La cérémonie d'ouverture
En début de la cérémonie d’ouverture, l’ode à la joie, hymne de l’union européenne, retentit dans la Aula. Un moment émotionnel qui marque le début du 3ème Berlin Europarlement.
« Les jeunes d’aujourd’hui forment l’Europe de demain » déclare peu après l’invité Emmanuel Suquet, ministre conseiller et représentant l’ambassade francaise, dans son discours. C’est pour cela que des projets tel que le BEP qui permettent aux jeunes de mieux comprendre le fonctionnement du parlement européen, sont importants.
Pour lui, le parlement européen a deux missions. Il adopte des lois et des directives dans un nombre incalculable de domaines et, tout aussi important, il défend les valeurs de l’UE.
Suquet donne deux conseils aux « députés » :
Il faut écouter les autres, c’est la seule façon de trouver des compromis, d’avoir l’ouverture d’esprit nécessaire pour cela.
Et il faut différencier la personne de l’idée car cette différenciation permet de traiter tous les députés avec respect, ce qui est nécessaire pour pouvoir mener une discussion et trouver des solutions qui conviennent à tous.
Christine Henke, secrétaire d’État pour l’éducation à Berlin, rappelle en suite que la sécurité, la paix et la prospérité est pour nous une évidence. Pourtant, ca n’a pas toujours été le cas. Cette évidence de paix a été réussie ensemble, avec de l’empathie et de la coopération et elle n’est pas évidente partout. Il est donc crucial de parler, de communiquer et de faire preuve d’empathie et essayer de comprendre d’autres opinions pour garder la paix en Europe. C’est cela que permet le BEP en nous obligeant à défendre des opinions qui ne sont pas les nôtres.
« Le BEP permet ainsi de donner le courage de mettre les choses en question », conclue-t-elle.
Markus Töns, membre du Bundestag, le parlement allemand, du parti de la SPD, déclare que « L’avenir, ce n’est pas de tout conserver, mais de développer de nouvelles choses. »
Il faut ainsi investir dans l’éducation, le développement et la recherche scientifique et trouver des solutions non pas à l’échelle nationale mais européennes car « aujourd’hui l’UE est plus importante que jamais pour garantir la paix ».
Pour trouver ces solutions, le BEP permet donc d’introduire une nouvelle génération au fonctionnement de l’Union européenne.
Lyda Pateri, présidente de la commission 2, résume très bien l’idée derrière le BEP :
« Nous nous rassemblons aujourd’hui pour trouver des solutions à ces issues à l’échelle du lycée français pour mettre en place de vrai changement demain à Strasbourg au parlement européen .»
Anouk Mazy
The transition to European independence via the BEP
The 3rd Berlin European Parliament began with tears. First of all, these are difficult times for democracy. The aim of the BEP is to educate the new European citizens of tomorrow. Through dialogue and listening. Furthermore, whilst this BEP may be the third held at the Lycée Français de Berlin, it is the last for the school’s headmaster, Mr Cornu, before he retires. This was mentioned during his very moving speech. Following the ceremony, the members of Commission 1 gathered in the library. Firstly, to organise themselves into political groups, and then to discuss the first issue: Developing the European Union’s strategic and economic autonomy in relation to other major powers.
Mr.Cornu during the opening ceremony
According to an interview with two MEPs, the ceremony may have been long, but above all it demonstrated the commitment of the school’s administration. They also thought it was a shame not to have shorter speeches, perhaps with more translation. Since they found it a disappointment not to be able to understand the speeches in German. That is why the little impromptu performance by two pupils was particularly well received.
Amid technical difficulties, the presentation of the amendments began in the afternoon following a very busy morning. The discussion among MEPs and the various political parties clearly highlighted the challenges facing the European Union. This was particularly evident in relation to the Union’s growing autonomy in the face of American power and the war between Russia and Ukraine. During the second round of amendments, the NI political group highlighted that the European Union needs to consider all threats and alternatives. Because, in order to achieve a degree of European independence, we must consider not only Russia but also other powers (the United States, China, etc.). To distinguish ourselves from countries that do not support our policies, such as those on the environment and workers’ rights. We should also strengthen ties with states that are in line with our values.
There is also the issue of energy, with the energy transition now coming to the fore.
Following these important discussions, the first day of the BEP came to a close. The political debates were lively and well-argued. Europe needs young people who are this committed!
Lieselotte Kuhles
Commission 2:
La coopération internationale en matière de santé (accès aux vaccins, systèmes de santé, lutte contre les pandémies) – Pàl SZEKERES (PfE)
« Soutenir cette résolution, c’est donc choisir l’efficacité concrète contre l’utopie centralisatrices ». C’est ainsi que le rapporteur Pàl Szekeres du groupe Patriots for Europe (PfE) défend son acte législatif. Par l’efficacité concrète, Szekeres entend la souveraineté des coopérations internationales basé uniquement sur le volontariat sans obligation aucune des États membres à suivre des normes internationales.
Pourtant la pandémie de COVID-19 a montré que refuser toute coopération européenne peut mener a des conséquences fatales, soit deux fois plus de morts en Hongrie que dans l’Autriche voisine. Est-ce donc réellement dans l’intérêt des Européens de créer une tel loi ?
Les autres partis n’en sont pas convaincus. Alice Theodorescu Mawg et Marion Walsmann du parti populaire européen (PPE) considèrent l’acte législatif « trop nationaliste » et pas en accord avec les valeurs de l’union européenne.
Les valeurs qui doivent guider la prise de décisions politiques sont la solidarité et le partage, et donc la coopération, affirment Cristina Maestre et Annalisa Corrado du S&D.
Willy Soundal de l’ALE souligne l’importance de garantir la santé de la population, plus importante que les avantages économiques.
Ana Vasconcelos et Anna Stürgkh de Renew Europe insistent sur l’importance de l’investissement dans les coopérations , de l’argent bien investi, investi correctement.
Anouk Mazy
Ein Einblick in die Arbeit der dritten Komission des BEP zum Thema Abtreibung
Die Sitzung der dritten Komission wird durch die Vorsitzenden eröffnet und auf Englisch durchgeführt. Sie sprechen über Abtreibungsrechte in der Europäischen Union und machen Vorschläge zur Entwicklung eines Gesetzes, welches die Möglichkeit für Frauen, sicher abzutreiben beschließt. Die verschiedenen Fraktionen äußern ihre Meinung und schlagen Änderungen an dem Gesetzesvorschlag vor. Eine Verordnung wird präsentiert,die verschiedene Aspekte im Bezug auf Abtreibung und Gesundheit garantieren soll wie zum Beispiel eine Gesundheitsversorgung für alle Bürger der Europäischen Union oder Artikel 7, der den Betroffenen Diskretion garantiert.
Die S&D (Progressive alliance of socialists and democrats) setzen sich deutlich für das Recht von Frauen auf Abtreibung innerhalb der EU ein und unterstützen die Initiative zur besseren Zugänglichkeit in verschiedenen Mitgliedsstaaten. Ein Beispiel dafür ist Polen, ein Mitglied der Eurpopäischen Union, dass sich eher restriktiv gegenüber diesem Gesetz verhält. Auch Fraktionen wie „ Renew Europe“, die Grünen/ freie europäische Allianz (Greens/EFA) oder die Linke (GUE/NGL)teilen selbige Meinung mit der S&D. Intern stark gespalten zu diesem Thema, ist die europäische Volkspartei (Christdemokraten abgekürzt EPP), denn ihre west-europäischen Mitglieder gelten als ehr „pro-choice“ während ost-europäische Mitglieder eher konservativ gegenüber dem Thema sind. Konservativ bis ablehnend im Zusammenhang mit dem diskutierten Abtreibungsrecht sind hingegen Fraktionen wie die Europäischen Konservativen und Reformer (ECR) oder die ID („ identity and democracy“).
Wichtig zu sagen ist, dass die EU bisher keine allgemeine Gesetzgebung für ihre Mitgliedsstaaten hatte und somit jeder Staat das Recht hat über seine Abtreibungspolitik zu entscheiden .
Johanna, Violette, Delia und Ines (Schülerinnen am Französischen Gymnasium, am lycée Francais in London und in Spanien) verkörpern heute Mitglieder der linken Fraktion (GUE/NGL) des Europaparlaments und berichten uns: „ Wir wollen uns für einen Fond einsetzen, der eine Abtreibung finanziert. Zudem, wünschen wir uns eine kostenlose psychologische Unterstützung für minderjährige, aber auch erwachsene betroffene Frauen“.
Nun tragen die verschiedenen Fraktionen ihre Änderungsvorschläge vor und es wird abgestimmt, ob der Änderungsantrag angenommen oder abgelehnt wird. Matheo verkörpert Aldo Patriciello ein Mitglied der Patrioten für Europa (PPE) und stellt seinen Änderungsvorschlag vor: Seine Fraktion möchte, dass Gesundheitsversorgung nur durch das eigene Land bereitgestellt wird und das eine Abtreibung privat finanziert werden sollte, wenn sie denn benötigt wird. Stattdessen möchte die PPE das Geld für andere Bereiche nutzen, von der eine breitere und größere Masse an Menschen profitieren würde,wie zum Beispiel in der Landwirtschaft, doch sein Antrag wird von der abstimmenden Mehrheit abgelehnt.
Elli Springer
Les pesticides : l’empoisonnent les débats politiques
« Parce que le monde meilleur dans lequel nous voulons vivre ne doit pas se subir, mais se construire » inaugure le président de la commission 4, Ilaria Salis (Siméon Pahlavi) au sujet de l’utilisation des pesticides dans le sein de l’union européenne. Suite à cela les députés de la commission 4 débattent autour d’un acte législatif du parti ECR à ce sujet.
Au cœur du débat sont les produits phytosanitaires qui sont des produits chimiques contenus dans les insecticides. Les conséquences de son usage sont destructives pour la biodiversité, en plus de polluer les rivières et les sols et favoriser l’apparition de ravageurs résistants.
L’acte proposé par l’eurodéputé Marion Maréchal (Maxine Deflaux) défend une Europe forte économiquement. D’après Maréchal, il faut réduire les pesticides mais non les interdire. En effet les pesticides sont la base d’une agronomie locale qui est importante pour la souveraineté des états européens. « L’Europe a un devoir de protection économique, sanitaire et politique envers ses citoyens par des actions spécifiques dont l’écologie ne fait pas partie » dit-elle en continuant sur son message principal : la biodiversité est soit importante mais passe au second plan dans une Europe qui se renforce économiquement. Pour l’ECR, l’humain et l’économie passe avant tout. Afin d’optimiser un commerce local, il faudrait réduire les importations outre l’Europe et favoriser une agriculture européenne.
Après de longs débats, le PPE réussi à faire adopter un amendement prônant l’importance des évaluations scientifiques précises afin de garantir une législation objective dans l’acte législatif.
Léna Jaros
les députés de la commission 4, au centre de l’image Maxine Deflaux
Zwischen tränen und Debatten: Tag 1 des BEP 2026
„We are the grown-ups of tomorrow“ – mit diesen Worten endet die Rede der Vizepräsidentin des BEP 2026, Norah Maaß, und sie übergibt das Wort an die Präsidentin Alizée Aubert, die das Europaparlament 2026 eröffnet – das dritte Europaparlament am Französischen Gymnasium Berlin. In diesem Jahr handelt es sich nicht nur um das dreijährige Jubiläum der Veranstaltung, sondern auch um das letzte BEP unter der Leitung des französischen Direktors des FG, François Cornu. In seiner Eröffnungsrede sind die Emotionen sofort spürbar: Mit großer Freude und Dankbarkeit spricht er über die kommenden drei Tage und ist dabei sichtlich bewegt. Anderen Rednerinnen und Rednern geht es ähnlich. Die Staatssekretärin für Bildung, Christine Henke, spricht mit Leidenschaft über die bevorstehenden Tage und das Engagement der Schülerinnen und Schüler.
Norah Maaß und Alizée Aubert
Diese drei Tage bieten für rund 250 Teilnehmende eine besondere Chance: eine Möglichkeit, sich auszutauschen, zu diskutieren, zu streiten, aber auch zuzuhören und Kompromisse zu schließen. Es ist eine Gelegenheit, gemeinsam Neues kennenzulernen – seien es neue Menschen oder neue Argumente. Schülerinnen und Schüler aus 13 Ländern kommen hier zusammen, um zu diskutieren – jedoch nicht aus ihrer eigenen Perspektive, sondern in der Rolle politischer Persönlichkeiten. Sie schlüpfen für diese Zeit in die Haut von Politikerinnen und Politikern. Dieses Rollenspiel fordert sie heraus, auch Positionen zu vertreten, die möglicherweise nicht ihrer eigenen Meinung entsprechen. Genau darin liegt eine besondere Chance: neue Blickwinkel kennenzulernen, andere Positionen zu verstehen und dadurch auch die eigene Meinung bewusster zu reflektieren, dies macht auch Christine Henke in ihrer Rede klar.
In der 5 Kommission stammt der erste Gesetzesentwurf aus der Partei S&D, genauer gesagt von Hana Jalloul Muro, die von Mira Issing verkörpert wird. Inhaltlich geht es um das Gleichgewicht zwischen den Generationen – insbesondere im Hinblick auf Beschäftigung, die Alterung der Bevölkerung und den Klimawandel. Mit einer professionellen und selbstbewussten Haltung stellt sie ihren Entwurf vor. Sie fordert in 11 Artikeln, dass die Mitgliedsstaaten langfristige Haushaltsstrategien entwickeln sollen, um Investitionen in Bildung und Klimaschutz zu priorisieren, übermäßige Staatsverschuldung zu vermeiden und transparenz über die langfristigen Kosten politischer Entscheidungen zu gewährleisten.
Jede Partei hatte die Möglichkeit, ein bis drei Änderungen einzubringen, die nun diskutiert werden. Diese werden in konzentrierten und teilweise hitzigen Debatten vorgestellt und hinterfragt. Den Schülerinnen und Schülern fällt es sichtbar leicht, sich in ihre Rollen einzufinden: Sie bringen zahlreiche Ideen ein, stellen Fragen, konfrontieren einander mit Problemen und äußern differenzierte Anmerkungen. Viele Parteien versuchen, den Entwurf der S&D zu ergänzen, um offene Fragen zu klären, Lücken zu schließen oder Definitionen zu präzisieren. Die rege Beteiligung sorgt dabei für einen intensiven und zugleich spannenden Austausch.
Die Partei ECR zeigt sich mit dem Entwurf unzufrieden: Für sie ist er weder realistisch noch finanziell umsetzbar. Zudem fordern sie eine stärkere Wertschätzung erfahrener Arbeitskräfte durch eine geringere Förderung der Jugendlichen.
Um die Jugendarbeitslosigkeit zu verringern, schlägt die RE vor, mehr Möglichkeiten für Remote-Arbeit zu schaffen, um jungen Menschen das Arbeiten von überall zu ermöglichen. Nach intensiver Diskussion wird dieser Punkt schließlich in den dritten Artikel aufgenommen. ECR und Renew sind sich einig, dass Klimaprobleme in diesem Gesetz nichts zu tun hat und somit gehört auch die verlangten Investitionen in den Klimaschutz nicht in dien Paragraphen. Ihr Auftritt war anscheinend überzeugend denn der Artikel wurde ohne langes zögern mit einer eindeutigen Mehrheit gestrichen
Immer wieder kommt es zu Unterbrechungen – sei es aus Zeitgründen oder weil Parteien einander ins Wort fallen. Gerade dadurch gewinnen die Debatten an Schärfe und werden zunehmend hitziger. Nicht jede Frage wird beantwortet, nicht jeder Einwand ausdiskutiert. Diese Dynamik wirkt teils angespannt, spiegelt jedoch die Realität politischer Auseinandersetzungen wider, in denen Zeitdruck und strategisches Verhalten eine zentrale Rolle spielen.
Am Ende zeigen die Diskussionen bereits, wie anspruchsvoll es ist, unterschiedliche Interessen zu vereinen und gemeinsame Lösungen zu finden. Genau darin liegt jedoch der Kern des Projekts: Die Schülerinnen und Schüler erleben hautnah, wie komplex politische Entscheidungsprozesse sind – und wie wichtig es ist, Argumente abzuwägen, Kompromisse einzugehen und andere Perspektiven ernst zu nehmen. Das BEP macht damit deutlich, dass die Erwachsene von morgen schon heute beginnen, Verantwortung zu übernehmen.
Martha Defranoux
Ein engagiertes Mitglied der Renew Partei