Vous vous trouvez dans la rue Malvaux, une ancienne voie de passage marquée par le relief, la présence de l’eau, les anciennes communications vers Chênée et plusieurs traces du passé encore visibles aujourd’hui.
Dès 1472, il est fait mention du site de Malvaux.
Ce nom a très peu varié au cours des siècles : Malvaulx, Malevaux, Malvai.
Le nom Malvaux est peut-être une déformation du terme wallon « male voye », c’est-à-dire « mauvaise voie », à cause du petit ruisseau (le “Rêwe”) qui coulait sur un sol schisteux, rendant toute culture impossible. Peut-être par opposition à la rue Belvaux.
L’ancienne voie de Franchimont, correspondant à l’actuelle rue Nicolas Spiroux, franchissait à gué la vallée du Rêwe pour se diriger vers Chênée.
À cet endroit, la vallée s’encaisse brusquement et la déclivité est importante.
Lors d’orages ou de périodes de dégel, le passage à gué des voitures devenait dangereux en raison de coups d’eau aussi soudains que violents.
Au point bas de la rue, on peut voir une double barrière blanche cadenassée suivie d’un chemin qui mène au second bassin d’orage dont nous avons parlé au point B8.
Remontez la rue Malvaux vers la rue Gaillarmont.(en remontant les n°).
Un peu plus haut à droite, la rue Verte Houmeresse était l’une des principales voies de communication entre Grivegnée et Chênée.
La limite entre les deux quartiers actuels n’est d’ailleurs pas très précise à cet endroit.
Certains considèrent que le côté droit du début de la rue se situe sur Grivegnée-Haut et le côté gauche sur Chênée, tandis que le bout de la rue appartiendrait à Grivegnée-Bas.
Si vous le souhaitez (détour d'environ 200 m), vous pouvez observer sur la façade d’une ancienne auberge, au numéro 111, une enseigne « La Verte Houmeresse ».
En 1857, un mandement du prince-évêque Maximilien-Henri de Bavière ordonna que toutes les enseignes suspendues soient retirées et appliquées contre les murailles sous peine d’amende.
Plus haut dans la rue Malvaux, on trouvait des habitations modestes et quelques fermes.
La route débouchait ensuite sur un plateau appelé « des Petites Bruyères ».
Les terrains de ce lieu, actuellement dénommé « les Thiers », s’étendaient sur les communes de Grivegnée et de Chênée.
Il va sans dire que les environs recelaient de nombreuses couches de houille.
Nous ne nous y attarderons pas ici, puisque cet aspect a déjà été abordé ailleurs dans le parcours, mais il faut rappeler que les bures, areines et autres xhorres ont longtemps marqué ce type d’exploitation. (Vous trouverez plus de détails dans le livre “Si Grivegnée m’était conté p.203 et suivantes des éditions Noir Dessin)
Toute activité minière a définitivement cessé dans notre région lorsque le charbonnage de Werister a fermé ses portes.
Une chapelle, dite « chapelle de Malvaux », aujourd’hui complètement disparue, se trouvait non loin du carrefour entre Malvaux et Gaillarmont.
En revanche,en haut de la rue Malvaux, juste à l’angle de ce carrefour, on peut encore apercevoir une très vieille croix à moitié enfouie dans la végétation.
On ne sait plus s’il s’agit de la croix rouge ou de la croix verte décrites au point B1 !
A la croix, vous remontez alors la rue Gaillarmont pour prendre à gauche “Al’ Rodge Creu” où vous retrouverez le point B1. Le QR code se trouve sur le muret à doite, juste en face du poteau portant le nom de la rue.
Soit vous aurez terminé votre balade si vous l’avez commencée là.
Soit vous pourrez continuer votre balade à partir de ce point B1 si vous l’avez commencée à un autre point (la balade forme une boucle). Le QR code se trouve sur le muret latéral de la maison n°2, en bas du bout de rue à droite.