Pour bien saisir l'élaboration des écritures hébraïques - longtemps transmises par la vue et l'ouïe - il faut distinguer quatre grandes périodes. tout d'abord la Loi ( l'enseignement) la Thorah proprement dite, se composant de Cinq Livres (Pentateuque) auxquels ont donne universellement, aujourd'hui, les noms grecs de : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome.
Alors que en Hébreu : B R hA Sh Y Th (Béréshith : au commencement ); V hA L H Sh M W Th (Et ceux-ci les noms );
V Y Q R hA ( Et il crie.. ) ; B M D B R ( Dans le désert); hA L H H D B R Y M ( celles-ci les paroles ).
Après leur élaboration ( vers le milieu du 12e siècle avant J.-C.) par Moïse et Aaron, il semble s'être écoulé une période de plusieurs siècles en laquelle les Prophètes furent essentiellement des Prophètes d'action, agissant par la parole et des gestes symboliques, sur leur entourage immédiat..
Durant cette période furent écrits - sans doute sur des tessons de poteries - les livres de Josué, des Juges, de Samuel et des Rois, considérés par le Canon hébraïque à la fois comme prophétiques et comme historiques. Puis vint l'époque des grands Prophètes écrivains : Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, et des douze prophètes mineurs. A ce moment, il est nommément question de rouleaux.
Après le retour miraculeux de la Captivité, la reconstruction des murs de Jérusalem et du temple, c'est la fin du prophétisme avec Malachie. La Parole se tait donc, mais Esdras le Scribe - issu de la tribu de Lévi, descendant d'Aaron - a déjà fixé définitivement, au milieu du 5e siècle avant J.-C., lettre par lettre, nombre par nombre, les Ecritures (Tanak). C'est la dernière période .
Les Livres de Tobie, Judith, la Sagesse, l'Ecclésiastique, Baruch et les Maccabées, écrits en grec, ont été rejetés du Canon hébraïque, comme n'étant point écrits (ou connus) dans un texte en caractères carrés hébraïque. Ceux-ci ne peuvent être "contrôlés" par les nombres comme tous les autres. Ce rejet souligne, le caractère tout à fait fait exceptionnel de l' Ecriture carrée pour l'interprétation exégétique, et la nécessité de conserver soigneusement les fautes d'orthographe du Livre (megilah) d' Esther.
Ce n'est que peu avant la fin du royaume de Judah ( la prise de Jérusalem date de -586 ) que les rouleaux du "Tanak" (ensemble des écritures reconnues par les Rabbins )se multiplièrent dans les synagogues de chaque cité, afin de préserver l'Ecriture de la destruction totale et diffuser l'enseignement. Mais la mise au point, la fixation, la canonisation des Ecritures a été réalisé par Esdras (dix-septième descendant d'Aaron). Il est considéré par la Tradition hébraïque quasi à l'égal de Moïse. Le texte qui nous a été transmis, avec un soin scrupuleux, est donc le texte esdraïque, même si tout n'est pas de la main même de ce scribe qui - appartenant aux colonies juives restées en Mésopotamie - revint définitivement , en 444, pour réformer Jérusalem. ( extrait du trésor sacré d'Israël P.60,61)
L'alphabet des 22 lettres provient des phéniciens qui le reçurent par inspiration en -1820. La constitution d'une écriture alphabétique au milieu des écritures idéographiques, pictographiques ou syllabiques de cette époque, ne pouvait provenir que d'une inspiration divine. Mais ces 22 lettres communes, vulgaires, devront être complétées par les 5 lettres finales de nom-sacrés : 5.
La forme des 22 lettres phéniciennes se transmit à ce qu'on appelle les écriture paléo-hébraïques, araméenes et samaritaines. Le Pentateuque samaritain est écrit en cette graphie profane et vulgaire. Ce sont les formes de la 3e écriture sumérienne "servant à l'usage funéraire, écrite sur le sable et effacé ensuite" qui, en vue d'un usage sacré, seront adoptées et reprises par les Chaldéens, en -1279. Ceux-ci ramenèrent le nombre des caractères à 22 à la suite des Phéniciens. En outre , ils achevèrent de lui donner un graphisme inspiré dans son détail même.
Cette écriture fut adoptée par les Hébreux que peu avant David vers -1050 époque de Samuel; ceci , exclusivement pour l'usage sacré. Il était interdit de s'en servir pour autre chose que la Thorah (Tanak).
Ce n'est qu'a partir de -590, que les rouleaux de la Torah se multiplièrent dans les synagogues de chaque cité ..; afin de préserver la parole de la destruction totale. (extrait de "Israël connais ton Dieu" p.143 et SS.) Au retour de la déportation les hébreux ne parlaient que la langue aramo-babylonienne des mésopotamiens. Raison pour laquelle Lors de la lecture en hébreu de la proclamation solennelle d'Esdras sur son estrade, des Lévites expliquaient la loi, traduisant et donnant le sens. ( Néhémie chapitre 8 , versets 5 et suivants).
Ci- dessous, une mauvaise photo des grandes et petites lettres et leur emplacement relevées dans le TaNaK. Mais il y a plus, dans de nombreux verset l' Esprit de Dieu se joue des exégètes et grammairiens. Nous vous laissons lire et parcourir le secret du Roi.......partout dans l'ouvrage!.