Pour accorder son instrument, le plus simple est d'utiliser un accordeur électronique qui se fixe sur le manche ou une application mobile (comme BOSS Tuner ou Guitartuna). Dans l'ordre des cordes (de la plus proche à la plus éloignée), les notes sont Sol (G), Do (C), Mi (E) et La (A).
A défaut, ce tuto montre comment accorder son instrument à partir du Do (2eme corde), en suivant les équivalences suivantes dans cet ordre:
Mi : 2e corde - 4e case <=> 3e corde - à vide
Sol : 3e corde - 3e case <=> 1e corde - à vide
La : 3e corde -5e case <=> 4e corde - à vide
NB : Toujours terminer un accordage par une tension (plus robuste dans le temps).
Position assise : La jambe droite est croisée sur la gauche. Le ukulélé est calé sur la cuisse droite avec le manche relevé.
Position assise/debout : Le ukulélé est calé sur la poitrine et maintenu en position par l'avant-bras et/ou la main droite, avec le manche relevé.
L'objectif est de trouver la position la plus confortable, adaptée à sa morphologie, pour offrir le maximum de souplesse aux doigts et aux poignets.
NB : Une cordelette/sangle peut aider à maintenir le ukulélé dans une position confortable. Pour aller plus loin -> 3 manières de tenir un ukulélé - wikiHow.
Gymnastique digitale pour travailler le placement, la souplesse et l'indépendance des doigts de la main gauche, sur une gamme chromatique (toutes les notes entre deux octaves). Le principe est d'utiliser 1 doigt fixe par colonne de cases, quelle que soit la corde, avec :
Index <=> 1re colonne,
Majeur <=> 2e colonne,
Annulaire <=> 3e colonne,
Petit doigt <=> 4e colonne.
NB : On peut laisser les doigts toujours au dessus des cordes pour garder une position stable. Pour aller plus loin -> Les déliateurs - Zikinf.
Gymnastique digitale pour travailler le placement, la souplesse et l'indépendance des doigts de la main droite, sur un arpège en La mineur (Am). Là encore, chaque doigt à son objectif, avec :
Pouce <=> 1re corde
Index <=> 2e corde
Majeur <=> 3e corde
Annulaire <=> 4e corde
NB : Il est préférable d'attaquer les cordes avec la pulpe des doigts (même pour le pouce), ceci pour avoir un son plus agréable et identique entre chaque doigt.
La rythmique est basée sur la pulsation, véritable moteur qui assure un déroulé régulier et constant du flot musical, et ce quel que soit le style. La pulsation est donc battue en permanence par des allers/retour réguliers, donnant une assise stable à la rythmique, qui n'est rien de plus que le choix des temps qui seront joués, ou pas.
NB : Il est important de privilégier la pulsation la plus stable possible en simplifiant les rythmiques au besoin. En cas d'erreur, il vaut toujours mieux conserver la pulsation que rattraper la figure rythmique.
Véritable alphabet de la musique occidentale, la gamme de Do majeur donne le nom de chaque case du manche. Ici, en lecture horizontale (une seule corde), on déduit le nom des cases en déroulant la gamme depuis le nom de la corde à vide, en suivant la règle :
Do -> Ré : 2 cases | Ré -> Mi : 2 cases | Mi -> Fa : 1 case | Fa -> Sol : 2 cases ...
Sol -> La : 2 cases | La -> Si : 2 cases | Si -> Do : 1 case
En notation anglo-saxonne (A=La):
C-> D : 2 cases | D -> E : 2 cases | E -> F : 1 case | F -> G : 2 cases ...
G -> A : 2 cases | A -> B : 2 cases | B -> C : 1 case
Par exemple, depuis la 3e corde (cad Mi), le Sol se trouve a 1+2=3 cases (Mi->Sol). Ou encore, depuis la 2e corde (cad Do), le Sol se trouve en 2+2+1+2 =7 cases.
Ref : Do majeur — Wikipédia
En lecture verticale (plusieurs cordes), on peut jouer (presque) toutes les notes en se limitant aux 4 premières cases, ce qui est bien plus simple en pratique. En partant de la 2eme corde (cad Do), la gamme de Do majeur se déroule en :
La (A) : ------------------0--2--3--- (La, Si, Do)
Mi (E) : -------0--1--3-------------- (Mi, Fa, Sol)
Do (C) : 0--2------------------------ (Do, Ré)
On peut y rajouter les notes de la 1ère corde :
Sol (G) : 0--2--4-------------------- (Sol, La, Si)
Pour construire les accords, il sera est plus confortable de connaître par cœur les correspondances entre ces cases et le nom des notes.
NB : Comme pour les déliateurs, il est fortement conseillé d'appliquer la règle 1 doigt par colonne, ceci pour gagner en souplesse et célérité.
La gamme de Do majeur permet de nommer 7 notes, or il faut compter 12 cases pour aller du Do grave au Do aigu. Il manque donc 5 noms de note, qui vont être comblés par les dièses (#) lorsqu'on monte vers les aigus, ou les bémols (b) lorsque l'on descend vers les graves. Le ukulélé étant un instrument dit "tempéré", dièses et bémols sont strictement équivalents.
Par exemple, une case n'est pas nommée entre Do et Ré, on peut donc l'appeler Do dièse (Do#, comme la case plus aigue juste après Do) ou Ré bémol (Réb, comme la case plus grave juste avant le Ré). Suivant ce principe :
Do# = Réb
Ré# = Mib
Fa# = Solb
Sol# = Lab
La# = Sib
Pour un morceau donné, il est d'usage de ne pas mélanger les notations et de choisir entre # et b.
NB : Lorsque l'on joue toutes les notes, c'est-à-dire les 7 notes de la gamme de Do majeur avec ses 5 altérations, on parle de gamme Chromatique (cf. déliateurs de la main gauche).
L'écoute musicale est une écoute relative, dans le sens où les émotions ne viennent pas d'une suite de sons absolus, mais plutôt des écarts relatifs entre les sons, de leurs relations au cours du temps. Cette lecture a naturellement conduit à définir la notion d'intervalle, comme la pierre angulaire de la composition musicale. Si les notes de la gamme de Do Majeur (et leurs altérations) définissent l'alphabet musical, les intervalles entre ces notes permettent d'en construire les syllabes.
Les correspondances sont simples, il suffit de compter :
Do : Fondamentale
Do => Ré : Seconde
Do => Mi : Tierce*
Do => Fa : Quarte
Do => Sol : Quinte*
Do => La : Sixte
Do => Si : Septième
Do => Do : Octave*
NB : Les intervalles marqués d'une * sont les intervalles fondateurs de l'harmonie, à la base de la construction des accords dits "de triade".
La pulsation qui donne le rythme se décompose principalement en deux grandes familles, dites binaires et ternaires:
Pulsation binaire: Les écarts de temps entre l'aller et le retour de la main sont les mêmes et la pulsation est dite droite, régulière (rock, rap, classique, etc.).
Pulsation ternaire: Le retour est retardé par rapport à l'aller, ce qui crée un temps long et un temps court. La pulsation sera dite chaloupée, swinguée (jazz, reggae, blues, etc.). Ce serait comme jouer un triolet (trois notes par temps), mais sans la note du milieu.
Dans cet exercice, on alterne les pulsations binaires et ternaires, en intercalant une pulsation sur le temps pour une meilleure lisibilité.
Les arpèges ne sont ni plus ni moins que les notes des accords jouées les unes à la suite des autres, au lieu de les jouer ensemble en grattant toutes les cordes. Les arpèges contiendront toujours les notes accords, contrairement aux mélodies qui, elles, peuvent s'en détacher. Jouer en arpège consiste donc à jouer un accord délié.
Il existe de nombreuses techniques pour jouer en arpège, comme :
un doigt de la main droite pour chaque corde (cf. tuto déliateurs main droite),
l'index en médiator (avec support éventuel du pouce),
le pouce en aller-simple ou aller/retour,
le pouce et l'index en alternance,
etc.
Il est important de jouer précisément car les arpèges sont principalement utilisés en accompagnement, comme soutien à la fois rythmique et mélodique.
NB : Les arpèges forment aussi un des piliers de l'improvisation musicale.
Sans nuance, une rythmique peut sonner de façon linaire, sans surprise, donc un peu "plate". Rajouter des nuances dans une rythmique permet de créer une dynamique en rajoutant des intentions et des émotions. Les nuances peuvent être :
ponctuelles (e.g. marquer un moment clé de la composition),
regroupées (e.g. distinguer couplet/refrain),
permanentes (e.g. donner un style).
NB : Une rythmique sans nuance peut aussi être voulue, suivant l'intention de la composition.
Dans le registre des nuances, les rythmiques percussives apportent, non seulement, une coupure dans la résonance des cordes, mais aussi une frappe qui contribue à préciser le rythme. Elles sont utilisés dans de nombreux styles et sont particulièrement efficace lorsqu'il n'y a pas d'accompagnement rythmique (batteries, percussion, etc.).
NB : Il est très courant de frapper les 2e et 4e temps (les contre-temps), ceci pour remettre de l'énergie dans la pulsation.
Bien qu'il soit possible de jouer sans accords barrés au ukulélé (4 doigts pour 4 cordes), ces accords restent indispensable pour jouer dans toutes les tonalités et tous les styles.
Le principe consiste à faire une pince avec le pouce et l'index de la main gauche pour appuyer sur toutes les cordes en même temps. Le fret suivant l'index agit comme un "sillet", que l'on pourrait déplacer à la hauteur voulue. Les 3 doigts restant (majeur, annulaire et auriculaire) peuvent alors construire des accords dans cette nouvelle tonalité.
NB : Les barrés nécessitent de l'entrainement pour être accomplis, mais deviennent tres rapidement un outil indispensable.
La pompe est une technique qui permet d'étouffer les cordes avec la main gauche, sans recourir à la main droite. En relâchant ponctuellement la pression des doigts de la main gauche, la résonance des cordes est étouffée instantanément. Pour que cet effet fonctionne, il est nécessaire de jouer uniquement des accords qui viennent appuyer sur les 4 cordes. Ainsi, la main droite peut faire des rythmiques rapides et précises, sans se soucier des nuances.
NB : Le swing manouche n'existerait pas sans cette technique, d'où la célèbre "pompe manouche".
Le Cha-ba-da est LE motif rythmique du swing par excellence. Il traduit le rythme ternaire élémentaire de la batterie jazz, qui peut se décliner vers tous les instruments rythmiques, à tous les tempos. C'est un motif-clé à connaître pour accompagner de nombreuses musiques, chansons et, bien entendu, standards de jazz.
La précision rythmique est un élément critique en musique, que l'on joue seul ou en groupe. De par son rôle de veille environnementale, l'oreille humaine est particulièrement attentive aux moindres altérations qui font varier l'entendu. Une brisure dans un rythme régulier fait partie des éléments mettant le système cognitif en alerte, c'est pourquoi une fausse pulsation sera bien mieux entendu qu'une fausse note. De plus, pour le jeu en groupe, il est important de savoir tenir une cadence rythmique et/ou de s'y raccrocher sans perturber le mouvement général. C'est aussi valable en enregistrement dit Re-Re, qui nécessitent d'utiliser le métronome pour capter les instrumentistes les uns à la suite des autres.
Pour gagner en précision, rien de mieux que de se faire accompagner d'un métronome. Réglé au tempo voulu (tapé ou écrit en Battement Par Minute), le métronome marque les temps et les mesures, comme le ferait une batterie ou une percussion. Il suffit juste de s'entraîner à le suivre, comme un vieux compagnon de route.
NB : Un exemple d'application simple et efficace, Natural Metronome
Exercice vocal accompagné au Ukulélé pour le placement de la voix sur les notes de la Gamme de Do majeure, harmonisée en triade (arpège sur Fondamentale, Tierce et Quinte):
Gamme majeure harmonisée en triade