Sous l'empire romain, la région faisait partie de la Gaule Belgique (Gallia Belgica) qui s'étendait sur un vaste territoire compris entre le Rhin et la Seine. Après la réorganisation territoriale opérée en 297 par Dioclétien, elle se trouvait comprise dans la provincia Belgica Secunda (Seconde Belgique ou Petite Belgique) dont Reims était la métropole. A partir de 305, l'empire étant désormais divisé en diocèses administrés par des vicaires placés sous la responsabilité d'un des quatre souverains de la Tétrarchie, la Seconde Belgique fit partie du diocèse des Gaules (diocesis Galliarum) dirigé par le vicaire des Gaulles sous l'autorité du César d'Occident. En 410, le diocèse des Gaules dépendait du vicaire des Sept-Provinces, placé sous l'autorité de la préfecture du prétoire des Gaules dont le siège était établi à Arles.
Lors de l'invasion franque, la contrée se soumit entièrement à Clovis et la Campania, qui allait devenir la province de Champagne, fut divisée en plusieurs diocèses administrés par des lieutenants royaux portant le titre de comtes. Après la mort de Clovis et le partage du royaume entre ses fils, elle faisait partie du royaume de Neustrie qui avait Soissons pour capitale. A la fin du VIIe siècle, suite à la lutte armée qui opposa les différents royaumes mérovingiens, la Neustrie devint un état vassal de l'Austrasie.
Sous les Carolingiens, la région passa aux mains de la famille de Vermandois qui possédait notamment les comtés de Meaux et de Troyes dont la réunion entre les mains de Eudes II de Blois en 1022 forma le comté de Champagne. A partir du XIIe siècle, le puissant comte de Champagne possédait un domaine considérable divisé en vingt-six châtellenies dont celles de Coulommiers et de Meaux (1). En 1152, le comté de Champagne fut séparé de celui de Blois mais se vit adjoindre la Brie pour devenir le comté de Champagne et de Brie. Au XIIIe siècle, le comté de Champagne était tenu en fief du roi mais l'autorité de ce dernier passait après celle du comte.
Après la réunion de la Champagne à la couronne de France entamée en 1284 et devenue définitive en 1361, la région était incluse dans la Brie champenoise qui était l'une des subdivisions de la province de Champagne.
De la fin du XVIIe siècle à la Révolution de 1789, la province était administrée par un Intendant de justice, de police et de finances qui représentait le pouvoir royal dans le ressort de la généralité de Paris. Au XVIIIe siècle, la généralité fut divisée en subdélégations (circonscriptions inférieures dirigées par les subdélégués dont les attributions étaient similaires à celles des sous-préfets) et Sablonnières relevait alors de la subdélégation de Coulommiers.
Fin 1789, le territoire de Sablonnières s'est trouvé compris dans le département de la Brie, rebaptisé successivement département de Meaux et de Melun, département de Melun, département de la Brie et du Gâtinais, avant de prendre le 4 mars 1790 le nom définitif de département de Seine-et-Marne.
En 1790, la paroisse de Sablonnières devint une commune administrée par un conseil à la tête duquel se trouvait un officier nommé maire, puis temporairement agent municipal (1795) et enfin à nouveau maire (1800).
Les affaires communales étaient désormais gérées par la municipalité (voir l'histoire municipale).
La commune de Sablonnières fut rattachée au canton de Rebais, lui-même dépendant du district de Rozoy (Rozay-en-Brie).
Le 14 frimaire an II (4 décembre 1793) à Rebais, les citoyens des conseils généraux des communes du canton, spécialement convoqués, se prononcent en faveur du déplacement du chef lieu de district à Coulommiers, ville plus importante, plus proche et plus accessible (2). Ce vœu ne fut pas exaucé : le district demeurera à Rozay.
Après la suppression des districts en 1795 et leur remplacement par les arrondissements communaux, la commune dépendait du canton de Rebais et de la municipalité cantonale.
Après la suppression des districts en 1795 et leur remplacement par les arrondissements communaux, la commune dépendait du canton de Rebais et de la municipalité cantonale.
En 1800, le canton relevait de l’arrondissement de Coulommiers (1800) qui était alors le siège d'une sous-préfecture. Après la disparition de cet arrondissement en 1926, la commune a été rattachée à l'arrondissement de Meaux dont faisait alors partie le canton de Rebais.
Depuis le 1er janvier 2006, date à laquelle le canton de Rebais a été rattaché à l'arrondissement de Provins, notre commune en fait partie et relève de la sous-préfecture qui s'y trouve.
En dernier lieu, à la suite du redécoupage cantonal de 2014 qui a supprimé le canton de Rebais, elle se trouve rattachée au canton de Coulommiers, tout en restant dans l'arrondissement de Provins.
A l'issue des tentatives d'organisation territoriale imaginées à partir de 1919, la commune était comprise, vers 1945, dans la 20e région économique (chambre de commerce et chambre des métiers de Meaux). Depuis sa création en 1976, elle fait partie de la région d'Ile-de-France.
Le 2 décembre 2010, Sablonnières a été intégrée, avec vingt autres communes des cantons de Rebais et de La Ferté-Gaucher, dans la Communauté de Communes La Brie des Morins. Cet établissement public de coopération créé par arrêté préfectoral était destiné à mettre en commun les moyens de réaliser des projets dans des domaines de compétence aussi variés que le développement économique, le tourisme, l'aménagement, l'urbanisme ou l'environnement, moyennant le transfert par les communes de certaines compétences.
Le 1er janvier 2017, la CCBM a fusionné avec la Communauté de Communes du Cœur de la Brie, pour former la Communauté de Communes des Deux Morin.
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(1) BUR (Michel), La formation du comté de Champagne (v. 950 - 1150), Nancy, Publications de l'Université de Nancy II, 1977. (2) Archives nationales, carton Divers 90, dossier Seine-et-Marne, cité in Archives parlementaires de 1787 à 1860, t. 82, Paris, Librairie administrative Paul Dupont, 1913, p. 110.D'un point de vue historique, la place de Sablonnières au fil des siècles peut aussi être précisée au regard de l'organisation féodale, financière, judiciaire, militaire, religieuse, culturelle, agricole et environnementale du territoire.
Au Moyen Age, Sablonnières était situé sur le territoire du comté de Champagne et de Brie et relevait donc de l’autorité comtale. A partir du XIe siècle, lors de l'organisation du régime féodal qui se traduisit par le morcellement du comté en divers fiefs, Sablonnières était un arrière-fief relevant de la seigneurie de La Ferté-Gaucher, relevant elle-même de celle de Montmirail qui dépendait du comte de Troyes.
La seigneurie de Sablonnières dépendait plus tard de la châtellenie de Coulommiers, qui existait sous Henri Le Libéral (comte de Champagne de 1152 à 1181). Après la création des bailliages, cette châtellenie relevait avant 1270 de celui de Provins puis, sous la régence de Blanche d'Artois (1274-1285), de celui de Meaux.
A la fin du XIVe siècle, la situation avait évolué. La châtellenie de La Ferté-Gaucher avait été créée et désormais, une distinction était faite entre, d'une part, le château et ses dépendances (fossés, colombiers, jardins et rivière) qui relevaient toujours des châtelains de Coulommiers (de qui les seigneurs de Sablonnières étaient donc vassaux) (1) et, d'autre part, le village et la terre de Sablonnières dépendant de la châtellenie de La Ferté-Gaucher dont relevait aussi la seigneurie du Jariel (ou Jarriel-en-Brie).
Cette séparation, qui dura jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, explique que les seigneurs de Sablonnières prêtaient foi et hommage tantôt au châtelain de la Ferté-Gaucher (ce fut le cas d'Edmond de Raveneu vers 1655, puis de Gaston de Ravenel en 1667), tantôt à celui de Coulommiers (ce que fit René de Maupeou le 22 décembre 1732 et ce qu'omit de faire son successeur René-Théophile II, dès-lors saisi féodalement en 1780).
Au Moyen Age, le Petit Jarriel formait un fief distinct de la seigneurie du Jarriel-en-Brie, jusqu'à son acquisition en 1486 par les Célestins de Paris, seigneur du Jarriel, qui le réunirent ainsi à leur domaine. (2)
A la moitié du XVIIe siècle, plusieurs arrière-fiefs mouvaient de la seigneurie de Sablonnières. Seul situé dans la paroisse, celui de Montchevrel fut réuni à la seigneurie de Sablonnières au siècle suivant. Les autres se trouvaient à Montdauphin, à Saint-Ouen-sur-Morin (fief de Busserolles) et à Chartronges (fief des Trois Maisons et fief de la Hautière) mais le seigneur de Sablonnières en ignorait la consistance. (3)
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(1) La châtellenie de Coulommiers fut à maintes reprise détachée puis rattachée au domaine royal. Elle dépendait du duché de Nemours lorsque Louis XI l'accorda à Jacques d'Armagnac : d'après la déclaration royale du 15 octobre 1465 portant règlement pour la juridiction des élus sur le fait des aides dans le duché de Nemours, Sablonnières dépendait de la châtellenie de Coulommiers qui relevait quant à elle dudit duché.(2) Archives nationales, S 3776 A doss. 1, n° 9.(3) Aveu et dénombrement de Sablonnières, v. 1655 (coll. D. L.).Au XIIe siècle, le comte de Champagne Henri le Libéral réorganisa son domaine en le divisant en 4 bailliages et 28 prévôtés. Sablonnières relevait alors du bailliage de Meaux et de la prévôté de Coulommiers.
Lorsqu'un seigneur ayant droit de justice fut établi sur place, les villageois étaient justiciables d'un juge nommé par ce seigneur pour connaître en premier ressort des affaires civiles modiques et pénales. Pour le jugement de certaines causes et pour les appels formés contre les sentences seigneuriales, Sablonnières dépendait du bailliage de Meaux sous Philippe le Bel. La coutume de Meaux y était donc applicable dès cette époque. Plus tard, les appels devaient être formés auprès du bailliage de Coulommiers-en-Brie (Coulommiers) qui était également compétent en première instance pour certaines affaires criminelles puis, en dernier ressort, à la grand'chambre du parlement de Paris. A partir de 1552, certaines affaires furent attribuées au présidial de Meaux nouvellement créé, soit en première instance (affaires civiles dont l'objet était inférieur à 250 livres), soit en appel des jugements du bailliage (appels dont l'objet était compris entre 250 et 500 livres).
C'est ainsi qu'à partir de la seconde moitié du XVIIe siècle, un double du registre des baptêmes, mariages et sépultures devait être envoyé chaque année au greffe du bailliage pour y être conservé.
Dans le ressort de la seigneurie du Jariel, qui avait elle aussi haute, moyenne et basse justice, les fonctions juridictionnelles étaient assurées pour le compte des Célestins de Paris, seigneurs des lieux, par un bailli, un lieutenant, un procureur et des sergents. Le siège de la juridiction était établi dans la ferme du Jariel où se trouvaient aussi des geôles. Les jugements rendus en premier ressort relevaient en appel devant le châtelet de Paris. (1)
La police et la justice étaient exercées en application des ordonnances seigneuriales, de la législation royale et de la coutume locale pour les matières qu'elle régissait. Dans le ressort de la seigneurie de Sablonnières, on observait toujours la coutume de Meaux rédigée en 1509 (2). En revanche, la seigneurie du Jariel suivait la coutume de Paris et chaque année, les seigneurs du Jariel réunissaient leurs plaids, assemblée de notables au cours de laquelle les règles de police à observer étaient rappelées de manière officielle.
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(1) Code de l'Hôpital-général de Paris, Paris, Thiboust, 1786, p. 636.(2) Dans la Brie, les différentes matières du droit étaient réglées non pas par le droit écrit issu du droit romain, mais par des usages et des jugements ayant acquis force de loi. Au Moyen-Age, il existait des coutumes de Champagne et de Brie données par Thibaut, roi de Navarre et comte de Champagne au XIIIe siècle. Puis, en vertu de lettres patentes du roi Louis XII en date du 18 septembre 1509, les coutumes de Meaux furent recueillies, rédigées par des commissaires du roi puis arrêtées - parfois au prix d’âpres discussions - et publiées le mercredi 3 octobre 1509 en la grande salle de l’hôtel épiscopal de Meaux, en présence des gens d’église, nobles, avocats et praticiens spécialement convoqués par le roi Louis XII. Jean de Brie, seigneur de Sablonnières, était présent. Enregistrée au parlement de Paris en 1511 seulement, la coutume de Meaux fut éditée dès la publication sous le titre de Coustumes généralles, gardées et observées au bailliage de Meaulx (à Provins, chez Bondis) et de Coustumes generalles gardées et observées au bailliage de Meaulx, nouvellement imprimées à Paris (Paris). D'autres éditions suivirent au XVIe siècle (Les grandes coustumes generalles et particulieres du Royaulme de France selon lesquelles se reiglent toutes les cours et iurisditions dudict royaulme, Paris, Delagarde et Le Brodeur, 1517 et Paris, Régnault, 1522, avec un chapitre 2 intitulé Les coustumes de Meaulx) et au suivant avec des notes et des commentaires : DE SEVOYE (Pierre-Martin), Conférence du droit civil avec le droit municipal et coutumier du bailliage de Meaux, Paris, Lombart, 1609 ; Coutumes générales du bailliage de Meaux, accordées en l'assemblée des trois Etats, le 2è jour d'octobre 1509 et autres jours en la ville dudit Meaux, avec les notes de Maistre Charles Du Molin sur aucuns articles d'icelles, et autres notes et observations particulières, Paris, Guignard , 1658 ; CHAMPY (Jacques), Coutume du bailliage de Meaux et anciens ressorti d'icelui, avec les notes de M. C. Du Moulin, Paris, Guignard, 1668 et Paris, Journel, 1682 ; BOBÉ (Jean), Commentaire sur les Coutumes générales du bailliage de Meaux, avec des notes sur la Coutume de Paris et une conférence des deux coutumes, Paris, Journel, 1683. Ces règles locales, qui coexistaient avec la législation royale (édits et ordonnances) et les dispositions seigneuriales applicables plus localement, demeura en vigueur jusqu'en 1789. Elles contenaient des dispositions concernant les personnes (l'article 2 admettait des serfs liés envers leur seigneur et l'article réputait de condition serve les enfants nés de mère serve), les successions (l'article 41 prévoyait la représentation en ligne directe, sans toutefois que la fille puisse représenter son père en droit d'aînesse ; selon l'article 45, le fils d'un noble prenait autant que deux filles dans les héritages de fiefs ; l'article 53 dispensait l'épouse roturière qui renonçait à la succession de son mari de faire inventaire), les biens (d'après l'article 75, nulle servitude ne s'acquerrait sans titre exprès), etc.A partir de 1790, l'organisation juridictionnelle fut profondément réformée.
En premier ressort, les litiges civils de moindre importance étaient tranchés par le juge de paix établi au niveau du canton (à Rebais donc), tandis que les affaires d'un montant supérieur à cinquante livres relevaient du tribunal de district de Rozoy (Rozay-en-Brie). Les appels des décisions du juge de paix étaient portés devant le tribunal du district (également juge du second degré en matière commerciale) alors que les jugements rendus en premier ressort par le tribunal de district étaient susceptibles d'appel devant le tribunal d'un district voisin (appel circulaire).
En matière pénale, les infractions aux règles de police relevaient à partir de 1791 d'un tribunal de police municipale qui avait son siège dans la commune (juridiction du maire) et les délits plus importants étaient de la compétence du tribunal de police correctionnelle établi au chef-lieu du canton. Le tribunal de district était compétent en appel. Les crimes quant à eux relevaient du tribunal criminel de Melun (1792). En 1795, certaines compétences du tribunal de police municipale furent transférées au tribunal de police du juge de paix qui les a totalement absorbées en 1873 dans le cadre du tribunal de simple police du canton ; la nouvelle Constitution supprima les districts et, par voie de conséquence, le tribunal de district dont les attributions furent données au tribunal civil du département (dont les décisions pouvaient être frappées d'appel devant un autre tribunal civil) et à un tribunal de police correctionnelle du département dont les jugements relevaient en appel du tribunal criminel du département. Le juge de paix faisant office de tribunal de simple police restait compétent en premier et dernier ressort pour les infractions les moins graves.
Au sommet de l'ordre judiciaire, le tribunal de cassation siégeait à Paris.
En 1800, le tribunal civil fut remplacé par le tribunal de première instance de Coulommiers compétent en matière civile dans le ressort de l'arrondissement, à charge d'appel devant le nouveau tribunal d'appel de Paris également compétent pour connaître des jugements du tribunal de commerce. Quatre ans plus tard, ce tribunal d'appel devenait cour d'appel, le tribunal criminel de Melun s'appelait désormais cour de justice criminelle puis cour d'assises en 1811, tandis que le tribunal de cassation prenait la dénomination de cour de cassation. A partir de 1808, les condamnations du tribunal de simple police pouvaient faire l'objet d'un recours, selon les cas, soit devant le tribunal correctionnel de Coulommiers, soit devant la cour d'appel de Paris.
C'est également en 1800 que fut organisée la justice administrative, confiée au conseil de préfecture du département (ancêtre du tribunal administratif), voire au Conseil d'État.
Ces juridictions ont survécu au Premier Empire et à la Restauration : sous le Second Empire, la commune ressortait de la justice de paix de Rebais, du tribunal de première instance (et donc du tribunal de commerce) de Coulommiers, de la cour impériale de Paris pour les appels, et de la cour d'assises de Melun en matière criminelle.
En 1947, le juge de paix compétent siégeait à La Ferté-Gaucher. En 1958, la justice de paix a été supprimée, Coulommiers est devenu le siège du nouveau tribunal d'instance et du tribunal de police, tandis que le tribunal de première instance devenait tribunal de grande instance avec son siège à Meaux.
Actuellement, Sablonnières se trouve dans le ressort du tribunal d'instance de Meaux, qui a remplacé celui de Coulommiers supprimé en 2008, du tribunal de grande instance de Meaux et de la cour d'appel de Paris. En matière administrative, elle se situe dans le ressort du tribunal administratif de Melun (1953) et de la cour administrative d'appel de Paris (1987).
Au XIVe siècle, la matière financière et fiscale était réglée au niveau du comté de Champagne par les députés des trois ordres assemblés aux Etats de Champagne à la demande du comte.
Après la guerre de Cent Ans, le roi de France Charles VII réorganisa l’administration de la Champagne et de la Brie en la divisant en élections, qui étaient des circonscriptions à la fois financières et juridictionnelles. Les questions fiscales furent confiées aux élus (membres d'une élection) qui cumulaient en la matière des attributions administratives et judiciaires. La Brie comprenait alors plusieurs élections placées sous l'autorité de la Généralité de Paris.
Aux impôts perçus par le seigneur local en raison de ses droits sur le territoire de sa seigneurie (droit sur les foires et marchés, droit de lods et ventes perçu sur les cessions d’immeubles roturiers par un censitaire, droit de relief perçu lors du décès d’un censitaire), s’ajoutaient les droits royaux qui étaient essentiellement la taille personnelle (impôt direct perçu sur les chefs de famille roturiers), les aides (droits indirects perçus sur les boissons et denrées) et la gabelle (perçue lors de l’achat du sel). La taille était répartie localement, en fonction des revenus présumés, par les asséeurs et perçue par les collecteurs désignés par les habitants au sein de la paroisse.
A Sablonnières, on connaît deux d'entre eux : François Leduc et Jean Bruneau, qui remplissaient leurs fonctions en 1666. (1)
Le roi Louis XI, par une déclaration du 15 octobre 1465 portant règlement pour la juridiction des élus sur le fait des aides dans le duché de Nemours et faisant suite à l'octroi de ce duché à Jacques d'Armagnac, confirmait le rattachement à cette juridiction de diverses localités « étant fiefs et arrière-fiefs dudit duché de Nemours, étant en ladite châtellenie de Coulommiers, qui soulaient être de la recette de Meaux comme (...) la ville de Sablonnières au diocèse de Soissons (...). Lesquelles étaient anciennement et sont des appartenances et dépendances dudit duché de Nemours, et les manants et habitants ès dites paroisses, lieux et villages sujets et justiciables ressortissant par-devant les élus sur le fait des aides qui, au temps que notre dit feu cousin le Roy de Navarre tenait ledit duché, étaient commis et ordonnés par nos dits prédécesseurs, à sa nomination et ès fins et mètes dudit duché ».
Plus tard, les droits royaux étaient gérés par la Généralité de Paris dont les fonctions en matière fiscale avaient été organisées en 1552 par la création de trésoriers généraux, puis en 1577 par la création d'un bureau des finances avant que leurs fonctions soient absorbées par celles de l'Intendant sous le règne de Louis XIV. Au sein de la généralité, la taille relevait de la juridiction des élus établie au niveau de l’élection de Coulommiers ; un bureau des aides existait à Rebais à la fin du XVIIIe siècle et ces droits relevaient aussi de l'élection ; la gabelle dépendait quant à elle du grenier à sel de Château-Thierry, à la fois entrepôt commercial, lieu de perception et juridiction spéciale (ses fonctions juridictionnelles ayant cependant été transférées en 1788 au bailliage et au présidial). Les appels des jugements des élus et du grenier à sel pouvaient être portés devant la cour des aides de Paris compétente au civil et au pénal pour le contentieux des impôts.
Au niveau douanier, l’Ile de France était incluse dans le ressort des Cinq grosses fermes, zone formée de douze provinces entre lesquelles le commerce était libre. Aux frontières de cette zone, le passage des marchandises donnait lieu à la perception des traites (droits d’entrée ou de sortie des marchandises). Le contentieux relevait des juges des traites foraines, également à charge d’appel devant la cour des aides de Paris.
Au XIXe et au XXe siècles, à la suite de diverses réformes qui ont réorganisé l'administration fiscale, la commune se trouvait dans le ressort de la direction des contributions directes de Melun et de la recette générale des contributions directes de Melun, du bureau des contributions de Coulommiers (contrôle et recette particulière) et de la perception de Saint-Ouen puis de Rebais en ce qui concerne la fiscalité directe (contribution foncière sur les propriétés bâties et non bâties, contribution mobilière, contribution des portes et fenêtres, contribution des patentes). Elle releva ensuite de la perception de Rebais, de celle de Verdelot à partir de 1936 (2) puis, en 1958, de celle de Villeneuve-sur-Bellot dont elle dépendait encore en 1972. Le percepteur était aussi receveur municipal de Sablonnières.
Pour ce qui regardait les contributions directes, la commune relevait de la direction de Melun et de la recette particulière de Coulommiers. Au niveau de l'enregistrement des actes, elle a longtemps dépendu de la recette de l'enregistrement de Rebais puis du bureau de l'enregistrement de Coulommiers. Ce dernier a été rattaché à la recette des impôts de Coulommiers puis au service des impôts des entreprises du même lieu avant la création du pôle enregistrement de Meaux. La publicité foncière quant-à-elle était assurée par la conservation des hypothèques de Coulommiers, devenue service de la publicité foncière de Coulommiers en 2014.
Pendant de nombreuses années, la commune et ses habitants ont dépendu du centre des impôts de Coulommiers (la création des centres des impôts remonte à 1968), du centre des impôts foncier de Coulommiers (service du cadastre notamment) et de la recette des impôts de Coulommiers, placés sous l'autorité de la direction des services fiscaux de Seine-et-Marne (Melun), tandis qu'une mission de recouvrement était confiée à la trésorerie principale de Rebais (sous l'autorité de la Recette des finances de Meaux elle même sous les ordres de la Trésorerie générale de Melun). La mission domaniale, dévolue à un service spécialisé de la direction des services fiscaux de Melun, a été attribuée en 2007 au service de France Domaines placé auprès de la Trésorerie générale de Melun.
Depuis les années 2000, l'organisation fiscale a subi plusieurs modifications. A l'issue d'une première réforme, la recette des impôts de Coulommiers, à laquelle avait été rattaché le bureau de l'enregistrement, a été remplacée par le service des impôts des entreprises de Coulommiers. En 2009, la fusion des services de la direction générale des impôts et de la direction générale des finances publiques a conduit à la disparition du centre des impôts de Coulommiers au profit du service des impôts des particuliers de Coulommiers, dépendant de la direction départementale des finances publiques de Seine-et-Marne. La trésorerie de Rebais a perduré pour le recouvrement des impôts des particuliers jusqu'à sa suppression en janvier 2018. Aujoud'hui, Sablonnières relève des services des impôts des particuliers et des entreprises de Meaux, ainsi que du service de la publicité foncière et de l'enregistrement de Meaux.
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(1) Signification faite à leur requête par Jean Troche, sergent royal, à Louis Guénard, maître charpentier demeurant à Bellot, le 19 juin 1666 (coll. D. L.).(2) Des permanences assurées à Sablonnières étaient annoncées dans la presse locale (Le Démocrate, 5 août 1936, p. 3 ; 10 oct. 1936, p. 2 ; 20 janv. 1937, p. 2).Au plan militaire, la Champagne était l'un des douze grands gouvernements du royaume. Depuis le XVe siècle au moins, elle était aux mains d'un gouverneur qui avait sous ses ordres quatre lieutenants généraux chargés d'un département différent.
Sablonnières et sa région relevaient du département de la Brie ou gouvernement de Montmirail. Cette circonscription exécutive était placée sous l’autorité du gouvernement de Champagne et de Brie, comme le montrent différentes cartes anciennes.
Après la Révolution, l'organisation militaire a elle aussi été réformée en remplaçant les anciens gouvernements par de nouvelles circonscriptions.
Ainsi, comme les autres communes de Seine-et-Marne, Sablonnières dépendait de la 17e division militaire en 1791, puis de la 18e division militaire (dont le chef-lieu pour le rassemblement des chevaux était Versailles) en 1793. Le nombre de divisions ayant changé au fil des années, il s'agissait de la 17e division en 1800 puis de la 1re division en 1855 comme en 1862 (subdivision de Seine-et-Marne). Les divisions furent supprimées en 1873 et remplacées par des régions militaires. De 1873 à 1914, la commune a fait partie de la 5e région et de la subdivision de Coulommiers. Rattachée après la deuxième guerre mondiale à la 1re région militaire (Paris) - subdivision de Versailles, elle a ensuite été incluse dans la zone de défense d'Ile-de-France (1959), elle dépendait toujours de la 1re région militaire à la fin du XXe siècle, avant de relever de la circonscription militaire de défense d'Ile-de-France.
Avant 1789, Sablonnières se trouvait dans le ressort de la maîtrise des eaux et forêts de Crécy qui, de la même manière que l'élection et le grenier à sel, cumulait des fonctions administratives et juridictionnelles. Au XIXe siècle, la commune se trouvait dans le ressort de l'administration forestière de Paris (1er arrondissement forestier vers 1880 et 1re conservation forestière vers 1945).
En matière de chasse, elle relevait sous l'ancien régime de la Capitainerie des Chasses de la Maison royale de Montceaux, Plaine et Varenne de Meaux, puis de la lieutenance de louveterie de Paris (XIXe siècle), de la 5ème région cynégétique (vers 1945). Elle dépend aujourd'hui de la 2e région cynégétique (Centre-Bassin parisien).
En ce qui concerne l'instruction publique, l'école élémentaire de Sablonnières dépend actuellement de l'académie de Créteil et de l'inspection académique de Seine-et-Marne. Autrefois, elle était rattachée à l'académie de Paris et relevait de l'inspection primaire de Coulommiers.
Bien qu'il ne s'agisse pas de véritables circonscriptions, on notera enfin que la commune fait partie, dans les découpages effectués par l'INSEE pour définir l'organisation de l'espace géographique, de la zone d'emploi de Coulommiers et de l'espace urbain du Grand bassin parisien.
On ignore à quelle époque exactement la paroisse de Sablonnières a été constituée mais, comme le reste de la Brie, la vallée du Petit-Morin a été évangélisée au VIIe siècle, au début duquel un monastère colombaniste fut fondé à Rebais (1). L'église actuelle, édifiée à partir du XIIe, a probablement été établie à l'emplacement d'un sanctuaire préexistant comme cela était souvent le cas.
Sous l'Ancien Régime, le culte catholique était assuré par un curé séculier assisté d'un vicaire. Certaines fonctions religieuses étaient dévolues au recteur d’école - l'instituteur - qui faisait office, notamment, de chantre et de sonneur. Le curé demeurait au presbytère, qui était attenant à l'église (à l'emplacement de la salle Raymond Claret).
La paroisse de Sablonnières était sans doute d'une certaine importance puisque son curé fut membre, en 1789, de l'assemblée primaire des quatorze ecclésiastiques qui fut chargée d'élire le député de l'ordre du clergé du bailliage de Meaux et de rédiger ses doléances en vue des états généraux.
En raison du legs qu'en fit saint Rémi à l’église de Soissons, la terre de Sablonnières-sur-Morin fut naturellement placée après 533 sous l'autorité de l'évêque soissonnais. Lorsque la paroisse fut constituée, elle demeura naturellement dans son diocèse.
Pendant longtemps, elle ainsi fit partie de la province ecclésiastique de Reims et ce, jusqu'au début du XIXe siècle. Elle relevait, au sein de l'archidiaconé de Brie, du doyenné de Chézy (Chézy-l'Abbaye).
Le 31 octobre 1822, la paroisse fut rattachée au diocèse de Meaux (et donc à la province ecclésiastique de Paris dont le diocèse était une composante), archidiaconé de Brie, doyenné de Coulommiers. A la fin du XIXe siècle, elle dépendait du doyenné de Rebais.
A la même époque, le prêtre de la paroisse desservait aussi Hondevilliers. En 1911, à la suite du départ du curé Lelongt, la paroisse fut desservie par le curé de Bellot. A partir de 1965, le curé de Verdelot a eu en charge l'église de Sablonnières.
Elle fait toujours partie du secteur paroissial de Verdelot (avec Bellot, Montdauphin, Verdelot et Villeneuve-sur-Bellot) qui dépend du doyenné de Coulommiers, lui-même inclus dans le vicariat de la Brie, l'un des trois vicariats du diocèse de Meaux. Le 21 janvier 2001, ce secteur a été rattaché à la communauté des prêtres de la congrégation des Augustins de l’Assomption de Montmirail. Bien que dépendant du diocèse de Meaux, il relève ainsi au plan pastoral de celui de Chalons-en-Champagne.
A partir des années 1960-1961, le diocèse et ses paroisses relevaient de la région apostolique d'Ile-de-France (organisation administrative) mais en 2002, la nouvelle province ecclésiastique de Paris (archevêché métropolitain) a remplacé à la fois l'ancienne province et la région apostolique.
Pour les soins hospitaliers, les Sablonniérois dépendaient au XIXe siècle de l'hôpital de Rebais (situé dans l'impasse de l'Hospice). Cet établissement, tenu par les Sœurs de la Présentation de la Sainte Vierge (de Tours), avait vocation à accueillir les malades des communes de Rebais, Bellot, Boitron, Chauffry, Doue, Hondevilliers, Montdauphin, Montenils, Orly-sur-Morin, Saint-Denis-lès-Rebais, Saint-Germain-sous-Doue, Sablonnières, Saint-Léger, Saint-Ouen-sur-Morin, La Trétoire, Verdelot et Villeneuve-sur-Bellot. Il ne comprenait pourtant que six lits. (2)
Les informations concernant les autres cultes sont rarissimes. Au XVIe siècle, alors que plusieurs seigneuries voisines s'étaient ralliées au parti huguenot, Sablonnières était restée catholique. Nous n'avons d'ailleurs trouvé dans les registres paroissiaux et autres documents d'archives aucune trace de conversion à Sablonnières. Cette confession était toujours largement majoritaire à la fin du XIXe siècle. A cette époque, la commune relevait du consistoire de Meaux (3e section) et du temple de Mazagran, à Saint-Denis-les-Rebais (depuis 1811). Dans les années 1945, elle dépendait du synode de Paris. Elle fait partie aujourd'hui de la paroisse de Nanteuil-les-Meaux Coulommiers Saint-Denis-les Rebais.
La religion judaïque paraît elle aussi avoir été historiquement absente. On trouve, certes, la trace d'un nommé Chopin, juif de Coulommiers recensé comme tel lors d'une enquête, diligentée entre 1275 et 1278, sur les droits du comte de Champagne et mentionné comme possédant une maison au Jariel : « Chopin est juyfs dou seigneur et habet ... aliam domum sitam au Jarriay » (3) ; toutefois, rien ne permet d'établir que des membres de sa famille ou coreligionnaires aient résidé dans la paroisse à cette époque ou au cours des siècles suivants.
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(1) Ce monastère, fondé vers 610 par saint Ouen, évêque de Rouen, est devenu par la suite une abbaye bénédictine connue sous le nom de Saint-Pierre de Rebais. Ce centre religieux, dont l'influence et l'autorité ont rayonné dans toute la région jusqu'au XVIe siècle, abritait au XVIIIe un collège transformé en école royale militaire de 1776 à 1793.(2) OFFICE CENTRAL DES ŒUVRES DE BIENFAISANCE, La France charitable et prévoyante, tableau des œuvres et institutions du département de Seine-et-Marne, Paris, Plon, 1896.(3) LONGNON (Auguste), Documents relatifs au comté de Champagne et de Brie 1172-1361, tome 2, Le domaine comtal, Paris, Impr. Nationale, 1904, p. 83 ; Revue des études juives, vol. 50, Paris, Durlacher, 1905, p. 280.Comme l'indique l'ancienne appellation Sablonnières-en-Brie, la commune se situe en pays briard.
La Brie (pagus brigensis, briegium) n'a jamais eu le statut de province - contrairement à la Champagne - mais a conservé une identité culturelle et une existence en tant que région géographique, ainsi qu’en témoignent plusieurs cartes de la Brie ou du Pays de Brie publiées aux XVIIe et XVIIIe siècles et sur lesquelles on distingue bien la paroisse de Sablonnières :
Plus précisément, elle se trouvait en Brie Champenoise et, à l’intérieur de cette contrée, de la Brie Pouilleuse qui comprenait les villages seine-et-Marnais limitrophes de l’Aisne et de la Marne.
NB : D’après les anciens géographes, la province de Champagne était divisée en trois parties : la Haute-Champagne, la Basse-Champagne et la Brie champenoise. La Haute-Champagne comprenait le Rémois (capitale : Reims), le Pertois (capitale : Vitry-le-François) et le Rethélois (capitale : Rethel) ; la Basse-Champagne comprenait la Champagne propre (capitale : Troyes), le Vallage (capitale : Joinville), le Bassigny (capitale : Langres) et de Sénonois (capitale : Sens) ; la Brie champenoise comprenait la Haute-Brie ou Pays Multien (capitales : Meaux, Coulommiers, Crécy, Jouy), la Basse-Brie (capitales : Provins, Sézane, La Ferté-Gaucher) et la Brie-Pouilleuse ou Gallevesse (capitales : Château-Thierry, Montmirail, Nogent-l’Artaud, Crouy, La Ferté-sous-Jouarre, Rebais). La Champagne contenait ainsi la majeure partie de la Brie, qui comprenait en outre la Brie Française (capitales : Brie-Comte-Robert, Dammartin, Lagny, Rosay-en-Brie) rattachée quant à elle à la province d’Ile-de-France.
Aujourd'hui, la commune se situe dans un secteur nommé la Brie laitière (à l'est de Coulommiers) ou encore la Brie des Morins par réference aux deux rivières qui le traversent (le Grand-Morin et le Petit-Morin). De par sa situation dans la vallée du Petit-Morin, elle est aussi comprise dans le Pays des deux Morins qui regroupe les cantons de la Ferté-sous-Jouarre, de la Ferté-Gaucher et de Rebais.
Selon le découpage du pays opéré en 1946 pour définir des petites régions agricoles (PRA) en fonction de leur vocation agricole dominante (1), la commune de Sablonnières fait partie de la Brie Laitière. Cette zone située entre la Marne et le Grand-Morin, dont le paysage se caractérise par l'alternance de champ et de prairies, doit son nom à la pratique de l’élevage laitier pour la production fromagère.
Egalement au lendemain de la guerre de 1939-1945, la commune se trouvait comprise dans la 9e région viticole, spécification qui a perdu tout intérêt depuis que la vigne n'est plus cultivée dans notre commune.
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(1) INSEE et Ministère de l'Agriculture - Bureau de la statistique et des services agricoles, Nomenclature et code des régions agricoles de la France 1956, Paris, Imprimerie nationale, 1956.La Brie laitière est aussi l'une des régions naturelles du nord Seine-et-Marne. Elle fait partie du plateau de la Brie, région naturelle plus vaste.
Au niveau des programmes écologiques et environnementaux, le territoire de Sablonnières est traversé par le site d'intérêt communautaire (SIC) « Le Petit-Morin de Verdelot à Saint-Cyr-sur-Morin » créé par arrêté du ministre de l'écologie et du développement durable du 13 avril 2007. Ce site est une Zone Spéciale de Conservation (ZSC), incluse dans le réseau écologique européen Natura 2000 destiné à préserver à long terme la biodiversité en assurant le maintien, ou le rétablissement dans un état de conservation favorable, des habitats naturels de faune et de flore d’intérêt communautaire. La portion de la rivière en question et de ses rives, qui s'avère être un milieu naturel ayant une grande valeur patrimoniale en raison de la faune et de la flore exceptionnelles qu'elle abrite, fait l'objet de la protection de deux espèces de deux espèces de poissons : le chabot commun ou chabot de rivière (cottus gobio) et la lamproie de Planer (lampetra planeri).
La commune est aussi couverte par deux Zones Naturelles d'Intérêt Écologique Faunistique et Floristique : « Le Petit Morin » (ZNIEFF de type 1 qui correspond à un espace écologique homogène abritant au moins une espèce ou un habitat rare et menacé d'intérêt régional, national ou communautaire) et « La vallée du Petit Morin » (ZNIEFF de type 2 qui est un grand ensemble naturel caractérisé par des potentialités biologiques importantes, un rôle fonctionnel et une cohérence écologique et paysagère). La détermination de ces zones trouve sa place dans le cadre d'un programme lancé en 1982 par le Muséum d’Histoire Naturelle pour recenser des espèces naturelles terrestres remarquables. Même dépourvues de valeur juridique, ces zones permettent une meilleure prise en compte de la richesse patrimoniale dans l’élaboration des projets susceptibles d’avoir un impact sur le milieu naturel.
Sablonnières se trouve aussi dans le périmètre du projet de Parc Naturel Régional (PNR) « Brie et deux Morins » lancé par le Conseil régional d'Ile-de-France le 28 juin 2007.
Déjà décrite à la fin du XVIIIe siècle comme « un village... dans une vallée couronnée de bois » (1), la commune conserve un paysage champêtre et boisé qui, ajouté à la proximité du Petit Morin, lui donne un charme certain.
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(1) HOULLIER (Pierre), Etat ecclésiastique et civil du diocèse de Soissons, Compiègne, Bertrand et Paris, Mérigot, 1783.