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L’arthrose est une maladie chronique des articulations liée à un déséquilibre entre destruction et réparation du cartilage, favorisée par l’âge, le surpoids, la surcharge mécanique et la génétique, mais qui n’est pas une « usure normale » inéluctable. Elle se traite surtout par des mesures conservatrices combinant éducation, activité physique adaptée, perte de poids, antalgiques, et n’aboutit pas systématiquement à la prothèse.
L’arthrose est une maladie articulaire dégénérative caractérisée par une dégradation du cartilage, des modifications de l’os sous-jacent et parfois une inflammation légère de la membrane synoviale. Le cartilage n’est pas simplement « usé » mécaniquement : les cellules cartilagineuses (chondrocytes) perdent l’équilibre entre fabrication de cartilage neuf et élimination du cartilage ancien. Ce déséquilibre peut être influencé par des contraintes mécaniques excessives, le stress oxydatif, des facteurs métaboliques et des facteurs
génétiques.
Les recommandations internationales insistent sur une stratégie combinant mesures non médicamenteuses, médicaments symptomatiques et, en dernier recours, chirurgie.
« L’arthrose, c’est juste l’usure normale de l’âge » : VRAI
« Le cartilage détruit ne repousse jamais » : FAUX
« Il faut arrêter de bouger pour ne pas abîmer l’articulation » : FAUX
« L’alimentation est la cause principale de l’arthrose » : FAUX
« Seule la chirurgie (prothèse) peut vraiment soulager » : FAUX
La thérapie manuelle s’intègre dans une approche bio‑psycho‑sociale de l’arthrose, où l’on considère simultanément les contraintes biomécaniques (articulation, muscles, posture), les facteurs psychologiques (peur du mouvement, catastrophisme, attention portée à la douleur) et le contexte social (activité professionnelle, rôle familial, environnement, messages des soignants).
Dans ce cadre, les mobilisations et manipulations ne sont pas vues comme un «réalignement mécanique» magique, mais comme des stimuli sensoriels puissants capables de moduler la douleur via les systèmes neurophysiologiques de contrôle (inhibition segmentaire, modulation descendante, effet de toucher sécurisant, relâchement musculaire, diminution de la vigilance douloureuse).
En pratique, des techniques douces de mobilisation articulaire et de tissus mous, associées à une communication rassurante et centrée sur l’éducation, peuvent faire baisser l’intensité douloureuse, ce qui ouvre une « fenêtre » pour réintroduire le mouvement actif, l’exercice et l’exposition graduelle aux activités évitées.
Cette expérience de mouvement moins douloureux, répétée et expliquée, participe directement à lutter contre la kinésio-phobie (peur du mouvement) : le patient constate qu’il peut bouger sans s’abîmer, reconstruit des croyances plus réalistes sur la solidité de son articulation et reprend progressivement confiance en son corps. Les séances de thérapie manuelle deviennent alors un support pour travailler les objectifs fonctionnels (se lever, marcher, monter les escaliers, reprendre le sport loisir) et non une fin en soi : elles s’inscrivent dans un plan de soins où l’on combine soulagement symptomatique, exposition graduelle au mouvement, restructuration des croyances et accompagnement du changement de mode de vie, afin de réduire la douleur, la peur et le handicap à long terme.