On arrive à Séville en fin d'après-midi, après avoir croisé plein de champs d'éoliennes. Les routes semblent modernes et en bon état. On ne trouve pas directement l'hôtel, car il est dans un nouveau quartier qui n'est pas encore dans le GPS. On a trouvé un Hilton à 40 EUR la nuit. Mais il faut prendre un bus pour aller jusqu'au centre de Séville. Pas vraiment un problème car le stationnement y est problématique. On mange le soir dans la chambre après avoir fait les courses au Carrefour du coin.
Le lendemain matin, on prend le bus n°3 qui nous dépose à la tour de l'or, qui se trouve le long du Guadalquivir. Le trajet dure 30 minutes. On se balade un peu dans une rue piétonne où passe un tram, et qui longe l'université de Séville où il y a plein d'orangers.
Au détour d'une rue, on voit se dessiner les créneaux de l'Alcazar royal, puis en poussant un peu plus loin, on voit la cathédrale de Séville. Selon Alia, c'est le hasard qui fait qu'on arrive à l'Alcazar, mais selon moi c'était calculé.
On prend les places pour rentrer dans l'Alcazar, mais on a directement dû ressortir pour prendre de l'argent pour l'audioguide, car celui, on ne peut pas le payer par carte de crédit. Heureusement, le gardien nous fait rentrer sans problème.
Alors qu'est-ce que l'Alcazar royal? C'est le palais des différents rois et califes qui se sont succédé à Séville, et il est encore utilisé par le roi Juan Carlos lors de ses déplacements à Séville. Certaines parties ont été construites pendant l'époque califale et d'autres par les rois catholiques, dont Philippe le Cruel, appellation donnée par l'Eglise car il a diminué sa rente, mais le peuple l'appelait Philippe le Justicier car il était proche de lui.
Ci-dessus c'est une pièce qui a été foulée par Magellan et Christophe Colomb afin de préparer leurs voyages. On peut aussi voir une carte de la Méditerranée, ainsi que les plafonds d'une chapelle consacrée aux navigateurs.
A nouveau, les détails des façades sont très travaillés, ainsi que les bas reliefs. Les rois catholiques ont demandé à des artisans arabes (mais aussi catholiques) de construire et décorer le palais. C'est ainsi que certains murs sont décorés d'inscriptions arabes et de versets coraniques.
Après la visite du palais, on visite les jardins qui sont très grands et bien aménagés.
Voilà où Gaudi s'est inspiré pour ses bancs.
Comme on peut le voir, il y a encore un système d'irrigation dans les jardins
C'est ainsi que s'achève la visite de l'Alcazar royal, qui nous a semblé moins bien organisé que l'Alhambra à Grenade. Il faut dire qu'à Grenade le nombre de visiteurs est limité. Ici à droite, voilà la sortie de l'Alcazar.
Puis un coup d'oeil à la Giralda (l'ancien minaret reconverti en clocher pour la cathédrale), puis on prend la direction du parc Maria Luisa et la place d'Espagne (à ne pas rater). En chemin, on peut observer certaines cours intérieurs de maisons.
On est vraiment subjugué par la beauté de cette place. Les travaux de la place ont commencé en 1914 pour se terminer 14 ans plus tard afin d'héberger l'exposition ibéro-américaine de 1929. Elle fait 200m de diamètre, avec une grande fontaine au milieu.
On va ensuite dans le quartier Santa Cruz afin de manger quelques tapas, mais elles ne cassent rien. Puis on va manger à notre resto favori, le McDo (dommage qu'il n'y ait pas de carte de fidélité), et avant de regagner l'hôtel on profite de la vue de nuit de la cathédrale.
Le lendemain matin, on reprend le bus vers le centre ville. Le temps est plus nuageux que la veille, dommage. On s'arrête un arrêt plus tôt pour voir l'arène qui est encore bien en activité et qui a l'air de tenir une place importante dans la vie de Séville. Même les carrelages des toilettes sont bien décorés.
On se rend à la cathédrale qui normalement est fermée le dimanche matin pour cause de messe, mais elle est bien ouverte (la messe est en fait dans une chapelle latérale). On fait alors le tour de la cathédrale, sans pouvoir monter dans le minaret ce jour-là, de toute façon, il fait gris. Les colonnes sont impressionnantes. Il y a des inscriptions en arabe un peu partout. Alphonse XI a empêché la destruction du minaret lors de l'assiègement chez les Maures.
On visite les archives des Indes où on a droit à une exposition sur la découverte des nouveaux-mondes. Très intéressant.
Ensuite, repas pizza, puis relaxation avec wifi au Starbucks.
Puis on se balade sur le campus de l'université, et aussi un peu au hasard dans la ville, admirant la belle architecture.
On ne sait pas bien où, on trouve le bus du Barça qui doit jouer contre le Betis Seville le soir. Ca aura été fatal au Betis et à Messi (1-4, avec blessure pour Messi). Puis en se dirigeant vers l'arrêt de bus on tombe devant l'atomium (qui apparemment est plus populaire que a tour Eiffel). Retour à l'hôtel en bus. Sur le trajet on passe devant le site olympique (au loin) et quelques nouveaux ponts sur le Guadalquivir. Le soir on prend la voiture pour aller manger en ville.
Le lendemain, on va à Cordoue.