- A -
Abreuvoir (chemin de l') : lieu où le bétail pouvait s'abreuver.
Aisance de la Fontaine aux Juifs : terrain voisin de la fontaine du même nom (qui allait de cette dernière au chemin de Sablonnières à Hondevilliers).
Aisance des Jardins : terrain proche des habitations (jardins ?) dont les occupants ont le libre usage.
Aisance du Cimetière d'En-Haut : terrain commun proche dudit cimetière (aujourd'hui disparu).
Au-dessous de... : terre située au-dessous de ...
Au-dessus de... : terre située au-dessus de ...
Aulnettes (les- et chemin des-, var. Aunettes dans Champ du Bois des- 1770) : synonyme d'aulnaie, peuplement d'aunes ou endroit humide (du latin alnus, aune).
Aumonerie (Sur le Bois de l'-), peut désigner la propriété d'un aumônier ou une parcelle donnée à l'église, mais provient ici de Hamonerie (1742).
Autroche (la Forêt d'- 1786) : corruption de Haute Roche.
Avaleau (ru d') (anc. Avalot 1507, Avallot 1551), contraction d'avale-eau, nom ironique.
Avônes (les - 1813 ; Champ des - 1770) : variante de avosnes, de abona, petite source.
- B -
Belle-Etoile (la) : composé de Belle = haute et de Etoile, latin stella, dans le sens figuré de carrefour. Désigne donc un endroit en hauteur d'où partaient plusieurs chemins.
Billionnerie (la) (anc. Bionnerie 1770 ; Billionnerie, 1813) : désigne peut-être endroit où l'on pratiquait le billonnage, mode de labourage à gros sillons propres aux terrains humides et pratiqué dans le canton de Rebais.
Blanc (dans les Terres Blanches) : couleur désignant un sol calcaire.
Baron (rue du Bois) : chemin proche d'un terrain boisé appartenant à un nommé Baron.
Bocteau (le - Gillet) : v. Bosquet.
Bois de la Mare (le) : bois situé à proximité d'une mare.
Bois de la Tuilerie (le) : bois situé à proximité d'une fabrique de tuiles.
Bois-Frémy (le- 1861 et chemin de-) (anc. Bois-Fromy 1813 à 1856, Boisfremy 1519, Bois Fremi 1665), bois appartenant à un nommé Frémy ou situé près de la maison de ce dernier.
Bois Pierrotte (le- et chemin du-) (1813) : v. Pierrotte.
Boquetiot (le - Gilet) : v. Bosquet.
Bordet (Champ du -), de l'anc. français bordel : petite maison, petite exploitation sans mur de clôture.
Borne (dans le Champ des Grandes Bornes 1786), du gaulois bondina, talus : désigne un point culminant.
Bosquet : petit bois. Le Bosquet Gillet (v. aussi Bocteau et Boquetiot) appartenait au nommé Gillet.
Bourbière (Bois de la- 1770) : lieux boueux voire marécageux.
Boutry ou Boutri (1770) (le Champ-) : nom de propriétaire (la famille Boutery puis Boutry est présente au XVIe siècle).
Braille (Bois -) : nom de propriétaire.
Brodards (les) : patronyme (famille présente depuis le XVIe siècle).
Bruyat (la Fontaine -) : nom de propriétaire.
Buisson, du gaulois boso : bois. Le Buisson Roy (1813) est formé avec un patronyme ; le Rond Buisson (1770) évoque la forme du bois en question.
Butte (-du Plessier 1770), du bas latin butum : éminence.
- C -
Carré : champ ou pré parfois entouré d'eau. Le Carré Huot (anc. Quarré Huot 1813) désigne ainsi un champ clos appartenant à un nommé Huot ; le chemin des Carrés tire son nom de la proximité de tels terrains nommés les Carrés (anc. Quarrés 1813). Aussi dans Champ du Caray (1770).
Cave (dans Champ de la- 1770), du latin cavus, trou : chemin encaissé (généralement très ancien) ou cavité (naturelle ou artificielle).
Chabarets (la Pièce des -) : nom d'appartenance.
Chaillots (les- et chemin des-) (1813) : patronyme (la famille Boutery puis Boutry est présente depuis le XVIIe siècle). Aussi dans Champ du Chaillot (1770).
Champ des Grands Ormes (le) (1813) : champ bordé ou situé à proximité de grands ormes.
Champ des Ormes (1770) : idem.
Champ du Couturier (1770) : champ appartenant originairement à un couturier.
Champ du Pressoir (le) (1770) : champ situé près d'un pressoir ou dont l'isage était lié à celui d'un pressoir.
Champ Fourneau (le) : champ situé à proximité d'un four à chaux ou d'une tuilerie.
Champ Flissot (1770) : champ appartenant à la famille Flissot.
Champ Gilbert (1770) : champ ayant appartenu à un nommé Gilbert.
Champ Jacques Renault (le) (1770) : champ ayant appartenu à un nommé Jacques Renault.
Champ Lalot (le) (1770) : champ ayant appartenu à la famille Lalot.
Champ Landrin : champ appartenant à la famille Landrin.
Champ Marin (le) : champ appartenant à la famille Marin.
Champ Oui(e) (1813) (le- et la ferme du-) : voie Ouie.
Charmois (Les) : var. de charmaie, forêt de charmes.
Charpentier (Bois -), Charpentiers (Bois des -) : nom de propriétaire (famille présente depuis le XVIe siècle).
Charrière : sente.
Château-Morin (1786) : désigne l'emplacement d'une maison cossue.
Château-Renard : désigne l'emplacement d'une maison cossue appartenant à un nommé Renard ou Reynard.
Chenée (La) (1770, anc. la Cheney 1487, la Chesné 1506, la Chené 1519) : lieu peuplé de chênes (chênaie) ou variante de l'ancien françaischesnée désignant une mesure de terre contenant vingt-cinq pieds.
Chevalière (la), de cheval : synonyme de chevalerie, lieu où étaient gardés les chevaux d'un même propriétaire.
Chevrel (1813, 1841, 1846), Chevret (1841) (dans Montchevrel, Mont-Chevret) : désigne un endroit fréquenté par des chèvres ou des chevreuils, cette deuxième hypothèse étant confortée par la dénomination de Courchevreuil utilisée au XVIIIe siècle (1714) pour le même lieu.
Cinq Chênes (chemin des-) (1813) : lieu caractérisé par la présence de cinq chênes.
Clisson (Bois -) : nom d'appartenance.
Clos : terrain entouré de murs ou de haies. Clos Capitaine (anc. Clos du Capitaine 1770 et chemin du-) désigne ainsi un terrain clos appartenant à un militaire ; le Clos des Aulnettes était ainsi nommé en raison de la présence d'une aulnaie ; le Clos des Olivettes se caractérisait par la proximité d'olivettes (voir ce mot) ; le Clos Saint Martin tirait probablement son nom du Saint-Patron de l'église de Sablonnières.
Closeau (le- 1770 ; les Closeaux et chemin des- 1813), du latin médiéval closellus dérivé de clausum, clos : lieux fermés par des murs ou des haies.
Cloyon : endroit où l'on teillait le chanvre.
Colin (le Champ - 1770) : nom de propriétaire (famille présente au XVIe siècle).
Contentin (Clos du - 1786) : probablement nom de propriétaire.
Cordellier (Champ -) : nom ou métier du propriétaire.
Cordes (les) : corruption de Les Cordeils (1813) qui désignait probablement une famille.
Corvées (les) (1813 et dans Champ d'audessous du Bois des- 1770) : terres qui devaient être labourées ou moissonnées par les habitants au titre de la corvée.
Coupigny (1769, anc. Copigny (1397), Compigny 1415 et 1491, Couppigny 1551), de Compigniacus, patronyme romain.
Cour Sillons (les) (1770) : courts sillons.
Courchevreuil, voir Chevrel.
Courte-Soupe (rue de-) (délibération 1889) : désigne la proximité d'une terre de mauvais rapport.
Couturier (Champ du-) : métier du propriétaire.
Crochet (le Champ – et le Champ du -) : nom de propriétaire (la famille Crochet est présente à Sablonnières au XVIe siècle)
Croix (la - de la Souris ; Pièce de la - du Rousset) : désigne une croix édifiée dans un but religieux, généralement à la croisée de chemins.
Culot (Champ de la Haie du Pommier de -) : nom d'appartenance.
- D -
Duc (La Haye au - ; Le Clos des -s) : nom de propriétaire (la famille Leduc est présente au XVIe siècle).
Ducol (Clos des -) : nom de propriétaire.
Ducreux (Sur le Clos -) : nom de propriétaire.
- E -
Ecorche-vache (dans L'- des Prés Parrots) : écorche-vache pouvait désignait le lieu où l'on dépeçait les animaux ou un endroit exposé à la bise.
Enfer (dans La Queue d'- et Le Gain d'-), du latin infernum, lieu d'en-bas : désigne une dépression ou une terre pénible à travailler. Il existait aussi à Sablonnières un moulin à papier nommé l'Enfer (1565), peut-être en raison du bruit qu'il faisait.
Epinette (l') (1831 et Champ de l'- 1770), diminutif de épine : lieu encombré de ronces ou d'aubépines.
Essart (dans l'Essard Malin 1813 et le Champ du Grand Essart Malin 1770), du bas latin exsartum, défrichement ; ancien français sart, mis en culture : terre défrichée.
- F -
Facier : v. Fassier.
Fans (chemin des-), du nom d'un hameau de Villeneuve-sur-Bellot, Les Fans (les Fangs au XVIIIe siècle) désignant un sol marécageux (même origine que fange).
Fassier (La Vente -) : nom de propriétaire (famille présente depuis au XVIe siècle).
Feytieux : patronyme. Sur le ru des Feytieux (anc. Sur le rû de Feytieux 1813) désigne une terre en fonction de sa situation par rapport au ru portant ce nom. Le Champ des Festieux (1770) a la même origine.
Flâche (la) : du lati, flaccus, petite mare : terrain mou ou plat.
Flissot (Champ -) : probablement un nom d'appartenance.
Folie (Bois de la- 1770, La- 1813), du latin folium, feuille : bois de feuillus.
Fontaine : peut désigner aussi une source, un lieu où l'eau abonde.
Fontaine aux Tanches (la) (1770) : pièce d'eau peuplée de tanches.
Fontaine-Parée (1770), désigne une source bordée de pierres.
Fontenys (les) (anc. Fontenis 1770) : terrains d'où sortent des sources (aussi dans chemin des- ; Sous les- 1813).
Fosse (la Fosse-Marin, le chemin de Fosse-Martin, les Grandes Fosses, la Fosse de Villoiseau, la Fosse Caillet), du latin fossa : vallon ou excavation.
Fourcherel (le), de fourche : bifurcation.
Four à Chaux (Pièce du - 1770 ; le - 1786) : l'origine de cette dénomination qui semble désigner l'emplacement d'un ancien four à chaux est douteuse car, de mémoire, aucun four à chaux n'est connu dans les environs. Selon une autre théorie, il s'agirait d'une corruption de Fourchauxqui aurait désigné le croisement de deux chemins.
Fourneau (le -, Champ du - 1770 ou Champ des Fourneaux 1770) : emplacement d'un ancien four à chaux ou d'une tuilerie.
Frémy, anc. Fromy (Bois - 1786) ou Formy : peut se référer à la présence de fourmis.
Frêneau (Champ du -) : même origine que frêne.
Frisot (Champ -) : corruption de Flissot (v. ce mot).
Fusot (Champ -) : corruption de Frisot (v. ce mot).
- G -
Gain : terre ou ferme. Dans Le Gain de la Baillie (1813) : terre ou ferme appartenant propbablement à une commanderie de Templiers ; Le Gain Jean (1813) : terre ou ferme appartenant à un nommé Jean ; le Gain d'Enfer (1813, var. Guin d'Enfer 1770) : terre située en contrebas. Aussi dans Guins de la Nouë (1770).
Gallot (Fontaine à -) : nom d'appartenance.
Garenne (La - des Fusilliers, Prés de la -) : terre à lapins.
Gatelliers (Champ des -) : probablement un nom d'appartenance.
Gatiers (les) : nom de propriétaire.
Gavarts (les) : nom de propriétaire.
Gilbert (Champ - ; 1825 le) : nom de propriétaire.
Gilet, Gillet (le Bosquet -) : nom de propriétaire.
Glapiers (Pièce des- 1770) : clapiers (garenne close).
Glas (les- et chemin des-) (1813), de glase (glaise) : glaisière.
Goba(t)s (les- et Champ des- 1770), du patronyme Gobat.
Golier (la Cour - 1786), var. Gaulié (dans rue -) : nom d'appartenance d'habitations (famille présente depuis au XVIe siècle).
Grais (les) : forme de Grès (v. ce mot).
Grand Savard (le) (1813) ou Grands Savarts (les) : voir Savart.
Grange des Iles (la) (2000) : une grange y existait au XVIIIe siècle (Plan de la seigneurie du Jariel, 1742)
Grés (les) (1813, var. Grais 1770), indique la présence de grès.
Gué (dans le Champ du -) : passage sur un cours d'eau.
Guin (- d'Enfer) : v. Gain.
- H -
Hacots (les) (1770) : souches qui restent fixées en terre par leur racines après l'abattage des arbres.
Haie, anc. Haye (dans la Haie au Nain 1770, la Haie des Trembles, Derrière la Grosse Haie) : clôture végétale ou bois.
Haillier (le) (1770, var. le Hailler 1813), variante de hallier (diminutif de haie) désignant un buisson d'épines ou un bois taillis. Aussi dansChamp des Hailliers (1770).
Hautefeuille (anc. Haute Feuille 1770), référence à de grands arbres.
Herminat (Bois de l’) : v. Larminat.
Heurt : gros bloc de pierre émergeant du sol. Le Champ du Heurt (1770, 1813) désigne donc un champ d'où émerge un tel bloc.
Houille (chemin de la-), du latin viae, voie. Rappelle la présence d'une voie antique.
Huot (le Carré - ; Quarré -) : nom de propriétaire (famille présente depuis au XVIe siècle).
- J -
Janvier (le Bois -) : nom de propriétaire (famille présente depuis au XVIe siècle).
Jariel (le) (1529, var. le Jarriay 1476, le Jarriet en Brye 1490, Jarriel en Brie 1512, Jariel 1520, le Jarriel en Brie 1530, le Jarrier 1565) : variante dans la langue d'oil de l'occitant garric (garrigue) désignant un endroit peuplé de chênes, ou selon Ducange, endroit peuplé de jarrois(ormes tortillards ainsi nommés en raison de leurs fibres imbriquées rendant le bois quasiment infendable), voire un terrain rocailleux.
Journieux (les) : champs que l'on pouvait labourer en une journée (ou patronyme du propriétaire).
Justice (la- 1519, Champ de la- 1770 et chemin de la-) : terrain ou promontoire sur lequel était élevé un gibet (ici, le gibet de la juridiction de la seigneurie de Sablonnières).
- L -
Lalot (Champ -) : nom d'appartenance.
Landrin (Champ - ) : nom d'appartenance.
Larminat (Bois de - ou de l'Herminat 1813), du nom de la famille Lharminat ou Larminot qui travaillait à la ferme du Rousset au XVIe siècle.
Lièvrerie (la- ; Sente de la- et Champ de la- 1770), de lièvre : terre à lapins.
Ligne (chemin de la) : ligne de l'ancien chemin de fer.
Loge (la Loge aux Loups) : cabane.
Longues Raies (les- et chemin des-) (1813 : les Longues Rayes) : voir Raies.
Longues Viornes (les) : voir Viorne.
Louchette : contraction de L'Ouchette (v. ce mot).
- M -
Maison-Neuve (anc. la Maison Neufve 1565, la Maison Neuve près Sablonnieres en Brie 1573), désigne l'emplacement d'une habitation nouvellement construite, le plus souvent en un lieu auparavant inhabité.
Malades (Champ des -) (1770), désigne l'emplacement d'une habitation réservée aux contagieux comme il s'en construisait souvent à l'écart des villages.
Malin (dans Champ du Grand Essart Malin) : mauvais, difficile à cultiver.
Margot (Bois -) : nom d’appartenance.
Marguet (Champ -) : nom d'appartenance.
Marin (Champ -) : nom d'appartenance.
Marlande (anc. Marlandes, Merlande 1519), formé du gaulois landa, pays boisé et de merle pour désigner un bois aux merles.
Marnière, de marne : terre gorgée d'eau. Le Champ de la Marnière (1770) et La Marnière des Buis qui se caractérisait par la proximité de cet arbuste.
Masure (champ de la-, la Mazure du Rû 1770, la Pièce des Masures) : habitation modeste ou vétuste.
Méline (Champ du Taillis -) : prénom ou nom d'appartenance.
Mirats (les ; le Bois des -) (1770), nom de propriétaire (la famille Mirat est présente à Sablonnières au XVIe siècle).
Moctonne : v. Moquetonne.
Montcel (le- et rue du-) (1813), variante de moncel, monticule.
Montchevrel (1786, 1851), anc. Monchevreil (1397) : v. Chevrel.
Montvaultron, Montvautron ou Mont-Vautron : mont du val rond. v. Vautron.
Moquetonne (l'Etang de -) : désigne une pièce d'eau médiocre.
Moreau : patronyme ou dérivé de more, marais. La Pièce Moreau (1813) pouvait donc désigner soit une terre appartenant à la famille Moreau, soit un terrain humide.
Morin (dans Petit-Morin, Château-Morin), de more, marais.
Moutier (Pièce du-), meunier.
Mulot (le Bois-) : évoque la présence de petits rongeurs.
- N -
Navetière (la - et Bois de la - 1770) : pré marécageux ou terre plantée de navets (naves).
Nitot (Champs -) : nom de propriétaire (la famille Nitot est présente à Sablonnières au XVIe siècle).
Normandie (la - 1786 ; la nouvelle - située près de la ferme du Chevret) : du nom de la province de Normandie d'où provenaient les espèces de pommiers plantés en ces lieux.
Not (1721 et 1825 le - ; 1721 rue du - et 1519 la - profonde) : dérivé de Nau (cf. Noue ci-dessous).
Noue (la- et aussi dans route de la-) (1770, anc. le Nou 1519, le Nau 1569), variante de nouë, noa, du latin médiéval et du gaulois nauda, mare : terrain marécageux, une mare, une terre grasse et humide à usage de pâture.
- O -
Olivettes (les- 1770, Champ des- 1770 puis clos des- 1813 et chemin du clos des-) : passages aménagés entre deux pierres pour franchir les haies.
Orgère (l'- et chemin de l'-) (1770) : champ d'orge.
Ouche Maugré (l'- 1770 et chemin de l'-), formé sur ouche (ou oulche), du bas latin olca ou osca, qui désigne un terrain labourable situé à proximité d'une maison, fermé de fossés ou de haies et utilisé comme potager ou comme verger.
Ouchette (l') (1813), contraction Louchette (1770), diminutif de Ouche.
Oui(e), du latin viae, voie ou de l'ancien français ouie, eau. L'appellation Champ Ouy (1770) puis Champ Oui (1813) évoque la présence soit d'une voie antique (thèse de A. Bazin), soit d'un terrain marécageux.
- P -
Parc (le) : endroit où l'on gardait le bétail.
Parrot (Pré - 1786 ; les Prés Parrots ; l’Ecorche Vache des Prés -) : nom de propriétaire (famille présente au XVIe siècle).
Pavé : route. Le Pavé d'Hondevilliers (le- et chemin du-) désigne ainsi la route d'Hondevilliers.
Picard (l’Etang - 1786) : nom de propriétaire.
Pièce : parcelle de terre, champ (on retrouve cette appellation associée à un substantif, un toponyme ou un patronyme dans la Pièce de la Croix du Rousset, la Pièce du Château Morin (1770), la Pièce du Chemin, la Pièce du Chêne (1770), la Pièce de l'Epinette (1770), la Pièce duMoulin, la Pièce des Noyers (1770), les Pièces des Pommiers, la Pièce de la Sablière (1770), la Pièce du Four à Chaux, la Pièce Moreau, lesPièces du Jarriel).
Pierrotte (le Bois Pierrotte 1813), prénom ou référence à la présence de pierres.
Pierry (le) : terrain caillouteux ou tas de pierres.
Pitancière (Champ de la -), de pitance : lieu où un religieux prélevait sa nourriture par petites quantités.
Plessier (le) (1770), du bas latin plesseium, palissade : clos fermé de haies (variante Le Plessis, 1813)
Pleux (les - 1813 ; Champ des - 1770) : terrains pelés, terres arables.
Plé (le Bois -) : peut-être nom d’appartenance.
Plis (les - 1813 et Bois des - 1770) : le mot pli avait plusieurs significations, notamment celle de chemin.
Préau (le champ du - 1770) : variante de praël, petit pré en ancien français.
Presbytère (chemin du) : chemin joignant la cour de l’église au chemin d’Hondevilliers, qui empruntait son nom à l'ancien presbytère de la paroisse.
Prez (Champ des Grands - ) : anc. orthographe de prés.
Putet (le- et Champ du- 1770), de l'ancien français putel (du latin putere, puer) signifiant fumier, bourbe.
- Q -
Quentine (La -) : probablement prénom d'appartenance.
Quéron (le Champ -) : nom d'appartenance.
Queue (La - d'Enfer 1786) : formé sur queue qui désignait une terre ou un bois de forme allongée et très étroite. La Queue d'Enfer (voir ce mot) pouvait désignait une terre étroite en contrebas ou difficilement labourable.
- R -
Raies : parcelles parallèles ou terrain parcouru par de longs sillons. Les Longues Raies désignent des parcelles de ce type caractérisées en outre par leur longueur. Il existait autrefois un lieu-dit la Longue Raye de même signification.
Ravin : ruisseau.
Regains : prés ou champs où est effectuée une deuxième récolte.
Renard (Château -), Renards (Champ des - ; Rue aux - ) : de Regnard, nom de propriétaire (famille présente au XVIe siècle).
Renauds (les), Renaults (les - ; Champ des -) :nom de propriétaire (famille Regnault présente à Sablonnières au XVIe siècle).
Robinot (le Pré -) : nom de propriétaire.
Rond Buisson (le) (1770) : voir Buisson.
Rouillie (la- et chemin de la-) : chemin dont les ornières sont comblées par des fascines ; gué pour traverser un ruisseau.
Rousselles (les - 1786) pour Rousset.
Rousset (le) 1559, 1846, anc. le Roussel 1506 à 1841, le Roussay 1559, le Roucel 1569.
Routi (Champ du Pré du -) : terre inculte depuis longtemps (anc. français routeis)
Roy (Le Buisson -) : nom de propriétaire (la famille Roy est présente dans la commune au XVIe siècle).
Royons (les) : raies, sillons.
Rue : désigne généralement une voie propre aux lieux habités.
Ruffin (Bois de la Vente -) : nom de propriétaire.
- S -
Sablière (La Pièce de la - 1770 ; La - du rû 1770 ; La- 1813 et Sente de la-) : gisement de sable.
Saint Martin (Clos -) : du Saint-Patron de l'église de Sablonnières.
Saulçois (le), Saulsoye (la) : lieu peuplé de saules.
Savart (anc. Savard 1813 et dans Les Savarts du Bois des Vignes 1770, Champ des Grands Savarts 1770), du bas latin savarda, friche (synonyme de Pleux : voir ce mot).
Sourdon (le) : source ou fontaine.
Suisses (Bois des -) (1846), de la nationalité ou de la profession (gardes suisses) des propriétaires.
- T -
Teigneux (Champ des -) (1813) : nom de propriétaire (la famille Teigneux, Teigneulx ou Le Teigneux était présente au XVIe siècle).
Terre aux chiens (champ de la - 1770, la Terre au chien 1813) : désigne un lieu de chasse.
Terre Rolin (la) (1770) : terre ayant appartenu à la famille Rolin.
Terriers (les-, Champ des- 1770) : désigne une terre à lapins.
Terrot (Champ -) : nom d'appartenance.
Tranche-Montagne (la - et Champ de la - 1770).
Traversine (Champ de la -) : il ne s'agit certainement pas d'une traversine au sens technique du terme (traverse qui relie des pilotis, qui maintient une palissade, un grillage, une clôture...) mais d'un chemin de traverse.
Tridé (le Bois -) : de l'ancien français tridet, petite grive.
Tuilerie (la) (1770, var. Thuilerie 1813 ; Bois de la - 1786) : lieu où était établie une fabrique de tuiles.
- V -
Vautron (le) (anc. Vaultron, Montvautron, Montvaultron et dans Au Vignoble du Vautron 1813), formé du celtique tron, vallée précédé de sa traduction romane vau, val, soit « val du val » (sur cette analyse, v. François Falc'hun, avec la collaboration de Bernard Tanguy : Les noms de lieux celtiques. Première série. Vallées et plaines : http://marikavel.org/toponymie/tnou.htm). Paul Bailly (Topographie de Seine-et-Marne, Éditions Amatteis, 1989) traduit par « mont du val rond ».
Montvaultron apparaît dans une liste des censitaires de la seigneurie d'Hondevillers datant de 1519 (Arch. départementales de Seine-et-Marne, H 311) et la variante Mont-Vaultron dans une déclaration à terrier des années 1769-1776 citée par Bazin (Notice historique sur Sablonnières-en-Brie, Meliun, Legrand, 1898, p. 33). Il a dérivé en Monvautron (par exemple dans une plainte déposée en 1672 par un habitant du hameau devant le procureur seigneurial - archives privées) et en Montvautron (mentionné dans un acte notarié de 1721 : Arch. départementales de Seine-et-Marne, 221 E 231, acte n° 14). Cette dernière dénomination se retrouve un siècle plus tard sur l'Atlas des terres et seigneuries de Sablonnières, partie du Jariel en dépendante et Montflageol (1776, Arch. communales) et sur le Plan du territoire de Sablonnières, dit plan d’intendance, de 1786 (Arch. départementales de Seine-et-Marne, 1C32/9). Elle est présente au siècle suivant sur le plan cadastral de 1813. Toutefois, trois variantes ont coexisté au XIXe siècle. D'une part, Montvautron attesté par Louis Michelin (Essais historiques et statistiques sur le département de Seine-et-Marne, vol. 23, Melun, Michelin, 1841 et 1843), par le Dictionnaire des Postes de l’Empire (Paris, Imprimerie nationale, 1859), par l'Éclaireur de l’arrondissement de Coulommiers du 13 avril 1872 qui contient l'annonce d'une vente de bien en ce lieu, par le Dictionnaire des Postes et Télégraphes (Paris, Delagrave, 1885) et par le Dictionnaire géographique et administratif de la France de Paul Joannes (vol. 4, Paris, Hachette, 1896). D'autre part, la forme Mont-Vautron que l'on trouve dans le Dictionnaire général des villes, bourgs, villages, hameaux et fermes de la France de Paul Duclos (Paris, Ardant et Limoges, Martial, 1836 ; 1846 ; 1851 ; 1857), dans le Nouveau dictionnaire complet, géographique, statistique, topographique… de la France de Briand de Verzé (Paris, Belin-Leprieur, 1839 ; 1842 ; 1846), dans le Dictionnaire géographique, historique, industriel et commercial de toutes les communes de la France de Girault de Saint Fargeau (vol. 2, Paris, Didot, 1844 ; 1845) et dans le Grand dictionnaire de géographie universelle ancienne et moderne de Louis-Nicolas Bescherelle (Paris, Administration générale, 1857 ; 1859). Enfin, la dénomination Vautron (le) seule présente sur l'État des chemins vicinaux de 1816 (Arch. communales) et qui se retrouve dans les recensements de popilation à partir de 1846, sur le plan cadastral de cette même année et dans plusieurs ouvrages postérieurs : le Dictionnaire des Postes de l’Empire de 1859 (Paris, Imprimerie nationale), l'Atlas national publié par Arthème Fayard sous le pseudonyme de F. de la Brugère (Paris, Fayard, 1877), les Tableaux et dictionnaires des communes du département de Seine-et-Marne et de toutes leurs dépendances d'Alfred Bernard (Melun, 1879), le Dictionnaire des Postes et Télégraphes (Paris, Delagrave, 1885) qui, à l'instar de celui de 1859, comprenait le hameau sous deux appellations différentes, puis dans celui de 1894 (impr. Oberthur, Rennes) qui contrairement aux deux précités, ne mentionne plus Mont-Vautron.
Vente (Bois de la Vente Ruffin ; la Vente Fassier) : désigne le lieu d'une vente de bois.
Verds (les Bois-) : synonyme de verts.
Villoiseau (la Fosse de - ; a Mazure des -) : nom d'appartenance.
Viorne : arbuste utilisé pour faire des haies.
Bibliographie :
BAILLY (Paul), Toponymie en Seine-et-Marne, Éditions Amatteis, 1989.
BERNARD (Alfred), Tableaux et dictionnaires des communes du département de Seine-et-Marne et de toutes leurs dépendances, Melun, 1879.
BESCHERELLE (Louis-Nicolas), Grand dictionnaire de géographie universelle ancienne et moderne, Paris, Administration générale, 1857 ; 1859.
BRIAND DE VERZÉ, Nouveau dictionnaire complet, géographique, statistique, topographique… de la France, Paris, Belin-Leprieur, 1839 ; 1842 ; 1846.
DE LA BRUGÈRE (F.), Atlas national, Paris, Fayard, 1877.
DE ROQUEFORT-FLAMERICOURT (Jean-Baptiste-Bonaventure), Glossaire de la langue romane, Paris, Warée, 1808.
DUCLOS (Paul), Dictionnaire général des villes, bourgs, villages, hameaux et fermes de la France de Paul Duclos, Paris, Ardant et Limoges, Martial, 1836 ; 1846 ; 1851 ; 1857.
Dictionnaire des Postes de l’Empire, Paris, Imprimerie nationale, 1859.
Dictionnaire des Postes et Télégraphes, Paris, Delagrave, 1885.
Dictionnaire des Postes et Télégraphes, Rennes, Oberthur, 1894.
GIRAULT DE SAINT FARGEAU (A.), Dictionnaire géographique, historique, industriel et commercial de toutes les communes de la France, vol. 2, Paris, Didot, 1844 ; 1845.
GIRY (Arthur), Manuel de diplomatique, Paris, Hachette, 1894.
JOANNES (Paul), Dictionnaire géographique et administratif de la France de Paul Joannes, vol. 4, Paris, Hachette, 1896.
LONGNON (Auguste), Les noms de lieux de la France, Paris, Champion, 1923, reprint 1979.
MICHELIN (Louis), Essais historiques et statistiques sur le département de Seine-et-Marne, vol. 23, Melun, Michelin, 1841 et 1843.
OUDIETTE (Charles), Dictionnaire topographique du département de Seine-et-Marne, Paris, Chanson, 1821.
STEIN (Henri) et HUBERT (Jean), Dictionnaire topographique du département de Seine-et-Marne, Paris, Imp. Nat., 1954.
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