Raquel est une écologiste forestière s’intéressant aux réponses des écosystèmes forestiers face aux changements climatiques. Elle s’intéresse particulièrement aux forêts méditerranéennes, tropicales et boréales. Elle cherche à comprendre les changements dans ces écosystèmes face à l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des feux de forêt et des épisodes de climats extrêmes.
Une grande partie de ses recherches porte sur l’utilisation des cernes de croissance des arbres afin de comprendre leur croissance, leur sensibilité au climat et les traits fonctionnels des arbres. Le tout afin de développer des outils de gestion impliquant la mitigation des risques et le recouvrement post-événement extrême.
Valentina Buttò est une chercheuse postdoctorale à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) ainsi qu’à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Elle cherche à comprendre les mécanismes écophysiologiques sous-jacents à la croissance des plantes ainsi que leur relation avec les changements environnementaux. Ses travaux portent spécifiquement sur les facteurs endogènes et exogènes de la croissance des arbres situés en forêts tempérées et boréales.
Valentina a terminé une maîtrise en foresterie et sciences environnementales de l’ Universitá di Padova (Padova, Italy) ainsi qu’un doctorat en sciences environnementales de l’UQAC. Depuis son baccalauréat, Valentina travaille sur l’anatomie du bois à des échelles inter et intra-annuelles. Lors de son doctorat, Valentina a acquis des connaissances au niveau des bourgeons, la phénologie des xylèmes, la dynamique non structurée des sucres ainsi que la relation entre les croissances primaires et secondaires.
Originaire de la Nouvelle-Écosse au Canada, le Dr Adam Csank est aujourd’hui professeur adjoint au département de géographie de l’Université du Nevada à Reno. Il s’intéresse à la paléoclimatologie et l’étude des cernes de croissance depuis son baccalauréat à l’Université de Dalhousie. Il a terminé ses études de premier cycle avec une thèse avec honneur portant sur le bois fossilisé de la période crétacée. Il a continué ses recherches à la maîtrise à l’Université de Saskatchewan et plus tard au doctorat au Laboratoire de recherche sur les cernes de croissance de l’Université du Nevada. Ses travaux portaient alors sur la reconstruction climatique de bois fossilisé issu de la période pliocène.
Ses travaux actuels portent sur les isotopes stables en dendrochronologie et comment les techniques isotopiques peuvent être utilisées en dendrochronologie traditionnelle. Il a travaillé sur différents projets qui s’inclinent en quatre thèmes généraux, soit : 1) le climat et les écosystèmes arctiques. Là, il travaille sur la compréhension des fossiles forestiers issus des périodes miocènes et pliocènes afin de comprendre les réactions de ces espèces à l’ère moderne. 2) Reconstruire les périodes climatiques avec l’aide d’isotopes stables issus d’arbres. 3) Les réactions d’arbres et d’écosystèmes face aux dérangements, incluant les invasions d’insectes, les sécheresses et les feux. 4) Les interactions hommes-environnement en travaillant avec des géographes historiques, des archéologistes et des historiens afin d’établir des modèles de marchandage du bois afin de comprendre l’exploitation issue de la colonisation et de l’utilisation du territoire à travers l’histoire ainsi que la pollution au mercure.
Andria Dawson est professeure adjointe de mathématiques à l'Université Mount Royal. Elle a obtenu sa maîtrise et son doctorat en mathématiques à l'Université d'Alberta, avant de rejoindre le réseau de l'Observatoire paléoécologique où elle a effectué son stage postdoctoral.
Ses recherches portent sur les questions relatives à l'écologie et aux changements du système terrestre à différentes échelles spatio-temporelles. Son travail est axé sur les données ; elle utilise des modèles quantitatifs basés sur des données pour faire des déductions sur les écosystèmes et les climats passés, présents et futurs. Cette inférence est généralement effectuée dans un cadre bayésien, avec pour objectif de caractériser l'incertitude des données et des processus.
Les recherches actuelles d'Andria utilisent des données paléoécologiques (cernes d'arbres et pollens fossilisés), ainsi que d'autres types de données (génétique, traits, climat et télédétection), pour répondre à des questions sur les écosystèmes, leurs propriétés biophysiques et biogéochimiques, et le climat. Elle travaille avec des modélisateurs du climat et des écosystèmes pour assimiler les reconstructions empiriques afin de restreindre les prévisions écologiques.
Sa citation préférée est celle de Ross Andersen, rédacteur scientifique de The Atlantic : "Pour connaître l'avenir de la Terre, il faut d'abord connaître son passé".
Fabio Gennaretti est professeur adjoint en sciences de la forêt à l’UQAT. Il étudie l’influence de phénomènes naturels et anthropiques liés aux changements climatiques du passé, du présent et du futur. Ses recherches font le lien entre trois disciplines académiques, soit : l’écophysiologie forestière, la modélisation mécanistique et la dendroclimatologie. À l’échelle des peuplements, il étudie les flux d’eau et de carbone dans les cycles biogéochimiques forestiers. Au niveau des paysages forestiers, il analyse la succession des plantes dans la transformation des écosystèmes, particulièrement à la suite d’incendies.
Il poursuit également des recherches sur la variabilité climatique à l’échelle régionale grâce à des reconstructions climatiques basées sur des archives biologiques (cernes de croissance de fossiles d’arbres). Plus récemment, il a acquis des talents en modélisation écophysiologique d’écosystèmes forestiers et dans l’analyse de cernes de croissance à multiples caractéristiques, incluant la largeur, l’anatomie, la densité et les isotopes stables.
Ses thèmes de recherche portent sur :
Les flux d’eau et de carbone
Les isotopes stables
Les successions écologiques
Les forçages et la variabilité climatique
Les reconstructions dendroclimatiques
Les scénarios climatiques
La modélisation écophysiologique des forêts
Les traits multiples des cernes de croissance
Karen Heeter est une botaniste passionnée et une assistante de recherche au Département des Sciences de la Terre et de l'Espace de l'Université de l'Idaho. Elle a obtenu sa licence en ethnobotanique et sa maîtrise en écologie appliquée et biologie de la conservation à l'Université d'État de Frostburg, et elle a récemment obtenu son doctorat en géographie à l'Université de l'Idaho en mai 2022. Les intérêts de recherche de Karen portent sur la dynamique des paysages du Quaternaire et la reconstruction paléoenvironnementale à des échelles de temps intra-annuelles à multi-centenaires. Elle utilise la dendrochronologie et l'analyse spatiale comme outils de recherche pour étudier la dynamique à l'échelle du paysage et intégrer les processus climatiques et écologiques actuels à ceux qui ont fonctionné dans le passé et à ceux qui sont susceptibles d'être modifiés dans un avenir proche.
Au cours de sa thèse, les recherches de Karen se sont concentrées sur l’utilisation de la méthode d'intensité de bleue pour développer un réseau Nord-Américain pour les reconstitutions du climat. Karen rejoindra le Tree Ring Lab de l'Observatoire de la Terre Lamont-Doherty de l'Université Columbia en tant que chercheuse postdoctorale à l'automne 2022.
Margot Kaye est professeure en écologie forestière au département des sciences et de la gestion écosystémique de l’Université Penn State. Elle est une écologiste forestière qui utilise les cernes de croissance pour reconstruire les perturbations forestières, l’histoire des forêts et les interactions inter-espèces. Ses recherches ont récemment porté sur les effets des changements globaux sur les forêts caduques de l’est. Elle travaille également sur des recherches portant sur l’ouest américain et l’ouest méditerranéen.
Elle a participé au NADEF en 1993 en tant qu’étudiante au baccalauréat. Depuis, elle a été instructrice à plus de 10 éditions du NADEF en Amérique du Nord ainsi qu’en Europe. Elle a bien hâte de travailler dans les écosystèmes boréaux lors du NADEF 2022.
Miguel Montoro Girona est professeur en écologie forestière à l'UQAT (Canada). Ses recherches visent à évaluer l'impact des perturbations naturelles (épidémie d'insectes, feu, orignal, castor, chablis) et anthropiques (drave et pratiques sylvicoles) sur l'écosystème forestier à de multiples échelles spatio-temporelles afin de fournir des outils pour la mise en œuvre d'un aménagement durable des forêts face aux changements climatiques. Il utilise des approches paléoécologiques et dendroécologiques pour reconstruire les régimes de perturbation passés, ou des simulations de paysage pour prédire l'avenir des écosystèmes forestiers.
Récemment, il a fondé un groupe de recherche - GREMA - pour aider les institutions régionales à appliquer une foresterie durable et à adapter les stratégies de gestion forestière au changement climatique.
Mots-clés :
Sylviculture
Écologie de la restauration
Biodiversité
Écologie des perturbations
Traits multiples des cernes d'arbres
Modélisation du paysage
Paléoécologie
Le Dr James H. Speer est professeur de géographie et de géologie à l’Université Indiana State. Il a reçu son baccalauréat et sa maîtrise en sciences de la terre de l’Université d’Arizona et son doctorat de l’Université du Tennessee en géographie. Il est un biographe qui utilise les cernes de croissance afin de reconstruire des variables environnementales comme les changements climatiques, les feux de forêt et les invasions d’insectes. Il a ramassé une collection de cernes de croissance de partout dans le monde, mais principalement des États-Unis.
À travers ses années d’études sur l’histoire environnementale, il a réalisé que les humains opèrent en dehors des normes établies par la majorité des écosystèmes naturels. Cette réalisation l’a motivé à redonner à la société en devenant un champion du développement durable à l’Université Indiana State ainsi que dans la vallée Wabash. Il a écrit une multitude de livres, incluant un ouvrage sur la dendrochronologie intitulé « Fundamentals of Tree-Ring Research ». Récemment, il a publié des romans d’action qui enseignent la science à travers des aventures. Ces romans ont été publiés dans Exposé on Climate Change and Exposé on Sustainability.
UQAM
Thompson Rivers University
UQAM et Téluq
University of Toronto
Picture credits: Jim Speer