Visage de la commune dans les années 35 à 50.
Rue Ghesquières.
Cette rue comptait trois fermes, appartenant respectivement à François Boldoduc, François Bachelet et Léonard Deprez.
Le cheptel de ces exploitations agricoles se composait d'environ 45 vaches et 11 chevaux.
Il existait également deux cafés, tenus par Aimé Gosse et Joseph Foveau, puis un marchand de charbon, Palmyre Ribeaucourt.
Rue Henri Durre
Celle-ci, très longue, abondait en commerces, entreprises et fermes. Les voici énumérées :
- Six exploitations agricoles qui appartenaient à Robert Toussaint, Eloi Verrier, Maurice Lavallée,
Henri Salez, Célestin.
- Baillet et Louis Parent. Le cheptel, partagé, était constitué d'environ 60 vaches et 15 chevaux ;
- Un marchand de cochons, Célestin Baillet ;
- Cinq cafés, tenus par Henri Balleul, Jules Heuguet, Albert Vanghelle, Aline Juvénal, et Ernest Deret,
ce dernier faisant office de buraliste ;
- Un tailleur M. Bridoux ;
- Une modéliste, Mme Cuvelier ;
- Deux épiceries, l'une tenue par Pauline Boise, l'autre par Bertine Quinet ;
- Une marchande de bonbons Yacinthe Defosset, qui accessoirement, vendait des frites les samedis
et dimanches en soirée ;
- Un maréchal ferrant, François Harlaux ;
- Un coiffeur, Pierre Heuguet ;
- Un cordonnier, Paul Carpentier ;
- Un plombier zingueur, Henri Bouvret ;
- Une entreprise de maçonnerie dirigée par Armand Holin ;
- Deux menuisiers, Paul Lecouffe et François Parent, ce dernier, étant en outre ébéniste ;
- Une association de loisirs, la société de javelot.
Rue Gilbert Cotte
Cette rue, moins à vocation agricole, comprenait : une ferme de 20 vaches et 6 chevaux appartenant à Paul Lombard, deux voituriers de charbon M. Prime et Magloire Turpin et un boulanger, Pierre Lemette, surnommé Patalon.
Rue Emile Zola
Il existait trois fermes dont les exploitants s'appelaient Grégoire Fovet, Paul Harlaux et
François Bachelet.
Le nombre total des animaux pour ces fermes était de 15 chevaux et 40 vaches.
Il existait aussi un boulanger, César Place, dit Coullou un café tenu par Charles Fiévet, également menuisier et animateur de la plus ancienne société locale, celle de tir.
Rue Paul Bert
Une des plus pourvue en cafés. Il y en avait sept ! Les propriétaires ou gérants s'appelaient, René Bosquelle, Fernand Ribeaucourt, Edgard Coquelet, Alexandre Verrier, Alice Houdart, Hubert Ribeaucourt et Rosa.
Mais il y avait également :
- Une épicerie tenue par Edmonde Aubert ;
- Une marchande de bonbons, Yacinthe Défosset ;
- Un sabotier, René Bosquelle ;
- Un droguiste, Pierre Deruelle ;
- Un menuisier appelé "l'tiot Batiste" ;
- Une petite ferme avec un cheptel de 3 chevaux et 10 vaches ;
- Un « Coop ».
Route de Mastaing
On pouvait dénombrer deux cafés. L'un dit "l'Alouette", l'autre le "Corbeau".
Il existait également une épicerie : chez l'Una.
Rue de l'Egalité
Au nombre de six, les cafés étaient tenus par Gustave Houdart, François Major, Fernand Fossoyeur, Baptiste Dewally, Charles Plouchart et Jeanne «des 4 quémins».
La rue comptait également, un coiffeur, René Seignet, un commerce de marchandises diverses, tenu par Elise Seignet et deux exploitations agricoles comprenant 5 chevaux et 20 vaches. Les exploitants s'appelaient Gustave et Henri Houdart.
Rue Gabriel Péri
Peu de commerce dans cette longue rue. Un cordonnier, Constantin Bernacki, un tailleur,
M. Mariage et un café tenu par Adéline dite «l't'iot frère».
Rue de la République
Beaucoup d'activités commerciales dans cette rue.
- deux fermes, l'une appelée le Bon Louis, l'autre appartenant à Emile Jonas.
Elles possédaient à elles deux, 4 chevaux et 16 vaches.
- une boucherie appartenant à Gaston Herbin ;
- une charcuterie à Edouard Barbet ;
- une épicerie tenue par Marie Moniez ;
- un vanier, Emile Pennequin ;
- un café, Joseph Durefond ;
- deux marchands de légumes, M. Mariage et Michel Gros.
Rue Lamendin
Une des rues les plus commerçantes du village. Voici énumérés les nombreux magasins :
- un établissement Wilbaut ;
- un dépôt de boissons ;
- un marchand de graines, M. Foucart ;
- cinq cafés tenus par respectivement, Odette, M. Félix, Paul Boucly, Rémy Legrand,
Rémy Legrand fils ;
- deux charcuteries, messieurs Paul Lambert et Paul Haussin ;
- trois boucheries tenus respectivement par messieurs Hajet, Clément, et Salet ;
- deux commerces de chaussures, Léonard Lienard et M. François ;
- une droguerie appartenant à Mme Bernier ;
- un «Coop» ;
- un laitier appelé Olinto ;
- un marchand de vélos, Paul Boucly ;
- un coiffeur, Rémy Legrand ;
- deux boulangers, Marcel Dewasnes et Alfred Lemail ;
- une librairie tenue par Benjamine.
Rue de la Gare
Cette petite rue ne possédait qu'un maréchal ferrant, Maurice Félix, un hôtel (hôtel Marceau)
et bien entendu la gare SNCF.
Rue Jean Jaurès
La plus longue rue regorgeait de plus de 30 commerces !
- Un charcutier, René Hennevin ;
- Deux bouchers, Georges Lemoine et Léon Warin ;
- Trois fermes appartenants à César Concille, René Laude et René Concille ; le cheptel de ces exploitations se composait de 15 chevaux et 50 vaches.
- Un marchand de grain, Jean Foveau ;
- Neuf cafés ! Ils étaient tenus respectivement par Marie Cacoule, Joseph Jayet, Jean Foveau, Henei Bézy, M. Delsart, Gustin Senez, M. Clairon, Thérèse du Café de Paris et M. Ledoux ;
- Deux marchands de vélos (messieurs Joseph Jayet et M. Beaumont) ;
- Deux coiffeurs, messieurs Glacet et Senez ;
- Trois marchands de liqueurs, messieurs Lemoine, Duffossez et Alexandre Dubois ;
- Un marchand de chaussures, Tison Péqueux ;
- Deux épiceries tenues par Maurice Ravez et Pierre Raoul ;
- Un Socoma ;
- Un "Doc du Nord";
- Une boulangerie pâtisserie chez Tanasse (Léonne Concille) ;
- Un bourrelier, Jospeh Ledoux ;
- Un marchand de meubles, Edgard Coquelet ;
- Un taxi, M. Clairon ;
- Une boucherie chevaline (Maurice Félix) ;
- Une droguerie/peinture (Pierre Louis) ;
- Un garage et une pompe à carburant appartenant à Buirette ;
- Une entreprise de maçonnerie appartenant à François Carpentier,
dit le Bon Louis.
Rue Jean Lebas
Peu de commerces, mais néanmoins : deux boucheries, l'une tenue par monsieur Cousin, l'autre par monsieur Sobecki et une boulangerie tenue par Victor Zopa.
Un commissariat de police existait également.
Surnom des rues
La rue Ghesquières s'appelait rue de la Chapelle.
La rue Lamendin s'appelait le Coron des vaques .
La rue Gilbert Cotte s'appelait la Basse rue.
La rue Gabriel Péri s'appelait la Voyette ed vingt six.
La cité Beugnet s'appelait le coron tout quitte.
La cité Galliéni s'appelait le coron des cats grillés.
La cité Evrard Florent s'appelait la cour mocq.
La ruelle Séraphin Cordier s'appelait la ruelle Ravez.
La route d'Abscon s'appelait la voyette du moulin.
La route de Mastaing s'appelait le baraquement l'corbeau, l'alhouette.
Le chemin des Six Marriane s'appelait Quémin de Zainne.
Lieu dit
Planque des Bénoés.
Signification : une planche, disposés sur chaque berge de la Naville, servait pour le passage des personnes qui désiraient rejoindre le canal de l'Escaut. Le mot Bénoé reste un mystère.
Cette zone se situait près du terril.
Henri Clément, un ancien Roeulxois nous donne l'explication suivante. Je voudrai apporter une précision concernant la planque des "bénoé".
Je me souviens que les anciens disaient qu'il s'agissait en fait de boeufs noyés à cet endroit.
En ancien français ou patois d'époque, boeufs se disait bé et noyé noé.
D'autre part la plank gramaire était en fait une vielle dame tombée à l'eau à cet endroit, d'où le nom de planche grand'mère.
Planque Gramaire
Même signification et même lieu géographique.
Pont d'grès
Il s'agissait d'un pont en grès situé près de la voie ferrée.
Baraque Charles Duleu
Passage également pour rejoindre le canal de l'Escaut.
Récapitulation des commerces dans les années 35 à 50
Il y avait au total 20 fermes, 25 cafés, 7 boucheries, 4 charcuteries, 2 coopératives,
1 Socoma, 1 doc du Nord, 1 Wilbaut, 3 drogueries dont 2 artisans peintre, 3 maréchal ferrant,
5 épiceries, 5 boulangeries,
3 marchands de cycles, 1 marchand de cochons,
1 marchand de meubles, 3 menuisiers, 1 ébéniste, 1 taxi.
La population de l'époque était de l'ordre de 2500/2600 habitants.
Sources : Emile Vanghelle - 2006
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Compléments d'informations apportés par Ingrid Michiels en février
(pour les rues Paul Bert, Henri Durre, de l'Egalité et Jean Jaurès)
Rectificatifs d’après les récits de feue ma grand-mère Alicia (née à Roeulx en 1923) confortés par mes recherches généalogiques :
Hyacinthe DUFOSSÉ, de profession Cabaretière tenait également une confiserie
12 rue Paul Bert.
Elle a élevé feue ma grand-mère qui m’a raconté ses souvenirs d’enfance et les fameux bonbons dont elle prenait une poignée en cachette avant d’aller monter se coucher le soir. Pour l’état civil, Hyacinthe se nommait Domitille (son 1er prénom) et avait pour nom marital HOUDART.
Par contre, ma grand-mère n’a jamais évoqué une autre confiserie donc quid de celle rue Henri Durre ?
Hyacinthe/Domitille est décédée à Péronne lors de l’exode en 1940 des suites d’un bombardement.
Henri HOUDART était le mari de Hyacinthe. Ma grand-mère m’a toujours dit qu’il était maréchal-ferrant tout comme l’était son père et les recherches généalogiques confortent cette profession. Parmi ses frères connus de ma grand-mère, pas de trace d’un Gustave : César, Louis, Jean-Baptiste et Charles. Peut-être Gustave était un 2ème prénom… Henri HOUDART est décédé en Ardèche en 1941.
Edgard COQUELET, le grand-père de ma grand-mère, était menuisier comme l’était son père avant lui.
J’ignorais qu’il tenait un magasin de meubles mais mon père a encore chez lui des meubles qu’il avait conçus.
Je regrette de ne pas avoir eu connaissance de ce site auparavant car ma grand-mère décédée en juillet 2020, très attachée à son village natal, aurait sans doute pu apporter d’autres souvenirs sur le Roeulx de son enfance (elle y a vécu de 1923 à 1948, avec un départ pendant en 1940/41).
Ingrid MICHIELS (février 2022)