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L'écriture me permet d'exprimer mes sentiments : de chasser les mauvais et de ressentir plus fortement les bons.
Mon souhait le plus cher : que beaucoup de personnes puissent lire mes textes.
Mon rêve : que ces lecteurs prennent plaisir à cette lecture, qu'ils ressentent des sensations, qu'ils explorent des territoires émotionnels nouveaux.
C'est pourquoi j'ai décidé en juillet 2006 de mettre tous mes textes en ligne gratuitement.
(Se faire éditer est un parcours du combattant : je n'ai pas envie de me battre...).

Vous aurez accès via les liens ci-dessus à certains de mes textes.

Ecrivain : quelqu’un qui croit sentir que quelque chose, par moments, demande à acquérir par son entremise le genre d’existence que donne le langage. Genre d’existence dont le public est le vérificateur capricieux, intermittent, et peu sûr, et l’auteur le seul garant fiable. Le public est un réseau qu’on peut toujours court-circuiter sans que rien d’essentiel au phénomène littéraire s’annule : le voyant témoin qui s’allume dans la cervelle de l’auteur est nécessaire et suffisant. Le courant qui passe au fil de la plume ne va vers personne ; il faudrait en finir une bonne fois avec l’image égarante des " chers lecteurs " levés à l’horizon de l’écritoire et de l’écrivain, ainsi qu’à celui d’un orateur public la foule dans laquelle il transvase la liqueur enivrante. La littérature va du moi confus et aphasique au moi informé par l’intermédiaire des mots, rien de plus : le public n’est admis à cet acte d’autosatisfaction qu’au titre de voyeur, et généralement contre espèces – et c’est, je le concède, dans cette affaire, le côté peu ragoûtant

Julien GRACQ "En lisant en écrivant, p.159".