Bien que l’origine exacte du nom de la commune ne soit pas définie, Sablonnières (Salvonarias supra Moram au VIe siècle, Sablonieres vers 1172, Sablonneriæ en 1295, Sabolunariæ, Sablonnyeres en 1505, Sablonnieres en Brye en 1507, Sabellionieres en 1549, Sablonniere sous Bellot de 1749 à 1757, Sablonniere et Sablonniere en Brie au XVIIIe siècle) tire son nom - comme de nombreux lieux homonymes - de la présence de sable (sabulum en latin) et peut-être, d'une sablière dont l'existence n'est aucunement attestée d'un point de vue historique.
Une sablonnière désigne en effet un lieu d’où l’on extrayait du sablon (sable au grain très fin que l’on utilisait notamment pour curer les récipients en cuivre) ou plus communément un gisement de sable. Au plan géologique, des gisements de sablons (sables d'Auvers et sables de Beauchamp) ont bien été localisés dans la commune, de part et d'autre du Petit-Morin.
Un lieu-dit La Sablière était également identifié vers le Jariel (atlas de 1776, planche B ; plan de 1813, Section B) et un bail du 20 mars 1758 consenti par le seigneur local accordait à l'exploitant de la tuilerie de Sablonnières le droit de prendre du sable dans une sablière proche du ru d'Avaleau, au-dessous du Moulin).
L'orthographe du nom de la paroisse, écrit autrefois Sablonniere, Sablonieres ou encore Sabloniere, n'a été définitivement fixé qu'à la fin du XVIIIe siècle. Depuis la Révolution, la commune porte le nom de Sablonnières. Pourtant, en 1915, elle faillit être rebaptisée. En effet, par délibération du 28 août, la municipalité demanda à la préfecture le changement du nom de la commune en « Sablonnières-sur-Morin », afin d'éviter des confusions avec des localités homonymes dans l'acheminement postal des marchandises. Cette requête reçut un avis favorable du directeur des postes, télégraphes et télécommunications de Seine-et-Marne le 13 septembre de la même année, ainsi que l'aval du Conseil général. Elle fut toutefois rejetée par le ministère de l'Intérieur au motif qu'aucune autre commune en France ne portait le même nom.
Les noms actuels ou passés des hameaux, des lieux-dits et des chemins ont eux aussi une origine lointaine, liée soit au relief des lieux (la Butte du Plessier, le Montcel, le Vautron), soit à la nature du sol (la Bourbière, le Champ du Heurt, les Fondrières, les Glas, les Hacots, les Grands Savarts, le Pierry) ou à sa couleur (la Terre Noire, les Terres Blanches), soit à la présence de sources ou de fontaines (les Avônes, les Fontenys, la Fontaine au Maçon, la Fontaine aux Tanches, la Fontaine du Château, Fontaine Parée, la Fontaine Bruyat, Fontaine des Porchers) ou de plans d'eau (Clos de la Mare, Champ de la Mare, l'Etang des Auges, l'Etang de Crèvecoeur, l'Etang de Marlande, l'Etang de Moquetonne, le Bois de la Mare, la Noue, Sur l'Etang de Montchevrel) ou de cours d'eau (la Rouillie, Sous le Ru des Feytieux), soit à la pratique d'une culture (lesAigres Vignes, la Navetière, l'Orgère, la Vieille Vigne, la Vigne aux Chardons, le Vignoble du Vautron, la Vigne des Longuets), soit à la présence d'une forêt (Sous la Forêt, les Bois Verts, les Bois du Mont Chevret, le Bois Prieur, le Bois de la Mare) ou plus précisément au type de forêt (la Folie, le Haillier, Hautefeuille) voire à la dominance d'une essence d'arbres (les Aulnettes, les Cinq Chênes, la Haie des Trembles, Pièce des Noyers, les Grands Ormes, le Jarriel, Champ du Poirier, Champ du Frêneau, Les Trembles) ou d'arbustes (l'Epinette, les Longues Viornes, l'Oseraie, Champ de la Ronce), soit à la proximité de constructions (chemin de la Grand-Maison, Maison-Neuve, la Masure) ou de voies anciennes (la Houille, le Champ-Ouie), soit à l'implantation d'une industrie (le champ du Cloyon, le Fourneau, le champ Fourneau, le Moulin, le Champ du Pressoir, la Tuilerie, les Pièces du Four à Chaux), soit à l'utilisation des lieux (la Corvée, chemin de la Garenne, la Pâture des Hacots, l'Aisance des Jardins, la Justice, la Lièvrerie, l'Ouche Maugré, l'Ouchette, le Putet), à leur situation (Bois d'En-Haut, Au-dessous de l'Etang de Marlande, Au-dessus d'Hautefeuille, le Pavé d'Hondevilliers, Au-dessus des Regains) ou à la taille des terrains (le Grand Champ, le Grand Clos), soit à l'existence de clôtures (la Haie au Nain, Clos des Ducs, Le Clos des Olivettes, les Closeaux, le Parc), soit enfin au nom d'un propriétaire ou d'une famille installée sur les lieux (Bois Frémy, le Carré Huot, Champ Colin, Champ Marin, le Clos Capitaine, le Bosquet Gillet, le Gain Jean, le Gain de la Baillie, Bois Margot, la Pièce Moreau, les Gobas, les Renaults, Pré Méline, Mazure des Villoiseau, la Vente Fassier, le Champ Boutry, le Clos des Ducol, Clos Ducreux...).
Deux gentilés sont connus : Salvonarien (par exemple dans Le Démocrate du 22 janvier 1902, p. 3) et plus récemment Sablonniérois.
Les curieux trouveront ici quelques explications des noms de lieux-dits ou de chemins : Lexique anthroponymique
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