Historique



L'HISTORIQUE DE NOTRE DAME DE LIMON :



Sur le territoire de la commune de Simandres (Rhône), à dix kilomètres au Nord de Vienne, en bordure de la RN7 et de l'autoroute qui contourne Lyon par l'Est, sortie N° 16, sur une terrasse adossée à la colline St Jean, face à la forêt de Cornavan, existe une chapelle dédiée à Notre Dame de Limon.

Nous sommes sur l'antique voie domicienne, appelée "compendium", c'est-à-dire "raccourci".

Limon, mot qui évoque le façonnage par Dieu du corps d'Adam fut, aux premières heures du christianisme en Gaule, le lieu d'un rassemblement de chrétiens vivant en véritables ermites, sans règle communautaire. Peu à peu, ils se groupèrent et formèrent un monastère. Il est peu de sanctuaires qui puissent se glorifier d'une origine aussi ancienne.






Le monastère de Limon, dont l'existence est affirmée dans les vies de Saint Clair et de Saint Maxime, compte au Vème siècle une cinquantaine de moines.

Monsieur de Terrebasse, historien dauphinois, place dans cette région, le lieu du martyr et de la sépulture de Saint Maxime, abbé de Saint Jean de Limon.

Au VII ème siècle, les Sarrazins n'ont laissé du monastère de Limon qu'un amas de ruines.

En 870, sous Charles le Chauve, Gérard de Roussillon, comte de Vienne, fait rendre à l'Église de Vienne le domaine de Limon où se voyaient les ruines du monastère de Saint Jean, au lieu-dit Saint Jean d'Archers.

Le Chapitre de Vienne donne à des anachorètes le domaine de Limon en ruines. Ces religieux relèvent le monastère et la chapelle est dédiée à Notre Dame.

Le couvent serait reconstitué en 1008.

Les "Frères de Limon", gardèrent le monastère jusqu'en 1198. A cette date, Saint Jean de Matha fonde l'Ordre des Trinitaires et Limon leur est confié. On voit encore, sur les murs, deux croix trinitaires gravées dans la pierre.




Les Trinitaires consacrent le tiers de leur budget au rachat des captifs emmenés en esclavage en Afrique et parfois prennent la place de ceux-ci. Ainsi, du Moyen-âge à la Révolution, Limon a été un couvent ordonné au rachat des captifs.

En 1719, les Trinitaires de Limon ont racheté et rendu à la liberté cent sept esclaves.

Limon fut aussi le lieu de rencontres célèbres. Nicolas Chorier rapporte dans son "HISTOIRE Générale du Dauphiné" que pendant une guerre qui opposait le dauphin Humbert et le Comte de Savoie Amédée le Grand, une suspension d'armes fut conclue après une "conférence faite dans l'Hôtel-dieu de la forêt de Limon, entre Saint-Symphorien d'ozon et Vienne".




C'est encore à Limon qu'eut lieu la rencontre, en novembre 1562, entre le Baron des Adrets et le Duc de Nemours. C'est à l'issue de cette entrevue que le terrible Baron des Adrets cessa de prendre les armes contre les catholiques.

De tous les monastères trinitaires de France, la chapelle actuelle de Notre Dame de Limon est le seul qui ait subsisté. Elle est, de ce fait, un témoin inestimable de tant de siècles de rachat des captifs.

Limon a été, tout au long de son existence, un lieu de dévotion, et de prière, chaque jour des Pèlerins viennent se recueillir à la chapelle ouverte de 8h à 21h.

Chapelle accueillante, toujours fleurie, avec la présence du Saint Sacrement , c'est un lieu de paix et de miséricorde.

C'est aussi un lieu de pèlerinage, il a toujours lieu le 1er dimanche de Septembre le plus proche de la fête de la nativité de la Vierge Marie, (le 8).

Il rassemble de 500 à 1000 personnes.

Le Diocèse de Lyon confie au Curé de Saint Symphorien d'Ozon, la charge pastorale de ce lieu.

Une Messe a lieu chaque troisième dimanche de mois à 18h30.

Un groupe de prière se réunit chaque lundi de 20h à 21h.

Un groupe de chapelet : chaque vendredi de 15h à15h30.

Un groupe de louange le quatrième dimanche du mois de 14h30 à 16h30


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