Mon travail thérapeutique s'axe autour des conceptions psychanalytiques. Loin d'être "has-been", comme certaines critiques laissent l'entendre, la psychanalyse a su s'actualiser et continue de le faire (tout comme celles et ceux qui s'y référent) pour rester au gout du jour et permettre la compréhension des pathologies et souffrances contemporaines.
Je propose alors de vous accompagner le temps que vous jugerez nécessaire durant la thérapie. Il s'agira d'explorer vos pensées, émotions, relations et votre histoire pour vous permettre de trouver vos solutions face aux difficultés. Pour explorer tous ces aspects, il faudra parler le plus librement possible, sans vous censurer. Ce ne sera pas une tâche facile mais le cadre de la psychothérapie permet l'expression la plus libre possible sans jugement. En parallèle, la relation thérapeutique (la relation qui se contruit entre patient et thérapeute) permet l'exploration de schémas relationnels et d'y trouver une solution. Autrement dit, on observe au sein de la relation ce qui ne fonctionne pas et toujours grâce à la relation vous pouvez trouver et expérimenter vos solutions.
Avant de commencer une psychothérapie il est nécessaire de se mettre d'accord sur un axe de travail. Pour ça, il sera important de consacrer les premiers rendez-vous (dont le nombre est variable) à la construction de cet objectif. Cet objectif permet de savoir si nous pouvons faire un travail ensemble, si je peux vous accompagner ou si ma méthode de travail vous convient. Pour créer cet objectif je vais vous poser tout un tas de questions afin qu'on puisse réfléchir ensemble à ce sur quoi il faut travailler.
Une fois cet objectif créé, si nous nous mettons d'accord pour travailler ensemble dans les conditions que je vous exposerai, la psychothérapie peut commencer.
Parfois, malgré les professionnels qu'on a rencontré, les sites qu'on a consulté, on ne comprend toujours pas très bien comment ça se passe ou ce qui est attendu. Vous avez ci dessous des questions extraites d'un article rédigé par un psychologue américain (https://jonathanshedler.substack.com/p/getting-started-in-psychotherapy), il se peut que la traduction ne soit pas exacte.
Mon thérapeute me donnera-t'il des conseils ?
On pense souvent que le but d'un thérapeute est de donner des conseils. Mais la psychothérapie ce n'est pas des conseils. Au long cours les conseils aident rarement. Si les conseils étaient suffisant, vous n'auriez pas besoin de venir en thérapie car vous pouvez avoir des conseils partout, de vos amis, la famille ou internet. A la place de conseils votre thérapeute vous aidera à vous observer vous mêmes et les situations dans lesquelles vous êtes pour que vous puissiez faire les choix qui sont les bons pour vous.
Qu'est-ce que je fais durant une séance de psychothérapie ?
Parlez aussi librement que possible à partir de tout ce qui vous passe par la tête, sans vous censurer et sans choisir les sujets. Cela peut sembler facile mais c'est souvent extrêmement difficile. Certaines pensées sembleront inutiles, d'autres déplaisantes, inappropriées ou embarassantes, certaines concerneront même votre thérapeute. Dites les quand même.
Si vous remarquez quelque chose qui vous empêche de parler librement, dites-le. Parlez de ce qui rend cette tâche difficile.
Comment parler va m'aider ?
Il peut être difficile de voir comment "juste parler" va aider. Mais parler est au centre de la psychothérapie. En parlant vous apprenez à mieux vous connaitre, vous commencez à reconnaitre des schémas et de nouvelles options et possibilités émergent. Des recherches montrent que la plupart des personnes tirent bénéfices de la psychothérapie, même les personnes avec les problèmes les plus importants.
Les bénéfices ne sont pas immédiats. Au début il se peut qu'il n'y ait pas de lien direct entre ce dont vous parlez et comment vos problème s'amélioreront. C'est comme planter un arbre. Il n'y a pas de lien direct entre planter une graine et manger une pomme, mais si vous plantez une graine et vous en occupez, les pommes viendront.
Si vous commencez la thérapie dans le but d'essayer une ou deux séances pour voir ce qu'il se passe, vous serez surement déçu. C'est comme planter des graines et se dire que c'est inutile car il n'y a pas de pomme le lendemain. La thérapie prend du temps, donnez lui une chance que cela marche.
Est-ce qu'une psychothérapie c'est comme parler à un ami ?
C'est très différent. Avec ses amis on choisit ce dont on parle. En thérapie vous essayez de parler de tout ce qui vous vient à l'esprit sans savoir à l'avance où vos pensées peuvent vous mener.
Les amis partagent les informations sur eux, en thérapie vous parlerez la plupart du temps. Votre thérapeute en apprendra beaucoup sur vous mais vous en saurez peu sur lui.
Une autre différence est que votre thérapeute ne peut socialiser ou vous rencontrer en dehors des séances. Ils ne peuvent vous voir pour un café ou accepter des invitations. Cela n'a rien à voir avec le fait de vouloir ou pas vous voir. C'est parce qu'un thérapeute ne peut avoir une relation sociale et être un thérapeute efficace.
Et si je ne suis pas satisfait de mon thérapeute ?
Lorsque vous commencez une thérapie, vous devriez vous sentir à l'aise de parler à votre thérapeute, voir qu'il s'intéresse à vous et qu'il est capable de vous comprendre. Si le courant ne passe pas dès le début, il est plus sage de choisir un autre thérapeute.
Au fil de votre thérapie, il y aura des moments où vous vous sentirez contrarié, déçu ou en colère. C'est normal. Dans ces moments-là, il est important d'en parler. Ce n'est pas le moment de manquer des séances ou d'abandonner. C'est le moment d'en parler.
Si le travail se passait bien et que vous commencez, soudainement, à ressentir de la colère ou à vouloir abandonner, cela peut signifier que la thérapie a abordé un sujet difficile et important. C’est souvent à ce moment-là que le travail le plus précieux se réalise.
Pourquoi rester si je suis en colère ?
À différents moments, vous pourriez éprouver envers votre thérapeute des sentiments similaires à ceux que vous avez éprouvés dans d'autres relations importantes, notamment de la peine, de la déception, de la peur et de la colère.
Parler de ces sentiments est primordial. En discutant de vos émotions envers votre thérapeute, vous apprendrez aussi à mieux vous connaître et à comprendre vos schémas relationnels. Cela vous permettra d'identifier et de modifier les schémas autodestructeurs, afin de ne plus les reproduire.
Une différence majeure entre la thérapie et les autres relations réside dans le fait qu'en thérapie, on exprime ses sentiments au lieu d'agir sous leur emprise. Par exemple, si vous êtes en colère envers quelqu'un, vous pourriez l'éviter ou vous venger. Si vous êtes physiquement attiré par quelqu'un, vous pourriez céder à cette attirance. Mais en thérapie, vous parlez de ces sentiments. C'est ainsi que vous développez une meilleure connaissance de vous-même. Quels que soient vos sentiments, ils sont légitimes ; l'important est d'en parler.
Qu'en est-il de l'inconscient ?
Vous avez peut-être entendu dire que les psychothérapeutes s'intéressent à l'inconscient. Il n'y a rien de mystérieux là-dedans. Cela signifie simplement que nous ne savons pas toujours pourquoi nous ressentons ou agissons de telle ou telle manière. La psychothérapie peut vous aider à comprendre. Par exemple, il vous est peut-être arrivé d'éprouver une colère injustifiée envers quelqu'un ou disproportionnée par rapport à la situation. Cela peut se produire lorsque cette personne vous rappelle quelqu'un d'autre, sans que vous vous en rendiez compte. Dans cet exemple, comprendre ses pensées et sentiments inconscients peut se résumer à se rappeler pourquoi on est en colère et à reconnaître que les deux personnes sont différentes. Pourquoi est-ce important ? Parce que si vous déchaînez votre colère sur la mauvaise personne, vous risquez de nuire à des relations importantes. Si, par exemple, il s’agit de votre conjoint ou de votre supérieur hiérarchique, cela peut vous amener à traverser des périodes difficiles.
Les autres peuvent souhaiter que vous arrêtiez
Au fil de votre thérapie, vos proches pourraient vous inciter à l'arrêter. Cela signifie souvent que vous changez, et ces changements les perturbent et les déconcertent. Ils sont habitués à la personne que vous étiez et à vos habitudes. Parfois, ils auront l'impression que votre état s'aggrave justement au moment où vous commencez à aller mieux. Préparez-vous à cette éventualité.
Vous serez peut-être tenté de sauter des séances
Il y aura probablement des moments où vous aurez du mal à honorer vos rendez-vous. Vous aurez peut-être des exigences professionnelles, des responsabilités familiales ou d'autres obligations. Elles sembleront sans rapport avec la thérapie. Mais elles surgissent souvent justement lorsque la thérapie aborde un sujet délicat. C’est à ce moment-là que le travail devient le plus important. Ne jugez pas à l’avance l’importance d’une séance. Prenez la résolution d’honorer chaque rendez-vous, quoi qu’il arrive.
La fin fait aussi parti de la thérapie
À un moment donné, vous commencerez à envisager la fin de la thérapie, idéalement parce que vous aurez atteint vos objectifs et que votre vie prendra une meilleure tournure. Mais ne précipitez rien. La fin de la thérapie est une étape importante et vous avez besoin de temps pour en parler.
Prévenez votre thérapeute bien à l'avance de votre intention d'arrêter la thérapie. Le moment venu, convenez d'une date pour votre dernière séance, puis continuez à travailler comme vous le faisiez jusque là. Attendez-vous à ce que des sujets inédits émergent. Profitez de ce temps pour consolider vos acquis, faire le point sur ce que vous avez accompli et ce qui reste à faire, et réfléchir ensemble à l'avenir. Ne passez pas à côté d'une opportunité en arrêtant brutalement.
Posez des questions
Ce guide aborde quelques notions de base utiles pour débuter une thérapie. Vous aurez sans doute d'autres questions. N'hésitez pas à questionner votre thérapeute sur tout ce que vous ne comprenez pas. Parfois, votre thérapeute souhaitera explorer les pensées et les sentiments qui sous-tendent votre question plutôt que d'y répondre directement, afin que vous puissiez tous deux mieux comprendre votre fonctionnement psychologique. N'hésitez donc pas à poser des questions.
La psychothérapie n'est pas quelque chose qu'on vous impose, comme une intervention médicale. C'est une collaboration, un partenariat. Ce que vous y investissez détermine ce que vous en retirez.
Le métier de psychologue est un métier dont les valeurs, l'éthique et la déontologie doivent être au centre de la pratique. Ces points étant très importants,je vous propose un lieu, un cadre, loin de tout jugement, dans lequel nous pouvons parler de tout. Il est aussi important que vous sachiez que l'espace que je vous propose est aussi votre espace. Ainsi, il ne faut pas que vous hésitiez à m'interpeller si quelque chose ne vous convient pas. Enfin, tous les échanges que nous aurons resteront dans l'espace qui leur est réservé. Je m'engage aussi à continuer de me former pour alimenter mes connaissances et faire évoluer ma pratique au grès des évolutions théoriques et sociétales.
Le tarif est une question qui peut sembler tabou, elle ne l'est pas avec les psychologues.
Mes consultations sont à 60 euros.
Mais il est tout à fait possible de discuter du tarif si toutefois vous avez des difficultés à payer les séances. Nous verrons ensemble comment faire en sorte que les séances puissent s'adapter à votre budget. Il faut aussi savoir que certaines mutuelles remboursent les séances, pensez à contacter la votre, je pourrai vous fournir une facture.
Les paiements sont possibles en carte bancaire et en espèce.
Il est important de savoir que chaque consultation non annulée au moins 48h à l'avance est due.