Les études de l'INSEE montrent que le nombre de logements a fortement augmenté de 1975 à 1982, avant de connaître une croissance plus douce jusqu'en 1999 qui s'est poursuivie jusqu'en 2019.
De 1999 à 2007, 20 résidences principales ont été créés et 39 logements secondaires ou vacants ont été transformés en résidences principales.
En 2007, la commune comptait 332 logements (18 de moins qu'en 1999), dont 263 résidences principales (241 en 1999), 50 résidences secondaires (79 en 1999) et 19 logements vacants (30 en 1999). Ainsi, bien que le nombre global de logements ait diminué en sept ans, on constate une augmentation de l'habitation à titre principal dans la commune, dont la cause principale se trouve certainement dans le marché immobilier local qui permettait encore d'accéder à la propriété à des conditions acceptables (la proportion des propriétaires passant de 86,30 % en 1999 à 90,10 % en 2007).
En 2019, le nombre de logement a augmenté à 378, dont 303 résidences principales, 48 résidences secondaires et 26 logements vacants. On note ainsi une nette augmentation de l'habitat à titre principal.
Les maisons représentent la quasi totalité des logements. Toutefois, le nombre des appartements est passé de 1,8 % en 2008 à 4,6 % en 2019 mais avec une diminution du nombre moyen de pièces (4,4 en 2008 et 2,5 en 2019).
En ce qui concerne l'occupation des sols, les habitations et leurs jardins occupaient, en 2007, 97 hectares, soit 7% du territoire communal.
Pour se faire une idée de l'habitat médiéval qui n'a laissé aucun vestige connu, il convient de se référer à ce qui existait dans la région, à savoir des maisons paysannes en bois et torchis, semi-enterrées, couvertes en chaume, aux fenêtres basses et étroites, réunissant un logis et une étable attenante. Au fil du temps, ces constructions ont été remplacées par de nouvelles, édifiées en maçonnerie.
Les actes notariés anciens nous renseignent assez succinctement sur les habitations, généralement fort modestes, des XVIe , XVIIe et XVIIIe siècles. En voici quelques exemples :
A la fin du XVIe siècle, le moulin d'Enfer situé dans la seigneurie du Jariel et comprenant le logement du meunier consistait en « trois bouges de mayson en logis » (1) , puis en « quatre grandz bouges de hault logis ou environ de fondz en comble, couvertz de thuille, avecq des estables et appentiz ». (2)
En 1689, il est question, au Plessier, d'« un bouge de logis, grenier de fond en comble couvert de chaulme ledit logis servant de cuisine cour devant jardin derrière de la grosseur dudit logis ». (3)
Trente ans plus tard, était donnée la description d'« une maison mannable et habitable assize au Montsel dudit Sablonnières, ce consistant en cuisine ou il y a four et cheminée petitte chambre attenante, cave dessous, laicterie et grenier dessus avec un autre bouge de logis servant d'étable grenier dessus le tout à bas étage couvert de chaume ». (4)
Un acte du 25 octobre 1722 reçu par le notaire Lamy, décrit « au hameau de la Chenée seigneurie du Jarriel paroisse dudit Sablonnières, une maison à bas estage contenant un bouge de logis servant de cuisine et grenier dessus couverte moitié en thuilles et autre moitié en chaulme et un autre bouge de logis attenant servant d'estable et chambre aussy bas estage s... dessus le tout de fond en comble couvert de chaulme, avec les jardins devant et derrière ». (5)
En 1725, était passée une reconnaissance de rente foncière concernant une maison « assize audit Sablonniere … concistante en une cuisine, chambre haulte et grenier dessus, de fond en comble couvert de thuille, un sellier, cave et fournil, tenant … d’un bout par devant a la cour commune avec le tiers du jardin dépendant de ladite maison ». (6)
En 1744, une maison de la Cour des Parrots était décrite comme « une maison logis et bastimens ce consistant en une cuisine chambre haulte à feu le grenier dessus de fond en comble la corniche de chaulme par derrière et de thuille par devant, fourny au pignon en apentil dans lequel il y a un four, escurie à chevaux ». (7)
Au Vautron en 1825, « deux grands bouges de logis l'un servant de maison et l'autre de grange couverts de chaume, laiterie et chambre basse derrière couverts en tuile, un autre bâtiment derrière sur lequel est une cave, toit à porcs à côté, couverts en chaume et jardin derrière ». (8)
Ces quelques exemples permettent de caractériser l'habitat du XVIIIe siècle : il s'agissait de maisons peu élevées, couvertes généralement en chaume et parfois en tuile. Elles comprenaient une pièce principale à usage de cuisine et une chambre qui pouvait être soit attenante (voire jointe à l'étable), soit située au-dessus. Un grenier prenait souvent la totalité de l'étage.
Ces maisons étaient dressées sans fondations, les murs porteurs reposant sur de gros blocs de pierre enterrés. Pour plus de solidité, les murs extérieurs étaient souvent plus larges à la base.
L'ordonnance royale du 18 août 1667 enjoignit aux propriétaires de recouvrir de plâtre les murs à pans de bois des constructions afin de limiter les incendies. On imagine toutefois que ce changement ne fut pas immédiat et concerna surtout les murs extérieurs.
Lorsqu'elles ont été construites en pierre, ces murs sont généralement doubles, constitués de deux parois de pierres jointées par de la terre argileuse, entre lesquelles de la paille et es gravats ont été disposées pour combler le vide. Les murs extérieurs étaient traditionnellement enduits à pierre vue et ce n'est que plus tard que certains furent entièrement recouverts. Les sols étaient à l'origine en terre battue (on utilisa parfois ensuite des carreaux de terre cuite rouge hexagonaux), les planchers des étages reposaient habituellement sur des poutres en chêne et la couverture était en chaume, ajoncs ou paille avant la généralisation de la petite tuile plate.
Cet habitat se retrouve quasiment inchangé au début du XIXe siècle, où les couvertures en chaume sont encore très nombreuses à l'instar de celle de la maison d'école du Montcel que les habitants firent réparer en 1803. Bien que l'utilisation de la tuile tendît à se répandre, il fallut attendre un arrêté municipal du 6 octobre 1844 pour voir interdire les couvertures végétales dans le souci d'éviter des incendies. Le risque était important et certains assurent leurs bâtiments, tel le menuisier Hubert Boyer qui souscrit en 1839 une police d'assurance pour une maison composée au rez-de-chaussée d'une chambre et fournil, au-dessus deux chambres, grenier dessus, bâtiments à côté servant de boutique, bûcher avec grenier dessus et bâtiment derrière la maison servant de magasin.
Au début du XXe siècle, un ensemble de règles précises a été édicté pour les constructions nouvelles. Un règlement sanitaire municipal adopté le 4 juin 1904 imposa certaines normes en ce qui concerne les murs (obligation d’enduire à la chaux les parois en pierre, brique ou bois ; obligation de faire reposer les murs en pisé sur des fondations hourdées en chaux hydraulique jusqu’à 40 centimètres au-dessus du sol), les couvertures (prohibition de la paille), l’étanchéité du sol (surélévation de celui du rez-de-chaussée d’au moins 30 centimètres par rapport au sol extérieur, dès lors qu’il n’est pas établi sur caves ; couche de béton imperméable obligatoire si le rez-de-chaussée repose immédiatement sur la terre pleine ; interdiction de la terre battue), l’aération des cuisines et des chambres, l’évacuation des fumées des foyers et appareils de chauffage (tout foyer devant être surmonté d’une hotte reliée à un conduit ressortant d’au moins 40 centimètres au-dessus du point le plus élevé de la construction), la dimension des chambres (volume minimum de 25 mètres cubes ; hauteur sous plafond minimale de 2,60 mètres) et leur luminosité (fenêtres d’au moins 1,50 mètre carré ; interdiction d’en aménager dans les caves et sous-sols), l’approvisionnement en eau (couverture des puits et des sources ; puisage de l’eau avec une pompe ou un seau restant fixé à la chaîne ; protection des puits contre les infiltrations des eaux superficielles par des ouvrages en maçonnerie bitumée ; protection des citernes d’eau pluviale par une voûte contre les infiltrations et par un citerneau contre les corps étrangers), l’imperméabilisation du sol des étables et écuries avec aménagement d’une rigole d’évacuation des urines, le badigeonnage de leurs murs à la chaux, l’étanchéité des fosses à fumier ou à purin (qui ne pouvaient être établies à une distance convenable des habitations), la distance et le curage des mares et cabinets d’aisance.
Au cours des deux dernières décennies, les constructions et les rénovations du bâti ancien sont soumises à des règles d'urbanisme définies d'abord par le plan d'occupation des sols (POS) du 26 mai 1995, modifié le 17 mai 2005, puis par un plan local d'urbanisme (PLU) approuvé le 12 octobre 2012.
En 2019, l'INSEE constatait que près de la moitié des résidences principales dataient d'avant 1945 et que seulement 11,6 % avaient été achevées après 1990 :
Cet habitat ancien comprend deux catégories. D'une part, il s'agit pour l'essentiel de maisons de village situées en bordure de voie, plus ou moins à l'alignement, accolées les unes aux autres par économie de sol et par souci de regroupement, ou reliées entre elles par des murs ou des annexes avec un jardin à l'arrière. Organisées par îlots avec des voies de circulation autour, elles son généralement étroites et comportent un rez-de-chaussée, un étage et des combles au-dessus. Rares sont celles qui possèdent un deuxième étage ou une cave enterrée. Dans tous les cas, le bâti est en moellons de calcaire ou de meulière, recouverts d'enduit pour les habitations mais souvent apparents pour les annexes. Les toitures présentent une pente de 35 à 45 degrés et sont couvertes de tuiles plates de pays ou de tuiles mécaniques.
Que ce soit dans le bourg ou dans les hameaux, l'essentiel de ces logements est constitué par des constructions des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles rénovées plus ou moins adroitement au prix de modifications de la distribution des pièces, des éléments de confort et de l'apparence tant intérieure qu'extérieure des bâtiments, voire d'un changement de destination. Certaines sont probablement plus anciennes encore, comme la bâtisse qui se dresse au n° 10 de la route de la Noue et dont l'ogive surbaissée est caractéristique du XVe ou du XVIe siècle.
On trouve aussi dans le bourg, centre historique de la commune, les anciennes dépendances du château (pavillon d'entrée, écuries, logements des domestiques) dont certaines parties sont très anciennes, à l'instar de l'aile gauche de la conciergerie qui conserve de magnifiques voûtes en ogive. Il faut toutefois se méfier des apparences. Au n° 7 de la rue Maurice Mesle, une belle maison a des airs d'hôtel particulier qui ne doivent pas tromper car sa façade a été remaniée dans la deuxième moitié du XXe siècle : sur la gauche, une large porte a été partiellement murée et transformée en fenêtres ; une baie a été ouverte au-dessus et dotée d'un encadrement à meneau en pierre ; une corniche a été ajoutée tout le long, entre les fenêtres du premier étage et celles du deuxième.
De même, l'aspect cossu du « Château-Morin », grosse bâtisse du Montcel surplombant le village, résulte d'un profond remaniement de la façade dans les années 1970.
Il existe en outre, dans le bourg et dans plusieurs hameaux, des fermes (en activité ou non) traditionnellement composées d'un corps de logis, de vastes granges en maçonnerie fermées ou ouvertes sur un côté et d'un ou plusieurs hangars, en bois pour les plus anciens ou en métal pour les plus récents. Certains bâtiments datent du XVIIIe siècle, voire du XVIIe ou du XVIe.
Voici quelques descriptifs donnés dans des actes notariés, qui montrent la consistance de ces corps de ferme :
Au Vautron en 1851 (ferme Lhoste puis Pamplume) : « un corps de bâtiments couverts en tuiles composé au rez-de-chaussée d'une pièce d'habitation avec salle derrière, chambre et grenier au-dessus, cour commune... De l'autre côté de la cour commune, moitié à prendre au nord d'un bâtiment servant d'étable, cellier et hangar » (9). En 1889, la même propriété était décrite comme : « un corps de bâtiments couvert en tuiles, composés d'une pièce d'habitation avec chambre derrière, chambre et grenier en-dessus … Derrière et de l'autre côté de la cour, un corps de bâtiment couvert en tuiles divisé : en bâtiment creux, étable à côté, grange ensuite toit à porcs et poulailler en appentis devant la grange... un bâtiment couvert en tuiles, composé par bas d'une cave, chambre haute et grenier dessus, terrain derrière, de la largeur dudit bâtiment... » (10). En 1970, s'agissait d'un « corps de bâtiment, comprenant une maison d’habitation consistant au rez-de-chaussée en une cuisine, salle de séjour, chambre, ancienne maison à la suite ; au premier étage, quatre chambres et chambre à grain. En retour d’équerre au midi grange, écurie et clapiers. En retour d’équerre au levant, étable, grange, magasin à betteraves, remise et hangar de trois travées. Cour entre les bâtiments et jardin au sud » (11). Treize ans plus tard, il était question d'un « un corps de bâtiment, comprenant une maison d’habitation consistant au rez-de-chaussée en une cuisine, une salle de séjour carrelée avec cheminée ancienne, une petite pièce attenante carrelée.... Dégagement entre la salle à manger et chaufferie, salle d’eau état neuf, water-closet attenant. Au premier étage une chambre ... et une petite pièce attenante, une autre chambre ..., palier avec carrelage et ancien évier, une autre chambre ... et petite chambre attenante. Au-dessus grenier. Garage avec fosse à vidange, grenier au dessus ... Ancienne étable, bâtiment avec un garage et hangar ouvert. Cour et jardin ». (12)
A La Belle-Etoile en 1966 (ferme Perrin) : « un corps de ferme comprenant maison à usage d'habitation et bâtiments en mauvais état ». La plupart de ces anciennes fermes ont perdu leur destination agricole.
A La Chenée en 1977 (propriété Picot) : « un corps de ferme comprenant bâtiments à usage d'habitation et d'exploitation. Granges, Etables et autres dépendances. Cour particulière entre ces bâtiments avec porche d'entrée.»
Souvent, ces anciennes fermes ont perdu leur destination agricole dans les années 1970. Les chambres à grain incluses dans les maisons ont été transformées en pièces habitables et les betteraveries, granges et étables une fois rénovées (et parfois détachées de l'habitation première) ont elles aussi été affectées à l'habitation.
A la même époque, un habitat individuel constitué de pavillons édifiés sur des terrains plus vastes a commencé à se développer. Ces habitations nouvelles ont évidemment offert un confort dont ne disposaient pas les maisons anciennes et tranchent avec l'habitat traditionnel par leur enduits colorés, leurs toitures de pentes diverses et par une volumétrie plus complexe.
La commune de Sablonnières comprend le bourg, situé au fond de la vallée sur la rive droite du Petit-Morin et plusieurs hameaux qui se sont constitués à flanc de coteaux, de part et d'autre de la rivière, par agglomération d'habitations appartenant souvent à l'origine aux membres d'une même famille.
La comparaison des plans établis en 1776 et en 2000 montre que la configuration du bourg a peu changé entre ces deux dates, la plupart des maisons et des rues existant déjà, en tout ou partie, à la fin du XVIIIe siècle :
Centre historique de la commune, il comprend quelques constructions plus anciennes (XVIIe siècle, voire XVIe) dont certaines étaient autrefois des dépendances du château, notamment les logements des domestiques. Au XIXe siècle, de nouvelles maisons ont été construites dans le village (sur la place en 1800, rue des Hacots en 1810, rue de Montcel en 1820) et le long des routes environnantes (route de la Noue en 1800, chemin de Villeneuve en 1800, route des Brodards en 1800 et 1820, route de la vallée en 1800, 1820, 1850, 1876).
Pour une période plus récente, le rapprochement des anciennes cartes postales et des vues actuelles est tout aussi significatif de la pérennité des vieilles habitations.
Ceci étant, le bourg a connu au cours des dernières décennies une extension vers l'est, le long de la route de la Vallée, avec la construction de plusieurs pavillons jusqu'en limite de commune.
Les recensements effectués depuis 1836 montrent que la population de la commune était établie à plus de 60 % en dehors du bourg (1836 : 444 habitants dans les hameaux pour 255 dans le bourg ; 1841 : 494 pour 215 ; 1846 : 472 pour 247 ; 1856 : 464 pour 220 % ; 1866 : 504 pour 229 ; 1872 : 472 pour 240 ; 1876 : 456 pour 240 ; 1881 : 416 pour 226 ; 1886 : 399 pour 624 ; 1891 : 402 pour 208 ; 1896 : 384 pour 216 ; 1901 : 376 pour 231 ; 1901 : 370 pour 226).
Les écarts les plus peuplés, après le bourg, étaient le Vautron, la Noue, Bois-Frémy et le Jariel (voir le tableau de la population des hameaux) et l'importance de cette population a naturellement eu une incidence sur le nombre des logements.
Quelques habitations situées en-dehors du bourg ont elles aussi une existence fort ancienne : on pense notamment à l'ancien moulin à blé du ru d'Avaleau signalé en 1519. Pour autant, le plus grand nombre d’habitations date du XVIIIe siècle et témoigne d’un certain développement des campagnes excentrées à cette époque. Plusieurs maisons bâties entre 1700 et 1770 existent encore à La Chenée, qui apparaît comme une extension du bourg, mais aussi au Jariel et au Vautron.
L'essor s’est poursuivi au siècle suivant avec de nouvelles constructions à Marlande (1800), à La Noue (1800), au Champ Landrin (1800), à La Chenée (1800), au Jariel (1800), au Plessier (1800), au Rousset (1800, 1830), au Vautron (1800, 1820, 1850, 1870), aux Mirats (1810), à Hautefeuille (1830), à Coupigny (1850)... Puis, à partir des années 1970 des habitations plus modernes, bâties sur des terrains plus grands et donc séparées des maisons voisines, sont venues se greffer sur les noyaux plus anciens. La plupart ont été édifiées à l'intérieur des pôles d'habitation anciens ou dans leur continuité, le long des routes, comme sur les hauts de La Chenée, sur la montée du Vautron, au Plessier ou encore entre Bois-Frémy et à Maison-Neuve qui se sont finalement rejoints. Néanmoins, certains habitations isolées ont été construites au cœur d'espaces boisés ou en lisière, comme aux Gobas. Plusieurs d'entre elles sont ou étaient au commencement des constructions légères édifiées sans autorisation.
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(1) Acte du 4 janv. 1581, Archives nationales, S 3775 a, doss. 2, n° 27.(2) Acte du 16 juillet 1585, Archives nationales, S 3775 a, doss. 2, n° 26.(3) Contrat de vente par Nicolas de Chambly, laboureur demeurant à Villeneuve-sur-Bellot, à Jean Doctain, laboureur à Sablonnières, reçu le 5 mars 1689 par Jean Troche, substitut du tabellion royal de Coulommiers ès branches de Sablonnières, Archives départementales de Seine-et-Marne, 534 F 1. Le terme bouge, qui a pris depuis un sens péjoratif, désignait une pièce.(4 )Archives départementales de Seine-et-Marne, 221 E 231, 1719, acte n° 17.(5) Archives départementales de Seine-et-Marne, 221 E 231, 1722, acte n° 22.(6) Le bail à rente foncière, pratiqué en milieu rural du XVe au XVIIIe siècle, permettait au propriétaire d'un bien immobilier (maison, terres...) d'en céder la jouissance perpétuelle à un preneur qui s'obligeait à verser en contrepartie une rente annuelle et à entretenir le bien. Chaque partie pouvait céder à un tiers ses droits et obligations. Au cas particulier, par acte du 24 avril 1696 passé devant Maître Troche, notaire à Sablonnières, Bonaventure Rayer avait baillé une maison à son frère Georges, moyennant le paiement d'une rente de 10 livres, le 1er mars de chaque année. Puis, par acte du 6 novembre 1696 (même notaire), Bonaventure Rayer avait cédé son droit (la perception de la rente) à Denis Charpentier. Au décès de ce dernier, sa sœur et héritière Angélique devint crédirentière. C'est pourquoi le preneur, Georges Rayer, confirma son obligation envers ladite Angélique Charpentier. (7) Terrier de Pierre Huvier, Archives départementales de Seine-et-Marne, 221 E 498 (une maison, logis et bâtiments, ce consistant en une cuisine chambre haute à feu, le grenier dessus de fond en comble, la corniche de chaume par derrière et de tuile par devant, fournil au pignon en appentis dans lequel il y a un four, écurie à chevaux).(8) Partage Lourdin du 17 décembre 1825, chez Maître Gaillet notaire à Villeneuve-sur-Bellot.(9) Donation-partage Lourdin du 7 décembre 1851, chez Maître Albassier notaire à Rebais.(10) Vente Lourdin-Laurent du 2 juin 1889, chez Maître Fillau notaire à Rebais.(11) Vente Lhoste-Rincent du 24 janvier 1970, chez Maître Olier notaire à Rebais.(12) Donation Rincent-Clément du 14 mai 1983, chez Maître Druguet notaire à Villeneuve-sur-Bellot.Sur les techniques de construction des maisons briardes traditionnelles, leurs caractéristiques et leur aménagement intérieur initial, voir Maisons de Brie et d'Ile-de-France de Michel Villiane Vincent (Presses du Village, 3e éd., 2005).
contact : dpml@hotmail.fr Dernière mise à jour le 26 août 2020© Denis LochouarnReproduction interdite sans autorisation