Un petit bâtiment de 15 mètres carrés aux fenêtres béantes et ne comportant plus que trois murs se dressait il n'y a pas si longtemps encore en bordure de la rue principale du bourg, devant l’aire de jeux. Il est connu par certains comme la « prison », désignation étrange dans un si paisible village.
A-t-il été utilisé pour retenir quelque suspect en temps de guerre ? A-t-il servi naguère de local de dégrisement pour les fêtards trop avinés pour que le garde-champêtre les laisse errer dans le village ?
Toujours est-il que lorsque la commune l'a construit en 1899, cet édicule avait pour vocation de servir d'abri de nuit pour les voyageurs indigents. Il comprenait alors deux pièces ayant chacune sa porte d’entrée et sa fenêtre.
Aujourd'hui, il n’en reste que les pignons, une façade et la toiture. Les bris de tuiles récurrents et la fréquentation douteuse du local qui offre un refuge à l'abri des regards ont posé en 2022 la question de son devenir.
En dépit de l'avis de quelques conseillers municipaux favorables à sa conservation, ce bâtiment a été rasé en 2024.
Comme dans toutes les paroisses puis communes, l’affichage public a longtemps été le mode d’information privilégié de la population.
Nous n’avons pas d’information précise sur ce qui se pratiquait à Sablonnières avant la Révolution mais il est permis de supposer que, comme cela se faisait ailleurs, les annonces officielles étaient faites à la sortie de la grand messe et que la porte de l’église devait de temps à autre être revêtue de quelque avis ou placard.
Après 1789, les affiches étaient apposées sur la porte de la maison commune - ancienne dénomination de la mairie - et ce lieu d’affichage est même devenu obligatoire pour diffuser certaines informations à une époque où les panneaux n’étaient pas en usage.
On sait en revanche, grâce à une carte-postale, que la porte en bois du « bâtiment de la pompe » servait à l'affichage au début du XXe siècle.
C’est en 1944 que la municipalité décida d’installer des tableaux d’affichage au bourg, au Vautron, à La Noue, au Jariel, au Plessier et à Bois Frémy. D'autres ont été ultérieurement établis aux Mirats, au Rousset, à La Chenée, au Jariel, à Marlande, aux Brodards. Les panneaux en bois actuels ont été confectionnés par les employés municipaux.
contact : dpml@hotmail.fr
Dernière mise à jour le 1er juillet 2024
© Denis Lochouarn
Reproduction interdite sans autorisation