Plusieurs praticiens peuvent prendre en charge les troubles énoncés ci-dessus et la souffrance psychologique : un psychologue, un psychiatre, un psychanalyste et un psychothérapeute.
Attention : leurs formations et pratiques respectives sont très différentes ; votre orientation vers l’un d’entre eux dépend de la nature, de l’intensité de vos troubles et de vos attentes par rapport à cette prise en charge.
Vérifier les titres et formations des professionnels à qui vous vous adressez;
Un professionnel "psychopraticien " ou "praticien en thérapie " se présentera souvent sous cet intitulé car il n'a pas obtenu les titres réglementés et officiels de "psychologue", ou "psychothérapeute" ni "médecin psychiatre" garantissant une formation professionnelle solide préalable. Prenez le temps de rechercher la personne adaptée à votre demande et de la questionner sur ses qualifications.
La prise en charge de la souffrance psychique ne s'improvise pas; elle nécessite une réelle formation professionnelle ; l'empathie ou le fait d' "aimer aider les autres "ne suffit pas.
Les prises en charge inadaptées peuvent s'avérer dangereuses pour les personnes en souffrance.
Les explications ci dessous vous aideront à vous repérer dans ces différents intitulés
Le psychologue clinicien a suivi une formation universitaire de 5 ans, complétée de stages cliniques obligatoires et validée par un MASTER ( anciennement DESS) , diplôme d’Etat officiel.
Le psychologue clinicien envisage le patient dans son intégralité ; le patient n’est pas « réduit » à son symptôme, mais il est considéré dans sa globalité.
Étymologiquement, « clinicien » signifie au chevet du malade (clinique= au lit), d'où un nombre important de psychologues cliniciens travaillant dans le domaine de la santé.
Tout psychologue a l’obligation de se faire inscrire sur le fichier départemental des psychologues ; il se voit délivré par L’Agence Régionale de Santé (ancienne DDASS) un numéro ADELI, qui justifie de sa qualification professionnelle publique et l’autorise à exercer. (Vérifier que le psychologue à qui vous vous adresser en possède bien un).
L’usage du titre de psychologue est défini par la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 publiée au J.O. du 26 juillet 1985. Sont psychologues les personnes qui remplissent les conditions de qualification requises dans cette loi. Toute forme d’usurpation du titre est passible de poursuites.
Un code de déontologie assure un comportement adéquat de la part du psychologue. Il est consultable sur le site de la commission nationale consultative de déontologie des psychologues http://www.cncdp.fr/
Le psychologue peut travailler en cabinet libéral, ou en institution dans différents domaines (justice, santé, handicap, hôpital, maison de retraite ....)
Le psychologue est formé aux techniques d’écoute et d’entretiens et au repérage des troubles psychiques chez un sujet.
Le plus souvent, les consultations se déroulent en face à face entre le patient et le psychologue.
Le psychologue n’est pas médecin ; il ne délivre pas de médicaments ni d'arrêt maladie ; ses consultations ne sont pas prises en charge par la sécurité sociale ; cependant certaines mutuelles commencent à rembourser en partie les frais de consultations.
Le psychiatre
C’est un médecin, ayant suivi une spécialisation en psychiatrie. Il prend en charge et traite les patients souffrant de maladies mentales et de troubles psychiques .
Il est le seul à prescrire des médicaments ; ses consultations sont prises en charge par la sécurité sociale.
Il est aussi à l’écoute de la personne et peut, dans certains cas, proposer un travail de psychothérapie au patient.
Il est aussi courant qu’un patient soit suivi par un psychiatre pour le traitement médicamenteux de ses symptômes (antidepresseurs, anxiolytiques) et en parallèle par un psychologue pour avoir un lieu d’écoute et de questionnement sur soi-même.
Le psychanalyste
Être psychanalyste ne nécessite pas obligatoirement d’être médecin ou psychologue. Il faut avoir suivi une formation spécifique dans des instituts privés spécialisés, qui proposent un enseignement théorique ainsi qu’une psychanalyse (freudienne, lacanienne ou jungienne) personnelle, selon des modalités propres à chaque établissement. Une validation par ses pairs « superviseurs » est attribuée au candidat en vue de l’exercice de cette profession.
Le fondement théorique de la psychanalyse est la croyance et la reconnaissance de l’inconscient.
Les séances se déroulent le plus souvent « sur le divan », à un rythme soutenu, de plusieurs fois par semaine et sur une période de plusieurs années.
Le psychothérapeute
Jusqu’à présent, le psychothérapeute n’était lié par aucune formation professionnelle préalable ; il pouvait utiliser de nombreuses méthodes thérapeutiques (entretiens psychologiques, hypnose, relaxation, massage, EMDR, PNL…) sans avoir à justifier d’aucune formation initiale ; tout le monde pouvait se réclamer de ce titre (professionnels ou individus sans aucune formation en santé préalable) car il n’était pas protégé par la loi.
Depuis juillet 2010, la loi règlemente l'usage du titre de psychothérapeute et impose l'inscription des professionnels au registre national des psychothérapeutes. Un décret de 2012 en précise les modalités d'obtention (formation en psychopathologie et expériences cliniques suffisantes).
Vous trouverez la liste des psychothérapeutes qui ont le droit d’exercer en France : https://www.iledefrance.ars.sante.fr/usage-du-titre-de-psychotherapeute).
Dans votre choix du professionnel qui vous accompagnera, la plus grande vigilance s’impose quant à sa formation initiale et ses titres et/ou qualifications annexes.