Une tuile en béton ou en terre cuite est un matériau poreux dès sa sortie d’usine. Ce n’est pas un défaut : c’est sa nature. Voici comment une pression maîtrisée, associée à un traitement adapté, respecte vos tuiles.
La terre cuite est une argile cuite, dont la structure contient un réseau de micro-pores. Le béton est une pâte de ciment, avec ses propres pores capillaires. Dans les deux cas, la tuile absorbe et restitue un peu d’eau : c’est pourquoi les normes d’essai (NF EN 539-1 pour la terre cuite, NF EN 491 pour le béton) mesurent l’imperméabilité de la tuile, c’est-à-dire sa capacité à ne pas laisser passer l’eau, et non l’absence de pores.
Vous pouvez faire un test simple : versez de l’eau sur une tuile neuve. Elle s’infiltre légèrement, le reste ruisselle.
Les fabricants de produits de traitement de toiture le confirment dans leurs documentations techniques : leurs traitements assainissant et hydrofuges sont conçus pour les matériaux poreux que sont la tuile béton et la terre cuite.
Croquis 1 : coupe schématique d’une tuile. Les pores existent dès la fabrication.
Les fabricants de tuiles mettent en garde contre un jet puissant, concentré et à courte distance. Nous partageons ce principe : ce qui peut abîmer une tuile, ce n’est pas l’eau, c’est un jet mal réglé (pression excessive, buse trop proche, jet remontant sous les tuiles). Un rinçage contrôlé est une tout autre opération.
Notre approche : la pression est réglée avant d’intervenir, adaptée à l’état et à l’âge des tuiles, et le rinçage ne sert qu’à évacuer ce que le traitement a déjà décroché.
• Contrôle préalable de l’état des tuiles (fissures, tuiles déplacées) avant toute intervention.
• Pression réglée selon l’état des tuiles (sur des tuiles déjà fragilisées ou anciennes, il est recommandé d'appliquer un traitement autonettoyant)
• Distance et angle maintenus : le jet est dirigé dans le sens de la pente, pour minimiser le risque remonté sous les tuiles.
• Du faîtage vers l’égout : l’eau et les résidus s’évacuent naturellement vers les gouttières, que nous nettoyons ensuite.
Croquis 2 : le jet suit la pente, du faîtage vers l’égout.
Chez les fabricants de produits de toiture, le nettoyage à haute pression fait partie d’un process complet : application d’un détergent, nettoyage, puis traitement. Leurs documentations techniques illustrent ces étapes, avec des produits prêts à l’emploi qui s’appliquent en pulvérisation basse pression.
(document fournis lors du devis, demandez la brochure sur l’hydrofuge)
Côté produits, Un activateur de démoussage accélère le décrochage des mousses et lichens. Le produit fait l’essentiel du travail, ce qui permet de limiter la force du rinçage.
Croquis 3 : un process en quatre étapes, où la pression n’intervient qu’à la fin.
Parce que la tuile est poreuse, elle est protégée par un traitement hydrofuge. Les fabricants décrivent leurs hydrofuges incolores pour toiture comme des produits qui ne forment pas de film, laissent respirer les matériaux, protègent contre la pénétration des eaux de pluie et les dégâts du cycle gel/dégel, et ralentissent le développement des verdissures, algues et lichens. Ils précisent que le support doit être sain, propre et sec avant application, conformément au DTU 59.1 : un rinçage soigné est donc la première étape d’une protection durable.
• Une tuile béton ou terre cuite est poreuse par nature, dès la fabrication.
• Ce qui abîme une tuile est un jet mal réglé, pas l’eau elle-même.
• Notre rinçage est réglé, progressif et dirigé dans le sens de la pente.
• Le traitement fait le gros du travail ; le rinçage évacue les résidus et prépare une protection hydrofuge.