Bien que nous ayons eu une bonne participation à la corvée annuelle ces 3 dernières années (sans doute en partie grâce à la crise sanitaire!), la tendance à long terme, pour nous comme pour de nombreuses autres ASA du Briançonnais, est à une diminution de la participation, pour de nombreuses raisons (urbanisation, résidents non-permanents...). Beaucoup d'ASA répondent à cette évolution en "embusant" les canaux pour qu'ils ne nécessitent plus (ou moins) d'entretien. Pont de Cervières ou Puy Saint André sont des exemples proches de chez nous. Au vu de l'environnement très montagnard de notre canal, une telle solution serait très onéreuse; mais également peu rationnelle sachant qu'il existe déjà une conduite essentiellement parrallèle à notre canal: la conduite forcée qui alimente (depuis Cervières) la centrale électrique du Randon. De fait, notre canal est déjà alimenté par un piquage sur cette conduite au niveau de Terre Rouge. D'où l'idée de déplacer le piquage pour le mettre au niveau de la centrale elle-même et faire remonter l'eau par le ravin du Randon pour alimenter notre canal là où il traverse ce ravin. A noter que cela ne nous rendrait pas plus dépendant d'EDSB que nous le sommes aujourd'hui.
Une telle réalisation permettrait "d'abandonner" la partie haute du canal (entre Terre Rouge et le ravin du Randon), celle qui est la plus difficile (et la plus onéreuse) à entretenir, ainsi que la plus dangereuse, avec plusieurs passages en surplomb de la route départementale et des risques d'éboulements. A terme cela conduirait à moins d'entretien et sans doute une réduction de la cotisation à l'ASA, puisque nous n'aurions moins besoin d'un coussin financier pour couvrir les travaux dans cette zone.
De plus, cela permettrait des économies d'eau importante (entre Terre Rouge et le Randon, nous perdons à peu près un tiers de l'eau captée, par infiltration et évaporation). L'accès facile à l'électricité (à la centrale) et la moindre distance entre la prise d'eau et la zone arrosable nous permettraient de fermer la prise d'eau la nuit (à l'aide d'une electrovanne programmable), réduisant d'autant notre consommation. Cette eau passerait alors à la centrale du Randon puis au barrage du pont Baldy, renforçant la production d'énergie verte du Briançonnais.
Du coté des inconvénients, on peut citer l'aspect patrimonial (mais il y a un interêt de certains acteurs pour faire un sentier de promenade, qui pourrait être sur le thème des canaux, comme d'autres ASA l'ont fait); l'impact de la réduction d'infiltration d'eau sur la végétation (mais celui-ci serait le même dans le cas d'un embusage progressif de cette partie du canal); et surtout, et c'est là la principale pierre d'achoppement, la perenité de l'alimentation en eau du canal en cas d'arrêt définitif de la centrale.
L'idée est en discussion avec tous les acteurs concernés (EDSB, communes de Briançon et Cervières, département...) depuis déjà quelques années, mais la concession de la centrale du Randon devant être renouvelée en 2023, personne ne peut s'engager avant que le nouveau concessionnaire ne soit connu. L'ASA a mandaté IT05 (Ingénierie Territoriale du département, qui fournit une assistance aux collectivités territoriales, dont les ASA, sur les projets techniques) pour faire une pré-étude technique et financière et nous assister dans les demandes de subventions (la réduction de consommation d'eau devrait qualifier le projet pour des subventions publiques; le coût estimé étant suffisamment important pour que l'ASA ne puisse le financer sur fonds propres).
La situation devrait se décanter dans le première moitié de 2023; lorsque tous les éléments seront réunis, une consultation de l'Assemblée Générale sera organisée pour décider ou non de poursuivre le projet.
En attendant, les informations publiques seront placées sur ce site (une partie des détails communiqués par EDSB ou les communes n'est pas public pour le moment). En date d'avril 2022, IT05 a réalisé un premier pré-cadrage donnant des éléments de coût et de planning: voir ici.
En juillet 2023, la concession a été accordée pour 40 ans à la commune de Cervières (pour l'infrastructure) et EDSB (pour l'exploitation). La discussion a donc pu reprendre au cours de l'été 2023. Malheureusement, aucun accord n'a pu être trouvé pour assurer la perennité de l'alimentation en eau du canal en cas d'arrêt de la centrale; le conseil syndical a donc décidé d'abandonner ce projet. Une nouvelle convention, reprenant les termes qui nous liaient au SIVU Briançon-Cervières-Puy St Pierre (précédent concessionnaire) , a été signé avec la commune de Cervières et EDSB; comme la précédente, elle garantit la remise en service de la prise d'eau sur la Cervereyte et du canal entre l'Orphe et Terre Rouge en cas d'arrêt prolongé de la conduite forcée. L'argent mis de coté en vue du projet sera reorienté vers des travaux devenus indispensables de mise en sécurité dans la partie haute du canal.
Cette page du site est donc devenue obsolète mais est conservée de façon à préserver l'historique de la démarche.
centrale du Randon
Ravin du Randon