elles ne conviennent plus à la société de nos jours. Ou les rendre équivalentes: "donne à chacun de se soumettre à l'autre" ou "donne à chacun de se soumettre à toi à travers l'autre comme le Christ est soumis à toi, Père".
[18] Énoch et Élie furent ravis en Dieu par l’assomption corporelle. Sem, le premier fils de Noé, aurait, selon une légende, connu le même sort.
[19] Les quarante martyrs de Sébaste (en Arménie). La couronne du mariage est, comme celle des martyrs, un symbole du " témoignage " et un signe de victoire sur les passions. Par leur tendresse et leur patience, le couple reflète dans notre monde l’amour de Dieu et sa patience envers nos péchés.
[20] A ce moment, le prêtre joint d’habitude l’annulaire gauche de l’époux et l’annulaire droit de l’épouse. Ils resteront ainsi jusqu’à la fin de la célébration.
[21] درجت العادة أن يعقد الكاهن عند هذه العبارة خنصر يد العريس اليسرى بخنصر يد العروس اليمنى، فيظلّان هكذا، حتّى صلاة حل الإكليلَين.
[22] هناك طريقة ثانية لبركة الإكليل جرت في بعض الأمكنة ندرجها في ما يلي
يتناول المكلِّل إكليل العريس ويضعه على رأس العريس ثم على رأس العروس ثم يعيده على رأس العريس وهو قائل
يكلّل عبد الله (فلان) على أمة الله (فلانة)، باسم الآب والابن والروح القدس
ثم يتناول إكليل العروس فيضعه على رأس العروس ثم على رأس العريس ثم يعيده على رأس العروس وهو قائل
تكلّل أمة الله (فلانة) على عبد الله (فلان)، باسم الآب والابن والروح القدس
ثمّ يتناول بيديه الاثنتين إكليل العريس باليمنى وإكليل العروس بالشمال ويخالف بيديه الاثنتين فيضع إكليل العريس على رأس العروس وإكليل العروس على رأس العريس ثم يعيدهما إلى وضعهما الأول أي إكليل العريس على رأس العريس وإكليل العروس على رأس العروس وهو قائل
يكلّل عبد الله (فلان) على أمة الله (فلانة)، باسم الآب والابن والروح القدس
[23] Des pharisiens l’abordèrent et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient : « Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ? » Jésus leur répondit : « Que vous a prescrit Moïse ? » Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. » Jésus répliqua : « C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle. Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »
في ذلك الزمان، دنا الفريسيّون إلى يسوع وسألوه مُجرّبين له: هل يَحلُّ للرجل أن يُطلّق زوجته، فأجاب وقال لهم: بماذا أوصاكم موسى، فقالوا: إنّ موسى قد أَذِن أن يُكتب كتاب طلاق وتُخلّى، فأجاب يسوع وقال لهم: إنّه لقساوة قلوبكم كتب لكم هذه الوصيّة. ولكن من بدء الخليقة ذكرًا وأنثى خلقهما الله، لذلك يترك الإنسان أباه وأمّه ويلازم امرأته، فيصيران كلاهما جسدًا واحدًا. ومن ثمّ فليسا هما اثنين بعدُ بل هما جسدٌ واحد، فما جمعه الله لا يُفرّقْه إنسان
الخورس: المجد لك، يا ربّ، المجد لك
[24] Dans certaines églises, la coupe est brisée sur le pavement aussitôt après usage, pour signifier l’indissolubilité du mariage et la fidélité que se doivent les époux : aucun autre ne boira dans cette coupe !
[25] Les époux tiennent leur main droite l’une dans l’autre ; le Prêtre, tenant de la main gauche le bas de son étole, leur en couvre les mains, tandis qu’il tient la croix dans la main droite. Si la mariée porte une traîne, l’enfant préposé à cet office doit la suivre dans le triple tour.
[26] Sarah signifie : princesse.
[27] Le sens du nom de son marie, Isaac, est « rire »
[28] Rachel a eu 2 enfants. Léa, 1ère femme de Jacob et sœur de Rachel, en a eu 10. Mais la fécondité n’est pas que physique ! Joseph, fils de Rachel, a assuré le blé à toute l’Egypte et a sauvé ses frères.
[29] D’habitude, le prêtre défait ici les annulaires des époux.
[30] درجت العادة أن يفك الكاهن عند هذه العبارة خنصري العريس والعروس
[31] L’expression montre que, dans le rite byzantin, comme dans la théologie orientale, le prêtre, et non les époux, est le célébrant du sacrement de mariage.