Un effort est en cours pour que la France rejoigne 7 autres pays européens qui ont fait inscrire l'irrigation traditionelle gravitaire au patrimoine mondial immateriel de l'UNESCO. La première étape de ce processus est la demande d'inscription sur l'inventaire national (i.e. français) du patrimoine culturel immatériel (à noter que les canaux du Briançonnais sont déjà sur cette liste, il s'agit maintenant d'inclure l'irrigation traditionnelle de tout le pays). La fiche soumise à cet effet se trouve ici. Notre ASA a soutenu cette initiative mais, dans les Hautes Alpes, elle est principalement portée par la FDSIGE (le syndicat départemental des ASA) et la Sociéte Géologique et Minière du Briançonnais.
A noter que l'inscription au patrimoine immateriel de l'humanité ne s'accompagne pas de règles et contraintes autres qu'un engagement moral à préserver et faire vivre les pratiques. Par contre elle reconnait la valeur patrimoniale de notre activité (alors que le statut d'ASA n'est lié qu'à l'entretien des ouvrages d'irrigation).
Le 20 juin 2024, l'inscription sur l'inventaire national à été approuvé par le ministère de la culture.
L'étape suivante, c'est à dire la demande avec d'autres pays européens pour l'UNESCO, ne sera pas avant 2026, les autres pays candidats n'étant pas aussi avancés que la France à ce stade. Entre temps une association des acteurs de l'irrigation gravitaire traditionelle en France se met en place: l'ASAIG (Association pour la SAuvegarde de l'Irrigation Gravitaire et des ouvrages associés), créée en novembre 2024. La fédération départementale (FDSIGE) ayant été dissoute et n'ayant pas encore été reformée, l'ASA a adhéré à l'ASAIG en juin 2025, de façon a garder le lien avec les autres ASA concernées.