Voici, en quelques phrases, l’essence de ma vision de l’engagement citoyen : une invitation à lire plus loin pour celles et ceux qui veulent aller au fond du sujet.
Le texte ci-dessous explique qu’une démocratie locale vivante repose sur le partage du pouvoir entre élu·es et citoyen·nes.
Chacun peut s’y impliquer selon ses moyens : en participant aux échanges, aux décisions ou à la gestion de projets collectifs.
Loin d’affaiblir les élu·es, cette participation renforce la légitimité de tous et donne à chacun·e la possibilité d’être véritablement acteur de sa commune.
Ces quelques paragraphes ci-dessous extraits des pages 17 à 19 de ce livre illustrent ma vision personnelle de l'engagement citoyen.
Des élus qui partagent véritablement le pouvoir local, s'en trouvent largement renforcés et légitimités.
Il. ne s'agit pas de remettre en question l'engagement voire l'ambition d'un·e élu·e au service du bien commun. Il s'agit de démontrer que d'autres manières de faire vivre la démocratie et l'engagement citoyen sont possibles.
J'ai donc la faiblesse, voire l'utopie de penser qu'on peut fonctionner différemment, sous certaines conditions, puisque ça a été expérimenté avec succès ailleurs. voir ici
“L’utopie n’est que le nom donné aux réformes lorsqu’il faut attendre les révolutions pour les entreprendre.” Jacques Attali
Cf la page "conclave et démocratie" chronique de Jacques Attali
NB: L'intégralité des pages 17 à 19 et leur résumé se trouvent ICI
La partie mise en valeur en rouge dans cet extrait, indique le niveau auquel j'envisage ma participation dans la vie de ma commune, même si elle peut l'être aussi par le biais d'une association, mode plus "conventionnel" pour agir.
Dans le cadre de la démocratie représentative, les Gam¹ soulignaient que “toutes les décisions sont prises par la collectivité qui est, chaque fois, concernée par l'objet de ces décisions” puisqu'une victoire au suffrage universel donne de fait la compétence, ce qui est très loin d'être démontré depuis les dernières législatives de 2017. Ce statut confère également, selon eux, un avantage hiérarchique derrière lequel se réfugient souvent les élu-e-s municipaux-pales qui ont vraiment peur de le partager avec d'autres.
Alors interviennent les questions essentielles pour chaque individu évoluant dans une collectivité: comment pouvoir décider par soi-même dans une commune? Comment contribuer à l'intérêt général? Comment être ac- teur-trice de son lieu de vie (quartier ou commune) dans un périmètre accessible et connu? Comment contester des décisions qui paraissent mauvaises? Comment être présent-e-s dans les orientations décisives pour l'avenir? Comment éviter de désintéresser de l'action publique? Comment, pour des élu-e-s, partager leur pour- voir sans altérer leur autorité? Il n'est souvent répondu à ces interrogations que par la seule verticalité du pouvoir central qui serait la seule garante de l'efficacité. En prônant que la seule vérité résiderait dans un cheminement du global vers le local on travestit en fait la démocratie. Il existe en effet un certain nombre de décisions ne souffrant pas de retard, ne pouvant pas être discutées, mais elles sont rares et très spécifiques, car relevant souvent de la stricte application de la loi. Impossible de refuser d'admettre qu'il existe bien des sujets sur lesquels une vraie gestion autonome citoyenne a sa place et son rôle. La transversalité élu-e-s-citoyen-ne-s a plus que jamais sa place!
1-https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_d%27action_municipale
Il va falloir en effet finir par admettre que chaque position, chaque avis, chaque questionnement, chaque opposition permettent de donner du sens à des projets réputés d'intérêt général, mais souvent bâtis avec un nombre restreint de personnes. Pourtant plus elles sont nombreuses à être associées au processus d'élaboration, de construction puis de gestion directe, plus la solidité finale de l'édifice en est garantie. Le partage renforce toujours le rôle de l'élu-e et ne l'affaiblit jamais. Il existe de multiples solutions techniques pour agir sur les bases très claires d'un processus autogestionnaire productif: proposition, information, formation, concertation, décision et responsabilisation. Toutes ont leurs avantages et leurs inconvénients, leurs obligations et leurs marges de liberté, mais toutes doivent être successivement utilisées et codifiées.
Ainsi, étant admis le principe démocratique d'une gouvernance locale “ autogérée”, il faut rendre possible le fait que chacun-e puisse s'investir à la hauteur de ses envies et de ses possibilités. Certain-e-s s'impliqueront à temps plein (les élu-e-s municipaux-pales et les responsables associatifs) quand d'autres ne sauront le faire que de manière ponctuelle. L'admettre permet simplement de considérer qu'un engagement n'est pas aliénateur de la liberté individuelle. Un minimum d'exigence est cependant nécessaire pour qu'une prise en charge collective d'une activité ou d'un équipement, étendue par le Conseil municipal à la totalité des associations gestionnaires ayant une vocation économique, culturelle, sportive, sociale et solidaire, soit efficace. La gestion citoyenne autonome, très proche de l'autogestion, n'est donc pas simplement une manière de répartir activités et responsabilités, mais elle constitue un modèle d'organisation sociale n'altérant absolument pas la démocratie représentative. Elle implique l'individu dans un secteur de la vie communale en lui conférant le droit d'assumer une part de la maîtrise des services d'intérêt général dans un cadre conventionnel discuté et formulé. Il n'est plus consommateur-trice mais accède au statut de citoyen-ne acteur-trice de sa vie au quotidien!
Une véritable révolution n'ayant absolument rien de dangereux ou de dévastateur!
L'intégralité des pages 17 à 19 se trouvent ICI ainsi que le résumé génératif par l'IA de l'extrait du livre
Voir la page consacrée au livre (extraits, articles de l'auteur)