En Occitanie, plus d’un tiers des jeunes vivent en milieu rural. (81% dans le Gers)
Pour eux, les établissements d’enseignement sont souvent plus difficiles d’accès et leurs scolarités plus courtes. C’est ce que confirme une étude de l’Insee (Source Insee 2018 – recensement)
A 18 ans, un jeune rural sur cinq seulement quitte son domicile pour aller poursuivre ses études supérieures en ville.
Cause 1 « Pour certains, ça peut faciliter la vie de rester domicilié chez leurs parents pour l’aspect administratif notamment.
Cause 2 : « Mais d’un autre côté, ça peut aussi montrer la difficulté d’accès au logement » explique le coordinateur de l’Université Rurale de Quercy-Rouergue.
Plus de la moitié des jeunes ruraux qui quittent leur domicile emménage notamment dans des villes très denses et bien fournies en universités comme Montpellier ou Toulouse. Les autres n’abandonnent pas pour autant leurs études mais s’inscrivent sur des cycles plus courts.
A 18 ans, les trois quarts d’entre eux sont encore inscrits dans un établissement d’enseignement. Les jeunes vivant à la campagne ou à la montagne s’orientent plus fréquemment vers l’apprentissage. 11% des 16-24 ans chez eux contre 7% chez les urbains du même âge.
La réalité de ce que vivent les ruraux – 70% des territoires en France*- est vu via un prisme déformant des médias présentant une vision de la ruralité où personne ne se reconnait et ne peut réellement s’inspirer pour faire de cet espace un territoire d’avenir :
Soit qui met en avant l’angle de la difficulté : l’isolement, les déserts médicaux, la fracture numérique, le monde agricole sans avenir…
Soit au contraire en mettant en exergue sans nuances les aspects positifs comme étant des solutions à tous les maux : le télétravail, les tiers lieux, les maisons France services, …
La cause de cette distorsion de la réalité est principalement une méconnaissance d’un espace médiatique majoritairement urbain.
La plupart des médias traditionnels sont basés dans les grandes métropoles et beaucoup d’articles se font depuis un bureau
les journalistes des médias nationaux ont en général peu de temps pour boucler leur sujet. Dans ce cas-là, ils sont obligés de brusquer un peu les gens. Ils n’ont pas la possibilité de faire des rencontres, de connaitre les gens
La PQR ou plus globalement les médias de proximité (radios, TV) sont souvent mal considérés avec une approche ambiguë.
uS’il est aujourd’hui reconnu que les médias de proximité sont une école du métier de journalisme, une sorte de porte d’entrée quasi obligatoire pour finaliser sa formation, il n’en est pas moins que cette presse et ses journalistes ont une image parfois dégradée.
uNous aimerions par le projet Campagne Première revaloriser cette image et nous concentrer sur une formation qui permettra à nos étudiants de fournir des journalistes et des communicants de qualité qui sauront faire valoir leur ancrage territorial avec la fierté de leurs racines rurales.