Marcel Picot UD CGT Manche
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CHERBOURG-OCTEVILLE CEDEX
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Aux syndiqués , aux retraités
Alors l’austérité salariale, c’est NON. L’austérité budgétaire, c’est NON.
La question du pouvoir d’achat reste la préoccupation principale pour les retraité·es et les salarié·es.
Le gouvernement Bayrou voulait faire supporter aux retraité·es un budget d’austérité: une année blanche en 2026 avec la désindexation des pensions du régime général) jusqu’en 2030, la suppression des 10 % d’exonération fiscale et l’augmentation de la CSG. Sans oublier le doublement des franchises médicales et des participations forfaitaires.
Les journées de mobilisation des 10 et 18 septembre et du 2 octobre ont confirmé la colère et les revendications qui s’expriment de plus en plus de la part des retraité·es, des salarié·es et de la jeunesse.
Le Premier ministre Lecornu affiche quelques reculs tout en maintenant les objectifs de Macron de vouloir baisser les pensions de retraite actuelles et celles des générations futures.
Le Medef soutient cette politique libérale et veut imposer un système de retraite par capitalisation.
C’est dans ce climat social revendicatif que, le 17 octobre, le Conseil d’administration de la caisse de retraite complémentaire Agirc-Arrco doit décider du niveau d’augmentation du prix du point retraite appliqué au 1er novembre 2025 pour plus de 13,4 millions de retraité·es.
Ce Conseil d’administration doit décider, aussi, du niveau des cotisations et de l’augmentation de la valeur d’achat du point pour les salarié·es en activité. La part de l’Agirc-Arrco dans la retraite représente aujourd’hui entre 30 et 60 %, suivant les catégories professionnelles.
Depuis 2020, la retraite complémentaire moyenne ne cesse de diminuer pour les retraité·es : 8,4 % pour les employé·es et ouvrier·es et 17,9 % pour les cadres.
C’est la conséquence d’une politique du prix d’achat du point le plus élevé au-dessus de l’inflation et d’un prix du point retraite sous-évalué.
C’est la double peine. Plus de cotisations, moins de point acquis, et un niveau de retraite complémentaire en recul à chaque génération!
97 % des salarié·es du privé cotisent au régime unique Agirc-Arrco et sont soumis aux choix de gestion du Medef qui n’a de cesse d’œuvrer pour fragiliser le rendement des points acquis, le niveau des retraites et l’âge du droit à la retraite. En 30 ans, le rendement entre cotisation et niveau de retraite Agirc-Arcco a baissé de 40 %.Conséquences : la revalorisation des retraites complémentaires ne répond pas au maintien du pouvoir d’achat alors que les prix augmentent pour l’alimentation, l’électricité, le gaz, le logement, les transports, la santé, les mutuelles, les assurances, etc.
Une perte en moyenne de l’équivalent de 3 mois de retraite Agirc-Arrco, depuis 2020.Une perte en moyenne de l’équivalent
de 3 mois de retraite Agirc-Arrco, depuis 2020.
Maintenant, nous voulons vivre mieux, il y a urgence à :
Indexer les salaires sur les prix, comme pour le Smic, tous les salaires doivent à minima suivre l’inflation.
Augmenter les salaires et les pensions pour vivre de son travail et de sa retraite, et réaliser l’égalité salariale entre les femmes et les hommes alors que les dividendes atteignent des records en France. Ce sont les travailleurs qui produisent la valeur, la partager c’est augmenter les salaires.
Supprimer la réforme des retraites à 64 ans, passée en force l’année dernière à coup de 49-3, et aller vers un retour à 60 ans.
Améliorer les conditions de travail en rétablissant les CHSCT.
Investir dans nos services publics sur tous les territoires. Partout nous voulons des moyens pour nos écoles, nos hôpitaux…
Réindustrialiser le pays pour répondre au défi environnemental en commençant par mettre un moratoire sur tous les plans de licenciements en cours.
Plus forts, plus déterminés, plus combatifs
L’UCR-CGT appelle les retraités à participer massivement aux rassemblements et manifestations, en convergence avec les actifs, sur l’ensemble du territoire.
Pensions : ça ne va pas !
L’UCR-CGT milite et déploie des actions sur l’ensemble du territoire pour les retraités. Les revendications portent sur la revalorisation des pensions de base et complémentaires, une Sécurité sociale intégrale et des services publics de qualité en proximité.
Stop au cortège de mesurettes : chèque inflation, chèque alimentation, chèque énergétique, chèque carburant… Elles sont ponctuelles et ne répondent pas aux besoins des retraités pour assurer leur quotidien. De plus, elles ne sont pas pérennes et non soumises à cotisations sociales, ne permettant pas ainsi de financer, par le salaire socialisé, notre Sécurité sociale.
Sécurité sociale et système
de santé: ça ne va pas !
Les suppressions de 115000 lits dans les hôpitaux en 25 ans et de 100000 postes de soignants en 8 ans pèsent lourdement sur l’ensemble de la population. De plus en plus de retraités ne peuvent plus se soigner, faute de moyens suffisants.
Nous exigeons :
l 100 000 embauches pour l’hôpital pour répondre aux besoins de santé ;
l Une nouvelle loi prenant en compte le droit à l’autonomie dans le cadre de la Sécurité sociale ;
l 200 000 embauches dans les Ehpad;
l 100 000 embauches dans le secteur de l’aide à domicile pour garantir des soins de qualité;
l L’accroissement du nombre de médecins généralistes et de centres de santé publics sur tout le territoire;
Services publics : ça ne va pas !
Les services publics et leurs personnels ont joué un rôle capital dans la lutte contre la
pandémie, malgré des conditions de travail de plus en plus dégradées. L’amélioration de la qualité de leurs missions et de leurs déploiements sur tout le territoire doit devenir une priorité de l’État et des collectivités territoriales.
Il faut répondre à nos revendications !
Ce sont bien des services de proximité, avec du personnel en nombre et formé, dont nous avons tous besoin. Ils sont les garants d’une égalité de traitement et d’un accès pour tous. L’utilisation d’Internet n’est pas du service public. Le gouvernement refuse de taxer les hauts revenus et aide les entreprises à hauteur de 400 milliards d’euros. Il doit donc, sans délai, donner satisfaction à nos légitimes exigences :
l Revalorisation des retraites de base et complémentaires sur l’évolution du salaire moyen; l Ouverture de négociations avec le patronat sur les retraites complémentaires Agirc/Arrco;
Blocage des prix sur tous les produits de première nécessité;
l Pas de retraite inférieure au Smic de 2000 € brut;
l Des mesures urgentes pour pallier le retard cumulé sur les dernières demandes de retraite (Carsat/Cnav);
l Des moyens supplémentaires pour la Sécurité sociale, par les cotisations sociales.
l Des services publics de proximité avec des personnels en nombre et qualifiés.
Les retraités ne sont ni dans l’abondance, ni des nantis, ils ont cotisés
Monsieur le Président.
Dans le cadre de la première journée de négociations entre partenaires
sociaux sur la revalorisation des complémentaires Agirc/Arrco, l'Union
Confédérale des Retraités CGT et l'Union des Syndicats de Retraités CGT
de la Manche ont décidé de l'envoi d'une motion aux représentants du
Medef dans les territoires, rappelant les revendications de la CGT au
regard de l'inflation.
Je vous prie de prendre connaissance de cette motion, ci jointe.
Bien cordialement.
M PICOT, Secrétaire Général de l'USR CGT de la Manche.
MOTION
Les organisations syndicales de retraités USR CGT de la Manche du secteur privé et les retraités
poly-pensionnés de la Fonction publique qui bénéficient d’une retraite complémentaire Agirc-
Arrco, tiennent à exprimer leur inquiétude, leur incompréhension, voire leur colère.
Au moment où les pensions du régime de base viennent d’être revalorisées très insuffisamment
de 4 %, au regard de l’inflation du mois de juillet qui était à 6,1 %, et de la perte cumulée depuis
des années, nous ne pouvons accepter que les retraites complémentaires ne soient pas également
revalorisées au minimum à la hauteur de cette inflation.
D’autant plus que les résultats des comptes pour l’exercice 2021 se traduisent par un excédent
de 2,6 milliards d’euros, que les réserves atteignent 69 milliards d’euros (6,2 milliards d’euros
de plus qu’en 2020) et des 578 millions d’euros issus des placements financiers.
L’augmentation des retraites et leurs revalorisations sont une exigence sociale. Les retraités exigent
:
- De procéder à un rattrapage de l’année 2022, en lien avec l’inflation ;
- De baisser de 2 % la valeur d’achat du point, afin d’augmenter le nombre de points acquis ;
- D’augmenter la valeur de service du point de 6,1%, afin de revaloriser le niveau de retraite
par rapport à l’inflation ;
- De mettre en place un principe de revalorisation des retraites en début d’année et indexée sur
l’évolution du salaire moyen ;
- De supprimer la sous indexation de 0,5 % imposée par le patronat ;
- D’annuler le malus de 10 % pendant 3 ans, qui concerne aujourd’hui la moitié des retraités.
L’Agirc-Arrco doit répondre à ces revendications au regard des résultats excédentaires de l’exercice
2021. Ces moyens financiers conséquents doivent servir à répondre aux besoins des retraités et non
pas à la spéculation financière comme actuellement.
Les organisations syndicales de retraités CGT demandent à ce que le Conseil d’administration, qui
se tiendra le 6 octobre, prenne en compte les attentes des retraité·e·s et décident d’une
revalorisation conséquente. En urgence : l’augmentation des pensions et l’amélioration de leurs
conditions de vie.
Ce n’est que Justice sociale ! Les retraités aujourd’hui et demain ne lâcheront rien !
USR CGT de la Manche