13 août (4, 5 miles, 1 mile marin= 1856 m))
3 heures nous sont nécessaires avant de pouvoir donner notre premier coup de pagaie!
Pas facile de caser les 50 kg de bouffe nécessaires à 10 j d'autonomie pour 6 personnes.
Nous sommes tout de suite rassurés par la stabilité de nos kayaks:
Nous traversons le Narsaq Sund vers le NO, entourés d'icebergs avec une brume de + en + évanescente.
Régulièrement notre pagayage est suspendu par l'observation attentive mêlée de crainte des icebergs qui éclatent : coup de fusil, feu d'artifice, craquement sec, pétarade... L'effet produit n'est pas proportionnel à l'intensité du bruit. Écroulement de quelques m3 de glace, éclatement d'un petit bourguignon, bascule lente mais inexorable et imprévisible d'un iceberg dont l'inertie entraîne un balancement fugace. Mon fantasme de grimper sur un iceberg s'évanouit illico!
Quelle ambiance!
Le GPS nous permet de localiser l'entrée de Stephensen's Haven, notre premier vrai bivouac.
Nous déchargeons les bateaux....
Nous ne sommes pas encore très organisés!
L'été est très sec et tous les petits ruisseaux sont à sec.
Nous nous contenterons donc parfois de l'eau des mares, additionnée d'Aquatabs.
Nous partons l'après-midi pour une belle balade vers des lacs repérés sur la carte.
Le terrain est très sec et c'est un plaisir de marcher au milieu des fleurs.
Je me félicite de ne pas avoir choisi l'option « bottes en caoutchouc » souvent recommandée pour randonner au Groenland!
Fred aide les enfants à monter la canne à pêche (on est tous des ignares intégraux en la matière)
et après une première prise décevante, la 2ème ne l'est pas moins!
Quel peut-être cet affreux poisson?
Nous avons l'agréable surprise de trouver plein de bois mort et nous terminons la journée autour d'un bon feu.
Cette nuit mon père se lèvera courageusement vers 2h, espérant voir une aurore boréale et bingo : il y en a une, pas très contrastée malheureusement et qui ne rend pas grand chose en photo.
Nous n'en verrons pas d'autres, soit par manque de courage pour nous lever soit que la lune était trop présente, soit que le ciel était nuageux.
Nuit paisible rythmée par les craquements des icebergs.