CONFESSION DE FOI

1. La Sainte Écriture

Nous croyons que les Saintes Écritures de l’Ancien et du Nouveau Testament sont la Parole de Dieu, divinement inspirée, parfaite et pleinement digne de confiance. Elles sont notre seule autorité pour la foi, la doctrine et la conduite.

« Toute Écriture est inspirée de Dieu » (2 Timothée 3.16).

2. Dieu

Nous croyons en un seul Dieu, Père, Fils et Saint Esprit, trois Personnes distinctes, unies dans une même divinité. Dieu est éternel, saint, juste, amour et souverain sur toutes choses. Il est le Créateur et le Maître de toutes choses.

3. Jésus-Christ

Nous croyons que Jésus-Christ est le Fils éternel de Dieu, devenu véritablement homme. Né de la vierge Marie, il a vécu sans péché et s’est livré lui-même à la croix pour nos péchés.

Il est mort, a été enseveli, est ressuscité corporellement et est monté au ciel. Il est glorifié à la droite de Dieu et reviendra pour prendre les siens auprès de lui.

« Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; et il a été enseveli, et il est ressuscité le troisième jour » (1 Corinthiens 15.3-4).

« Il n’y a de salut en aucun autre » (Actes 4.12).

4. Le péché, l’élection, la responsabilité et la persévérance

Nous croyons que l’homme, créé par Dieu, est tombé dans le péché et que tous les hommes sont pécheurs par nature et par leurs actes.

« Il n’y a point de juste, pas même un seul » (Romains 3.10).

L’homme ne peut se sauver lui-même ni être justifié par ses œuvres.

Nous croyons à l’élection et à la prédestination selon le dessein souverain de Dieu :

« Il nous a élus en lui avant la fondation du monde » (Éphésiens 1.4).

Le salut vient entièrement de la grâce de Dieu. Cependant, l’homme demeure responsable devant Dieu de la réponse qu’il donne à l’Évangile. Dieu appelle tous les hommes à se repentir et à croire.

« Dieu... ordonne maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir » (Actes 17.30).

Nous croyons à la persévérance des saints. Celui qui est véritablement sauvé est gardé par la grâce de Dieu et appelé à persévérer jusqu’à la fin. Nous ne persévérons pas afin d’être sauvés, mais parce que nous sommes sauvés. La grâce qui nous a sauvés nous accompagne chaque jour et nous permet de demeurer attachés à Christ.

« Celui qui persévérera jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé » (Matthieu 24.13).

« Celui qui a commencé en vous une bonne œuvre, l’achèvera » (Philippiens 1.6).

5. Le salut

Nous croyons que le salut est entièrement l’œuvre de la grâce de Dieu, fondée sur le sacrifice parfait de Jésus-Christ.

L’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. Celui qui croit au Seigneur Jésus reçoit le pardon de ses péchés, la justification et la vie éternelle.

« Étant donc justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Romains 5.1).

Notre salut ne repose donc pas sur nos mérites, mais sur l’œuvre parfaite de Christ.

6. La foi, la nouvelle naissance et le Saint Esprit

Nous croyons que la foi véritable qui sauve est donnée par Dieu.

« Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » (Éphésiens 2.8).

Par cette foi, l’homme se repent, vient à Christ et reçoit une vie nouvelle. Nous croyons à la nécessité de la nouvelle naissance, qui est l’œuvre de Dieu par sa Parole et son Esprit.

« Si quelqu’un n’est pas né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 3.3).

Le Saint Esprit habite dans chaque croyant, le scelle et le conduit dans cette vie nouvelle.

« Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, celui-là n’est pas de lui » (Romains 8.9).

7. Le baptême

Nous croyons que le baptême d’eau a été institué par le Seigneur. Il est lié à la foi et à la nouvelle naissance, tout en étant distinct d’elles.

Il témoigne publiquement que, par la foi en Christ, nous sommes passés de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière, et que nous appartenons au corps de Christ.

« Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en la mort... afin que nous aussi nous marchions en nouveauté de vie » (Romains 6.4).

Le baptême possède une dimension spirituelle : il exprime notre identification avec Christ et notre engagement à marcher avec lui.

Le baptême ne doit pas être reçu simplement pour adhérer à un mouvement ou à une structure religieuse, mais dans une véritable repentance, avec la foi en Jésus-Christ et le désir de lui appartenir et de le suivre. L’eau, à elle seule, ne produit rien : c’est le Saint-Esprit qui agit dans le cœur, donne la foi et produit la nouvelle naissance. Lorsqu’il y a cette réalité intérieure, le baptême devient le témoignage public du passage de la mort à la vie et de notre engagement à marcher avec Christ ; il exprime aussi notre incorporation au corps de Christ, l’Église. Sans la foi et l’action du Saint-Esprit, le baptême reste seulement un acte religieux extérieur, sans efficacité spirituelle. 

8. L’Église, corps de Christ

Nous croyons que l’Église est le corps de Christ, composé de tous les croyants véritablement nés de nouveau. Jésus-Christ en est la tête et chaque croyant est un membre de ce corps.

« Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres chacun en particulier » (1 Corinthiens 12.27).

L’assemblée locale se réunit au nom du Seigneur Jésus, sous l’autorité de sa Parole et dans la dépendance du Saint Esprit.

9. Les dons spirituels et les ministères dans l'assemblée

Nous croyons que le Saint-Esprit distribue encore aujourd’hui ses dons à chacun selon sa volonté, pour l’utilité commune et l’édification du corps de Christ (1 Corinthiens 12:7-11).

Nous croyons que les dons de service, d’amour, de compassion, de don de soi, d’enseignement, d’aide et d’accompagnement pastoral sont essentiels à la vie de l’Église. Nous reconnaissons également les fonctions de pasteur, évangéliste, enseignant, diacre et diaconesse, non comme des titres à rechercher, mais comme des services confiés par Dieu pour prendre soin de son peuple et annoncer sa Parole (Romains 12:6-10 ; Éphésiens 4:11-12 ; 1 Timothée 3:8-13).

Nous croyons également aux dons spirituels surnaturels : foi, guérisons, prophétie, discernement des esprits, diversité des langues, interprétation des langues et autres dons que le Saint-Esprit accorde souverainement (1 Corinthiens 12:7-11).

Nous croyons que la prophétie n’est pas un titre ni une position. Dieu peut se servir de tout croyant pour apporter, sous la conduite du Saint-Esprit, une exhortation, un encouragement ou une parole conforme aux Écritures. Toute prophétie doit cependant être éprouvée et discernée à la lumière de la Parole de Dieu (1 Corinthiens 14:3, 29 ; 1 Thessaloniciens 5:19-21).

Nous croyons au don des langues comme une manifestation surnaturelle du Saint-Esprit, pouvant consister en une véritable langue parlée, inconnue de celui qui la reçoit, et accompagnée de son interprétation lorsqu’elle est exercée publiquement, afin que l’Église soit édifiée (Actes 2:4-11 ; 1 Corinthiens 12:10 ; 14:13, 27-28). Nous ne recherchons ni manifestations extatiques, ni phénomènes provoqués par l’homme, mais seulement ce que Dieu donne selon sa volonté, dans l’ordre et pour sa gloire.

Nous croyons à la réalité du combat spirituel, à l’autorité de Christ sur les puissances des ténèbres et à la délivrance, tout en exerçant avec sérieux le discernement des esprits (Éphésiens 6:10-18 ; 1 Jean 4:1).

Nous croyons enfin que l’amour demeure supérieur à tous les dons. Nous voulons donc rechercher premièrement l’amour, le service et l’édification de l’Église, tout en restant ouverts à l’ensemble des dons que le Saint-Esprit veut manifester, sans rien éteindre, mais en éprouvant toutes choses (1 Corinthiens 13:1-13 ; 1 Thessaloniciens 5:19-21).

En toutes choses, Christ demeure au centre, les Écritures notre autorité, le Saint-Esprit notre guide, et la gloire de Dieu notre but.

10. La Cène

Nous croyons que Jésus-Christ a institué la Cène afin que les croyants se souviennent de lui et de son œuvre accomplie à la croix.

« Faites ceci en mémoire de moi » (1 Corinthiens 11.24).

Le pain représente son corps donné pour nous et la coupe son sang versé pour nous.

La Cène n’est pas un nouveau sacrifice, car Christ s’est offert une fois pour toutes.

« Par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés » (Hébreux 10.14).

La Cène possède également une dimension spirituelle et exprime notre communion avec Christ et avec son corps.

« La coupe de bénédiction... n’est-elle pas la communion au sang de Christ ? » (1 Corinthiens 10.16).

11. La vie chrétienne

Nous croyons que celui qui appartient à Christ est appelé à marcher dans la sainteté, l’amour, l’obéissance et le service.

« Marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés » (Éphésiens 5.2).

Les bonnes œuvres ne nous sauvent pas, mais elles sont le fruit d’une vie transformée par Dieu.

« Nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Christ Jésus pour les bonnes œuvres » (Éphésiens 2.10).

12. Le retour du Seigneur et l’espérance chrétienne

Nous croyons au retour certain et personnel du Seigneur Jésus-Christ, à la résurrection des morts et à la gloire éternelle des rachetés.

« Je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi » (Jean 14.3).

Nous attendons le Seigneur avec vigilance et espérance, sans fixer de date et sans faire de l’ordre précis des événements prophétiques une condition de la foi chrétienne.

« Ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thessaloniciens 4.17).

Notre seule espérance est Jésus-Christ, notre seul fondement est la Parole de Dieu, et notre désir est de vivre pour sa gloire.