Le château de Montségur (Ariège) - vue aérienne
(source photo : http://www.cathares.org/montsegur-photos.html)
Figure historique :
ESCLARMONDE DE FOIX
«LA GRANDE ESCLARMONDE»
Dans le légendaire autant que dans l'histoire cathare, Esclarmonde est un prénom mythique qui s'applique à plusieurs personnes (Esclarmonde de Cardone, de Péreille...). Par-dessus toutes ces femmes domine la soeur du comte Raymond-Roger de Foix dite (à tort sans doute) « la grande Esclarmonde », non qu'elle n'eut aucun mérite mais parce que ce que l'on sait d'elle tient en peu de lignes. C'est sans aucun doute parce qu'elle fût « ordonnée » en 1204 à Fanjeaux ainsi que trois autres grandes dames de la région, et cela en présence de son frère, le comte, qui montrait par-là à quel point il soutenait les hérétiques que s'est forgée peu à peu la légende d'Esclarmonde. Le lyrisme de Napoléon Peyrat dans son Histoire des Albigeois n'y est sans doute pas pour rien, non plus que le mystère qui entoure la fin de sa vie et la fait parfois (légende oblige) s'envoler sous la forme d'une colombe des murs de Montségur.
Esclarmonde de Foix a bien existé. Elle ne fut pas la seule de sa famille à porter ce prénom. Elle fut une Parfaite exemplaire à l'égal de ses co-religionnaires et elle demeure l'un des emblèmes forts de cet attachement des femmes occitanes à la liberté de croyance.
( Source : http://www.terres-cathares.com/perso-esclarmonde.html )
Soeur de Raimond-Roger de Foix. Devenue veuve de son mari vers 1200, elle se fit parfaite en recevant le consolamentum à Fanjeaux, des mains de l'évêque Guilhabert de Castres (1204). Par la suite, elle s'installa à Pamiers, où elle mena en faveur du catharisme une très active propagande. Elle assista en 1207 au fameux colloque de Pamiers.
Elle aurait été à l'origine de la reconstruction du château de Montségur.
(source :http://www.cathares.org/acteurs.html)
Esclarmonde de Foix (née après 1151 - morte en 1215), surnommée La grande Esclarmonde, figure du catharisme.
Fille de Roger Bernard II, comte de Foix et de Cécile Trencavel. Sœur du comte Raymond-Roger de Foix, elle sera donnée en mariage à Jourdain de l'Isle-Jourdain seigneur de l'Isle-Jourdain. De l'union naquirent plusieurs enfants dont Bernard, l'héritier de la seigneurie, Guillaumette, Olive, Othon de Terride et Bertrand, baron de Launac.
Elle devient veuve en octobre 1200. À partir de ce moment, elle se tourne vers l'Église cathare. Elle recevra le consolament en vue de devenir parfaite des mains de l'évêque Guilhabert de Castres en 1204 à Fanjeaux avec trois autres grandes dames (Aude de Fanjeaux, Fays de Durfort, Raymonde de Saint-Germain) en présence de son frère. Dès lors, elle n'a de cesse de mener une fervente propagande en faveur du catharisme.
Elle s'installera à Pamiers. C'est vraisemblablement à elle que l'on doit l'initiative de faire rebâtir la forteresse de Montségur. Elle fera partie du colloque de Pamiers, appelé aussi « colloque de Montréal » de 1207 qui sera le dernier débat contradictoire entre les cathares et l'Église catholique (représentée par Dominique de Guzmán).
Son rôle est assez controversé puisque pour certains, elle répandit l'hérésie en Ariège et contraignit les habitants à respecter les règles de vie cathare, alors que pour d'autres son impulsion permit d'ouvrir de nombreux hôpitaux, écoles et foyers où furent dispensés l'enseignement cathare (ce qui lui valut son surnom de grande Esclarmonde).
(Michel Roquebert, « L'épopée cathare. 1198-1212: L'invasion ». Toulouse: Privat, 1970 - cité surhttp://fr.wikipedia.org/ )
Le château de Montségur (Ariège) - vue aérienne
(source photo : http://www.cathares.org/montsegur-photos.html)