On arrive le soir à Grenade, et on tourne en rond pour trouver l'hôtel. En fait, on ne savait pas qu'il se trouvait dans un piétonnier. Finalement on le trouve, on dépose les bagages et on repart chercher une place pour la voiture. On se dirige un peu à l'extérieur de la ville, et on se fait arrêter par un flic car j'ai tourné à gauche là où on ne pouvait pas. Il est sympa et nous laisse passer. Juste un peu plus loin, on se gare gratuitement. On passe par un magasin acheter à manger puis on part à la visite de la ville de nuit. On va aussi retirer nos places pour l'Alhambra (pré-commandées).
Le lendemain, on se rend à pied à l'Alhambra. Et ça monte! Alia prend un audio-guide, moi je me débrouille avec l'application Android qu'elle a téléchargée. Ca marche assez bien. On commence la visite avec les jardins de l'architecte (jardines del generalife) datant du XIIIè d'où l'on a une superbe vue sur le reste de l'Alhambra. Les jardins de l'architecte sont en fait le jardin d'été des rois.
Ce qui nous marque le plus dans les jardins de l'architecte est l'omniprésence de l'eau, même les rampes d'escaliers servent de rigoles pour faire écouler l'eau. Il y a aussi beaucoup de verdure, et tout est très travaillé, ainsi que le patio ci-dessus. Ensuite, on se dirige vers l'Alhambra-même. On passe par l'hôtel Parador (tout à droite), situé au milieu de beaux jardins et du couvent San Francisco, puis à l'église Santa Maria de La Alhambra. Ensuite on arrive au Palais de Charlesquint, édifice carré impressionnant, de 60 mètres de côté, et avec une gigantesque cour intérieure circulaire (30m de diamètre). Après avoir découvert l'Alhambra, Charlesquint a voulu y habiter. Il a fait détruire quelques édifices pour y construire son palais, avec une touche personnelle.
Sur le chemin de l'Alcazaba, il y a aussi les hammams, avec des plafonds percés par quelques puits de lumière, puis on arrive à la porte du vin, où la façade est entre bien décorée.
Ensuite on entre dans l'Alcazaba, la partie militaire de l'Alhambra. Elle a été construite et modifiée plusieurs fois par les rois, califes, et rois chrétiens successifs. Un roi catholique a modifié la tour du guet pour y installer un clocher qui sonnait à minuit afin de réveiller les paysans pour qu'ils aillent arroser leurs champs.
Du haut de l'Alcazar, on peut observer Grenade, sa cathédrale et d'autres bâtiments qui valent le détour.
Puis on voit les fossés autour de la forteresse et on se dirige vers les palais Nasrides, un petit bijou. Tous plus riches les uns que les autres. C'est par la modeste porte ci-dessous qu'on y accède.
J'arrête les commentaires car je risque de me tromper tellement il y avait des palais. Mais quelle beauté!
Dans la plupart des palais de l'Alhambra, l'art caligraphique domine sur les murs (et pas des graffitis). On pouvait souvent lire l'inscription suivante لا غالب إلا الله qui veut dire "Seul Dieu est vainqueur". Alia avait souvent du mal à lire les inscriptions. Je doutais de son niveau d'arabe, mais en fait les inscriptions sont fort décoratives.
On quitte les Palais Nasrides et on arrive au Palais du Partal et son oratoire.
C'est la fin de notre visite à l'Alhambra, où l'on a passé environ 5 heures. On était impressionné par la propreté et l'entretien des lieux.
On va de l'autre côté de Grenade, sur l'Albaizin afin de pouvoir observer le coucher de soleil du l'Alhambra. D'après le guide, le mirador Cristobal est le meilleur endroit, mais nous on préfère celui de Saint-Nicolas. Là il y a une place où tout le monde fume de l'herbe (avis aux Erasmus que ça intéresse (cliché)).
On cherche un resto pas trop loin de l'hôtel et on en trouve un typique avec beaucoup de locaux. On se dit qu'on est bien tombé. Au menu, rabo de toro pour moi (queue de taureau), super content d'en manger après en avoir entendu parler dans un cours d'espagnol. Et pour Alia, morue à la valencienne biscaïenne.
La nuit qui suit fut assez mauvaise, car le rabo de toro baignait dans beaucoup de graisse, et les frites étaient bien grasses aussi.
Le lendemain, on part pour Séville sans visiter de jour le reste de la ville, en oubliant nos vestes à l'hôtel.