Nous croyons ce que l’Église a confessé dès le commencement, gardant la foi transmise par Jésus-Christ et les apôtres.
Nous désirons revenir à la Parole primitive et apostolique, fondée sur l’Écriture et le témoignage de l’Esprit Saint.
« Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire » (Éphésiens 2.20).
Nous croyons en un seul Dieu en trois Personnes distinctes : Père, Fils et Saint-Esprit.
Cette vérité a été affirmée par le Concile de Nicée en 325, convoqué pour répondre aux hérésies qui niaient la divinité du Christ, comme l’arianisme.
Le concile a proclamé que le Fils est « consubstantiel » au Père, pleinement Dieu, afin de préserver la foi chrétienne authentique.
Nous croyons que la Trinité révèle l’amour et la communion intérieure de Dieu, modèle de notre vie en Église.
Ainsi, la foi en Dieu unique et trinitaire reste le fondement de la doctrine chrétienne, protégé contre toute déviation hérétique.
« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Matthieu 28.19).
Nous croyons que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, né de la Vierge Marie par l’action du Saint-Esprit, est venu dans le monde pour le salut des hommes. Il nous a enseigné à prier le Père au nom de Jésus-Christ et nous a donné directement la prière qui vient de Lui, le Notre Père, d’une grande puissance, essentielle pour guider notre vie quotidienne et toute notre marche chrétienne (Matthieu 6:9-13).
Nous pouvons aussi prier, louer et adorer Jésus-Christ lui-même, car en tant que Fils de Dieu par nature, il est pleinement Dieu et digne de gloire et d’adoration. Il est mort sur la croix pour nos péchés, assumant le châtiment que nous méritions, afin de nous justifier devant le Père (Romains 5:8-9).
Il est descendu aux enfers pour libérer les justes et vaincre la mort et le péché, et Il est ressuscité le troisième jour, manifestant la puissance de Dieu et ouvrant à tous le chemin de la vie éternelle (1 Pierre 3:18-20, Luc 24:6-7). Il est monté au ciel, règne à la droite du Père et reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts, nous appelant à la fidélité et à la sainteté (Apocalypse 1:7, 1 Thessaloniciens 4:16-17). Sa vie, sa parole, sa mort et sa résurrection sont le fondement de notre foi, et la prière qu’Il nous a donnée demeure le guide parfait pour notre relation avec le Père et notre marche chrétienne.
Nous croyons que le Saint-Esprit est donné à tous les croyants pour sanctifier leur vie et les guider dans la vérité (Jean 14:26).
Nous croyons que Dieu accorde sept dons principaux : sagesse, intelligence, conseil, force, connaissance, piété et crainte de Dieu, pour éclairer notre esprit et orienter nos actions vers le bien (Ésaïe 11:2-3).
Nous croyons que ces dons sont des grâces divines, qui dépassent nos capacités humaines, et qui nous rendent capables de vivre selon la volonté de Dieu (1 Corinthiens 12:4-11).
Nous croyons que les dons du Saint-Esprit peuvent être reçus au moment du baptême d’eau, qui nous unit à la mort et à la résurrection du Christ, et opère notre régénération “d’eau et d’Esprit” (Jean 3:5, Romains 6:4).
Nous croyons que ces dons peuvent aussi être reçus avant le baptême d’eau, lorsque Dieu, dans sa miséricorde, accorde son Esprit à ceux qui l’invoquent avec foi (Actes 10:44-46).
Nous croyons que les dons du Saint-Esprit fortifient notre foi, nous aident à discerner la volonté divine, et nous conduisent à l’amour et au service du prochain (Galates 5:22-23, Romains 5:5).
Nous croyons que recevoir et cultiver ces dons est un appel à grandir dans la sainteté, à persévérer dans la prière, et à mettre nos talents au service de l’Église (1 Pierre 4:10).
Nous croyons enfin que le Saint-Esprit demeure en nous, nous transformant de l’intérieur, nous guidant et nous préparant pour la vie éternelle avec Dieu (Apocalypse 22:17).
Nous croyons que le Saint-Esprit accorde aux croyants des dons spirituels de puissance pour fortifier leur foi et édifier l’Église (1 Corinthiens 12:7-11).
Ces dons comprennent notamment la guérison, les miracles, la capacité de parler surnaturellement des langues étrangères, le discernement des esprits, le don de connaissance, la prophétie et la parole de sagesse, qui témoignent de la présence vivante de Dieu (Actes 2:17-18, 1 Corinthiens 12:9-10).
Nous croyons que ces dons sont un don gratuit de Dieu, non pour notre gloire personnelle, mais pour servir les autres et manifester la puissance divine dans le monde (1 Pierre 4:10-11).
Nous croyons que chaque croyant peut recevoir ces dons selon la volonté de l’Esprit, et que leur usage doit toujours se faire avec humilité et charité (Galates 5:22-23).
Ainsi, ces dons de puissance nous rappellent que l’Esprit Saint agit en nous et à travers nous pour accomplir la volonté de Dieu et sanctifier le monde (Romains 15:13).
Nous croyons que le baptême d'eau est un sacrement, il a été institué par le Seigneur Jésus (Matthieu 28.19). En y étant plongés, nous participons spirituellement à la mort de Christ ; en en ressortant, nous participons à sa résurrection et entrons dans une vie nouvelle (Romains 6.3-4 ; Colossiens 2.12).
Le baptême n’est pas une simple image, mais une réalité spirituelle : une régénération d'eau et d'esprit opérée par l’Esprit de Dieu. Ce n’est pas l’eau qui sauve par elle-même, mais le Christ vivant qui agit en nous par son Esprit.
La foi et l’Esprit avant le baptême apportent déjà la vie nouvelle (la régénération).
Le baptême est la proclamation de cette foi et la participation visible et spirituelle à la mort et à la résurrection du Christ.
Nous croyons que le Seigneur Jésus a institué la Sainte Cène, il est un sacrement pour que les croyants participent réellement à sa vie, à son corps et à son sang (1 Corinthiens 11.23-26 ; Jean 6.53-56).
La Sainte Cène est un sacrement spirituel, par lequel le Christ est réellement présent par son Esprit. En recevant le pain et le vin, nous nous unissons à lui, selon sa promesse :
« Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour » (Jean 6.54).
Elle est aussi un acte de communion fraternelle : nous sommes unis les uns aux autres dans le Corps du Christ, et nous proclamons sa mort jusqu’à ce qu’il vienne (1 Corinthiens 10.16-17).
« La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion au corps de Christ ? »
Article 7 — Les ministères
Nous croyons que Dieu a établi des ministères pour l’édification de l’Église, le corps de Jésus-Christ (Éphésiens 4.11).
Nous affirmons que les apôtres primitifs — les Douze, témoins directs du Seigneur — ont eu un rôle unique et fondateur (Éphésiens 2.20). Leur ministère ne se prolonge pas par succession, car il était lié au fondement même de l’Église. L’Écriture déclare que la Jérusalem céleste possède douze fondements portant « les douze noms des douze apôtres de l’Agneau » (Apocalypse 21.14), et douze portes (Apocalypse 21.12), soulignant le caractère unique et achevé de leur mission. Il n’y a donc plus aujourd’hui d’apôtres avec cette autorité. Toutefois, nous reconnaissons le ministère missionnaire : des serviteurs envoyés pour annoncer l’Évangile et implanter des Églises, sans l’autorité doctrinale des apôtres de Jésus.
Nous croyons au don de prophétie exercé dans l’assemblée par le Saint-Esprit, mais toute prophétie doit être conforme aux Écritures et discernée à leur lumière (1 Corinthiens 14.29). Il n’existe plus de prophètes au sens des prophètes de l’Ancien Testament, tels que Ézéchiel ou Malachie, car Dieu a parlé pleinement et définitivement par son Fils (Hébreux 1.1-2).
Nous croyons aussi au ministère d’évangéliste : un serviteur animé du désir d’annoncer l’Évangile pour amener des âmes à Jésus-Christ, à l’exemple de Philippe.
Nous reconnaissons le ministère des pasteurs appelés aussi anciens (presbytre) ou évêques (episkopos), chargés de paître le troupeau, de veiller sur l’Église et d’enseigner fidèlement la Parole (1 Pierre 5.1-3). Les docteurs enseignent l’Écriture avec précision. Les diacres sont des serviteurs exemplaires selon 1 Timothée 3.
Nous croyons également que Dieu utilise les femmes pour l’édification de l’Église. Les diaconesses et les prophétesses servent selon le cadre biblique. Dans l’Église du premier siècle, des femmes ouvraient leur maison pour les assemblées et contribuaient activement à l’œuvre de Dieu, comme Lydie, Priscille et Phoebé. Elles administraient leur maison, soutenaient l’Église et participaient à l’encouragement des croyants.
Ainsi, tous ces ministères sont des dons de Dieu pour la croissance et la maturité spirituelle de l’Église, dans la fidélité à la révélation parfaite accomplie en Jésus-Christ.
Nous croyons que la persévérance des saints signifie rester fermes dans la foi et l’amour de Dieu jusqu’à la fin de notre vie (Philippiens 1:6).
Nous croyons que cette persévérance se nourrit de la prière, la pratique des vertus, soutenue par la grâce de Dieu (Colossiens 1:11).
Nous croyons que Dieu ne nous abandonne pas et qu’Il garde ceux qui sont véritablement enracinés en Lui (Jean 10:28-29).
Nous croyons cependant que nous pouvons faiblir ou tomber si nous refusons de coopérer à la grâce ou négligeons notre marche spirituelle (Galates 6:1).
Nous croyons que la chute n’est jamais un échec de Dieu, mais le résultat de notre libre arbitre mal utilisé (Hébreux 6:4-6).
Nous croyons que perdre le salut n’arrive que si l’on rejette volontairement la foi et la grâce reçues (2 Pierre 2:20-21).
Nous croyons que persévérer demande vigilance, effort et confiance totale en Dieu (1 Corinthiens 15:58).
Nous croyons que la persévérance jusqu’au bout révèle l’union intime avec le Christ et témoigne de la fidélité de Dieu (Apocalypse 2:10).
Nous croyons que le salut est un don divin offert à tous par Jésus-Christ, et que nul ne peut le mériter par ses seules œuvres (Éphésiens 2:8-9).
Il nous est donné pour que nous vivions en communion avec Dieu dès maintenant et pour l’éternité (Jean 17:3).
Dieu nous attire à Lui par son amour et nous appelle à répondre par la foi et la conversion de notre cœur (Actes 2:38).
Le salut n’annule pas notre liberté : nous pouvons choisir de rejeter cette grâce ou de la recevoir pleinement (Hébreux 10:26-27).
Nous croyons que Dieu est fidèle et juste, et qu’Il garde dans sa miséricorde ceux qui lui restent attachés (Romains 8:38-39).
Quand nous tombons, nous pouvons toujours revenir vers Lui, car le pardon est offert à ceux qui se repentent sincèrement (1 Jean 1:9).
La vie chrétienne consiste à marcher dans la lumière du Christ, à suivre ses commandements et à aimer Dieu et notre prochain (Jean 14:15).
Nous savons que le salut est éternel pour ceux qui demeurent dans l’amour de Dieu, non par leurs forces, mais par sa grâce (Apocalypse 21:7).
Nous croyons que chaque épreuve ou difficulté peut nous rapprocher de Dieu si nous nous confions en Lui (Romains 5:3-5).
Enfin, nous affirmons que la certitude du salut ne repose pas sur nos mérites, mais sur la fidélité inébranlable de Dieu envers ses enfants (2 Timothée 2:13).
Nous croyons que la foi est le fondement de notre relation avec Dieu et le point de départ de notre salut (Hébreux 11:1).
Elle nous met en communion avec le Christ et nous fait accueillir la grâce qui nous transforme (Éphésiens 2:8-9).
Nous croyons que cette foi authentique ne reste pas inactive, mais s’exprime par les œuvres d’amour et de charité (Jacques 2:17).
Les bonnes œuvres ne sauvent pas par elles-mêmes, mais elles sont la manifestation concrète de notre foi vivante (Matthieu 7:21).
Nous croyons que l’obéissance aux commandements de Dieu et le service du prochain témoignent de notre engagement envers Lui (Jean 14:15).
La prière, le pardon, et la miséricorde envers les autres sont des fruits essentiels de cette foi active (Galates 5:6).
Nous croyons que la foi et les œuvres marchent ensemble : la foi inspire les œuvres, et les œuvres confirment la foi (1 Jean 3:18).
Article 11 — Le libre arbitre
Nous croyons que Dieu a créé l’homme avec la liberté de choisir entre le bien et le mal, afin que notre amour et notre foi soient véritables (Genèse 2:16-17).
Nous croyons que ce libre arbitre permet de coopérer à la grâce divine ou de la rejeter volontairement (Philippiens 2:12-13).
Nous croyons que, par le péché, l’homme peut s’éloigner de Dieu, mais que la grâce et la miséricorde de Dieu lui offrent toujours le retour possible (Romains 5:20-21, 1 Jean 1:9).
Nous croyons que la liberté humaine n’annule pas la souveraineté de Dieu, mais qu’elle est le lieu de notre responsabilité morale et spirituelle (Josué 24:15).
Nous croyons que persévérer dans le bien, choisir Dieu et marcher selon ses commandements manifeste l’usage authentique de notre liberté (Galates 5:13-14).
Nous croyons enfin que le libre arbitre, exercé dans l’amour et la fidélité à Dieu, nous conduit à la sanctification et à la vie éternelle (Romains 6:22-23).
Article 12 — L'apostasie
Nous croyons que Dieu appelle tous les hommes à la foi et leur donne sa grâce pour marcher avec Lui (Jean 6:44).
Nous croyons que le croyant peut apostasier : s’il cesse de persévérer, se laisse vaincre par le monde et rejette volontairement la grâce de Dieu, il peut se détourner de Lui (Hébreux 3:12-13).
Nous croyons que la Bible montre que le retour à Dieu est possible par le libre arbitre, comme pour le fils prodigue, qui a choisi de revenir et de se réconcilier avec son père (Luc 15:11-32).
Nous croyons aussi que certains peuvent refuser de revenir, malgré la grâce reçue, et demeurer perdus parce qu’ils ont choisi délibérément de rejeter Dieu (Matthieu 7:21-23).
Nous croyons que l’apostasie n’est pas un échec de Dieu, mais la conséquence du refus volontaire de persévérer dans la foi (2 Pierre 2:20-21).
Nous croyons que rester attaché au Christ, dans la foi et les œuvres, protège de la tentation de se détourner et manifeste l’amour véritable de Dieu (Matthieu 24:13).
Nous croyons que la persévérance exige vigilance, prière et coopération avec la grâce divine, mais que chacun conserve sa liberté de choisir le bien ou le mal (Philippiens 2:12-13).
Nous croyons que Jésus-Christ reviendra à la fin des temps pour juger les vivants et les morts, et que ce jugement sera universel et visible à tous (Apocalypse 1:7, Matthieu 25:31-32).
Nous croyons que ce retour ne se fera pas en plusieurs étapes dispersées, mais en une seule manifestation glorieuse, où le monde entier verra la justice de Dieu s’accomplir (Actes 1:11, Matthieu 24:30).
Nous croyons que tout œil verra le Seigneur, que ce soit dans la lumière de sa gloire ou dans la révélation de sa justice pour les réprouvés (Apocalypse 1:7).
Nous croyons que chacun recevra selon ses œuvres et sa foi, et que la vérité et la justice divines seront pleinement révélées (Romains 2:6-8, Matthieu 16:27).
Nous croyons que cette croyance est constante dans l’Église depuis les apôtres, qui annonçaient un jugement futur et la résurrection de tous (1 Thessaloniciens 4:16-17).
Nous croyons que le retour du Seigneur est un appel à la vigilance, à la fidélité et à la sainteté dans notre vie quotidienne (Matthieu 24:42-44).
Ainsi, nous affirmons que le Seigneur viendra pour instaurer son règne définitif et que tout homme, bon ou mauvais, verra sa justice se manifester clairement devant le monde entier (Apocalypse 20:11-12).