Par obligation, nous avons donné pendant quelques semaines, un nouveau souffle à la nature, Des avions cloués au sol, des usines fermées ou marchant au ralenti, la frénésie consumériste était à l'arrêt.
Beaucoup ont profité de ces moments de repli sur soi ou de confinement en famille pour refonder les bases de vraies valeurs humanistes, solidaires. Ainsi, retrouver le goût du local, de l'artisanal, du fait maison. Reprendre le pouvoir sur ce que nous mangeons, sur l'éducation de nos enfants... Retrouver l'envie de s'impliquer auprès des autres, pour les autres, avec les autres. Redevenir fier.e de ce qu'on a accompli plutôt que de ce qu'on a acheté ou gagné.
Le destin nous a donné l'occasion de remettre en avant ces valeurs qui, dans le stress de nos vies trépidantes ordinaires n'est pas possible, mais là, nous avions un arrêt sur image obligatoire qui a pu nous permettre de tout détailler, de prendre le temps, de méditer sur notre vie d'avant.
Le seul problème, c'est la " distance physique". En même temps lorsque nous pouvions nous parler, nous toucher, nous embrasser... Avions-nous conscience de notre chance? avions-nous conscience que nous avons besoin des un.es des autres, que nous sommes des êtres vivants qui s'épanouissent dans la société et non dans la solitude. Effectivement, cette distance physique entre les personnes va finir par devenir sociale.
Les valeurs qui sont les nôtres se sont renforcées avec le confinement.
Etant en relation avec de nombreuses mairies, nous avons pu apprendre qu'elles souffrent toutes au niveau financier à cause des dépenses occasionnées par le Corona virus. L'achat de masques, de gel hydro-alcoolique ... a malheureusement grévé les budgets. Il sera plutôt de bon ton de jouer la carte de l'économie plutôt que la dépense à tout-va.
Retrouver la convivialité qui se délite de plus en plus, ne coûte rien sinon de l'imagination et de la volonté.
Créer un jardin collectif et participatif sur le terrain des bosquets à l'image de celui créé à Toul, permettrait davantage de partager, de vivre ensemble. Chacun.e peut y apporter ses plantes, ses semences, si nous n'avons pas de jardin, les légumes pourraient être partager contre un peu de travail.
Il faut avoir une vision raisonnable, raisonnée, locale et sociale de ce qu'il faut faire à Maron et pour Maron. Faire payer aux habitant.es les dépenses d'un aménagement paysager, la réfection de la place Charles de Gaule... alors que beaucoup d'entre nous se sont vu.es amputé.es d'une partie de leur salaire, ou ont perdu leur travail, ne doit pas faire partie des priorités.
Les seules dépenses doivent être réfléchies et vitales. L'organisation des commerces de proximité dans les fermes des alentours, les commerces ambulants... autant de réponses ont été trouvées pour gérer la crise. Et après, nous arrêtons tout et continuons à nous déplacer à l'extérieur de Maron pour enrichir les gros groupes et faire mourir les petits, ou alors nous reprenons en main ensemble la vie de notre village en construisant un réseau social bien réel celui-là.
La communication s'est révélée, elle aussi être le nerf de la guerre en ces temps de repli sur soi. D'où l'importance de la développer autant en réel qu'en virtuel. De belles chaines de solidarités ce sont mises en place. C'est le bouche à oreille qui a permis leur création. Mais a-t-on touché toutes les personnes volontaires? Confiné.es, nous n'avions aucune nouvelle locale, sauf sur les réseaux sociaux, mais comment faire lorsqu'on n'y a pas accès. Travailler ensemble cet axe, peut multiplier les façons de communiquer et s'étendre au plus grand nombre.
Nous restons plus que jamais convaincu.es que la participation des habitant.es est nécessaire pour retrouver un vrai élan démocratique, retrouver l'envie de s'investir pour construire ensemble notre avenir pour Maron. Retrouvons notre place de citoyen.ne avec une parole qui compte.
Bien sûr, les jeux en grande partie sont déjà faits.
Mais, alors que Maron avait la chance d'avoir 4 listes, de pouvoir ainsi, faire des choix, sachant que chaque listes avaient ses spécificités, Vous avez plébiscité la liste violemment opposée aux Bosquets, et nous le comprenons. En plus d'être pacifiquement contre l'idée de bétonner Maron, nous voulions surtout y instaurer un climat serein, enclin à construire non pas un lotissement, mais un lieu de vie et de partage qui n'existe plus dans notre village. Tout est encore possible.
Si vous pensez que même 5 personnes très motivées peuvent apporter des idées pour bien vivre à Maron.
Si vous pensez qu'il est nécessaire d'équilibrer la liste de personnes déjà élues avec d'autres plus modérées.
Si vous avez envie de participation citoyenne...
Votez pour notre liste, nous ferons tout notre possible pour atteindre notre but. Nous ne nous contenterons pas d'être figurant.es, nous ferons de notre mieux pour avoir une place et faire entendre vos voix.
Nathalie Aubrun, Sylvaine Lilbert, Pierre Bouilhol, Jean-Michel Bouyer, Jean-Michel Aubrun.