Une douzaine de personnes sont venues apporter leurs idées, leurs expériences afin de développer un commerce pérenne à Maron. Nous les remercions de leur présence sur un sujet qui nous concerne toutes et tous.
Au centre Alexandre Lamarque fondateur de "La ferme du plateau de Haye" en campagne pour les municipales de Maxéville.
Nous le remercions pour sa présence.
http://maxeville.fr/index.php/mon-quotidien/la-ferme-du-plateau-de-haye/
"La ruche qui dit oui". Des membres de l'équipe y sont inscrit.es à Pulligny. Une commande de produits locaux est faite via Internet et une personne bénévole réceptionne les commandes pour tout le monde. Un jour et une heure précise dans le village sont définis et les client.es viennent rechercher leur colis.
"La ferme du plateau de Haye"
La ferme à son début avait pour objectif de faire pousser des légumes en osmose avec la nature. Il s'agit de s'appuyer sur les insectes, les arbres, l'environnement naturel pour ne pas avoir à utiliser de produits quels qu'ils soient. (Permaculture). Une autre technique consiste à allier la pisciculture au maraichage.(Aquaponie).
Bien sûr, toutes ces techniques innovantes sont très intéressantes, mais ce qui est essentiel, c'est le lien social que cette structure a su faire évoluer dans un quartier pourtant réputé difficile du Haut du Lièvre.
Alexandre Lamarque est venu nous parler avec passion de son "oasis urbain" comme il voudrait le nommer à présent, le terme de ferme étant trop réducteur par rapport à toutes les activités développées dans ce lieu si atypique. La liste est longue: éco-construction, apiculture, pôle santé...
C'est un espace de rencontres, de connaissance de l'autre à travers ses différences qui fait la richesse de "l'éco-humain-système" qu'Alexandre a su développer en même temps que l'implication et la participation des habitant.es. La première récolte fût pour les habitant.es qui ont bénéficié des légumes gratuitement mais qui en contrepartie sont venu.es les partager cuisinés. Un beau moment de convivialité.
La question financière a été évoquée. Beaucoup d'aides émanant du département, de la région, même de l'Europe peuvent être demandées. Le gouvernement a proposé aux villages ayant perdu leur bistro de fournir des licences 4, bien conscient de l'importance d'un tel espace de rencontres et de convivialité dans les communes. Plutôt que de s'endetter fortement, compter sur l'implication de toutes et tous pour construire le vivre ensemble et retrouver des moments de partage , de mise en commun.
Recréer un tel espace à Maron intégrant les envies, et les besoins des un.es et des autres donne envie. Nous avons déjà la Bougerie, où les moins timides peuvent venir faire des activités ou simplement comme nous disait une habituée du lieu, simplement se rencontrer et boire un café, "il y a toujours un café de prêt". Maintenant voyons plus grand à l'échelle du village.
Pouvons-nous nous autoriser à l'imaginer? Bien sûr!, ne faisons pas que l'imaginer, créons-le!
" la grande épicerie générale" magasin participatif, coopératif.
Nous sommes allé.es à la rencontre de "La grande Epicerie Générale" rue Saint-Nicolas à Nancy.
https://www.grandeepiceriegenerale.fr/
Nous avons rencontré des membres de cette ex association transformée en coopérative.
Une membre de notre assemblée à également pu nous en parler puisqu'elle y est adhérente.
Les client.es de l'épicerie sont obligatoirement des travailleur.euses, que ce soit dans les tâches administratives, vendeur.ses, manutentionnaires, homme ou femme de ménages... Il faut donner 3 heures de son temps par mois pour pouvoir devenir des consommateurs, consommatrices. Lorsque nous y étions, un jeune habitant de Nancy a adhéré au système trouvant dans le concept un bon moyen de rencontrer des gens.
Offrir l'usufruit d'un terrain communal à un maraicher qui l'exploiterait et dont la production serait revendue en priorité aux habitant.es de Maron qui pourraient par ailleurs venir aider.
Utiliser la halle SNCF, réhabilitée comme l'avait été le lavoir par des habitant.es de Maron, comme lieu commun, pour y boire un café, pour réunir le village en grande fête des voisin.es, en guinguette...
Réhabiliter et agrandir en éco-construction la petite maison de la pétanque et pourquoi pas, y développer notre commerce local et participatif...
Toutes les personnes de l'assemblée découvrant ou non ces commerces ou associations alternatives pensent que tout est réalisable à Maron. Bien sûr, cela demande du temps, de repenser autrement notre façon de consommer, mais c'est un des moyens pour redonner du sens à notre vie de village, renouer des liens et des lieux de convivialité de partage.
Par ailleurs, nous tenons à remercier des membres de la liste "Unissons Maron" venu.es prendre part au dialogue. Malgré nos divergences, il et elle se sont montré.es intéressé.es par la naissance d'un tel projet collaboratif au sein du village quelle que soit l'issue des élections.
Il est important de se parler, les débats s'ouvrent avec des idées différentes et en font naître d'autres aussi belles, issues de la diversité.
N'ayons pas peur de l'autre. Apprendre à connaître et à respecter c'est le socle du bien vivre ensemble. Notre première pierre pour un avenir plus sain et serein.
Un petite dizaine de personnes se sont succédées.
En amont, nous avons rencontré des personnes qui avaient ou qui sont encore très impliquées dans les associations de la commune.
Deux tendances se dégagent:
Les personnes qui sont fatiguées de s'être impliquées parce que déçues par le manque d'implication et des commentaires désobligeants des utilisateur.ices.
1) Soit elles continuent parce qu'elles croient en leur projet .(la Bougerie)
2) Soit elles arrêtent et ne veulent plus s'investir au sein du village.
Des personnes qui ont connues les temps où le milieu associatif était le coeur de la vie des habitant.es. La dissolution du comité des fêtes a refermé la page de dizaines d'années de souvenirs festifs, conviviaux, positifs. Le carnaval, la réalisation du lavoir, antre de l'entraide toutes associations confondues.
Bilan: Peu de responsables d'associations sont venu.es, mais nous en avions rencontré.es en amont. Certain.es candidat.es sur une autre liste n'ont pas souhaité venir. Monsieur Potier avait choisi le même jour que nous pour sa cérémonie des voeux, peut-être est-ce une explication!
Une vingtaine de personnes se sont succédées.
Bien sûr, cette notion, bien qu'elle soit dans l'ère du temps est innovante car elle a été très peu mise en oeuvre. Elle suscite donc de l'inquiétude. Nous le comprenons et nous avons beaucoup réfléchi à la façon d'organiser la mairie, avec:
Des commissions dans lesquelles, élu.es et habitant.es travailleront de concert pour co-construire tous les projets.
Des délégué.es de rue: qui feront le lien de proximité avec les habitant.es et les élu.es. Ils travailleront sur l'aménagement de leur rue, permettront la communication directe surtout pour les personnes qui ne seraient pas à l'aise avec les outils informatiques, mais aussi pourront accueillir avec les élu.es les nouveaux habitants et nouvelles habitantes.
Des relations privilégiées avec les associations car elles participent à la création et au développement du lien social et civique des adhérent.es. Un outil informatique permettra que Mairie et associations puissent utiliser de façon optimale les outils, les compétences humaines, bénéficier d'un agenda commun.
Après tout le travail d'élaboration, construction du projet et lorsque finalisé, il aura fait l'unanimité des habitant.es et élu.es de la commission, il sera présenté en conseil municipal c'est là que sera prise la décision finale.
Nous voulons éviter l'accaparement du pouvoir par quelques élu.es et la faible implication des habitant.es. Pour éviter ces deux dérives, nous voulons nous appuyer sur deux principes:
La collégialité au sein du conseil municipal: le pouvoir de décision n'est pas exercé par un.e chef.e unique mais par un groupe dont les membres possèdent des pouvoir égaux.
La participation des habitant.es à la gestion de la commune.
justement, c'est ce qu'il faut changer, que les habitant.es reprennent possession de leur pouvoir démocratique. C'est au niveau local que cela peut se construire. Ça peut être long à mettre en place, des erreurs peuvent être commises, mais nous apprenons de nos erreurs, nous devons nous autoriser à en faire.
Nous voudrions à travers des démarches collectives prendre du recul sur des situations insatisfaisantes, voire insupportables que nous rencontrons, les analyser, travailler ensemble les contradictions, définir les modes d'action pour transformer ces situations. Dépasser notre auto-censure notre pouvoir d'agir, oser, apprendre en faisant. (démarche de l'éducation populaire)
Le projet proposé par la mairie actuelle a certainement des atouts, les opposant.es ont eux.elles aussi des arguments justifiés. Nous ne pouvons pas faire abstraction de toute la violence qu'il a cristallisée. C'est pourquoi il doit, selon nous, faire l'objet d'un chantier repris à son début.
Il est important de trouver un aménagement qui convienne aux besoins des habitant.es. Il doit devenir un lieu de convivialité. Une réhabilitation des constructions existantes peut être envisagée en faisant appel aux associations, à l'image du lavoir, pour y retrouver des espaces participatifs, guinguette, bar, jardins, aménagement sportif.
N'ayant pas la possibilité d'aménager un vrai centre de village dans le village, nous pourrions donner à l'espace des Bosquets cette fonction.
Ensemble, nous pourrions trouver la meilleure façon de garder nos ancien.nes à Maron et de développer des espaces adaptés à nos enfants.
L’écriture inclusive vise à être une écriture neutre, c’est à dire non-genrée, elle cherche à éviter une façon d’écrire qui est sexiste. Elle vise aussi à rendre visible l’ensemble des personnes qui participent, notamment les femmes.
Nous comprenons que cette écriture demande une adaptation. Nous ne pouvons nous satisfaire de la position de la femme dans un système patriarcal, notre vision d'une nouvelle société plus égalitaire passe elle aussi par une écriture plus égalitaire.
Des personnes veulent s'investir à nos côtés si nous sommes élu.es dans nos projets dont une pour les être déléguées de rue.
https://www.famillesrurales.org/1350/12-propositions-pour-construire-les-communes-rurales-de-demain
Nos remarques:
L'investissement du bureau et du conseil d'administration est remarquable. La majorité des personnes présentes en sont conscientes.
Il serait bon de rappeler que Familles Rurales est une association reconnue d’utilité publique qui agit en faveur des familles sur tout le territoire, en milieu rural et périurbain.
Avec 160 000 familles adhérentes, 2 200 associations locales, 83 fédérations départementales et régionales, 40 000 bénévoles et 17 000 salariés, c'est le premier Mouvement familial associatif de France, mais aussi un acteur incontournable de l’économie sociale et solidaire et de l’éducation populaire. Familles Rurales est agréé association de défense des consommateur.rices.
Pluraliste, indépendante et laïque, elle porte un projet humaniste et social fondé sur la famille, les territoires et la vie associative.
À Maron, les pertes occasionnées par une activité, la plus plébiscitée, puisqu'elle accueille le plus grand nombre d'adhérent.es, sont absorbées par les autres. C'est ce qu'on appelle la solidarité. Sachant cela, il est inutile de remettre en cause le professionnalisme des bénévoles.
Point très positif: Le bureau et le conseil d'administration accueille de nombreux nouveaux membres, la relève est assurée.
Nous avons rencontré Monsieur MARQUIS Inspecteur Divisionnaire comptable de la Trésorerie de Neuves-Maisons, il est aussi on peut le dire garant des « bonnes conduites » en matière de gestion.
Il nous a transmis, avec l’accord de Monsieur BUTIN, des informations concernant les comptes financiers du village et nous avons pu échanger avec lui sur les différentes solutions auxquelles nous avions pensé pour le redéveloppement d’un commerce à Maron.
Il nous a vivement conseillé de réfléchir sur la solution où la mairie prêterait un local à une association pour le développement d’un commerce participatif qui permettrait la vente de produits locaux ou autres sans taxe donc à moindre prix.
Au niveau des finances, il nous aurait fallu plus de temps pour avoir une explication complète mais ce que l’on peut retenir c’est que la gestion financière de notre village par rapport à la moyenne des communes environnantes n’est pas mauvaise et que même s’il y a des prêts à rembourser et que la commune a fait le choix d’absorber certaines dépenses avec l’avance dont elle disposait, semble saine.
Intervention de Maires, de la communauté de communes, des associations...
Ateliers...
La salle Jean L'Hôte de Neuves-Maisons à accueilli le temps d'une journée, des élu.es, des candidat.es, des Citoyen.es souhaitant s'informer sur les futures élections municipales.
La présidente des Maires de la région, Monsieur Vinchelin, Maire de Neuves-Maisons, Monsieur Potier Député, les responsables de communauté de communes, des associations comme Familles Rurales... se sont succédé.es.
Le discours commun à tous.tes les intervenant.es était l'implication de tous.tes les citoyen.nes. " contrebalancer l'individualisme du "je" par des projets locaux et qui devient "nous".
Les citoyen.nes ont besoin de retrouver du sens, de bien-vivre là où ils.elles sont. Privilégier la concorde plutôt que la discorde.
La communauté de commune Moselle et Madon, voudrait réécrire un nouveau projet, repartir d'une page blanche qui prendrait en compte le fait que le monde change. S'il dit vrai, il est important que Maron s'implique complètement à son élaboration. Il faut faire de la CCMM un vrai partenaire et non un ennemi d'autant plus qu'elle est incontournable.
Monsieur Potier, quant à lui, est aussi à la recherche de sens, de mettre chaque personne en responsabilité. Il fait référence au "conseil de développement" et à "l'éducation populaire"
Afin de connaître ce qui a été réalisé dans d'autres mairies aux alentours, nous avons profité des différentes invitations qui nous ont été faites à l'occasion de la nouvelle année.
Madame Laurence Wieser, Maire de Laxou, nous a invité.es à ses voeux. Malgré sa taille, la participation des habitant.es est une volonté affichée de la commune, comme les "budgets concertés". Madame la Maire nous a conforté dans notre intention de nous présenter malgré la scission dont à fait l'objet notre liste, car elle trouve notre projet innovant pouvant apporter un réel bien-être à Maron. Elle est également très sensible au fait que notre tête de liste soit une femme, car si, elle se représente, beaucoup du peu de Femmes-Maires abandonnent leur fonction.
Nous nous sommes également rendu.es aux voeux de Pulligny, de Pierreville où nous avons rencontré un adjoint de Sexey-aux-Forges qui nous a confié la vision que les autres villages avaient de Maron.
Enfin, nous avons pu assister aux voeux de Monsieur Butin.
Ce qui est positif, dans ces cérémonies, c'est que nous pouvons voir ce qui a été réalisé dans chaque commune, nous pouvons nous rapprocher de partenaires incontournables comme la Communauté de Communes, du département... Ainsi, au-delà de toutes polémiques, dans la convivialité, nous avons un éventail de ce qui a bien fonctionné, des projets qui donnent aux habitant.es l'envie de s'impliquer. C'est la force d'un discours positif et constructif, plutôt que violent et destructeur.
Il est important que tous.tes les habitant.es soient invité.es et associé.es à ces moments de bilan communal.
Une membre de notre ancienne équipe s'est chargée d'appeler l'adjoint chargé de la communication à la mairie de Saillans. Après un entretien téléphonique de 45 minutes, elle nous a fait le compte-rendu.