Ma compétence numérique au début du cours
La première compétence analysée est la première du Cadre de référence soit « Agir en citoyen éthique à l’ère du numérique ». Être compétent selon cette dimension consiste, entre autres, à agir en comprenant les enjeux liés aux données personnelles et les possibles vols de celles-ci. Je dirais que je suis compétent dans cette dimension en raison de mon passé en tant que cadre dans une multinationale où je traitais de dossiers à informations confidentielles. Il y avait une sensibilisation au danger du partage de ces données par courriel et une formation par année était donnée aux cadres afin d’informer des différentes stratégies de hameçonnages que les fraudeurs utilisent pour voler des données.
La deuxième compétence « Développer et mobiliser ses habiletés technologiques » est une compétence que je devrais développer. Cette dimension fait référence à l’intelligence artificielle et, avec l'avènement de Chat GPT, je pense qu’il serait nécessaire d’adapter mon enseignement à cet outil. Chat GPT pourrait être utilisé en « création de contenu » comme outil très puissant de recherche. Mais comment ?
La troisième compétence « Exploiter le potentiel du numérique pour l’apprentissage » est définitivement une dimension que je devrais améliorer. Dans mon passé en tant qu’élève, les outils numériques n’étaient pas au même niveau qu’aujourd’hui. L’école secondaire où je suis allé utilise maintenant les tablettes en classe, tandis que j’utilisais encore les manuels papier dans mon temps. Il y a donc un nivellement à faire puisque je suis familier avec un usage de consommation passive et de consommation interactive (je me souviens d’avoir écouter des vidéos et d’avoir utilisé Kahoot), mais je dois développer cette dimension à des fins d’enseignement via usage de création de contenu, cocréation de contenu et cocréation participative de connaissances.
Je dirais que la compétence « Communiquer à l’aide du numérique » est acquise pour moi. Je suis de la génération où Facebook et Messenger était établie lors de mon entrée sur le web. J’ai donc adopté des comportements de communications respectueux puisque j’y ai été sensibilisé rapidement.
Je dirais donc que je gagnerais à développer certaines compétences du Cadre de référence.
Intéractivité et rétroaction aux élèves
Dans cette publication, j'aimerais élaborer une activité qui me permettrait de faire de la rétroaction aux élèves quant à un aspect important du cours de science au secondaire, la sécurité en laboratoire. L'objectif de l'activité est de faire développer des réflexes sécuritaires aux élèves en laboratoire. L'activité prend la forme d'un vidéo de l'enseignant ou du technicien de laboratoire qui est en train de faire des manipulations en laboratoire. Cependant, on veut que les rôles soient inversés et que ce soit l'élève qui identifie les bons ou les mauvais comportements adoptés dans le vidéo. On veut que, par exemple, l'élève soit capable de soulever que le protagoniste du vidéo n'ait pas mis ses lunettes. Il y aura donc des comportements non-sécuritaire qui seront mis dans le vidéo en vue qu'ils soient soulevés.
Le projet pourrait être réalisé à l'aide d'EdPuzzle. L'enseignant pourrait se filmer et importer le vidéo dans EdPuzzle et, à certains moments, questionner l'élève: qu'est-ce qui cloche dans ce dernier passage (cocher la bonne réponse). Une rétroaction serait alors faite à l'aide d'EdPuzzle dans les deux cas où l'élève aurait bien compris ou non. Ça permettrait d'encourage l'élève à bien écouter le vidéo et de vérifier la compréhension des éléments du vidéo.
Je pense que je serais apte à faire un vidéo du genre. J'ai cependant quelques questionnements en ce qui concerne le fichier vidéo. Est-ce que je devrais utiliser mon cellulaire pour me filmer ou le format ne sera pas bon ? Est-ce que la qualité du vidéo sera suffisante ? C'est le genre de chose qui mérite d'être testé avant le projet afin d'avoir une activité la plus intéressante possible.
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Enrichissement de l'enseignement-apprentissage par le numérique
Il est important de noter que la complexification des méthodes d'enseignement abordés dans cette publication se fera à l'aide du modèle SAMR. Il s'agit d'un modèle développé par plusieurs chercheurs en didactique qui permet une intégration réussie du numérique en classe (Levy, 2017). Afin de bien montrer l'implantation du numérique à l'aide de cette méthode, j'utiliserai un exemple vécu durant mon stage.
Lors de mon stage, j'ai dû présenté de la théorie en classe. Les élèves devaient remplir un document de notes de cours papier pendant mes explications. Cette situation est propice à une insertion du numérique.
La première étape de la méthode SAMR est la substitution (S). Dans notre exemple, on pourrait substituer les documents de notes de cours papier par des documents de notes de cours numériques. Ils pourraient prendre la forme de document word ou powerpoint troués que les élèves pourraient remplir avec leur Chromebook. Cependant, à cette étape, y a-t-il un bénéfice marqué? Pas vraiment.
La deuxième étape est l'augmentation. À cette étape, on veut que le numérique améliore la méthode didactique. Dans notre exemple, on pourrait projeter le document de notes de cours des élèves pendant nos explications. Il y aurait donc un lien plus fort entre nos explications et les choses qu'ils ont à écrire dans leur document. À cette étape, il est important de ce poser la question à savoir quel est l'amélioration à notre méthode pédagogique apportée par l'utilisation du numérique. Dans notre cas, on gagne en clarté dans nos explications versus ce qui est à écrire dans le document de notes de cours.
La troisième étape est la modification. Elle consiste apporter quelque chose de nouveau à la méthode didactique qui serait très difficile à réaliser sans le numérique. Dans notre exemple, on pourrait faire notre document de notes de cours via Google docs et partager le lien aux élèves. Ils pourraient alors anoter le document ou poser des questions via le document à l'aide de leur Chromebook. Cela rendrait le processus beaucoup plus interactif et intéressant. Cela permettrait aussi d'enrichir notre document de notes de cours.
La quatrième étape est la redéfinition. À cette étape, l'utilisation du numérique permet de faire des choses qu'on n'aurait pas pu imaginer avant. À ce niveau, la créativité est mise de l'avant. Dans notre exemple, on pourrait ajouter une section d'approfondissement dans notre document. Les élèves pourraient chercher des vidéos, des podcasts, des articles ou autre afin de les insérer dans notre section d'approfondissement. Il y aurait donc un ilôt de rationnalité à l'intérieur même de nos notes de cours. Les élèves pourraient ensuite consulter cette section lors de leur étude afin d'approfondir leurs connaissances.
Première lecture critique d'un article sur le numérique en enseignement secondaire
L'article choisi est la prise de notes numérique au secondaire. Il vise à comparer la prise de notes numérique avec la prise de notes manuscrites. L'échantillonage de l'article est assez petit, il faut donc en tenir compte dans l'analyse. Aussi, les notes de cours manuscrites ont toutes été faites par des auteurs qui en étaient satisfaits. Tandis que pour les notes manuscrites, les auteurs n'étaient pas tous fiers de leur document. Il y a donc potentiellement un meilleur effort qui a été mis dans les notes manuscrites en moyenne. Il faut en tenir compte dans l'analyse.
Il y a bien évidemment des avantages et des inconvénients aux deux méthodes. Un avantage des notes numériques est qu'elles permettent d'écrire beaucoup d'informations en peu de temps. Aussi, l'outil « recherche » permet de trouver l'information rapidement. Un désavantage est qu'on se souvient généralement moins des informations qu'on note avec le numérique que si on les avait notées de façon manuscrite. L'article montre que les notes manuscrites sont généralement plus riches que les notes numériques. Dans les notes manuscrites, les élèves ont plus tendance à faire des dessins, des graphiques, des commentaires, des notes pour l'examen, etc. Cependant, il faut se rappeler que l'effort mis dans les notes manuscrites est probablement plus grand et c'est pourquoi les auteurs en étaient plus fiers. C'est peut-être pourquoi on voit des notes manuscrites plus riches.
Sachant cela, il est évident qu'il ne faut pas négliger les notes manuscrites au profit des notes numériques. En tant qu'enseignant, à la lecture de cet article, j'utiliserais les notes numériques et manuscrites dans des contextes différents.
Si je sais qu'il y a beaucoup de contenu à prendre en note et qu'il n'y a pas beaucoup de sections différentes, de tableau ou de dessin à insérer, j'opterais sûrement pour les notes numériques puisqu'elles permettent de noter beaucoup de contenu en peu de temps et parce que les élèves pourront accéder à des informations spécifiques rapidement grâce à l'outil « recherche ».
Cependant, si je fais un résumé de la matière afin de préparer les élèves à l'examen, je risque de demander aux élèves de prendre des notes manuscrites parce qu'on se souvient généralement plus de ce qu'on écrit à la main, mais aussi parce que les élèves auront plus tendance à ajouter des commentaires, des notes pour les examens et les sections risquent d'être plus claires.
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Seconde lecture critique d'un article sur le numérique en enseignement secondaire
L'article choisi est « État des connaissances sur l’apprentissage et la pratique de la programmation informatique en contexte scolaire ». Il résume ce qui est connu sur l'apprentissage de la programmation en milieu scolaire. Il explique qu'il n'y a pas de consensus à l'international à ce sujet. Il affirme cependant qu'il y a plusieurs bénéfices à l'apprentissage de la programmation et qu'elle est pertinente. Une brève liste est présentée ici.
On mentionne notamment la pensée informatique qui permettrait à la suite de sa pratique de décomposer un problème complexe en étapes plus simples. On poursuit l'article en énumérant d'autres avantages qui démontrent la pertinence de l'apprentissage de la programmation en milieu scolaire. On parle de favorisation de collaboration, d'apprentissage actif, de développement de la pensée critique et de développement de la capacité de résolution de problème. Il y aurait aussi, selon l'article, possibilité de développer d'autres compétences et connaissances pas nécessairement liées à l'informatique, à condition que l'enseignant le permette par son enseignement.
En tant qu'enseignant, il me paraît nécessaire d'enseigner la programmation. Il s'agit d'ailleurs de quelque chose qui se marie extrêmement bien dans le cursus des sciences et technologies. Étant un ancien ingénieur en mécanique, mon parcours en robotique me permet d'apporter une vision assez pratique à l'enseignement de la programmation. Le lien entre l'informatique en classe et le milieu professionnel sera beaucoup plus simple à expliquer aux élèves.
Suite à la lecture de l'article, il peut paraître nécessaire de procéder à l'enseignement de la programmation. L'article mentionne cependant que la programmation n'est pas un concept prescrit du PFÉQ, mais qu'elle est seulement inclus dans les compétences transversales. Il serait peut-être nécessaire de l'imposer dans le cursus étant donné les nombreuses retombées positives que cela engendrerait.
Ma compétence numérique vers la fin du cours
La première compétence analysée est la première du Cadre de référence soit « Agir en citoyen éthique à l’ère du numérique ». Par rapport à cette compétence, je crois avoir acquis des connaissances qui me permettront d"agir de façon encore plus éthique. En effet, les éléments du cours qui m'ont le plus marqué par rapport au droit d'auteurs sont les six schémas du droit d'auteur sur le site du Ministère de l'éducation. Je savais que nous pouvions présenter certains documents sous prétexte que c'était à des fins éducative, mais ma connaissance était plutôt vague. Ces six schéma me permettront d'agir de façon éclairée et juste concernant les droits d'auteur.
La deuxième compétence est « Développer et mobiliser ses habiletés technologiques ». Cette compétence a été développée grâce aux discussions qui ont surgies lors de la conférence de Simon Duguay sur Chat GPT. Je me rend maintenant compte que Chat GPT peut être un outil très puissant que j'utiliserai surtout lorsque je serai en panne d'inspiration. En tant q'enseignant, on doit souvent créer des situations problèmes ou des travaux et Chat GPT est excellent pour formuler ce genre de chose. Chat GPT n'est cependant pas encore assez sûr d'utilisation concernant la validité de ses informations. Il faut donc l'utiliser pour un niveau de production spécifique. Si on lui fournies les informations et qu'on lui demande de produire un document parce qu'on est en panne d'inspiration, il s'agit d'une utilisation acceptable.
La troisième compétence est « Exploiter le potentiel du numérique pour l’apprentissage ». Un peu comme mentionné ci-haut avec Chat GPT, il existe plusieurs outils qui facilitent la vie aux enseignants, mais qui permettent un apprentissage plus actif et interactif pour les élèves. Lors de la session, j'ai appris le fonctionnement de plusieurs outils comme EdPuzzle ou encore Netmaths qui sont des outils que j'utiliserai assurément lors de mon enseignement. Il s'agit de très belles façons de rendre l'apprentissage plus dynamique pour les jeunes.
La dernière compétence est « Communiquer à l’aide du numérique ». Je me voyais assez bon dans cette compétence au début du cours, mais je crois l'avoir amélioré tout de même. J'ai exploré des plateformes qui permettent de communiquer plus facilement avec les élèves autant au niveau de la matière que pour des explications. Google Sites, la plateforme sur laquelle j'écris ces lignes, est un excellent exemple. J'ai aussi pris la peine de fouiller sur Google Classroom. Il s'agit de deux plateformes qui facilitent grandement la communication entre l'enseignant et l'élève notamment pour la partage de document, mais aussi pour le partage de directives lors de journées tempêtes ou lors des journées où l'enseignant est absent. Je dirais donc que je me suis amélioré dans cette compétence également.
Il y a donc eu une progression assez marqué dans ces quatre compétences numériques lors du cours.