L'éternelle science de Pompéi
Par Laureline N'Diaye
En 79 après Jésus Christ, une explosion du Vésuve conduit à l'ensevelissement de la ville de Pompéi. Il faudra attendre 1594 pour que ce site architectural à 25 km de la ville italienne de Naples ne soit redécouvert par hasard, à l’occasion de travaux par l’architecte Domenico Fontana.
Plus de 400 ans nous séparent de cette date. Pourtant, aujourd’hui encore, le lieu continue d’attirer touristes, archéologues et scientifiques du monde entier. Conséquemment, nous continuons d’en apprendre sur Pompéi. À ce propos, l'archéologie et la science collaborent régulièrement, et les évolutions de cette dernière conduisent à de nouvelles révélations, affirmant ou infirmant les anciennes thèses.
Récemment, l’entrée en scène de l’ADN, et son usage sur les découvertes de Pompéi, a permis d’accélérer ce processus. Le mois dernier, c’était un groupe d’apparence soudé sur qui tous les regards étaient braqués.
En effet, le 7 novembre a été rendu publique le rapport de Current Biology dont lequel on avertissait du danger des présuposés modernes et reconnaissait que "le sexe et les relations familiales des indvidus ne correspondent pas toujours aux interprétions traditionnelles"
Pour cause, suite à la découverte du groupe, les hypothèses allaient bon train. La plupart supposait que nous étions face à une famille : un homme, une femme et deux enfants, dont un que la mère retennait. Pourtant, l’analyse ADN montre qu’il s’agit en réalité de quatre hommes. Il est donc à comprendre que les hypothèses antérieures peuvent déformer l’authenticité du site architectural. Ainsi, dans ce cas-çi, nous ne sommes pas face à une famille nucléaire vivant ces derniers instants, mais plutôt face à un groupe, non moins soudé, inconnu ou connaissances d’avant l’irruption, vivant leurs derniers instants ensemble. Ceci souligne alors que cet événement permet le possible rapprochement entre des individus, unis par un instant partagé, par une souffrance commune.
La science est ainsi l’occasion de remettre en cause ce que nous pensons savoir sur Pompéi. L’occasion, aussi, de se rappeler que cette ville, avant d’être ce site architectural qui fascine, est une tragédie.
Memories of a Burning Body: A poetic ode to liberated female speech
By Constance Bourgeois
Watching Antonella Sudasassi Furniss’s Memories of a Burning Body felt like stepping into a deeply intimate world where time, memory, and emotion blur. The film’s hybrid structure—part fiction, part documentary—gives voice to the unspoken stories of eight elderly women through Ana, a character who becomes their voice. This choice resonated with me as a powerful reminder of how women were often silenced. The house, serving as the film’s primary setting, struck me profoundly. Shot like a stage, it feels both protective and suffocating—a reflection of the dual roles homes often play in women’s lives. Watching Ana navigate this space, I was reminded of how physical places can hold emotional weight, acting as both sanctuaries and prisons.
Poster of Memories of a burning body by Antonella Sudasassi Furniss (2024)
Sudasassi Furniss’s use of long takes is especially striking. These uninterrupted sequences draw you into the moment, creating intimacy. The lack of cuts forces you to sit with the characters’ emotions, unfiltered and raw. It reminded me of how memories often linger, unbroken, refusing to let us look away. The film’s approach to time and memory felt deeply personal. The blending of past and present mirrors how I’ve experienced memory—fragmented, subjective, yet always present. In Ana’s journey, I saw reflections of the stories passed down in my own family, the way memories live within us, shaping who we are. Above all, the film’s exploration of resilience moved me. It doesn’t shy away from pain—repression, violence, and silence—but celebrates the strength to endure and the power of speaking out. For me, Memories of a burning body was a reminder of the enduring strength of women’s voices and the importance of honoring the past to move forward in life. It was really poetic.