La médecine attentive® est une démarche médicale
qui cherche à comprendre la cause des changements corporels.
Elle ne s’intéresse pas d’abord à la disparition des symptômes,
mais à la transformation du corps qu’est la maladie.
L’être humain est un être relationnel.
Sa vie dépend de relations vitales – des relations sans lesquelles il ne peut pas vivre.
Ces relations incluent :
– l’air – respiration, transpiration, espace
– l’eau – boire, hydratation
– l’alimentation – nutrition, appétit, digestion
– l’activité physique – mouvement, effort, adaptation
– le repos
– l’abri – vêtements, habitation
– la terre – élimination : urines, selles, menstruations, cycles corporels
– les liens humains – respect, honnêteté
– la relation à soi-même – et les croyances qui la soutiennent
– les autres relations à l’environnement – beauté, lumière, nature, qualité des espaces…
La vitalité dépend de la qualité de ces relations.
La qualité des relations vitales se manifeste dans la vitalité du corps.
Le système immunitaire participe en permanence à la régulation, à la réparation et à l’adaptation du corps.
Il interagit avec les cellules, les hormones, les micro-organismes et l’environnement.
Lorsque cette régulation est altérée, différentes transformations peuvent apparaître :
– infections
– inflammations
– troubles de réparation
– réactions immunitaires excessives
– perturbations locales ou générales de l’équilibre du corps
Un symptôme est aussi une transformation située,
qui peut être interrogée à partir de l’endroit où elle apparaît.
Cette localisation peut orienter l’attention vers certaines fonctions ou relations du corps.
Elle indique un lieu où l’équilibre du corps est modifié,
et où des mécanismes de régulation – notamment immunitaires – peuvent être impliqués.
La localisation devient alors un point d’entrée
pour interroger les relations vitales qui pourraient être altérées.
L’objectif n’est pas d’attribuer une cause unique,
mais d’explorer les facteurs qui pourraient contribuer à ce déséquilibre.
Exemples d’orientation
– toux
→ relation à l’air, à l’environnement respiratoire
– diarrhée, vomissements
→ relation à ce qui est ingéré (eau, alimentation)
Ces exemples servent à orienter l’attention vers les interactions concrètes entre le corps et ce avec quoi il est en relation.
La maladie est abordée comme une transformation du corps, résultant de processus biologiques et relationnels multiples.
Elle correspond à une diminution de vitalité,
globale ou locale.
La médecine attentive repose sur deux questions fondamentales :
1. Quelle relation vitale a été altérée ?
Identifier la ou les relations vitales
dont la qualité a été modifiée.
2. Pourquoi cette relation s’est-elle altérée ?
Comprendre la logique qui a conduit à cette altération.
La consultation consiste à mettre en lumière cette logique
et à la questionner.
Parfois, cette exploration se déploie au cours même de la consultation.
Souvent, elle se poursuit dans les réflexions personnelles du patient
et – s’il le souhaite – lors de consultations ultérieures.
La manière dont le corps change – où et comment –
est liée à la relation vitale qui demande attention.
Ces deux questions sont au cœur de la consultation.
Le symptôme n’est pas traité comme un ennemi.
Il est abordé comme la manifestation visible d’un processus impliquant :
– des relations vitales altérées
– selon une logique propre à l’individu,
qui est elle-même à comprendre et à questionner au vu de la perte de vitalité exprimée par la maladie
La médecine conventionnelle agit principalement sur les symptômes.
Elle est souvent très efficace pour cela
et peut être indispensable.
La médecine attentive® ne remplace pas la médecine conventionnelle.
Elle s’intéresse à une autre question :
comprendre les relations vitales dont l’altération participe à la transformation du corps en maladie.