Les enjeux de l’Arctique sont autant géopolitiques et commerciaux que environnementaux.
De la préservation des ressources naturelles aux conflits militaires, en passant par les routes commerciales et l’inclusion des communautés autochtones, comment garantir une bonne gestion du pôle?
L’Arctique, de par sa nature plurinationale, est une région devenue très difficile à gérer. De nombreux enjeux sont encadrés par le Conseil de l’Arctique, composé de huit états membres et de pays observateurs qui régit entre autres le commerce, la militarisation, l’exploitation des ressources naturelles ainsi que l’entente avec les populations autochtones. De plus, la région est surveillée de près par de nombreuses ONG, armateurs et entreprises pétrolières et de pêche qui ont tous des intérêts dans les affaires arctiques. Comment coordonner tous ces acteurs sur une terre ayant une situation juridique si particulière ? Comment s’assurer de la protection de ces 18 millions de kilomètres carrés de territoire ?
Mathieu Landriault a obtenu son doctorat de l’Université d’Ottawa en 2013. Il est présentement chargé de cours à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa ainsi qu’à l’École d’études de conflits de l’Université Saint Paul. Il est aussi directeur de l’Observatoire de la politique et la sécurité de l’Arctique (OPSA), chercheur associé au Centre interuniversitaire de recherche sur les relations internationales du Canada et du Québec (CIRRICQ) et chercheur avec le Réseau sur la défense et la sécurité nord-américaines et arctiques (RDSNAA). Ses intérêts de recherche portent sur l’analyse des médias et de l’opinion publique au Canada, surtout dans le contexte de la sécurité arctique et de la politique étrangère canadienne. Ses travaux ont été publiés dans de nombreuses revues savantes en plus de deux ouvrages publiés en 2020 chez Routledge.