CONSTATS
Le modèle économique d’une course est essentiellement basé sur l’afflux de public et l’attrait des territoires pour les collectivités (ex: Guadeloupe)
Globalement tout le monde veut ressembler au Vendée Globe et à la Route du Rhum mais le village est il un prérequis?
Peu de prise en compte du retour ou de la logistique pour rejoindre la course suivante
Est-ce aux organisateurs ou aux coureurs de faire le premier pas?
SOLUTIONS À ADOPTER
Ne pas récompenser que la performance sportive
Faire plus de formation des jeunes,
Réunir amateurs et pro plus souvent
Travail sur différentes chartes, Think Tank (annexe environnementale dans avis de course) pour réduire l’impact du village et de l’organisation en général (ex: marquages, zéro déchets, mutualisation...)
S’associer avec d’autres événements (pas forcément voile)
SOLUTIONS DE RUPTURE
L’idéologie même est ailleurs: environnementale ou sociétale (ex: formation, solidarité)
Mettre en perspective l’utilité de l'événement avec son impact environnemental
L’AVENIR DE LA VAGUE
Un référent par classe
Action de lobbying (FFV, world sailing)
Impliquer le monde la voile (pros,amateurs, public, passionnés…)
Revisiter l’idéologie portée par les courses (sens), agir sur le comportement des acteurs impliqués dans les courses (écosystème) et la perception des tiers à l’égard des courses (communication)
tableau des différentes pistes et idées:
Colibri 25%
Type d’hélice trim
Annexe environnementale dans Notice of Race
Communiqué de presse commun aux organisateurs sur cette annexe
Promouvoir les AMP (aires marines protégées) en règlementant leur traversée
Remplacer sticker par tissu à scratch
Distribution de gourdes
Réduction déchets, recyclage
Prix environnemental, bonus
Mutualiser le village avec plusieurs évènements, festivals…
Tentes et mobilier durables (la location est déjà la norme)
Village n’est plus un prérequis mais optionnel
Mise en valeur des assos et produits locaux
Remettre plus d’équipage au programme car moins d’impact/personne, permet de mieux répartir le gâteau et contribue à la formation des jeunes.
Courses vertes prioritaires dans le calendrier FFV
Intégrer les amateurs ex étape du tour
Organiser une course retour Transat AG2R Figaro 3 en équipage exemple, Transat “La Vague” : St Martin / Les Açores / Vannes ;-) : formation équipage jeunes / Pro-Am
“La philosophie naît de notre étonnement au sujet du monde et de notre existence” (Le Monde comme Volonté et comme représentation)
CONSTAT :
La Course au Large est un reflet de notre société.
Nous avons grandi dans un monde, en pensant qu’il n’avait pas de limites. Or le monde est fini et la planète nous le prouve aujourd'hui, à tout niveau : environnemental, économique et sociétal.
Des scientifiques les mesurent et tentent de nous donner des clés pour ne plus les dépasser. Mais ces clés ne sont pas encore une norme et chacun les interprète comme il veut, comme il peut.
Il semblerait que nous soyons attirés par la réussite, le pouvoir, la recherche du profit, et donc la performance. L'écosystème de la course au large n’est pas épargné ; il est challengé par la vitesse. La compétition et cette recherche de vitesse a des conséquences très positives pour les Hommes et la Société en générale. Elle est source de changement, d’action, de progrès, de dépassement individuel et collectif, elle pousse dans ses retranchements, permet l’anticipation, favorise l’autonomie. Le sport est bon pour la santé, l’aventure est synonyme d’évasion et de liberté. L’ensemble permet au grand public de rêver et par un effet miroir, ce rêve pousse au développement individuel et collectif ; Il entraîne et influence le plus grand nombre !
Alors de quoi se plaint-on vraiment ?
Cette recherche de vitesse et de performance à tout prix a également des conséquences négatives sur l’environnement et sur la Société :
Appauvrissement du milieu, de l’environnement et de la biodiversité à cause de :
Construction de bateaux “rapides” =
Utilisation du pétrole, carbone, antifouling, peintures nocives, produits polluants, etc.
Bateaux rapides et légers =
Déchets à l’eau (collisions, plastiques, etc.), collisions cétacés, pollution sonore
Être compétitif, au quotidien et en communication =
Infrastructures sur les villages de départ de course, goodies, hélicoptères, transports en général, la sur-consommation de matériaux/ produits non recyclables, retours des bateaux en cargos, les zod’ sur les départs de courses, etc.
Impact numérique important
Appauvrissement sociétal et social :
Grosses inégalité hommes - femmes
Les risques pris par les opérateurs qui construisent les outils/bateaux
Trop de verticalité et peu de pédagogie
Manque d’intégrité, trop de censure
La sur-consommation développée
Ces impacts négatifs sont-ils connus ?
Les impacts négatifs provoqués par la course au large sont déjà peu connus des acteurs concernés mais pour certains, ils sont en plus censurés parce qu’ils viennent entacher les valeurs qu’elle incarne, et notamment l’une des plus importantes : respecter les océans !
ex. lorsqu’un coureur au large a une collision en mer, il est souvent dit en communication : “Objet non identifié”.
Ces impacts négatifs sont aussi minimisés parce qu’ils ne sont pas mesurés. D’une manière générale, nous constatons un manque de connaissances des impacts réels de la course au large sur la société et l’environnement.
Mesurer les impacts négatifs d’une activité :
est compliqué d’une part parce qu’elle demande d’utiliser des outils scientifiques communs, qui parfois coûtent chers
peut déranger puisqu’elle met en exergue ce qui fait “mal” ou ce qui n’est pas fait du tout.
Ce flou, sans forcément mauvaises intentions, permet de continuer à faire comme si de rien n’était.
LES SOLUTIONS :
0. Sonder l'écosystème de la course au large.
Un sondage qui permet de le niveau de compréhension du sujet en général afin d’avoir des ratios par type d’acteurs (publics, sponsors, écuries, etc.). Cela permettrait d’adapter la communication aussi !
Faire un sondage qui incluent tous les acteurs
accepter que la course au large n’est pas parfaite
Accepter que la course au large n’est pas parfaite, dans un contexte où elle contribue à donner du rêve au grand public, pour la Course au large, ce serait peut-être prendre un risque de “scier une branche sur laquelle l'écosystème est posé” puisqu’on considère encore aujourd’hui que le modèle fonctionne grâce au grand public. Plus de public, plus de sponsors, plus de sponsors, plus de courses.
Sauf, que les paradigmes évoluent. Les valeurs de la société changent et les aspirations pour une société meilleure se renforcent ! Le “grand public” comme on dit est en train de comprendre petit à petit que la compétition à tout prix est peut-être l’une des conséquences des maux de notre siècle… et que nous sommes tous en train de le payer très cher.
Nous pouvons donc imaginer que “gagner” en allant vite hier, ne sera plus “gagner” demain, aux yeux du grand public. Respecter vraiment les océans, ses voisins et ses pairs, contribuer à embellir la société en la faisant grandir, sera le “gagner”de demain. C’est cela qui fera encore rêver ; c’est cela qui pourra inspirer et montrer la voie.
Donc, accepter de dire “nous ne sommes pas parfaits” et nous allons mesurer nos impacts pour progresser permettra justement d’être intègre et audible auprès du grand public, d’entamer une démarche globale qui pourrait devenir une référence pour d’autres milieux.
mesurer nos impacts !
Une fois que l’on a dit qu’on était prêt à changer, il est important de mesurer l’ensemble des impacts positifs et négatifs (accompagné peut-être de professionnels dont c’est le métier) pour dégager des indicateurs de suivi et des engagements qui devront s’appliquer à l’ensemble de l’écosysteme de la course au large. Ces mesures deviendront une norme pour avancer dans le bon sens.
Proposer des solutions et les faire adopter par l’ensemble du milieu
Avec ces mesures, nous pourrons définir des limites que nous ne souhaitons plus dépasser dans le milieu de la course au large, car il a déjà cette responsabilité d’inspirer le grand public. Des solutions ont déjà été proposées par le passé par des organisateurs de course ou autres, certaines ont été mises en places, d’autres pas. Il faudrait rassembler l’ensemble de ces bonnes idées pour qu’elles deviennent des règles de base. D’autres solutions pourraient être proposées par l’ensemble des parties prenantes du milieu.
Réveiller nos imaginaires pour reconstruire demain / Créer la rupture
Changer pour ne pas dépasser les limites est un préalable de base. C’est nécessaire et obligatoire. Mais ce ne sera probablement pas suffisant. Avec la crise post COVID-19 qui nous attend peut-être, se pose la question de faire un vrai pivot : Changer de modèle et de façon de contribuer. Il convient alors de réveiller nos imaginaires pour inventer petit à petit de nouvelles choses, de nouvelles courses, de nouveaux bateaux. Ce ne sera pas une solution mais bien des solutions. C’est cela qui fera la richesse de ce milieu.
ex. transporter des biens, des marchandises / expérimenter le slow sail / reconnecter avec des aventures maritimes sobres / que la course au large transfère des données à d’autres domaines/milieux / développement d’une nouvelle classe de bateaux eco-conçus /
L’AVENIR DE LA VAGUE :
La mission de la Vague pourrait être :
Développer et représenter un cluster reconnu sur le thème “Course au large et enjeux environnementaux et sociaux”, en rassemblant et fédérant les acteurs de l'écosystème
Comprendre les enjeux et mesurer les impacts afin d’influencer et d’éduquer l’ensemble des acteurs
Encadrer une initiative collective de “course au large à mission”, pour accompagner l’ensemble des acteurs dans leur transition
Répertorier des solutions qui répondent aux enjeux environnementaux et sociétaux, enrichies via des outils collaboratifs.
Expérimenter de nouvelles choses (en rupture) qui permettent de faire évoluer la course au large : classes, programmes, modèles, etc.
nb : créer un groupe “Éducation’ des skippers
Les outils pourraient devenir :
Création d’une association pour rassembler les acteurs et collecter des fonds pour propulser le cluster
Rédaction d’une charte
Création d’une plateforme en ligne pour aider à la bonne compréhension des enjeux et les mesures des impacts, proposer et faire voter des solutions qui répondent aux enjeux et qui devront être adoptés par les acteurs, explorer de nouvelles choses. Cette plateforme pourra par exemple intégrer un système de grille pour évaluer la pertinence des idées et des différentes approches.
Création de nouveaux outils en fonction des idées de rupture votées à explorer. Ex: kit pédagogique, conférences, événements, course, etc.
Le modèle économique pour soutenir ce cluster :
Une association avec des adhésions avec différentes formes d'adhésion, en fonction des acteurs (coureurs - citoyens - entreprises de la course au large - sponsors - institutionnels - etc.)
Un % des sponsorings redistribués à l’association ?
Du bénévolat avec un système de commissions, qui évoluent chaque année
En savoir + sur l’entreprise à mission :
Comme le font un grand nombre d’organisations actuellement avec l’entreprise à mission (cf. https://www.entreprisesamission.com ) , la Course au large pourrait écrire sa mission, ce qui donnerait un cap, un rythme, un cadre.
Une mission qui épouse l’objet social (ici, la compétition à la voile), tout en ayant un intérêt général.
A cette mission, des engagements seraient rédigés, proposés et audibles par tous.
Un groupe de parties prenantes (représentatives de l'écosystème) pourrait être créé pour suivre les engagements pris, dans la durée, et pour suivre les indicateurs.
6 - SYNTHÈSE ATELIER « LES RÈGLES »
Thème 1 : le rôle de « la Vague » et sa structuration
« La Vague » devrait
1) être le centre d’expertises, de conseils, de documentation et d’échanges centralisant et qualifiant toutes les ressources et bonnes pratiques sur les progrès en matière environnemental, économique et sociétal applicables à la voile de compétition, permettant à l’ensemble de l’écosystème de réduire son impact
2) concevoir et délivrer un label indicatif et incitatif dont l’attribution serait basée sur le respect d’une charte rédigée par « La Vague », signée en premier lieu par ses adhérents et infusant au sein de tous les acteurs de la voile de compétition. Cette charte s’inspirera du travail déjà réalisé par le WWF et le Ministère de la Jeunesse et des Sports, tout en en précisant les contours spécifiques à la voile de compétition
3) être un organisme d’influence permanent auprès de l’ensemble des acteurs de l’écosystème
4) se rapprocher, une fois constituée et opérationnelle, de la FFV pour envisager les interactions possibles
5) adopter un statut associatif avec pour ambition d’être reconnue d’utilité publique et de faire bénéficier à ses adhérents des dispositifs fiscaux afférents
6) être autonome financièrement, selon le modèle de la Fondation Ellen MacArthur ou du WWF, afin d’être en mesure de rémunérer un collège d’experts et de répondre aux problématiques, en mettant en place un financement basé sur :
o des adhésions selon les catégories d’adhérents
o des subventions auprès des collectivités et des agences d’Etat
o la vente de prestations de conseils
o le soutien de partenaires privés
Objectif de ce thème 1 : garantir la pérennité et la légitimité de La Vague dans les années à venir. Et le plus rapidement possible à il est impératif de déposer les statuts en mai et identifier un bureau
Thème 2 : Sujet Organisation de course
Les organisateurs de courses ont le pouvoir de choisir les classes participant à leurs événements. Ils sont moins attachés à la notion de performance que les coureurs eux-mêmes. Leur rôle sur la diminution des impacts environnementaux est donc très important. On peut noter que les enjeux environnementaux et RSE sont également cruciaux pour les collectivités publiques, acteurs majeurs du financement de la voile de compétition en France. La « Vague » devra travailler avec eux très en amont des événements afin que le volet environnemental et RSE fasse partie intégrante de l’ensemble de la manifestation et de tous ses règlements y compris sportifs.
L’Organisateur adhérent à « La Vague » s’oblige à :
1) valider et appliquer la charte dans son organisation
2) travailler avec un membre de « la Vague » référent Organisation. Le rôle de ce dernier sera de veiller à la bonne application de la charte par l’organisateur et sera de le mettre en lien relation avec les ressources les plus pertinentes pour qu’elle soit respectée
3) inclure dans les avis de courses une annexe environnementale contractuelle, au même titre que les annexes audiovisuelles
4) s’assurer du plein respect de cette annexe par les participants.
Objectif de ce thème 2 : Convaincre une grande course d’ici 2021 (Jacques Vabre)
Thème 3 : Les Règles de Classe
Malgré la prise de conscience que démontre le mouvement « La Vague », les classes de skippers sont à ce jour et en toute logique plus engagées sur les enjeux sportifs que sur les enjeux environnementaux et RSE. Le label pourrait être attribué aux classes adhérentes si :
1) Elles intègrent un membre de « la Vague » référent au sein de la classe, chargé de s’assurer de la prise en compte des enjeux environnementaux et RSE et de la mise en place d’une stratégie de réduction des impacts
2) Si elles fournissent les outils et grilles génériques permettant d’effectuer un bilan carbone et un ACV de l’ensemble des projets
3) Si elles s’engagent dans des actions concrètes ambitieuses selon un programme déterminé, par exemple
a. Imposer les voiles bio-sourcées à l’horizon 5 ans
b. Imposer une limite CO2 dans les règles
c. Diminuer l’empreinte carbone des équipes à terre
d. Décarbonner les sources d’énergie du bord
e. Etc.
Objectif de ce thème 3 : Être représenté dans les classes et mettre en marche l’intelligence collective pour servir la cause environnementale et RSE identifiée par La Vague.
Idées concrètes :
- Courses Aller / Retour
- Mettre en place les voiles en matériaux biosourcés à l’horizon 3 ans dans la classe Figaro
- Travailler les formats de course pour réintroduire la course en équipage (par exemple des courses retour)
Feedback suite au webinar du 27/04/20:
C’est quoi la suite? Le groupe souhaite que l’énergie déployée ne retombe pas. Il faut se structurer (trouver un autre mot?) pour garder cet élan.
Langage: les 80 personnes qui assistaient au webinar étaient nommés “spectateurs”. Comment s’organise la structure dans l’avenir? Lors de la conf il y avait 12 personnes qui avaient le lead (la caméra et donc la parole)
Sonder parmis les créateurs: Compter le temps dont ils disposent pour s’investir dans les 6 prochains mois pour piloter “tout le bazar” et faut il adjoindre des énergies supplémentaires pour réussir à transformer la vague en un raz de marée. Quels pilotes on met au service de La Vague dans les semaines à venir?
La naissance de La Vague est basé sur la communication d’une dizaine de personne qui incarne le mouvement. Est ce que cette incarnation peut freiner des skippers pour s’y investir?
Attention au syndrome Gilet Jaune: le refus de leader qui entraîne un essoufflement du mouvement
Voir ATP?
Realteam souhaite intégrer La Vague
Initiative du SPi Ouest France: multi-séries / comité intégré pour mesurer les impacts environnementaux de la course
6 - SYNTHÈSE ATELIER « LES RÈGLES »
Vulgariser les notions impact environnemental, Analyse de Cycle de Vie (ex : infographie sur une ACV existante ). Privilégier des analogies sur les critères d’impacts : équivalents parlant au grand public (équivalents km voiture, trajet avion...).
Les associer aux impacts humains (formation, gouvernance) et territoriaux (éducation, économie locale) des projets pour montrer l’interdépendance environnement-humain
Identifier une approche macro commune montrant les limites à ne dépasser, et les trajectoires de réduction à suivre (xx% de carbone déjà consommés / rapport à l’objectif) Il est important de définir une “trajectoire carbone” globale : “nous en tant que coureurs,évènement, sponsors, on se positionne là.”
S’appuyer sur des consortiums existants (ADEME, Net Zéro Initiative, B-Corp) et
Se focaliser au départ sur quelques impacts (CO2 et empreinte eau) et quelques étapes (construction) pour garder une approche assez large.
Travailler sur des postes qui sont des leviers accessibles et avec des réduction d’impact fort. Démarche permettant d’identifier les efforts sur des postes précis où l’on peut avoir une marge de manoeuvre.
Hypothèses à définir avec les classes : programme annuel ou cycle de projets.
nb de courses.
durée de vie d‘un bateau.
utilisation, renouvellement matériel, jeux de voiles…
types de projet (vintage, high tech)
Identifier des équipes partenaires pour fournir des données par classes.
La Vague peut mutualiser l’accès et le partage de différentes ressources
Liste des études déjà réalisées dans la course au large.
Class mini 6.50 : Antoine Mainfray FLOKI, Thibault Reinhart ARALDITE
IMOCA : Kairos
Figaro : ACV ?
Multi 50 : ACV ?
Présentation succincte des outils ACV (Marine Shift 360, SimaPro, Bilan Carbone)
Voir avec GT “Construction” pour Marine Shift” et méthodologie commune pour la collecte des données.
Cartographie des acteurs (formation, financement, consulting…) permettant la montée en compétences.
Les données ACV (fabrication, logistique, évènement, communication) sont nécessaires pour quantifier/mesurer l’impact environnemental des projets de différentes classes. Une approche par ACV simplifiée est recommandée dans un premier temps pour identifier les postes d’amélioration à fort effets de levier.
Ces même données permettent de travailler sur des scénarios de ruptures (fabrication, logistique, évènement, communication) avec des objectifs qualifiables de “Zéro Carbone”.
Associer ces 2 approches est possible : l’une pragmatique court terme, l’autre fictionnelle long terme. “Sans fiction pas d’inspiration, sans pragmatisme pas de tangible”. Ou encore”on aimerait bien habiter en théorie mais on est bien obligé de vivre le réel”
Animé par Gwénolé Gahinet
Enora Furet, Maiwen Deffontaines, Eliaz Morineau, Colombine Blondet, Katia Merle, Michele Molino, Guillaume Pic-Rivière, Benjamin Muyl, Thomas Durand, Clément Peysson
Méthodologie : 2 ateliers (Drive et Klaxoon).
Réflexion sur l’écosystème et les leviers de changement.
Changer la finalité : Est-ce que la course au large pourrait avoir comme but le transport maritime ?
CONSTATS
Rôle fondamental du skipper pour changer les règles (règles, classes, sponsors…)
Terrain très favorable à l’innovation technique.
Rêve de transport maritime à la voile.
SOLUTIONS DE RUPTURE
Tour du monde avec escales, équipage 10 personnes, 50 passagers, 1000T de marchandises, logistique course intégrée aux bateaux. Modèles de sponsoring en consortium ( sponsor / armateur / écurie / industrie / école / labo de recherche )
SOLUTIONS À ADOPTER
Transferts technologiques : travailler la transversalité course au large / transport maritime / industrie / vieux gréements / énergie / recherche…
Tester des concepts à petite échelle : Jacques Vabre, transports vers îles bretonnes, Virtual Regatta.
L’AVENIR DE LA VAGUE
Partage de connaissances via une plate-forme collaborative.
Think-tank.
Synthèse de l'atelier transport maritime : https://docs.google.com/document/d/1JwFWnsUxUt9EKmlz7xImiYPNgO5knnR0IGuX7SUjMc8/edit?usp=sharing
Synthese Atelier La Vague - Ecosysteme
Atelier #1 - Exploration of the Eco-System
To function the industry needs a range of inputs. Tangible inputs such as technology, material and money as well as non-tangible inputs such as the passion and desire of sailors to compete and the interest of the general public. It requires an economic model however this doesn’t need to be the Sponsoring model we have today.
It was recognised that the Course au Large needs to be a sphere of influence (it has already demonstrated this in the fight against Ocean Plastic) and it can bring ideas such as Low Tech to the general public. It was questioned as to whether only increasing performance is enough to maintain public interest. We should increase the human story and focus on cooperation over competition and performance at all costs.
There are many different influencers and influences working across the class. Finance was recognised as very important again but also the rules that shouldn’t be solely focused on performance at all costs. Softer influences were recognised in the power ONGs and associations can bring to a campaign. Skippers are clearly a key influencer as they can inspire their teams, sponsors and the public to do things differently. Media can be encouraged to tell more of the story including the bigger team story - they can show the ecosystem functioning behind the skipper. Some sponsors such as philanthropists may be able to focus on more than pure performance.
Finance, and more importantly ROI for sponsors, was raised as an anchor with the quest for performance, and the visibility that brings to the sponsors, trapping us in the performance driven system. In fact our habits, our fear of change, the continuation of the status quo was identified as the biggest anchor - it's harder to change a system than create a new one. The pressing timeframe between seasons and races means that we don’t have time to reflect and consider if there is a different way of doing things. And currently the incentives to change don’t exist.
Find the key influencer for different impacts, for example the ONGs can influence the sponsors as well as the general public. La Vague can reach out to the big events to see if they’re willing to work with the movement (this worked with the Vendee Globe!). To change the system we need the input of all stakeholders but if we take the time to come together we might be able to find a new model. NB: The Ocean Race has put in place a very positive stakeholder engagement model and they want to collaborate and share what they have learnt. We need to find a way to remove silos and create a business model that promotes open source collaboration.
We quickly identified the need to be able to manage the self-organisation of the movement to increase its impact. It's challenging to work together as volunteers but a good structure and system will allow us to do that and also for the movement to spread e.g. with the right structure anyone could run an atelier and contribute to the platform. Several tools exist already that could be used and we need to consider what attributes they need. Some suggestions were Trello, Framasoft, Basecamp, Slack. Separately Le Collectif also identified an interesting software called Decidim. As a group we felt we could work on collaborative documents and then use the workshops to come together and discuss - this would make us more efficient.
Atelier #2 - How to self-organise
There are many lines of communication that need to be managed with different goals and purposes. For La Vague some of this communication needs to be driven by the collectif but it was also identified that members of La Vague could lead and drive communications. There are certain targeted communications that need to be considered such as targeting skippers, financeurs and international stakeholders. To increase the momentum of La Vague the need to reach the wider public - and increase the number of ‘member’s - was identified.
Potential types of communication were identified as:
Sharing work done by these Atelier groups and others
Asking the public open questions to maximise communication and impact
Challenging stakeholders to work with La Vague
Finding and connecting stakeholders with positive examples - for example working with Impact Investment companies and introducing the concept to other financial stakeholders (It was noted that TOR might focus on impact investing for an Ocean Summit so this could be an opportunity to get stakeholders to the table)
Sharing good practices and achievements
And some ideas of functionality were identified as:
Partager les solutions
Agrandir son réseaux de participants
montrer les réalisations
Support partnerships - partnerships with environmental professionals was suggested
Donner les bonnes pratiques et engagement ainsi que les limites que les sponsors ne veulent pas dépasser pour ne pas impacter le performance ?
Open to members of La Vague but with a certain level of control - login requirements?
Need to make sure that it doesn’t create silos - areas of work are visible to everyone so we don’t double up efforts
Needs to be fairly easy to use
ACTION: We decided to do a questionnaire together to get input from the other groups on what they would want to see from a platform and at the same time the group did some research on potential platforms. The group looked at:
Framasoft
Basecamp
Traditional website
Google sites
Decidim
Overview: (See Appendix for detailed results)
Pratique
Simple et facile à utiliser
Héberge les solutions et les meilleures pratiques
Rapide à mettre en place
Faible impact sur l'environnement
Facile à contribuer
Peut porter un appel à l’action
With the results of the questionnaire Google and Decidim were identified as the most interesting platforms. As
Framasoft is a useful tool but not a platform that can be used as a base.
Basecamp seemed ok but is more of an internal project management tool.
A website can be designed however its wanted depending on time and money but the group didn’t feel that this was needed immediately
Recommendations
With this information the group recommendations for immediate action were:
Créer immédiatement un site google pour partager les résultats des ateliers et commencer à rassembler des ressources
Chaque groupe pourrait créer et alimenter sa propre page
Définir la méthode de partage de la charge de travail et de travail en collaboration
Utiliser le site de Google comme banc d'essai gratuit pour ce qui fonctionne comme une plate-forme
To be followed with:
Rassembler les ressources sur la plate-forme
Utiliser le réseau La Vague pour promouvoir l'utilisation de la plateforme et encourager les contributions
Identifier les domaines qui nécessitent un travail ciblé
Effectuer des recherches supplémentaires sur Decidim et/ou une plateforme personnalisée
Mettre en phare les meilleures solutions
NOTE: It has been flagged that Google is not viewed as a suitable platform for La Vague, even for a temporary period. Therefore Decidim is the only platform worth exploring.
Decidim
Pas du limite d’utilisateur
Facile d’utilisation, moins simple de mise en place (besoin des skills de logicel)
Possibilite de partager des documetns mais a verifier s’il est possible de rediger a plusiers
Possible de gerer les inscrits a la plateforme via groupe et profil
Possbiliteé de faire des sondages. La mise en scene de l’information est tres visuelle et les fonctionalities de l’outil sont epurees
Transparent domains de travail
Possibilite de creer des conferences et des comptes redus ainsi que d’envoyer des newsletters
Possibilite de stocker les articles, guides et documents de reference
Gratuit
Different niveux d’access (administrateurs, equipes differents)
Follow up ideas:
Auray and Nantes use it so a phone call with one of them could be interesting
Matthieu Le Pape from the group did the research on Decidim and would be happy to discuss it with Collectif if they want
La Voile Solidaire :
Deux axes de Solidarité : en interne (au sein du milieu de la course au large), et en externe (vis-à-vis d’autres « sphères") notamment ce qui concerne l’inclusion du handicap, des personnes en difficultés, et la contribution à la recherche médicale ou la participation à la recherche de fonds pour des associations caritatives.
Les constats :
En interne, il y a un manque d’ouverture aux nouveaux venus, probablement dû à la nature compétitive des équipes et la culture du secret qui en découle. Il est difficile pour des nouveaux venus, d’obtenir des informations du « milieu ». Par exemple, quelqu’ un qui voudrait monter un projet voile et solidaire aura du mal à obtenir des informations d’autres équipes qui utilisent déjà ce genre de montage. Il n’existe pas de plateforme de mutualisation des informations ou même du matériel. Peu de communication entre les classes.
En externe, il existe de plus en plus de projets solidaires ou qui ont des actions solidaires. Dernièrement, avec le Covid, il y a probablement une prise de conscience que la course au large ne peut se restreindre à de la course, il en va même de sa « survie ». La situation impose des montages qui accordent une large part à la solidarité.
Nos actions :
En interne :
Encourager la mutualisation, entre les Classes, entre les Organisations de courses, entre les Teams. La mutualisation entre les Classes semble évidente à mettre en place. Celle entre les Organisateurs et celle entre les Teams l’est moins, pour des raisons de concurrence. Établir la liste des bonnes pratiques Solidaires parmi les organisations de courses. Afin que les autres courses puissent s’en inspirer. Établir la liste des services ou autres, mutualisables par les Classes. On pense aux logiciels de bases de données permettant la gestion des membres et la communication des documents vers les Organisateurs. Le contact entre les Classes est en cours.
En externe :
Établir une liste des différents montages solidaires existants, en cours. En tirer un exposé qui permettrait aux différents acteurs (coureurs, entreprises, associations) de gagner du temps pour créer des ponts. Établir un petit formulaire de questions à se poser, afin de vérifier notre propre « posture solidaire ». (Mon Team est-il Solidaire?).
Groupe Sponsors / Com
La voile est un sport d’avenir, se déplacer avec le vent, consommer peu d’énergie , mais doit se mettre des objectifs plus clair en terme d’impact et d’inclusion.
· Que souhaitent les sponsors actuellement ?
De la visibilité / Notoriété ROI
- Faire de la communication interne / BTB et fédérer son écosystème autour du projet voile
- Mettre en avant expertise des entreprises partenaires
- Marin = Ambassadeur de l’engagement de la marque sur sujet RSE.
- Grand besoin d’engagement RSE .
Que voudront les sponsors en 2025 ?
Est ce que demain sera du sponsoring ou du mécénat ?
Du Sens : des actions et de la communication pas l’inverse.
De la collaboration : entre les différents partenaires et projets
être dans une démarche de contribution.
en passant du marketing au contributing.
Un projet co- construit
Un Naming partagé.
Faire travailler les sponsors entre eux.
Créer des ateliers entre les sponsors grâce à La Vague.
Remarques certaines boites changent plus vite que les projets.
Idées : Boite à outils : pour navigateurs, organisations, partenaires.
Avec liste des bonnes pratiques : à mettre en place à court terme / moyen / long terme
· - premier filtre qui accompagne le partenaire ou futur partenaire dans son sponsoring et notamment l’approche Sustainable/ Inclusif en relation avec notre sport
- Accueillir plus d’acteurs de notre milieu
- Parvenir à une charte
Communication essentielle avec partenaires et autres Teams avec acte de répétition.
Faire de la pédagogie sur notre démarche et nos sujets.
Revisiter l’idéologie portée par les courses (sens), agir sur le comportement des acteurs impliqués dans les courses (écosystème) et la perception des tiers à l’égard des courses (communication)
CONSTATS
Le modèle économique d’une course est essentiellement basé sur l’afflux de public et l’attrait des territoires pour les collectivités (ex: Guadeloupe) Limiter les déplacements va pour l'instant à l'encontre de ce modèle.
Globalement tout le monde veut ressembler au Vendée Globe et à la Route du Rhum mais le village est il un prérequis?
Peu de prise en compte du retour ou de la logistique pour rejoindre la course suivante
Est-ce aux organisateurs ou aux coureurs de faire le premier pas?
SOLUTIONS À ADOPTER
Ne pas récompenser que la performance sportive
Faire plus de formation des jeunes,
Réunir amateurs et pro plus souvent
Travail sur différentes chartes, Think Tank, annexe environnementale dans avis de course, pour réduire l’impact du village et de l’organisation en général (ex: marquages, zéro déchets, mutualisation...)
S’associer avec d’autres événements (pas forcément voile)
SOLUTIONS DE RUPTURE
L’idéologie même est ailleurs: environnementale ou sociétale (ex: formation, solidarité)
Mettre en perspective l’utilité de l'événement avec son impact environnemental
L’AVENIR DE LA VAGUE
Un référent par classe
Action de lobbying (FFV, world sailing)
Impliquer le monde la voile (pros,amateurs, public, passionnés…)
Idées et solutions à court terme et en gras à plus ou moins long terme
1.Village et organisation à terre:
Réduction déchets, recyclage on passe à Zéro déchets
Mutualiser le village avec plusieurs événements, festivals…
transports collectif pour le public mais aussi pour les équipes surtout lors des courses à étapes
Tentes et mobilier durables (la location est déjà la norme)
Village n’est plus un prérequis mais optionnel
Mise en valeur des assos et produits locaux
Remplacer sticker par tissu à scratch
Distribution de gourdes on passe à Chacun apporte sa gourde (stratégie de communication forte nécessaire: VG 2020 = projet pilote?)
2.Courses
mise en place de classements alternatifs (sociétal, environnemental, transfert de techno…) on passe à Idéologie même de la course
Remettre plus d’équipage au programme car moins d’impact/personne, permet de mieux répartir le gâteau et contribue à la formation des jeunes.
Courses vertes prioritaires dans le calendrier FFV
Intégrer les amateurs ex étape du tour vélo
Organiser une course retour Transat AG2R Figaro 3 en équipage exemple, Transat “La Vague” : St Martin / Les Açores / Vannes ;-) : formation équipage jeunes / Pro-Am
Retour cargo à voile des mini (Zephir et Borée, en contact avec Nils Joyeux qui étudie la faisabilité)
Annexe environnementale dans Notice of Race (communiqué de presse commun aux organisateurs sur cette annexe)
Promouvoir les AMP (aires marines protégées) en réglementant leur traversée
Développer la science participative à bord (observations, etc…), donner une dimension scientifique et sociétale plus forte
Mutualiser/fédérer les courses pour une logistique plus simple
Flotte collective
ATELIER COMMUNICATION
Dans la communication, la performance est omniprésente : il est quasi-obligatoire de traiter les podiums, et le top 10 pendant les courses.
Mais on observe aussi que le facteur humain est aussi déjà bien présent, et très apprécié par le public ( cf VG Eric Bellion, Tanguy de Lamotte, VDH )
Autre constat, si l’on veut aller vers l'éco-responsabilité et la sobriété, il faut accepter d’aller moins vite, et c’est au skipper de porter cette volonté dans son projet. C’est lui la voix principal d’un projet de course au large.
Les médias sont aujourd’hui prêts, et demandeurs, pour ouvrir leurs sujets à des narrations différentes, à mettre en avant des initiatives.
Ces thématiques pourraient vite devenir incontournables.
La porte d’entrée dans la course au large, c’est aussi les départs de course et les villages partenaires. Si l’on veut que le grand public comprenne notre démarche de transition, il faut que ces villages deviennent exemplaires.
Partenariats locaux, mutualisation des moyens et politique de transports avec les villes, interdiction totale du plastique à usage unique, suppression des goodies plastique,... Les solutions sont possibles et accessibles.
Il faudrait aussi accorder une meilleure valorisation de la pédagogie sur ces villages avec un espace dédié et des soirées à thèmes éco.
Concernant le domaine particulier de la communication, il y a là aussi des lignes à faire évoluer. Adopter une sobriété numérique. Mettre en place des serveurs entre les classes, les organisateurs, et les médias. Mutualiser les productions médias en mer ou à terre, arrêter la sur-abondance de demandes dans les annexes audiovisuelles.
Les médias semblent aussi prêts à parler de performances alternatives qui ne demandent qu’à être inventées.
Des nouveaux classements artistiques, écologiques, pédagogiques.
La Vague devrait aussi pouvoir mettre à disposition de tout l'éco-système un guide des bonnes pratiques et un répertoire des partenaires éco-responsables.
La Vague doit aussi avoir une charte, avec des règles évolutives.
Changer ce qui est possible dès maintenant. Et avancer avec le temps.
Mais cette charte doit aller dans le sens de montrer un changement positif.
La Vague est là pour ouvrir les consciences et les échanges.
Communiquer dès maintenant sur ce qui ne fonctionne pas dans la course au large, reconnaître que nous ne sommes pas parfait, mais que l’on veut changer. Il y a à aussi une histoire à raconter dans un possible média La Vague, qui pourrait aussi inspirer d’autres domaines de la société.