Si certains Anciens de la commune se souviennent des uniformes bleus et des casques qu'ils ont jadis croisés lors de cérémonies locales et parfois même portés, peu connaissent aujourd'hui l'histoire des pompiers de Sablonnières.
La création d'une subdivision de sapeurs-pompiers dans la commune date de 1861 (1). Outre le sous-lieutenant qui la commandait, elle comprenait en 1862 trente hommes dont deux sergents. Le premier officier de la subdivision fut Pierre-Joseph Delambre, nommé par décret impérial du 2 décembre 1861. Cette fonction a ensuite été occupée par Ernest Cherrier de 1877 à 1880, par Eugène Maillet de 1880 à 1889, par Antoine Ménard (du 5 mars 1890 à 1892), par Léon Deneufchâtel du 21 juillet 1892 à 1897, par Louis Laurent du 17 août 1897 à 1899, par Paul Chaudé du 2 février 1899 à 1902, par Gaston Pamplume du 23 décembre 1902 à 1911 (nommé lieutenant par décret du 8 mai 1908 (2)), par Victor Bourguignon de 1911 jusqu'à son décès en 1916, par Gustave Laurent de 1920 à 1921, par Léon Bourguignon de 1921 à 1927, par Hector Gosselet de 1927 à 1933, par Georges Ricard de 1933 à 1942, par Roland Bourguignon de 1942 à 1953 (promu lieutenant) et par Michel Bataille à compter de 1953.
Une fois nommé par décret du chef de l'État (sur proposition du ministre de l'intérieur informé des candidatures par le préfet), l'officier était solennellement installé dans ses fonctions par le maire : ce dernier le faisait reconnaître par le corps selon la formule consacrée : « Sapeurs-pompiers ! Vous reconnaîtrez pour votre sous-lieutenant Monsieur ... qui a été nommé à ce grade par décret du ... et vous lui obéirez en tout ce qu'il vous commandera pour le bien du service. »
Comme l'indique un document daté de 1865, le corps des sapeurs-pompiers de Sablonnières était une subdivision volontaire dépendant de la compagnie de Rebais et constituait une émanation de la Garde nationale.
On sait peu de choses sur ce corps avant sa réorganisation en 1876, date à laquelle il était commandé par un officier (lieutenant) et comprenait vingt-huit volontaires engagés pour cinq années renouvelables. Du reste, l'effectif a varié dans le temps. En 1877, il comptait un officier, deux sous-officiers et vingt-quatre hommes dont deux clairons. En 1880, il comprenait aussi 26 hommes, puis 20 en 1896. En 1901, le corps est réduit de fait à 13 hommes par suite de démissions et au mois d'août, le lieutenant demanda au maire de faire le nécessaire pour porter l'effectif à 20 hommes. Au cours des années suivantes, il continua de varier : 26 en 1902 (2 sergents, 4 caporaux, 20 hommes), 16 en 1903, 18 ou 19 en 1904. L'effectif fut limité à 18, cadres compris, par une délibération du conseil municipal de 1907, mais on en comptait 22 en 1911 (1 sergent, 3 caporaux, 18 hommes) et 25 en 1920 (4 sergents, 3 caporaux, 18 hommes). Il fut à nouveau limité à 18 en 1922 et les pompiers sont alors désignés par une commission d'admission locale. Le 25 août 1922, le nouveau corps se composait de 14 hommes engagés pour cinq ans, à savoir un sous-lieutenant (Léon Bourguignon, vannier), un sergent (Henri Thomas, cultivateur), deux caporaux (Rose Baudoin et Henri Rayer, manouvriers), un clairon (Anatole Bourguignon, vannier) et neuf sapeurs (Georges Ricard, cantonnier, Louis Houdinot, vannier, André Delacour, manouvrier, Charles Desessard, cantonnier, Ernest Renard, scieur, André Bourguignon, mécanicien, Henri Lefort, vannier, André Bourguignon, vannier et Edmond Pommera, manouvrier). Par la suite, des états des vacations mentionnent 13 hommes en 1927, 12 puis 16 en 1932, 14 en 1933, 11 en 1937, 12 en 1939, 13 en 1941, 14 en 1942, 11 en 1944, 16 en 1945 (1 sergent, 2 caporaux, 13 sapeurs), 14 en 1950 et en 1956, 13 en 1957, 12 en 1958, 11 en 1959, 10 en 1960 et 1961, 11 en 1963, 9 en 1964.
On notera que si des dispenses furent accordées en 1914 aux sapeurs appartenant aux classes convoquées pour rejoindre l'armée territoriale, huit pompiers furent mobilisés en 1939. La municipalité les remplaça par des hommes libérés des obligations militaires. (3)
Malgré les réorganisations successives, on constate à la lecture des documents d'archives que l'engagement des pompiers, basé sur le volontariat, n'était pas toujours respecté. Certains démissionnaient, d'autres ne prenaient pas part au service. C'est pourquoi fut mise en place une prime d'assiduité accordée en fonction des jours de présence aux manœuvres ou aux secours. Dans le cadre de leur exercice, les pompiers bénéficiaient aussi d'une assurance contre les accidents, payée par la commune. Les plus méritants recevaient la médaille d'honneur.
Pour pourvoir à son organisation et à sa discipline, ce corps se constitua en société le 8 janvier 1893 et fut réorganisé en 1927 (4). Une nouvelle organisation en société eut lieu le 15 décembre 1950. Le corps disposait de son règlement intérieur et de son conseil de discipline. Le commandement était toujours assuré par un officier (lieutenant ou sous-lieutenant) et plus tard par un adjudant qui avait sous son autorité un sergent, deux ou trois caporaux et des sapeurs dont certains remplissaient les fonctions de tambour, de clairon, de garde-magasin - un pour l’habillement et un pour le matériel - et, à compter de 1956, de mécanicien. Des manœuvres étaient organisées le premier dimanche de chaque mois, à l’exception des mois d’août et de septembre.
La subdivision des sapeurs-pompiers était, depuis son origine, à la charge de la commune et constituait un poste de dépenses conséquent. D'une part, le paiement des vacations était assuré par la mairie. D'autre part, l'achat et le renouvellement des équipements entraînait des frais non négligeables, en ce qui concerne l'habillement des pompiers et le matériel de secours.
Lors de la création de la subdivision, l'uniforme des pompiers était composé d'une veste et d'un pantalon (5) ainsi que d'une paire d'épaulettes (torsadées pour les gradés), d'un col, d'un ceinturon de cuir, d'un bonnet de police ou képi, d'une paire de gants blancs et d'un casque à chenille (6). Ils avaient aussi à leur disposition 28 sabres et une épée appartenant à la commune.
D'après deux documents de 1877, ils étaient équipés de vestes en drap bleu fort avec galons et épaulettes, de pantalons de treillis, de cravates, de képis, de ceinturons avec plaque, de ceintures de manœuvre, de coiffes pour casque et de casques. Les habits et les képis étaient différents pour les sapeurs, les sous-officiers et l'officier et ce dernier portait un sabre. Les galons distinguaient les différents grades et, au sein même des hommes du rang, les sapeurs, les caporaux et les clairons. (7)
En 1904, le sous-lieutenant était doté d'un dolman à brandebourgs avec grade argent, d'un pantalon de drap fin à bandes, d'un pantalon de treillis, d'un képi, d'une cravate bleue ; le sergent et les sapeurs étaient dotés de vestes de drap bleu, de pantalons de drap gris, de cotes de mailles, de pantalons de treillis, de képis, de cravates bleues et de ceintures. (8)
En 1929, l'officier portait une vareuse de drap bleu avec grade, un col blanc, un pantalon de drap gris, un képi en drap bleu (il disposait aussi d'un pantalon de treillis bleu) ; les sapeurs avaient une veste de drap bleu, un pantalon de drap gris, un képi, une ceinture et une cravate de toile bleue. (9)
Dans les années 1950, la tenue d'officier comprenait une vareuse, un pantalon, un képi en drap noir. Le sergent et les sapeurs portaient une tenue en drap gris bleuté également avec képi, un ceinturon de cuir havane à boucle bronzée et un casque qui fut remplacé en 1956 par le modèle réglementaire n° 3 en acier inoxydable avec coiffe, jugulaire, grenade de cimier et plaque marquée du nom de la commune. (10)
A maintes reprises, des tenues ont dû être fournies, remplacées ou modernisées (11). Bien entendu, les effets des sapeurs-pompiers appartenaient à la commune et devaient être restitués en cas de cessation des fonctions. Cette obligation ne fut pas toujours respectée puisque le conseil municipal constata en 1966 que quatre pompiers démissionnaires avaient conservé leurs effets et demanda, l'année suivante l'envoi d'une lettre à tous les sapeurs-pompiers retraités ou démissionnaires pour leur demander la restitution de leurs tenues. (12)
La commune devait pourvoir à l’acquisition du matériel nécessaire, aussi bien le petit que le gros. Dès 1861, la municipalité prévoyait l'achat d'une pompe à incendie, d'un chariot à brancards, seize mètres de boyau, une lance, une hache, deux leviers, deux tamis, un cordage et une torche :
Une délibération du Conseil municipal du 23 juillet 1876 indique que les pompiers de Sablonnières disposaient de cinquante seaux et diverses mesures ont été prises par le conseil municipal pour l'acquisition ou l'amélioration de leur équipement : achat de cartouches d’extinction, ancêtres des extincteurs (13), achat de tuyau de toile et de raccords à vis pour la pompe à incendie (14), achat d’un cordage réglementaire, de quatorze filagores et de sifflets (15), achat d’une échelle coulissante (16), acquisition d’un seau-pompe (17), etc.
On sait aussi que la municipalité avait prévu en 1938 l'achat du matériel nécessaire lorsqu'elle décida qu'un poste de secours serait mis en place en cas de besoin au domicile de Léon Bourguignon, officier des sapeurs-pompiers. (18)
Pour ce qui est du matériel plus important, la question s’était posée avant même la constitution de la subdivision, lorsque le sous-préfet de l’arrondissement de Coulommiers avait proposé à la commune de se joindre à celles de Villeneuve-sur-Bellot, Verdelot, Bellot et Hondevilliers pour acheter et entretenir à frais communs une pompe à incendie qui devait stationner à Villeneuve. On sait que la municipalité refusa en invoquant notamment l’éloignement existant entre ces différentes localités (19) mais la nécessité de ce type d'engin devait conduire plus tard la commune à acquérir son propre matériel : en 1861, elle s’équipa d’un corps de pompe foulante à deux cylindres de 125 m/m, 16 mètres de tuyaux avec raccords et lance, ainsi que d'un chariot à brancards pour un cheval (20). La municipalité décida aussi de construire un bâtiment pour abriter la pompe. L’emplacement fut choisi à proximité de la mairie, contre la maison Davenne dont le propriétaire concéda gratuitement à la commune, le 11 août 1861, droit d'adosser la nouvelle construction à son bâtiment. Les travaux furent réalisés en 1862 et le local, longtemps connu sous le nom de « bâtiment de la pompe », couvert d'une toiture à un seul pan et muni d'une porte à deux vantaux, existe toujours. L'inscription « secours contre l'incendie » peinte à son fronton en grosses lettres noires est devenue difficilement lisible.
En 1876, la longueur des tuyaux fut portée à 50 mètres et les pompiers avaient à leur disposition deux chariots, un pour le service, l’autre pour les manœuvres (21). Un état du matériel de 1907, inchangé en 1922, mentionne : un corps de pompe, deux tamis, une échelle, un chariot à cheval, deux leviers, deux lances, 16 mètres de garniture, un cordage (20 mètres de cordage à bilboquet achetés aux Établissements Giroult le 4 octobre 1904), une commande à mousqueton, 100 seaux, deux crochets, deux piques, deux grands sacs. (22)
La vieille pompe à bras fit son temps mais s’avéra inadaptée pour intervenir dans les hameaux et en cas de pénurie d’eau (23). Le progrès technologique offrant de nouvelles possibilités, on se tourna vers des engins motorisés mais les premières initiatives furent freinées par leur coût. Ainsi en 1934, la municipalité déclina une proposition de celle de Rebais d'acquérir une motopompe intercommunale, en raison de la pénurie d'eau dans les hameaux et de l'achat récent d'extincteurs.
C'est en 1946 que la municipalité décida d’acquérir une motopompe à la demande de l’officier de la subdivision (24). Après s’être renseignée sur les différents modèles et avoir demandé des devis pour un engin neuf, son choix se porta finalement en 1950 sur une motopompe remorquable Delahaye 122 de 1934, vendue d’occasion par une propriétaire de Chézy-sur-Marne (25). L’acquisition de cet engin assurant un débit de soixante mètres cubes par heure fut complétée par l’achat de 400 mètres de tuyau de toile neuf, de 70 et de 60 mètres de tuyau de 45 millimètres (26). La machine, construite pour durer par un fabricant de renom, fut réparée en 1958. (27)
L'année suivante, la municipalité décida de vendre l'ancienne pompe à bras, sans doute devenue inutile. (28)
La presse locale relate quelques incendies qui se produisirent chez des particuliers à une époque où la compagnie de Sablonnières était en activité. Ainsi, dans la soirée du 5 octobre 1869, la toiture de la maison et une grange remplie de paille et de luzerne furent détruites par les flammes aux Brodards, chez le scieur de long Etienne Hochet (29). Quinze ans plus tard, une ferme de La Noue exploitée par M. Houdry fur en proie au feu, attisé par un vent violent. Les pompiers de Sablonnières, de Villeneuve-sur-Bellot, de Nogent-l'Artaud et de Viels-Maisons accoururent mais l'eau des mares s'avéra rapidement insuffisante pour en venir à bout. Le corps de logis fut épargné mais les autres bâtiments furent détruits. Bien que le bétail et une partie du mobiliers aient été sauvés, les pertes furent estimées à dix-neuf-mille francs de pertes. (30)
Les sapeurs-pompiers de Sablonnières se sont aussi illustrés dans la lutte contre plusieurs incendies dans les localités voisines. Ainsi, dans la soirée du 29 janvier 1895, un violent incendie s'étant déclaré dans le bourg chez la veuve Ricard, ils parvinrent à maîtriser les flammes avec l'aide des habitants mais ne purent malheureusement pas sauver la vieille dame de 75 ans (31). Le 10 août 1901, ils intervinrent pendant plus de six heures avec les pompiers de Bassevelle, pour éteindre un incendie dans une ferme à Hondevilliers (32). En 1911, c'est avec ceux de Bellot qu'ils luttèrent contre le feu qui détruisait la ferme Landréat à La Chenée. (33)
L'utilisation des pompes à incendie était une opération complexe qui demandait beaucoup d'entrainement. Traditionnellement, des concours étaient organisés pour récompenser les plus adroits : les fameux concours de pompes qui permettaient aux compagnies de sapeurs-pompiers de se mesurer les unes aux autres dans plusieurs épreuves : stratégie (ou théorie) pour les officiers et les sous-officiers, tenue et défilé, manœuvre, matériel. La subdivision de Sablonnières a été récompensée dans plusieurs d'entre eux. Ainsi, le dimanche 13 septembre 1891, au concours de Rebais qui était une grande fête populaire précédée la veille au soir par une retraite aux flambeaux et qui avait à son programme réveil militaire au son des tambours et des clairons, concours, remise des prix, discours d’officiels, feu d’artifice et deux grands bals, les sapeurs-pompiers de Sablonnières, concourant dans la quatrième division, reçurent le 3e prix (médaille d’argent) pour le matériel (34). En 1896, au concours de Rouen, en 3e division, 1re section, ils remportèrent le 2e prix (médaille d’argent) de manœuvres et le 7e prix de théorie dans le concours des sous-officiers (35). Le 3 juin 1906 à Grandfresnoy, le sergent Juvinel obtint de la Fédération des Sapeurs Pompiers Français le prix de stratégie.
Plusieurs membres de la subdivision ont été distingués par la remise de la médaille d'honneur (argent) pour leur ancienneté et leur dévouement. On trouve notamment dans les pages du Journal officiel :
le sapeur Achille Juvinel en 1907 pour plus de 30 ans de service. (36)
Anatole Bourguignon en 1911 pour plus de 30 ans de service. (37)
le sous-lieutenant Roland-D. Bourguignon en 1947. (38)
le sapeur (clairon) André Lepaire en 1950. (39)
Plus récemment, une décoration fut remise à M. Gilles Guérin, ancien sapeur-pompier de Sablonnières et de Rebais. (40)
Comme partout, la présence des sapeurs-pompiers était incontournable lors des fêtes et des cérémonies publiques.
Lors de la fête nationale, la compagnie était passée en revue avant le défilé et chargée du feu d'artifice, lors d'une journée d'allégresse et d'une soirée festive.
Toutefois, le 14 juillet 1881 fut marqué par l'accident dont fut victime le jeune sapeur Juvinel. La compagnie avait été chargée de faire partir plusieurs boîtes détonantes dont une avait été bourrée avec du pâtre gâché et n'avait pas été dotée de mèche. Je jeune homme alluma directement la poudre avec une braise et l'engin explosa violemment, le projetant à plusieurs mètres. Un éclat lui brisa la mâchoire inférieure et un autre lui entama le bras. (41)
Après la Grande Guerre, ils faisaient traditionnellement partie du cortège qui, le 11 novembre, se rendait au Monument au Morts pour honorer les soldats morts pour la France.
Ils avaient aussi leur propre fête, la Sainte-Barbe célébrée au mois de décembre.
Malgré les efforts et l'efficacité des membres de la subdivision, son utilité a été remise en cause au début les années 1970 par le coût de son fonctionnement, par le manque de moyens et par la facilité d'intervention dont faisaient désormais preuve les pompiers de Rebais dans le canton. Pour toutes ces raisons, le corps des pompiers de Sablonnières fut officiellement dissout le 31 décembre 1972 (42). La municipalité décida alors de vendre la motopompe en publiant des annonces dans les journaux (43). Les uniformes furent cédés gracieusement au corps des sapeurs-pompiers de Rebais.
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(1) Auparavant, aucune organisation n'était prévue pour lutter contre les incendies. Un arrêté municipal du 8 octobre 1842 contenant règlement contre les incendies prescrivait aux habitants, hormis les diverses règles de prudence à appliquer au quotidien, d'aviser les autorités de la commune en cas de feu déclaré, de laisser puiser chez eux, de fournir leurs chevaux, leurs seaux et leur aide à première réquisition.(2) JO 4 juil. 1908, p. 4498.(3) Délibération du conseil municipal du 7 septembre 1939 (Archives communales).(4) Délibération du conseil municipal du 7 novembre 1927, en exécution de la loi du 13 août 1925 (Archives communales).(5) Facture Pieux à La Ferté-Gaucher du 23 septembre 1867 (Archives communales).(6) Contrat de fourniture passé le 30 mars 1862 avec Thierry, fabriquant d'équipements de pompiers à Paris (Archives communales).(7) Délibération du Conseil municipal du 13 mai 1877 ; mémoire de Rose Loiseau, marchand de nouveautés à Sablonnières, du 21 septembre 1877, pour la fourniture de ces effets (Archives communales).(8) Factures des Établissement Giroult à Paris, des 24 août 1904 et 4 octobre 1904 (Archives communales).(9) Factures des Établissements Giroult des 9 avril et 27 juillet 1929, 6 novembre 1930 (Archives communales).(10) Délibération du conseil municipal du 23 avril 1956 et autorisation préfectorale de l’achat du 5 juin ; commande du 31 août (Archives communales).(11) Plusieurs dépenses ont été engagées à cette fin depuis la création du corps : le 13 mai 1877, le conseil municipal autorisa le maire à acheter des effets neufs et à faire réparer ou remplacer les casques ; le 18 mai 1882, le maire fut autorisé à faire confectionner de nouveaux pantalons ; le 5 juillet 1921, les Établissements Metzeger de Coulommiers facturaient la fourniture d'une veste ; une facture des Établissements Fournier et Cie, à Paris, mentionne l'achat de quatre ceintures de manœuvre, seize cravates bleues réglementaires et seize coiffes pour casques ; le 21 février 1929, le conseil municipal, ayant accepté le 18 février de l'année précédente le principe de l'habillement en drap et demandé une subvention étatique le 18 juin suivant, affectait cette aide de 1 500 francs à l'achat d'effets de drap pour dix hommes ; un devis fut établi par la mercerie locale Gérard-Genet pour dix-huit tenues de drap mais finalement, la municipalité s'adressa aux Établissements Giroult de Paris (devis accepté le 7 mars 1929) qui facturèrent la fourniture d'un képi de sous-lieutenant le 9 mai 1929 puis, le 9 avril 1929, la fourniture d'un képi de sergent, une vareuse d'officier en drap bleu, un col blanc, un grade de sous-lieutenant, un pantalon de drap gris, un képi de sous-lieutenant, neuf vestes de drap bleu, neuf pantalons de drap gris, neuf képis de sapeur, neuf ceintures fil, neuf cravates de toile bleue, galons et grenades de parement ; le 27 juillet 1929 la fourniture de cinq vestes de drap bleu, cinq pantalons de drap gris, un pantalon de treillis bleu, cinq képis de sapeur, cinq ceintures fil, cinq cravates de toile bleue, ainsi qu'un clairon et une peau de tambour ; le 6 novembre 1930 la fourniture d'un képi de lieutenant en drap bleu ; le 24 janvier 1948, il fut décidé de remplacer la tenue et le képi de l’officier ; les Établissements Desfossés facturèrent une tenue d'officier (vareuse, pantalon, képi de sous-lieutenant en drap noir), un képi de sous-officier en drap bleu, douze képis de sapeur en drap bleu, les galons de sous-lieutenant et un ceinturon d'officier en cuir havane ; le 1er décembre 1951, le renouvellement des tenues fut projeté avant d'être voté le 25 février 1952 et concrétisé par un marché du 10 mars avec les Établissements Desfossés pour la fourniture d’une tenue de sous-officier et de douze tenues de sapeurs en drap gris bleuté au prix de 164 588 francs (facture du 9 mai 1952) ; le 31 août 1956, les nouveaux casques furent commandés... (Archives communales). (12) Délibérations du conseil municipal des 17 septembre 1966 et 16 janvier 1967 (Archives communales).(13) Délibérations du conseil municipal des 30 septembre 1946, 8 décembre 1948 et 11 juillet 1958. Plusieurs factures font état de l'achat de douze cartouches en décembre 1949, quatorze en 1950 et quatorze autres en 1952 (Archives communales).(14) Délibérations du conseil municipal des 14 mars 1933 (cent mètres de tuyau) et 7 février 1935 (huit mètres) (Archives communales).(15) Cette acquisition décidée par délibération du conseil municipal du 7 février 1950 (Archives communales) fut effectuée auprès des Établissements Rolland, à Paris, dont la facture du 2 mars précise qu'il s'agissait de quatorze filagores, trois sifflets avec chaînette et un cordage avec anneau et mousqueton. On appelait filagore une cordelette de chanvre d’une longueur de deux mètres utilisée pour panser les boyaux crevassés comme pour consolider un levier ou un manche fendu. Chaque sapeur en était muni et la portait, enroulée sur elle-même en écheveau, à l’abri sous la coiffe de son casque.(16) Délibérations du conseil municipal des 8 février et 17 octobre 1955 (Archives communales).(17) Délibérations du conseil municipal des 14 mars et 11 juillet 1958 (Archives communales).(18) Délibération du conseil municipal du 28 septembre 1938 (Archives communales).(19) Délibération du conseil municipal du 24 septembre 1837 (Archives communales).(20) Contrat avec Flaud, ingénieur-mécanicien à Paris, du 24 juillet 1861 (Archives communales). Ce matériel fut complété six ans plus tard par 8 mètres de boyaux cloués selon facture Flaud du 2 juillet 1867 (Archives communales). (21) Document de 1876 cité plus haut.(22) Délibérations du Conseil municipal des 13 octobre 1907 et 14 août 1922 (Archives communales).(23) En effet, les pompiers étaient tributaires des points d’eau qui avaient été scrupuleusement recensés en 1943 (la rivière pour le bourg, les Brodards et Bois-Frémy où se trouvait également un lavoir, trois puits au Rousset, quatre puits à Marlande, trois puits au Jariel, une mare à Coupigny, quatre puits aux Mirats, un réservoir au Vautron, un puits et une mare à la Belle-Étoile, deux puits au Plessier, deux mares et dix puits à la Noue) ou des bornes fontaines avec bouches d'incendie installées à partir de 1932. (24) Délibération du conseil municipal du 5 mars 1946 décidant dans son principe l'acquisition d'une motopompe ; délibération du 28 mai de la même année décidant la souscription d'un emprunt pour financer l'opération ; délibération du 1er octobre autorisant le maire à finaliser l'emprunt et l'achat (Archives communales).(25) Délibérations du conseil municipal des 2 septembre (désignation d'une commission pour examiner l'état de fonctionnement de la machine), 5 octobre (demande de l'autorisation d'acheter le matériel et de contracter l'emprunt nécessaire) et 27 novembre 1950 (Archives communales).(26) Délibération du conseil municipal du 12 avril 1951 et marché du même jour avec les Établissements Delannoy Frères, à Bousbecque (Archives communales). L’acquisition de la motopompe et des accessoires, qui coûta à la commune 514 179 francs, fut financée par un emprunt de 500 000 francs sur dix ans et une subvention de l’Etat pour les tuyaux (aucune aide ne pouvant être accordée pour les achats de matériel d'occasion).(27) Délibération du conseil municipal du 5 avril concernant le règlement de réparations effectuées (Archives communales).(28) Délibération du conseil municipal du 7 septembre 1959 (Archives communales).(29) L'Éclaireur de l'arrondissement de Coulommiers, 10 oct. 1869, p. 2.(30) L'Éclaireur de l'arrondissement de Coulommiers, 3 sept. 1884, p. 3 ; Le Journal de Seine-et-Marne, 7 sept. 1884, p. 2.(31) Le Petit Parisien, 30 janv. 1895.(32) Le Petit Parisien, 11 août 1901.(33) Le Petit Parisien, 6 nov. 1911 ; Le Journal, 6 nov. 1911.(34) L’Éclaireur de l’arrondissement de Coulommiers, 16 sept. 1891.(35) L’Éclaireur de Seine-et-Marne, 4 juin 1896.(36) JO 1er déc. 1907, p. 8142.(37) JO 7 juil. 1911, p. 5483.(38) JO 11 juil. 1947, p. 6560.(39) JO 2 déc. 1950, p. 12234.(40) La Gazette de Rebais, mars 2010.(41) Le Journal de Seine-et-Marne, 17 juill. 1881, p. 3 ; La Feuille de Provins, 30 juill. 1881, p. 2.(42) Délibération du conseil municipal du 30 octobre 1972 (Archives communales).(43) Délibération du conseil municipal du 3 avril 1973 (Archives communales).Cet historique a été utilisé sous forme de panneaux lors de l'exposition organisée le 2 septembre 2021 à Rebais à l'occasion du cinquantenaire du SDIS de Seine-et-Marne.