IN COACH
Votre dernier EP (sorti au mois de juin), est très mature dans les compositions.
Quel a été le processus d'écriture et comment avez-vous décidé de la direction musicale à prendre ?
On cherche à créer une musique énergique, alors on aime privilégier le côté spontané. La plupart des morceaux ont donc été assez vite finalisés, c’est sur «The Smoke» que l’on s’est attardé le plus longtemps, afin de trouver sa couleur, son ambiance définitive. Tous les autres ont vu le jour de façon assez directe. Tout le monde participe à la composition, on est un groupe très participatif. La plupart du temps, on part des riffs de Cristian. ensuite Gribouille et moi on tâche d’apporter la lourdeur et le groove. Romain est un mélodiste, il vient habiller tout ça. Le chant vient en dernier. Quand tout est là, on laisse reposer, infuser pour peaufiner, modifier si besoin. Je ne sais pas si on cherche une direction musicale à proprement parler, c’est le mélange de nos influences qui donne ce résultat.
Concernant son titre (Ancestor of tomorrow), pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Il y avait plusieurs propositions dans la balance. Toutes des oxymores, ces associations de mots
contraires. J’ai toujours aimé ce genre de noms comme «the innocent criminals» de Ben Harper. Et donc, dans l’ancêtre de demain, je vois l’idée d’un éternel recommencement. En musique, on cherche souvent le truc nouveau, l’originalité à tout prix, alors qu’à mon sens, tout vient de quelque part. La roue tourne, on devient tous un peu l’ancêtre de quelqu’un. On revient à des anciennes croyances parce qu’on ne trouve pas toutes les réponses dans la nouveauté. Le titre de l’EP fait plus référence au morceau «Thunderbird» comme le visuel. Le mythe indien de l’oiseau tonnerre. C’est un univers que j’affectionne, l’idée que l’homme n’est qu’une partie d’un tout, au même titre qu’un arbre, un animal, une montagne...
Vous avez eu l'occasion de le défendre sur scène récemment à l'O’ffange festival à Rochefort sur Loire (49) aux côtés de groupe comme Soldat Louis, Headcharger, Darcy, ou bien Celkilt. Quel est votre ressenti vis à vis de l'accueil qui vous a été réservé ?
On est aux anges !!! On a pris un pied d’enfer ! Quand on est sorti de scène, on s’est serré dans
les bras en se disant qu’on s’en souviendrait tout le temps. On a beaucoup travaillé pour ça. Je crois qu’on ne remerciera jamais assez l’équipe d’O’ffange de nous avoir donné l’occasion d’ouvrir pour de telles pointures. C’est pour vivre des moments pareils qu’on fait tout ça ! L’accueil a été parfait, on a été très touché. Pendant notre set, quand cette putain d’averse s’est abattue, les gens étaient encore devant à bouger la tête ! On a beaucoup de bons retours, du public, de la presse, de l’orga. Il faut vraiment souligner le travail extraordinaire de toute l’équipe du festival à qui l’on souhaite de très nombreuses éditions.
Quels seraient les arguments que vous aimeriez développer pour convaincre les auditeurs d'écouter votre musique ?
Le principal argument est le lâcher prise, je pense. On est convaincu que c’est en se faisant plaisir, sur scène ou dans la composition, qu’on peut espérer apporter ce même plaisir aux gens. On essaie d’être le plus honnête possible, on fait du rock’n’roll, c’est de l’énergie brute. En tant qu’auditeur, j’aime quand un groupe me fait voyager. On s’appelle In Coach après tout, grimpe dans le bus avec nous et laisse-toi porter !
Pensez-vous que le paysage musical de votre département est suffisamment exploité ?
Il y a beaucoup d’initiatives locales, d’associations, de festivals qui essaient de faire vivre la musique mais il y a aussi beaucoup de groupes, d’artistes, sur le fil. On comprend bien que, pour être viable, un festival soit tenté de s’offrir de belles têtes d’affiche. C’est normal. Faire coexister tout ça avec le paysage musical local est un beau bordel et je crois que c’est précisément ce qu’a réussi à faire l’O’ffange Festival !
Si vous aviez à choisir le groupe de vos rêves pour partager un concert, vous penseriez à qui ?
Rival Sons ou All Them Witches. Je sais, ça fait deux, mais c’est au cas où…
Avez-vous des projets à long terme ? Un album, par exemple, ou bien un clip ?
A long terme, un album, ce serait top. Je verrais bien ça en 2027. Avec un clip pour l’illustrer. On
fait tout nous-mêmes donc ça prend du temps, nous ne sommes pas pro. Cristian se charge du booking, de la promo. Gribouille se charge de toute la technique et réalise nos clips. A court terme, on doit jouer au Festival Groupenscène le 8 novembre à côté d’Angers et le 22 Novembre à côté de Rennes (Heaven’s Colt Wild Production). On va promouvoir «Ancestor of Tomorrow» jusqu’en 2026 avec la 1ère partie d’Elmer Food Beat au Chabada à Angers le 28 Novembre.
Line-up :
Cristian (guitare rythmique), Romain (guitare lead), Gribouille (batterie) et Lizoon (basse et chant),
Le site : ︎ ANCESTOR OF TOMORROW | IN COACH
Arno Jaffré