La réflexologie est plusieurs fois millénaire. Il y a plus de 5 000 ans, les Chinois pratiquaient la thérapie par pression et les Egyptiens connaissaient le massage du pied et de la main.
Au XVIe siècle, deux médecins européens publient un ouvrage consacré à « La thérapie de zone ». Plus tard, le Dr BELL écrit un livre sur la « thérapie par pression », qui était pratiquée à cette époque, en Europe Centrale, dans toutes les couches de la population, des gens de cour aux paysans. Une forme de réflexologie existait aussi dans des tribus d’Afrique, d’Australie et d’Amérique.
En 1913, aux Etats Unis, un chirurgien ORL, le Dr William FITZGERALD commence des recherches pour mettre en évidence la thérapie des zones. Il se sert d’ailleurs de réflexologie plantaire lors de certaines interventions ORL, comme anesthésique.
Cette théorie va être affinée dans les années 1930 par une physiothérapeute américaine, Eunice INGHAM. Elle établit des planches montrant la « réflexion » des différentes parties du corps sur le pied. Doreen BAYLY va suivre son enseignement en Angleterre et Hanna MARQUARDT en Allemagne. Une technique de réflexologie fut également développée par Michio KUSHI.
Plus tard, le Pr Jean BOSSY (1929 – 2009) apportera une explication neurophysiologique de la réflexologie dans son livre « Base neurobiologique des Réflexothérapies ».
La Réflexologie auriculaire
La thérapie auriculaire comporte deux conceptions et pratiques différentes, l’approche occidentale (auriculothérapie), et l’approche chinoise (l’auriculopuncture).
Surgie de la nuit des temps (3 500 ans avant J.C.), la thérapie auriculaire fut transmise de génération en génération. Elle était utilisée pour soulager les douleurs, consoler les chagrins, favoriser les grossesses et améliorer la vue.
- En Egypte ancienne, les femmes se faisaient piquer le pavillon de l’oreille dans un but anticonceptionnel.
- Chez les Romains, la déesse Cybèle, qui portait deux oreilles au centre d’une couronne, représentait la fécondité.
- En Inde, les oreilles de Bouddha représentent la sagesse.
- Au Tibet, Trogawa Rinpoche rapporte l’importance de l’examen des oreilles des enfants.
- Hippocrate savait que les incisions des veines rétro-auriculaires pouvaient agir favorablement sur l’impuissance, mais ce traitement pouvait altérer la qualité du liquide séminal. Les incisions se pratiquaient en particulier chez les Scythes, cavaliers nomades vivant en Europe de l’Est et en Asie occidentale.
- Avicenne (IXe siècle) recommandait l’incision des veines rétro-auriculaires dans « les maladies de la tête ».
- Au XVIe siècle, les médecins espagnols connaissaient et pratiquaient la cautérisation auriculaire pour guérir de la sciatique. Dans la tradition maritime, poser une boucle en or dans le lobule droit améliorait la vue du vigie. - Le médecin portugais Zacutus LUSITANUS a noté l’effet bénéfique, dans la névralgie sciatique de la cautérisation de la peau à la partie arrière de l’oreille par un sarment de vigne enflammé (type de soin très utilisé par les Persans).
- Valsalva, de Bologne, signalait que certains praticiens soulageaient les odontologies en cautérisant la partie postérieure de l’antitragus jusqu’au cartilage.
Technique utilisée également dans les Flandres pour traiter les maux de dents (1740).
Des propos similaires pour traiter des douleurs sciatiques ont été rapportés en Italie (Ignaz Lolla), en Corse (Lucciani).
Malgaigne (hôpital St Louis) a repris cette technique et obtenu de bons résultats.
Ce fut Paul NOGIER en 1951 qui fit vraiment « naître » l’auriculothérapie. L’auriculo médecine en est issue depuis 1966.
Après d’importants travaux, Paul NOGIER réalisait une cartographie auriculaire, c'est-à-dire une correspondance du corps au niveau de l’oreille.
Le succès de sa méthode en fait aujourd’hui une thérapie à part entière reconnue par l’OMS (1987) (1990 en France).
La méthode auriculaire est une technique de réflexologie utilisant les zones réflexes du pavillon de l’oreille, afin de dépister et de corriger les déséquilibres. La méthode auriculaire permet de réduire les douleurs et stress psycho émotionnels ou physiques.
La Réflexologie plantaire
Au cours de l’histoire, les pieds ont eu un sort illustre.
Léonard DE VINCI décrivait le pied comme « un chef d’œuvre de mécanique ».
La fascination pour les pieds remonte très loin et les premières références apparaissent dans la mythologie, la religion et la culture.
La référence mythologique la plus notoire est celle du Talon d’Achille.
Dans la culture chinoise, les pieds de la femme étaient considérés comme le symbole sexuel suprême.
Afin de les modeler pour les rendre esthétiques, on bandait les pieds des femmes.
D’éminents auteurs et poètes de SHAKESPAERE à Oscar WILDE ont fait l’éloge des pieds.
Le pied est un chef d’œuvre de mécanique et l’intérêt croissant pour les pratiques de guérison holistiques a suscité la prise de conscience du rôle fondamental que jouent les pieds dans la santé et le bien-être.
La réflexologie plantaire serait née en Chine, il y a 5 000 ans, mais nombre de réflexologues renommés sont d’accord sur le fait que les cultures égyptiennes et babyloniennes auraient utilisé cette technique plantaire. Le pictogramme le plus ancien fut retrouvé à Saqqarah, dans la tombe d’un médecin égyptien, Ankmahor.
On aurait retrouvé également des traces chez les Indiens Cherokee en Amérique du Nord.
Cette connaissance ancestrale a éveillé à la fin du XIXe siècle, la curiosité de quelques médecins. Ce regain d’intérêt fut également repris par des Européens dont le Dr William FIZTGERALD, père de la thérapie des zones réflexes. Ses travaux furent repris par le Dr RILEY puis Eunice INGHAM « marraine » de la réflexologie plantaire.
Puis suivirent, Doreen BAYLY en Angleterre, Hanna MARQUARDT en Allemagne.
Aujourd’hui, la réflexologie plantaire est une des formes les plus populaires des médecines complémentaires.
Chaque pression exercée au niveau du pied pourvu de 7 200 terminaisons nerveuses, est enregistrée par le cerveau, améliorant ainsi le fonctionnement de la zone concernée. C’est un processus d’autorégulation du corps.
La réflexologie plantaire procure une profonde détente, libère la respiration et harmonise l’ensemble de l’organisme (homéostasie). Les différents travaux passés et actuels ont pu mettre en évidence le rôle de la réflexologie plantaire dans la gestion de la douleur et du stress liée aux pathologies.
La Réflexologie palmaire
La réflexologie palmaire est une pratique ancestrale déjà utilisée en Egypte 2 330 ans avant J.C.
Les Chinois et les Egyptiens sont les premiers à avoir utilisé cette méthode pour améliorer les douleurs physiques et les troubles psychologiques.
Comme les pieds, les mains sont « le miroir » de notre corps. Les mains droite et gauche sont la projection de notre corps.
Il y a 3 000 ans, en Chine, il existait un traité médical, « le classique de médecine interne de Huangti » qui abordait la doctrine réflexologique.
Certains historiens pensent que la route de la soie, Marco POLO et autres voyageurs, ont permis à l’Europe de découvrir l’érudition médicale et ancestrale de l’Asie.
En 1582, on retrouve un recueil sur les zones réflexes rédigé par les Docteurs ADAMUS et A’TALIS ainsi qu’un ouvrage du Dr BALL à Leipsig.
En 1893, Sir Henry HEAD, neurologue anglais, mène des travaux pionniers dans le domaine la somesthésie et du système nerveux sensoriel. Il expérimente ses recherches sur lui-même et découvre que certaines zones de la peau deviennent hypersensibles, notamment la main, lorsqu’un organe est affecté.
Puis viennent les travaux des Dr FITZGERALD, RILEY et Eunice INGHAM.
De leur côté, les orientaux dont les Coréens, Vietnamiens et Chinois développèrent leurs travaux.
En Chine, la réflexologie palmaire repose sur la théorie des correspondances de l’ensemble du corps. Celui-ci se reflète dans la main, la théorie des méridiens et du Yin et du Yang.
La zone réflexe entretient une relation énergétique avec une région du corps ou d’un organe. Une faiblesse se manifestera au niveau de la main.
En agissant sur les zones réflexes impactées, le processus d’autorégulation se met en route.
Ainsi, la méthode palmaire permet d’offrir une profonde détente, harmonise le corps et l’esprit. Sa facilité d’accès est très adaptée aux personnes âgées, alitées, aux enfants.
La Réflexologie faciale
C’est en Chine que l’on retrouve les premières traces de la thérapie faciale. Cette discipline Taoïste appelée MIAN XIANG est dans la plus pure tradition de la médecine traditionnelle chinoise. Elle permet de décrypter le caractère d’une personne en fonction des traits de son visage. C’est une technique servant d’art divinatoire et de soin qui rééquilibre l’énergie dans l’ensemble du corps.
Une autre technique, le Kobido prend naissance au Japon en 1472, quand deux maîtres de l’Amma (première forme de massage japonais importé en Chine), s’affrontaient dans une auberge à Suruga (au sud du Mont Fidji). La compétition a duré des moins et consistait à pratiquer des soins du visage. Durant la compétition, les deux maîtres reconnurent chacun les compétences de l’autre, travaillèrent ensemble à la création d’une nouvelle maison appelée Kobido.
Ils établirent 48 techniques de Kobido.
La nouvelle clinique Kobido était située entre Tokyo et Osaka et devint très populaire.
En 1990, le Dr Shogo MOCHIKUZI, l’un des trois disciples du Maître ITO commença à enseigner aux Etats Unis.
Dans les années 70, c’est au Vietnam que le Dr Bui Quoc Chau mit au point une technique thérapeutique sur le visage.
En 1980, il découvre les bases d’une étonnante technique qu’il appelle le Dien Cham, qu’il pratiquait avec des aiguilles d’acupuncture.
Il souhaite que les patients puissent se traiter eux-mêmes et a mis au point des outils, le détecteur, la roulette, le marteau de caoutchouc, etc. soit environ 90 outils à ce jour.
Il est à noter que les doigts peuvent être un outil efficace également ; on peut masser avec l’articulation du pouce ou autres doigts, tapoter ou frictionner selon les régions atteintes.
Les fondements de sa méthode, la philosophie orientale et la culture vietnamienne.
Il dessine une centaine de schémas de réflexion sur tout le corps, les différentes parties du corps entrent en correspondance avec les parties du visage.
Après de nombreuses recherches, il met au point la Facythérapie, synthèse de la réflexologie, du massage et de l’acupuncture.
Le Dien Chan est aujourd’hui bien implanté aux Etats Unis, en Russie, en Chine, à Cuba et depuis peu en occident.
C’est en 1992, que le chirurgien et anthropologue Jean-Pierre WILLEM découvre cette pratique. Il crée l’association « Les médecins aux pieds nus ».
Depuis, le Pr Bui Quoc Chau a formé plus de 15 000 spécialistes du Dien Chan au Vietnam et dans 35 pays.
La Réflexologie dorso-cranienne
La réflexologie dorsale ou dorso-cranienne est issue de l’Inde. En Inde, le champissage (massage du crâne) est basé sur une technique traditionnelle Ayurveda, qui, pratiquée depuis des millénaires se répand de plus en plus en occident.
Le mot Ayurveda veut dire en sanscrit « science de la vie ». C’est le Dr NARENDA MEHTA (physiothérapeute ostéopathe), qui introduit en Angleterre cette méthode. Il réintroduit le champissage au début des années 1970, cela implique d’équilibrer les flux d’énergie en travaillant sur les centres d’énergie du corps (champi = massage de la tête – origine Shirot Shampi).
La réflexologie dorsale est basée sur une technique de massage chinois appelé le Tuina. Cela consiste à stimuler des « points réflexes » sur le dos qui agissent sur tout le système nerveux. Avant toute pression, le corps est préparé, relaxé pour mieux répondre aux stimulations.
Les zones réflexes situées le long du rachis, sont stimulées, ainsi, la chaîne musculaire et les viscères sont détendus.
La Réflexologie combinée
La réflexologie combinée est un concept occidental.
C’est une alliance des différentes techniques réflexologiques plantaire, palmaire, auriculaire, faciale et dorso-crânienne.
L’association des microsystèmes potentialise la stimulation des points et zones réflexes et permet ainsi une prise en charge globale de la personne.
Après de nombreuses années d’études, Sonia FISCHMANN crée sa méthode de réflexothérapie combinée.
Aujourd’hui, elle dirige et enseigne sa technique dans son école, l’EIR (Ecole Internationale de Réflexothérapie). Elle continue ses recherches, entourée d’une équipe de professionnels de la santé et de spécialistes en médecines complémentaires.